Fortes chaleurs et températures caniculaires : mes droits, les obligations de l’employeur

-> Le SNUDIFO47 écrit au Préfet au Dasen : lire le courrier du 30 juin 2025

-> La FNEC FP-FO écrit au recteur : lire le courrier du 26 mai 2026

Nous remercions les camarades du snudi FO 53, pour leur dossier

Le directeur académique doit, comme représentant de l’employeur, respecter et faire respecter les parties du Code du travail qui s’appliquent aux fonctionnaires. Il doit rappeler aux maires leurs obligations en matière de chauffage convenable.

Alors que le Ministère a mis à jour ses Recommandations aux directeurs d’école et chefs d’établissement pour prévenir les effets de la canicule en indiquant notamment : Il appartient aux directeurs d’école et chef d’établissement, dans le respect des consignes données par les autorités académiques et départementales, d’apprécier l’opportunité de maintenir les sorties scolaires ou les événements collectifs ou festifs selon leur nature et leur condition, au regard des risques d’exposition à la chaleur qu’elles présentent, notamment pour les élèves les plus jeunes et les plus fragiles.

Le SNUDIFO47 refait un point sur ce qui peut être fait pour préserver nos conditions de travail face aux températures excessives.

Si vous êtes confrontés à des températures trop élevées dans votre classe, FO vous invite à compléter une fiche RSST (fiche RSST à saisir dans Arena, onglet « Gestion des personnels » – tout en bas de page « RSST ») voire, en fonction de la situation de procéder au signalement de danger grave et imminent avec un représentant FO en F3SCT et pour exercer un droit de retrait. Attention, cela ne signifie pas que vous quittez l’école dans l’instant ! Ce signalement prévient l’Administration que cela risque d’arriver si rien n’est mis en œuvre en urgence (en effet la fiche RSST dite d’observation du registre Santé et Sécurité au Travail n’est parfois pas adaptée à la gravité d’une situation de froid intense, son traitement par l’Administration peut durer des semaines avant l’examen en F3SCT !).

-> Adresser ces documents à votre IEN, et au SNUDI-FO qui transmettra à ses représentants à la Formation Spécialisée Santé et Sécurité des conditions de Travail ( F3SCT) départementale pour intervention auprès de la Direction Académique. Les ATSEM peuvent également faire un signalement adressé au Maire qui est leur employeur. Les parents peuvent aussi compléter le RSST usager.

Le directeur académique est obligé de répondre immédiatement à la situation de « danger grave et imminent » au risque d’être responsable légalement des conséquences sur la santé des personnels placés sous sa responsabilité (enseignants, AESH).

-> Le SNUDI-FO vous invite à faire des relevés de température dans différentes classes toutes les heures après l’envoi de la fiche pour établir que la mise en danger est durable.

ATTENTION ! Mesurez la température au milieu de la classe, à au moins 50 cm du sol et surtout pas contre un mur. La consigner avec précision : température relevée à heure, lieu, date.

Rappelons une nouvelle fois à notre hiérarchie, Recteur, DASEN et IEN, ce que dit la réglementation qu’ils ont la responsabilité d’appliquer et de faire respecter.


La réglementation

Aucun texte réglementaire ne précise officiellement les températures “seuils” sur les lieux de travail. Mais de nombreux organismes donnent des indications suite à des études poussées. Et le code du travail est très clair quant aux obligations des employeurs sur la prise en charge de la santé sécurité au travail.


Parties du code du travail applicables dans la Fonction Publique

Le décret du 25 mai 2025 prévoit de nouvelles obligations pour l’employeur et est venu modifier le code du travail, en voici quelques articles importants :

Article L4121-1 « L’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. »

Article R. 4223-13 : “Les locaux fermés affectés au travail sont, en toute saison, maintenus à une température adaptée compte tenu de l’activité des travailleurs et de l’environnement dans lequel ils évoluent. En cas d’utilisation d’un dispositif de régulation de température, celui-ci ne doit émettre aucune émanation dangereuse”

Article R 4223-15 « L’employeur prend, après avis du médecin du travail et du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail ou, à défaut, des délégués du personnel, toutes dispositions nécessaires pour assurer la protection des travailleurs contre le froid et les
intempéries. »

Art. R. 4225-2. : “L’employeur met à disposition des travailleurs de l’eau potable et fraîche pour leur permettre de se désaltérer et de se rafraîchir.”

Art. R. 4463-2: “L’employeur évalue les risques liés à l’exposition des travailleurs à des épisodes de chaleur intense, en intérieur ou en extérieur.
Lorsque l’évaluation identifie un risque d’atteinte à la santé ou à la sécurité des travailleurs, l’employeur définit les mesures ou les actions de prévention prévues au III de l’article L. 4121-3-1.”

Art. R. 4463-5 :Lorsqu’il est informé de ce qu’un travailleur est, pour des raisons tenant notamment à son âge ou à son état de santé, particulièrement vulnérable aux risques liés à l’exposition aux épisodes de chaleur intense, l’employeur adapte, en liaison avec le service de prévention et de santé au travail, les mesures de prévention prévues au présent chapitre en vue d’assurer la protection de sa santé.


