Carte Scolaire : ASSEZ !

17 fermetures de classe à la rentrée 2011

– AGEN 2 postes (Bara et Scaliger)
– BON-ENCONTRE 1 poste (Brassens)
– MOIRAX 1 poste
– COLAYRAC 1 poste (Corne)
– MIRAMONT-DE-GUYENNE 1 poste
– MARMANDE 1 poste (Coussan-Thivras)
– AIGUILLON 1 poste (Pagnol)
– LAVARDAC 1 poste (Élémentaire)
– SOS 1 poste du RPI (avec Ste Maire de Peyriac)
– CLAIRAC 1 poste
– CASTILLONNES 1 poste
– TOURNON-D’AGENAIS 1 poste
– VILLENEUVE-SUR-LOT 1 poste (Ferry Élém.)
– MONSEMPRON-LIBOS 1 poste (Libos Élém.)
– TOURNON D’AGENAIS 1 poste (Élém.)
– CUZORN 1 poste du RPI (avec St Front la Lémance)

3 ouvertures

– CANCON 1 poste (CLIS)
– DAMAZAN 1 poste (Mater.)
– MONCAUT MONTAGNAC 1 poste (RPI)

17 fermetures de classes auxquelles il faut ajouter :

– 1,5 poste de décharges PEMF
– ½ poste de décharge de direction d’école d’application
– ½ poste SAPAD
– 1 poste CDDP
– ½ poste SSEFIS (Service de Soutien à l’Education Familiale et à l’Intégration Scolaire)
– ½ poste IME SESSAD Damazan Cazala
– ½ poste IME SESSAD Layrac
– 1 poste G Pont-du-Casse
– 1 poste G Villeneuve (Macé)
– 1 poste E Villeneuve (Ferry Élém.)

Soit un total de 25 postes supprimés pour 3 créations !

? En application du dogme de la réduction des déficits publics, le ministre fait le choix de surcharger les classes, de multiplier les double-niveaux, de ne pas tenir compte des milieux sociaux difficiles !

? En application de la loi Montchamp, le ministre fait le choix d’intégrer toujours plus d’élèves handicapés, quelles que soient les conditions, sans suivi médical, sans aucune garantie que ce soit bénéfique pour ces élèves, dans des classes de 30… FO exige l’abrogation de la loi Montchamp, la création des établissements spécialisés nécessaires et le retour à des intégrations adaptées à chaque cas et discutées avec les médecins et les personnels spécialisés.

? En application du décret Darcos sur l’aide personnalisée, 4,5 postes spécialisés sont encore supprimés avec comme conséquence directe de renvoyer les élèves concernés dans des classes surchargées, avec comme conséquence de transférer la gestion de la difficulté lourde sur l’aide personnalisée et la difficulté légère sur la « pédagogie différenciée ». FO exige l’abrogation des décrets Darcos !

? En application de la réforme sur la Masterisation, 2 postes de décharges de PEMF et de directeur d’application sont supprimés : normal, les PE stagiaires sont directement envoyés dans les classes, pourquoi payer pour une formation disparue ! Toujours en application de cette réforme, le ministre Luc Chatel annonce ce 4 avril que les chefs d’établissement pourront recruter des remplaçants vacataires à Pôle Emploi ! FO exige l’abrogation de la Masterisation.

? En application de l’enseignement des langues vivantes, 16 postes supplémentaires d’adjoints sont fléchés LV et ne sont donc plus accessibles aux enseignants non habilités en anglais ! Rappelons que c’est le ministre qui a décidé de généraliser cet enseignement jusqu’en maternelle et en même temps de supprimer tous les postes d’intervenants à l’horizon 2012. À ce sujet, le SNUDI FO a été informé qu’il a été reproché à certains jeunes collègues de ne pas dispenser ces séquences entièrement en anglais (interdiction de parler français).

À ces sordides calculs, les enseignants doivent opposer leurs revendications justifiées par leur expérience quotidienne dans les classes. Les enseignants, les parents, les mairies doivent s’opposer à toutes ces fermetures et exiger au contraire l’ouverture des classes nécessaires, les créations des postes nécessaires dans toutes les écoles du département.

Le SNUDI FO revendique :
L’annulation de chaque suppression de poste et la création des postes nécessaires ;
25 élèves maximum dans chaque classe (pas une moyenne par école) ;
La création des postes et des établissements spécialisés indispensables ;
La titularisation des EVS avec un statut de fonctionnaire de l’État ;
L’abrogation de la loi Montchamp, des décrets Darcos, de la réforme sur la Masterisation.