C’est donc bien aux employeurs, l’Éducation Nationale en l’espèce, que s’appliquent les dispositions du Code du travail relatives aux températures, en particulier.

Depuis 2002, plusieurs arrêts de la Cour de Cassation ont précisé que l’obligation générale de sécurité des employeurs (la hiérarchie de l’Éducation Nationale pour nous) était une obligation de sécurité de résultat dans le domaine de la protection de la santé et de la sécurité des salariés.

Qu’est-ce qu’une température « convenable » ?

Le Code du travail reste vague sur ce point. Toutefois, plusieurs sources officielles donnent des valeurs indicatives pour les travailleurs.


Parmi elles, l’ANACT (Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail) et l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité) recommandent l’application de la Norme Afnor NF S 35-121 (ISO 7730).

Cette norme précise des fourchettes de températures acceptables en fonction de l’activité des personnes :

Type d’activitéTempérature de la pièce
Activité légère, position assise20° – 22°
Activité debout17° – 19°
Activité physique soutenue14° – 16°

Une étude de février 1983 de l’ANACT recommandait les valeurs indicatives suivantes pour la température (sèche) de l’air, sachant que la sensation de chaleur est accrue par l’intensité de l’effort physique lié au travail :

– 21 à 23°C pour un travail sédentaire en position assise
– 19°C pour un travail physique léger en position assise
– 18°C pour un travail physique léger en position debout
– 17°C pour un travail physique soutenu en position debout
– 15 à 16°C pour un travail physique intense


Le Ministère du Travail (la DRT) 

En 1994 a été édité un guide d’évaluation des risques professionnels. La fiche 4, « ambiance thermique » indique : L’ambiance thermique est déterminée par trois paramètres :
– température sèche
– humidité
– vitesse de l’air.

Elle présente un tableau « établi selon les travaux de spécialistes en physiologie du travail » qui indique que pour un “travail de bureau ou facile en position assise le maximum supportable est de 24°C, 22°C pour un travail facile en position debout“.


Il y a également la Norme X35-203 (mars 2006). Cette norme internationale préconise des échelles de températures à respecter :

  • Dans les bureaux à 20 à 22 °C
  • Dans les ateliers avec faible activité physique à 16 à 18 °C
  • Dans les ateliers avec forte activité physique à 14 à 16 °C

Si l’on se réfère à toutes ces valeurs, on peut considérer qu’une température de 15, 13 ou 10°C tout au long de la journée est plus qu’« inconfortable » et que l’employeur Éducation Nationale n’assure plus la sécurité de ses enseignants et AESH et encore moins des élèves que lui sont confiés.

Rappelons par ailleurs que l’enfant est plus sensible au refroidissement que l’adulte : en effet, le refroidissement du corps est fonction du rapport entre la surface corporelle et la masse (ainsi un adulte de 20 ans mesurant 1,77 m et pesant 64 kg a un rapport surface/masse corporelle de 280 cm²/kg alors qu’un enfant de 8 ans, mesurant 1,28 m et pesant 25 kg, en a un de 380 cm²/kg). Plus le rapport est élevé, plus le corps va se refroidir rapidement.


Au-delà de 30°C, la fatigue devient excessive, les risques pour la santé selon les conditions sont réels et quelle que soit l’activité.

L’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS) considère qu’au-delà de 30 °C pour une activité sédentaire, et 28 °C pour un travail nécessitant une activité physique, la chaleur peut constituer un risque pour les salariés” et donc à plus forte raison pour des enfants.

Chacun se souvient que lors des différentes canicules comme en juin 2017 et en juin 2019, des collègues et des élèves ont été très fortement incommodés par la chaleur dans les locaux. Il n’est pas acceptable que cela se reproduise et des mesures sérieuses doivent être immédiatement prises par l’État-employeur, Rectrice et DASEN, afin de protéger la santé des personnels et des élèves quand cela survient.

Ne restez pas isolés face aux problèmes de température

La santé et les conditions de travail des personnels et des élèves n’ont pas à être dégradées par une augmentation importante de la température dans les classes ni par des économies sur la rénovation énergétique et l’isolation des bâtiments scolaires. Partout où ce sera nécessaire, il doit être fourni des climatiseurs mobiles et de l’eau fraîche tant que la température ne sera pas retombée à un niveau supportable.

Pour FOil n’est pas envisageable de travailler par des températures présentant un danger pour la santé des personnels et des élèves ! En conséquence, si les mesures de sécurité qu’appelle la situation ne sont pas prises, la question du droit de retrait sera posée. Si des mairies ne sont pas en mesure de fournir ce matériel alors la décision de fermeture des écoles doit être prise.  

Si les températures ne permettent pas de travailler dans un cadre « confortable », la collectivité a le devoir de mettre à disposition des locaux de substitution permettant de faire classe. Si la situation n’est pas rétablie dans « des délais raisonnables » ( plus ou moins d’un jour), et qu’il n’y a pas d’autres locaux permettant de faire classe et non de garder les élèves, il appartiendra à la collectivité de gérer la situation et de communiquer auprès des familles : accueil ou non des enfants, fermeture de l’école… (Le maire en a le pouvoir !)