Le SNUDI FO appelle les enseignants, les EVS, les parents, les mairies, à manifester sur ces revendications :

Mercredi 6 avril devant l’Inspection Académique, à partir de 14h, pendant le CTPD

Vendredi 8 avril devant la Préfecture,
pendant le CDEN

Les étudiants nous montrent la voie à suivre…

Les étudiants en Master 2 qui préparent le concours de Professeurs des Écoles ont constaté, après leur premier stage en responsabilité de 2 semaines, que l’administration a partagé l’indemnité en 2 au prétexte qu’ils étaient nommé en binôme et donc qu’ils se sont partagé la responsabilité…

C’est bien évidemment inadmissible : pendant ces stages en responsabilité ils sont embauchés comme vacataires pendant 2 semaines, ils signent individuellement un contrat de travail qui doit être rémunéré pendant toute la durée du stage. C’est un principe constant du droit du travail : dès lors qu’un salarié doit obligatoirement être présent sur son lieu de travail, il doit être payé ce qui est prévu dans le contrat, quel que soit le travail demandé par son employeur.

Les étudiants se sont donc réunis et ont défini clairement leur revendication : « nous sommes en stage pendant 2 semaines, nous voulons être payés 2 semaines ! ».

Pour faire aboutir leur revendication, ils ont discuté et défini leurs moyens d’actions : ils ont régulièrement interpellé la presse, ils ont manifesté devant l’Inspection Académique et ils ont été reçu par l’Inspectrice d’académie, soutenus par les syndicats FO et FSU présents à leurs côtés depuis le début.
Surtout, chaque décision prise par les étudiants a été suivie unanimement et avec détermination pour obtenir satisfaction.

Première victoire : l’IA s’engage à payer intégralement

les 2 semaines du 1er stage pour chaque étudiant.

Le problème se repose pour le 2ème stage où l’IA veut remettre le couvert en leur proposant de signer un contrat dans lequel on peut lire : « Le service d’enseignement effectif rémunéré correspond à la moitié des heures de présence dans l’école ».
Les étudiants répondent : « pas question ! 2 semaines de stages = 2 semaines payées !»

Suite aux interventions nationales du SNUipp, puis du SNUDI FO, des engagements oraux sont donnés par le ministère dès le mercredi pour payer les 2 semaines de stages. Ce vendredi, à 3 jours du début du prochain stage, toujours pas de confirmation écrite !

Le SNUDI FO dénonce la situation inadmissible dans laquelle les étudiants sont placés : non respect du droit du travail, engagements non suivis d’effets… Bienvenue dans l’Éducation Nationale !

Le SNUDI FO, avec le SNUipp, continuera à se battre pour que chaque semaine de stage soit payée, pour que les étudiants ne subissent aucune pression pour la validation de l’année de Master 2.

Le SNUDI FO exige, plus que jamais, l’abrogation de la Masterisation.

L’action se poursuit :

– Mercredi 30 mars, 14h, conférence de presse à l’IUFM, avec les étudiants, FSU, UNSA et FO.
– Jeudi 31 mars, 16h30, l’IA reçoit les syndicats FSU, UNSA et FO.

Formation EVS : de la poudre aux yeux pour vous faire taire !

Selon le Code du Travail, « la convention individuelle de CUI prévoit obligatoirement des actions de formation professionnelle et de validation des acquis de l’expérience nécessaires à la réalisation du projet professionnel de la personne recrutée. » (art. L. 5134-22).

« Cette dernière doit pouvoir suivre, à son initiative ou à celle de l’employeur ou du prescripteur (1), pendant ou en dehors du temps de travail, une formation d’une durée minimale de 80 heures, lui permettant, quel que soit son statut, de progresser, au cours de sa vie professionnelle, d’au moins un niveau en acquérant une qualification correspondant aux besoins de l’économie prévisibles à court ou moyen terme. » (art. L.6314-1 et D.6324-1-1).

Le SNUDI FO exige depuis le début la mise en place de cette formation qualifiante par l’employeur représenté par le collège Dangla. À ce jour, aucun EVS n’a pu obtenir quoi que ce soit malgré l’envoi de nombreux courriers…

Lors de la dernière réunion de travail avec pôle emploi, le collège employeur et l’Éducation Nationale, le SNUDI FO a renouvelé ses exigences quant à la formation et au respect du code du travail.

Depuis, certains ont reçu une proposition de « formation » par le GIP Aquitaine.

Comme nous l’avons écrit lors d’un précédent communiqué, cette formation ne répond pas aux exigences du code du travail. Toutefois, ne pas suivre cette formation serait le prétexte pour les sous-préfets de ne pas reconduire certains contrats.

Quelles sont aujourd’hui nos possibilités d’action ?

Les actions individuelles, même si elles sont nécessaires et légitimes, ne permettent pas de faire avancer les choses. C’est pourquoi il est grand temps de réunir les forces de tous les EVS pour exiger que leurs droits soient respectés.

Le SNUDI FO se bat au quotidien auprès de tous les salariés et a déjà engagé un certain nombre d’actions qui ont permis d’aboutir à la réintégration d’EVS, à un renouvellement de contrat, à la possibilité d’assister aux réunion d’informations syndicales en rattrapant les heures…

Nous avons déposé quelques dossiers aux prud’hommes pour dénoncer le non respect du code du travail et nous comptons bien obtenir réparation comme nos camarades de Gironde, de l’Allier. Les indemnités perçues s’étalant de 6.000 à 12.000€ par EVS.

Nous souhaitons généraliser ces actions pour contraindre l’employeur, le recteur, le préfet, de mettre en place les actions imposées par le code du travail. Il est inadmissible qu’un EVS soit utilisé tel un Kleenex.

Pour réussir dans cette action et faire évoluer les choses, dans votre intérêt et dans celui tous ceux qui signeront bientôt ces nouveaux contrats, nous vous invitons à nous rejoindre en adhérant au SNUDI FO. Plus nous serons nombreux, plus notre voix se fera entendre pour exiger la première de nos revendication :

Titularisation de tous les EVS

avec un statut de fonctionnaires de l’État !

Renouvellement des EVS travailleurs handicapés : Une première victoire !

Depuis quelques semaines le SNUDI FO défend le dossier des EVS travailleurs handicapés, en fin de contrat après 2 années de bons et loyaux services.

Nous avions largement informé des dispositions du code du travail qui donnent la possibilité à certains EVS d’être prolongés jusqu’à 60 mois. Nous nous étions heurtés jusqu’alors aux refus catégoriques du collège Dangla et de l’Inspection Académique de renouveler ces contrats.

Grâce à notre détermination et à nos interventions successives, nous venons d’obtenir officiellement le renouvellement d’une EVS avec la reconnaissance de qualité de travailleur handicapé dont le contrat arrivait à terme le 31 mars.

Malgré notre demande, l’IA et le collège Dangla ont refusé de s’engager pour les 9 autres collègues dans ce cas et dont les contrats arrivent à échéance (24 mois) après la rentrée.

Nous appelons donc tous les EVS qui remplissent ces conditions (statut de travailleur handicapé) à nous contacter pour que nous puissions défendre chaque dossier.

Nous doutons que le collège Dangla prenne l’initiative de vous proposer un renouvellement automatique. C’est pourquoi il est indispensable de contacter le SNUDI FO.

Pour vous défendre, pour faire respecter vos droits :

Adhérez au SNUDI FO

EVS : ajouter de la précarité à la précarité ?

Le SNUDI FO a participé au groupe de travail organisé par madame Guillon (responsable de l’Unité Territoriale) en présence du Secrétaire général de l’IA, du principal du collège Dangla, du responsable de Pôle Emploi…

Nous avons pris connaissance de l’arrêté édité par le Préfet de région fixant les nouvelles règles pour les contrats aidés (CAE) plus connus sous le sigle CUI (Contrat Unique d’Insertion). Ces règles s’appliquent au 1er janvier 2011.

Malgré les promesses gouvernementales qui annonçaient des crédits supplémentaires pour les contrats aidés, nous avons bien compris lors des interventions que les crédits n’étaient pas assurés pour les semestres à venir.

Pour se donner une marge de manœuvre plus importante le préfet de région a donc décidé de baisser à 6 mois la durée de tous les nouveaux contrats CUI en laissant aux sous-préfets les initiatives des renouvellements prévus par le code du travail (soit 24 mois pour tous et 60 mois pour des situations particulières) en fonction de 2 critères :
– les crédits qui permettront de prendre en charges de nouveaux contrats
– la pertinence de la formation et des compétences acquises lors de ces contrats

Le SNUDI FO a clairement affiché son opposition sur la mise en place de ces nouveaux critères de renouvellement. En effet, depuis les premiers contrats signés, il y a 5 ans, aucun EVS n’a pu obtenir une formation qualifiante (pourtant obligatoire pour tous depuis le premier janvier 2010). On se demande bien comment l’employeur (le collège Dangla) pourrait aujourd’hui assurer cette formation sur des contrats de 6 mois ?

De plus, tous les 6 mois, le renouvellement peut être remis en cause et ajoute encore à la précarité.

Le SNUDI FO a demandé :

– que tous les EVS déjà sous contrat soient renouvelés prioritairement
– que les critères de formation ne soient pas pris en compte pour le renouvellement dans la mesure où ces formations sont inexistantes
– le collège Dangla envoie par courrier 45 jours avant la fin du contrat la proposition de renouvellement
– le respect du code du travail et des possibilités qu’il offre pour les contrat CUI (soit le renouvellement possible jusqu’à 24 mois voire 60 mois pour certains)

Seule vraie bonne nouvelle : ces contrats de 6 mois ont un emploi du temps hebdomadaire de 20h au lieu de 24h actuellement (payés 20h).

Le SNUDI FO est à la disposition de chaque EVS pour obtenir leur renouvellement comme le prévoit le code du travail. Nous vous conseillons par ailleurs de demander dans les plus brefs délais la formation qualifiante à laquelle vous avez droit en envoyant le courrier (pièce jointe) en recommandé avec accusé de réception.

N’hésitez pas à contacter le SNUDI FO et à lui demander conseil.

EVS : Formation qualifiante ou pseudo-formation pour justifier des refus de renouvellement ?

Les EVS du département ont reçu ces derniers jours un courrier du collège Paul Dangla les invitant à prendre contact avec le Greta le plus proche de leur lieu de travail. Le centre de formation GIP FCIP a été mandaté par le rectorat pour vous proposer des plans de formation individuels et collectifs.

Le SNUDI FO exige (depuis plusieurs mois auprès du collège Dangla) que chaque EVS puisse obtenir une formation qualifiante conformément au Code du Travail. Alors que penser ce dispositif de formation à distance ?

Depuis le 1er janvier 2011 les conditions de recrutement et de renouvellement des contrat CUI ont été modifiées par le préfet de région : « la durée de prise en charge des (CAE) CUI sera de 6 mois sauf dérogation expresse liée à des engagements d’actions qualitatives favorisant le retour à l’emploi. ».

En clair, le renouvellement du contrat pourrait donc être lié à l’investissement de l’EVS pendant sa période d’activité…

Ces plans de formation ne correspondent pas aux exigences du code du travail et ne permettent pas d’obtenir une qualification reconnue. En outre, la formation proposée doit correspondre au projet individuel souhaité par chaque EVS.

Si cette formation ne répond pas aux critères de la loi, le refus de cette formation par les EVS pourrait servir de prétexte pour ne pas renouveler certains contrats.
Nous conseillons à tous les EVS d’accepter ces propositions comme un complément de formation et surtout de continuer à demander une formation personnelle et qualifiante.

Le SNUDI FO, parce qu’il est un syndicat appartenant à une confédération syndicale, peut défendre les EVS devant le tribunal des prud’hommes avec l’aide des Conseillers prud’homaux FO élus et aguerris.
Notre syndicat a déjà obtenu de bons résultats dans plusieurs départements où de nombreux dossiers ont été jugés favorablement en première instance. Des EVS ont obtenu entre 10.000 et 11.000 euros de dédommagements pour l’absence de formation qualifiante dans le cadre de leur contrat.

Ci-contre le modèle de lettre à envoyer au collège Dangla (recommandé avec accusé de réception).

Evaluation CE1 / CM2 : la liberté pédagogique doit prévaloir

Le ministre a fait le choix de reconduire les évaluations CM2 du 17 au 21 janvier et les évaluations CE1 du 16 au 20 mai 2011 avec le maintien de la prime de 400 euros pour les enseignants concernés.

Attaché à la liberté pédagogique, le SNUDI-FO revendique depuis le début l’abandon de ces évaluations et que soit respecté le droit de chaque enseignant d’évaluer ses élèves conformément à ses choix pédagogiques et à la liberté pédagogique inscrite dans le statut particulier des PE.

Le maintien de ces évaluations intervient dans un contexte précis

La suppression annoncée de 16 000 postes et la poursuite de la mise en œuvre des contre-réformes (mastérisation, dispositif CLAIR dans le 2nd degré, rapport Reiss sur les E2P /EPEP, rapport Tabarot sur les « rythmes scolaires »…) qui toutes conduisent à l’autonomie des établissements et des écoles, au transfert des personnels aux collectivités et au développement des contrats précaires contre le statut de fonctionnaire d’Etat garantissant l’emploi.

Les évaluations CE1/CM2 : outil de la mise en concurrence, prélude aux E2P/EPEP

L’utilisation faite des résultats des évaluations CE1/CM2, tant pour alimenter les rapports PISA dénigrant les résultats de l’école publique et de ses maîtres que pour organiser la mise en concurrence des écoles et justifier ainsi des fermetures et des regroupements d’écoles entières, n’a que peu à voir avec l’intérêt des élèves et l’aide aux enseignants dans l’exercice de leur mission.
Elles s’inscrivent totalement dans la logique de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite dans le cadre de la Réduction Générale des Politiques Publiques (RGPP).

Le SNUDI-FO n’oublie pas, par exemple, qu’en 2010 à Nogent-sur-Marne dans le Val-de-Marne, l’Education nationale, en coopération avec des élus, a utilisé les résultats des évaluations pour alimenter une campagne de dénigrement d’une école. Cette campagne n’avait qu’un objectif : préparer la fusion/disparition d’une école avec une autre qui aurait permis la fermeture d’un poste de direction et de plusieurs postes d’adjoints par le miracle de la mutualisation des moyens. Seul le refus unanime des personnels avec le soutien et l’intervention du SNUDI FO a permis que soit mis fin à cette entreprise.

Le SNUDI-FO n’acceptera aucune publication de résultats école par école, aucune mise en concurrence.

Prime de 400€ : une tentative d’individualisation de la rémunération des enseignants

Le SNUDI-FO a dû intervenir à tous les niveaux (IEN, IA, Ministère) pour que cessent les multiples tentatives, que permet la circulaire ministérielle, pour écarter les enseignants concernés du versement effectif de la prime de 400€.
Ces difficultés donnent tout le contenu des notions de « salaire au mérite » et  de « prise en compte de la performance dans le métier » inscrites dans les principes du Pacte de carrière établi par le ministre.

Le SNUDI-FO revendique avec la Fédération Générale des Fonctionnaires Force Ouvrière (FGF-FO) l’augmentation de la valeur du point d’indice et le rattrapage des pertes de pouvoir d’achat.

Les évaluations CE1/CM2 doivent être abandonnées

Le SNUDI-FO renouvelle son exigence que soit mis fin à ces évaluations, véritables outils de destruction de l’école publique et du statut des enseignants.
Il s’adresse aux organisations syndicales du 1er degré pour intervenir ensemble en ce sens.

Le Document Unique d’Évaluation des Risques (DUER)

Vous avez reçu dans vos écoles, en date du 8 décembre 2010, un courrier de l’IA vous indiquant de la nécessité de remplir les 17 pages de ce document…

? Qu’est-ce que le Document Unique ?

Tout employeur doit transcrire et mettre à jour dans un document unique les résultats de l’évaluation des risques pour la santé et la sécurité des travailleurs.

Le Document Unique est un outil pour améliorer l’Hygiène et la sécurité ; Ce n’est pas un document administratif. Il doit comporter un inventaire des risques identifiés dans chaque unité de travail de l’entreprise ou de l’établissement.

? Qui est responsable du DUER ?

L’employeur est défini comme celui qui détient la relation de travail. C’est donc le Recteur et l’Inspecteur d’Académie qui sont responsables de ce DUER.

? Les directeurs d’écoles peuvent-ils participer à l’élaboration du DUER ?

Les directeurs peuvent aider à remplir ce document, au même titre que tous les autres personnels.

? Sur quel temps ?

Si l’employeur veut s’adjoindre les services des personnels de l’établissement scolaire pour établir le DUER, il doit indiquer sur quel temps doit être pris ce travail qui ne saurait être fait bénévolement.

? Le DUER concerne-t-il les élèves ?

En aucun cas. C’est un document qui étudie les risques professionnels liés aux postes de travail.

? La validation du DUER

Seuls le Recteur ou l’IA peuvent valider ce document. Ils doivent matérialiser leur responsabilité exclusive de ce document. Le DUER n’a pas à être présenté au conseil d’école : il ne concerne que les risques pour les personnels qui travaillent dans l’école.

? Refuser de se substituer à l’employeur

Il faut refuser que les mesures proposées pour la réduction des risques soient sous la responsabilité des directeur d’école. C’est à l’employeur qu’il revient de prendre la décision de la mise en œuvre des mesures contenues dans le DUER .

? Conclusion

Le SNUDI FO 47 a écrit à l’Inspectrice d’Académie pour préciser certains points :
– Ni les collègues, ni le directeur de l’école ne sont tenus, réglementairement, de remplir ces documents, a fortiori de respecter des délais fixés. C’est la seule responsabilité de l’employeur.
– Si elle considère que la collaboration des personnels est nécessaire pour la rédaction du DUER, elle doit dégager du temps de service pour cela afin que cette tâche ne vienne pas s’ajouter à la surcharge de travail que subissent déjà les équipes enseignantes.
– Que chaque école qui en fait la demande puisse bénéficier, dans les meilleurs délais, de l’ACMO, en l’occurence le Conseiller Pédagogique EPS de la Circonscription, afin d’essayer de comprendre les questions posées dans le DUER.
– Les contributions rédigées par les équipes enseignantes n’ont pas à être soumises au Conseil d’école : le DUER ne concerne que les personnels travaillant dans l’école.

Nous attirons son attention sur le fait que, entre l’aide personnalisée, les progressions écrites demandées aux équipes pédagogiques dans certaines circonscriptions, le DUER, le projet académique… ces sollicitations continuelles exaspèrent un nombre croissant de collègues.

Dans tous les cas, et même si du temps est donné pour ce travail, il est important, pour les directeurs, de préciser, par écrit, qu’il s’agit seulement d’une « contribution à la rédaction du Document Unique, sous réserve de validation par l’employeur » .

L’Appel de Bobigny ou la dénationalisation de l’école !

Rythmes scolaires, EPEP, Rapport Reiss,
Appel de Bobigny…
Les pièces du puzzle pour dénationaliser l’école,
pour liquider le statut des enseignants, fonctionnaires d’État !

Qu’est-ce que l’Appel de Bobigny ?

C’est « un grand projet national pour l’enfance et pour la jeunesse », un appel « pour un grand débat national » pour « une loi d’orientation » pour l’éducation.

Cet appel est à l’initiative du Réseau Français des Villes Éducatrices (RFVE), dont le Président, M. Yves Fournel, Adjoint au Maire de Lyon, s’est illustré à la rentrée 2009 pour avoir tenté d’imposer, avec le soutien du ministre de l’Éducation Nationale, la mise en place des EPEP [1] dans sa ville de Lyon !

Parmi les signataires de cet appel, on retrouve l’AFEV (Association de la Fondation Étudiante pour la Ville) qui vient de s’illustrer en réclamant la suppression de la notation à l’école élémentaire (casser le thermomètre pour masquer la température, pour masquer les conséquences de toutes les contre-réformes).

On retrouve dans le comité de coordination et d’initiative la CFDT, la FSU, l’UNSA, la FCPE…

Parmi les signataires de cet appel on trouve, entre beaucoup d’autres, la CGT… Et le Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne.

Nous vous proposons notre lecture de cet appel.

Cet appel est disponible en ligne sur le site : Appel de Bobigny

5 grands objectifs

1. « Garantir l’équité dans l’accès à l’éducation ».

Notons que le mot « égalité » est systématiquement remplacé par le mot « équité » : en matière sociale, une répartition équitable ne correspond pas à l’égalité au sens strict. C’est une « juste mesure », un équilibre, qui permet de rendre acceptable une forme d’inégalité lorsque l’égalité ne serait pas acceptable.

Le ton de l’appel est donné…

2. Un projet éducatif « sur tous les temps et les espaces éducatifs et sociaux ».

Ce projet éducatif s’appuie donc sur les Contrats Éducatifs Locaux qui mélangent les temps scolaires et périscolaires. Il va même plus loin en y incluant le temps extrascolaire.

Cela devient même la « formation initiale » de la « formation tout au long de la vie »… Parce que les diplômes nationaux ne suffiront plus à garantir l’accès à des emplois.

3. « Promouvoir la coéducation, la coopération éducative de tous les acteurs, garantir la place et les droits des parents ».

D’après ce raisonnement : j’achète du pain chez le boulanger, je suis usager, j’ai des droits, je dois siéger au conseil de la boulangerie pour définir avec lui la recette du pain !

Le véritable objectif visé ici est de donner tout pouvoir, hiérarchique et pédagogique, aux collectivités et associations locales.

4. La mobilisation de « toutes les ressources éducatives des territoires et de l’école, à travers l’articulation des objectifs nationaux avec les projets éducatifs des établissements d’enseignement et des institutions culturelles publiques, et ceux des territoires ».

Les programmes nationaux, qui s’imposent à tous, deviennent de simples objectifs qui seront déclinés localement dans les territoires.

Mais surtout, pour décliner ces objectifs au niveau des territoires, il faut les intégrer dans un Conseil d’Administration, type EPEP, et donc mettre sous tutelle des « territoires » les écoles et les enseignants.

5. « L’objectif de 0 sortie du système éducatif sans qualification reconnue ».

Qu’est-ce qu’une qualification reconnue s’il n’y a plus de programmes et d’horaires nationaux, plus de diplômes nationaux ?

Des qualifications locales qui seront reconnues, au mieux, sur le « territoire » et qui donneront accès à des emplois locaux avec des rémunérations qui dépendront des ressources locales !

L’appel préconise de plus la suppression de la logique du redoublement et remet en cause l’évaluation des élèves : l’objectif n’est-il pas plutôt de réduire les coûts à 0€ pour l’échec scolaire ?

Mais ce n’est plus l’école publique républicaine dont le rôle fondamental est de permettre un accès égal à l’instruction pour tous les élèves et non pas de remettre en cause tous ses principes au nom de l’accès de 80% d’une classe d’âge au bac.

? Il faut exiger le maintien des programmes et horaires nationaux et leur strict respect dans chaque classe ;

? Il faut exiger le maintien des diplômes nationaux qui permettent d’accéder à des emplois avec des conventions collectives qui garantissent un niveau de rémunération et des conditions de travail adaptées ;

? Il faut exiger l’ouverture des classes nécessaires, le recrutement des enseignants pour abaisser le nombre d’élèves par classe, l’ouverture des structures spécialisées avec des personnels qualifiés pour permettre la prise en charge des élèves en difficulté ;

? Il faut exiger que les fonds publics soient exclusivement affectés à l’école publique.

De tout cela, il n’en est jamais question dans l’appel de Bobigny.

18 propositions

? L’appel propose de créer un « service public de la petite enfance » dans lequel « l’école maternelle doit être confortée dans ses missions » avec des « classes passerelles associant des professionnels de la petite enfance, des collectivités locales et de l’éducation nationale ».

N’est-ce pas déjà le cadre des jardins d’éveil dont l’objectif est justement la remise en cause de l’école maternelle ?

? L’appel propose « des formations initiale et continue rénovées pour tous les professionnels de l’école et en particulier les enseignants, la construction de projets éducatifs globaux sur tous les temps et espaces éducatifs de l’enfant ».

Dans cette école, pour instruire, il n’y a donc pas que des enseignants qualifiés… Et cette école ne se résume pas au temps scolaire.

N’est-ce pas déjà le cadre des Contrats Éducatifs Locaux, qui mélangent les temps scolaires et périscolaires, dans lesquels des adultes pourront avantageusement prendre en charge certaines disciplines jusqu’alors réservées au temps scolaire ?

? L’appel propose « des projets communs et des coopérations entre enseignants des écoles et des collèges, des modules de formation communs ».

C’est la reprise d’une proposition du rapport Reiss qui veut généraliser « les échanges d’enseignants entre le premier et le second degré ».

? L’appel propose, pour les rythmes scolaires, « un cadre national, décliné dans les projets éducatifs de territoire et les projets éducatifs d’établissement ». La «  définition et l’impulsion d’un véritable projet éducatif d’école ou d’établissement et d’équipe nécessitent l’implication et la coopération éducative de tous les adultes, professionnels et parents, partenaires associatifs de l’éducation populaire, du sport et de la culture du territoire, la logique de coéducation ».

Un cadre national décliné selon les « territoires » ? Ce n’est plus le service public républicain, c’est le service d’intérêt général imposé par l’Union Européenne.

? Il propose « la reconnaissance nationale par la loi des projets éducatifs de territoire, souples, coordonnés le plus souvent par la commune ou l’intercommunalité », des « associations populaires et complémentaires de l’école », « le respect de leurs projets propres reconnus dans la loi d’orientation et soutenus à travers des contrats d’objectifs ».

L’appel de Bobigny, le rapport Reiss, la conférence nationale sur les rythmes scolaire… Tous ont en commun la dénationalisation de l’Éducation Nationale : des budgets locaux, des programmes et des horaires locaux, des diplômes locaux, des recrutements et des statuts locaux… Décidés par des partenaires locaux : l’Éducation Territoriale !

? Dans l’appel, les parents sont « des usagers », « des acteurs », « des citoyens » : ils « ont un droit à l’information, à la participation aux décisions concernant leurs enfants, à leur représentation dans les instances de l’établissement, du projet éducatif de territoire et de tous les niveaux du système éducatif ».

La loi Jospin de 1989 a ouvert la voie avec les conseils d’écoles et d’établissements. Ça ne va pas assez loin pour l’appel qui veut donner plus de poids, plus de pouvoir, aux intérêts particuliers et locaux de quelques parents et de quelques associations, pour justifier la dénationalisation de l’école républicaine.

? L’appel propose « un changement sur le sens et les modes d’évaluation » des élèves, « de faire prévaloir l’organisation et la logique des cycles et donc d’en finir avec la logique des redoublements » en « prévoyant des modalités d’aide et d’accompagnement individualisés ».

L’appel valide donc toutes les réformes, de la loi Jospin de 1989 aux décrets Darcos-Chatel, il demande même d’aller au bout de ces réformes qui se heurtent encore à la résistance des enseignants.

Pas un mot sur l’enseignement spécialisé ni sur la situation des EVS dans cet appel.

? L’appel propose « d’ouvrir chaque lycée sur son territoire et d’en faire en dehors des horaires scolaires une maison de la culture et de l’éducation informelle et non formelle ».

Transformer les lycées en maisons des jeunes c’est un moyen de défendre l’école publique républicaine ?

? L’appel conclut en constatant « une évolution plus rapide des métiers », « une plus grande mobilité dans l’emploi » : il se place donc dans la perspective de « la formation tout au long de la vie », d’un « service public de la formation professionnelle », « diversifié et partenarial », bien évidemment à la fois « national » et « régional »

Ce verbiage ne peut cacher une réalité : l’appel de Bobigny ne remet pas en cause la logique libérale, qui aboutit à la crise que nous traversons, qui aboutit à la remise en cause de tous nos acquis sociaux, à la remise en cause des principes républicains.

Au lieu d’exiger le retour légitime aux principes républicains, l’appel propose le démantèlement de ce qui reste de l’école publique républicaine et laïque pour l’adapter à « une évolution très rapide des sociétés » en la livrant entre autre aux entreprises locales !

Rien dans cet appel ne permet de défendre l’école publique, l’école laïque, l’école républicaine.

Au contraire, il remet en cause la caractère national en transférant aux « territoires », aux communes, aux intercommunalités, aux entreprises des bassins d’emplois, la gestion de l’enseignement public.

Il remet en cause l’indépendance professionnelle et la liberté pédagogique, garanties par le statut d’enseignant fonctionnaire d’État, en les soumettant à un Conseil d’Administration qui déciderait des horaires, des contenus des programmes, du budget, des missions et des affectations.

Le SNUDI Force Ouvrière s’étonne que des syndicats et des associations, qui prétendent défendre l’école publique et laïque républicaine, puissent signer cet appel.

Le SNUDI Force Ouvrière n’est pas opposé par principe à un débat sur l’école publique, mais il pose comme préalable le maintien du caractère national et du statut de d’enseignant fonctionnaire d’État, seuls garants des missions de l’école publique et laïque républicaine.

Le SNUDI Force Ouvrière affirme que pour améliorer le système scolaire les solutions sont simples : il suffit de donner les moyens pour l’ouverture des classes nécessaires pour un maximum de 25 élèves par classe, pour recruter et former les enseignants nécessaires, créer les structures spécialisées nécessaires pour prendre en charge les élèves en grande difficultés avec des personnels enseignants et de santé qualifiés.

Quant au financement, il faut affecter à l’école publique les milliards de fonds publics qui financent l’école privée et remettre en cause les milliards d’exonérations patronales qui fabriquent le déficit public qui sert de justification à la destruction de tous les acquis sociaux des salariés, dont les retraites.

À tous les enseignants,
tous les laïques,
tous les républicains,
qui veulent toujours défendre l’école
publique laïque et républicaine :
rejoignez FORCE OUVRIÈRE !

Masterisation : chacun doit assumer ses choix !

Mais comment en est-on arrivé là ?

? Officiellement

Le gouvernement a souhaité revaloriser notre métier d’enseignant en augmentant le niveau d’étude et en augmentant le salaire pour les seuls premiers échelons du corps des PE.

Il ne pouvait que reconduire l’arnaque de 1991 en faisant passer pour une revalorisation le changement de statut d’instituteur à celui de professeur des écoles.

Seul le SNUDI FO s’est opposé, dans leur globalité, à ces réformes !

? Officieusement

Dans le cadre de sa politique des réductions des services publics, le ministère a pu supprimer plus de 20.000 postes de fonctionnaires stagiaires et un nombre importants d’heures aux intervenants IUFM.

En exigeant le Master 2 pour devenir enseignant, le gouvernement vise 2 objectifs :

– L’accession au métier d’enseignant pour les classes ouvrières et moyennes devient de fait, pratiquement impossible, en particulier pour ceux qui n’habitent pas dans une ville universitaire.

– La possibilité est donnée au gouvernement de créer davantage de précarité et donc de flexibilité en employant, dans un futur très proche, des vacataires qui auront en poche un Master 2 spécifique sans le concours.

Le constat est aujourd’hui sans appel :

c’est une catastrophe !!!!

Alors comment analyser les critiques du SGEN CFDT qui dénonce les positions de la FSU dans l’accompagnement et la mise en place de cette mastérisation alors qu’il est lui même signataire de cette réforme ?
Reconnait-il qu’il s’est trompé ?

Non, il essaie de nous faire croire qu’il a été trompé par les « autres » alors qu’ils n’ont pas cessé de revendiquer en commun depuis les décrets Darcos.

Le SNUDI FO a, dès le début, combattu le projet de mastérisation en expliquant tout ce qui se passe aujourd’hui. Nous ne souhaitons pas proposer telle ou telle aménagement qui ne changerait rien au problème. Notre seule revendication est :

Abrogation de de la Masterisation