En résumé

Le SNUDIFO47 invite toutes les équipes confrontées à des températures «insupportables» :

  • à faire un SIGNALEMENT journalier sur le Registre Santé et Sécurité au Travail avec un relevé des températures des salles de classe.
  • à saisir le médecin scolaire pour faire consigner les cas de malaise des élèves
  • à aller voir votre médecin si besoin qui établira un certificat initial d’accident du travail. (Contacter le syndicat pour la démarche)
  • à informer les parents d’élèves de la situation qui peuvent également saisir la Direction académique et les services de la Mairie

Le SNUDIFO47 vous invite également :

  • à appeler le SAMU à la moindre suspicion d’un coup de chaleur,
  • à faire un signalement de tout malaise ou hyperthermie (à la mairie, à l’IEN, au Président de la F3SCT D (le DASEN) et aux représentants FO à la F3SCT D).
  • à saisir le Médecin scolaire, le DDEN, à alerter les parents.

-> Contactez le syndicat et ses représentants à la F3SCT à tout moment !

L’Assemblée Générale du SNUDIFO47 s’est tenue le 12 mai 2026

Le SNUDIFO47 a réuni le mardi 12 mai son Assemblée Générale statutaire annuelle dans les locaux de l’Union Départementale FO, 9-11 rue des Frères Magen à Agen (Bourse du travail).

Après une large discussion où les adhérents sont revenus sur les sujets qui les préoccupent, le rapport d’activité a été adopté à l’unanimité. Vote unanime également sur le rapport de trésorerie.

L’Assemblée a actualisé son cahier de revendications, qui sera publié prochainement sous la forme d’un tract que nous vous inviterons à faire largement connaître.

L’Assemblée Générale a également procédé au renouvellement de ces instances. Un Conseil syndical de 17 membres a été élu.

CAILLY Stéphanie

CALVAT Christelle, Secrétaire départementale

COLLE Céline, Trésorière

CRASSAT Véronique

LAFOND Eric

RAFFIN Cécile

WOJCIECHOWSKI Eugénie

PROJET DE CARTE SCOLAIRE : 21,6 suppressions de poste !

Le CSA du 1er degré s’est tenu cet après-midi.

C’est une véritable casse de l’Ecole qui se joue actuellement !

L’ensemble des organisations syndicales a voté contre ce projet funeste pour notre département.
Le CSA se réunira de nouveau ce mercredi à 9h.

Il est urgent de se mobiliser pour sauver nos écoles.

Mesures de carte scolaire arrêtées par l’IA-Dasen

3,33 ouvertures contre 21,66 fermetures (hors école inclusive)

(**) DD : Décharge de direction

Téléchargez la liste des ouvertures et des fermetures de classe ici

Circonscription AGEN 1
 Ouvertures +2.08 Fermetures – 6.08
EMPU Chollet Agen +1 +0.08DD
+ 1 TPS en attente de dotation nationale
EMPU Lacour Agen + 1GS12  
EMPU Marie-Louise Chrétien Boé -1
EEPU Bara Agen -1 / -0.8 DD
EEPU Carnot Agen pas de fermeture
EEPU Castelnérac Foulayronnes -1
EEPU Lacour Agen 1 CP12EPPU Gaillard Agen pas de fermeture
RPI Castella, Lacroix Blanche sur Montballen -1
RPI Tayrac St Maurin -1
Circonscription AGEN 3
Pas d’ouverturePas de fermeture
Circonscription NERAC
 Ouvertures Fermetures 4.25
  Pas d’ouvertureEEPU Pagnol Aiguillon -1
EMPU Lavardac -1TPS / -0.25 DD
EMPU Mézin pas de fermeture – EEPU Ferry Tonneins pas de fermetureEEPU Hugo Tonneins -1CE12
RPI Monheurt Villeton -1 à Villeton
Circonscription MARMANDE
Ouvertures 1.25 Fermetures 3.08
EPPU ST Barthélémy +1 / +0.25DD  EEPU Herriot Marmande -1
EPPU Fourques sur Garonne -1.08
RPI Lagupie pas de fermeture
RPI Allemans Puysserampion Roumagne -1 à Allemans ou Roumagne
Circonscription SAINTE LIVRADE
OuvertureFermetures 2.25
Pas d’ouvertureEMPU Bias -1 / -0.25 DD
– EEPU Monflanquin -1
EEPU Villeréal pas de fermeture
Circonscription VILLENEUVE SUR LOT
Ouvertures Fermetures 6
Pas d’ouvertureEEPU Jaurès Fumel -1 ECEL
EEPU Monsempron -1
EEPU Montayral -1 CP12
– EEPU St Sylvestre -1
EMPU Lecomte Villeneuve -1GS12
EEPU Luflade Villeneuve -1
RPI Dausse, Trémons pas de fermeture
– RPI Cuzorn, Sauveterre La Lémance pas de fermeture
RPI Auradou Hautefage Latour pas de fermeture
 Circonscription Agen 2 Ecole inclusive
 Ouvertures 6.5 Fermetures
6 coordinateurs PAS :
-Monflanquin/Castillonès
-Miramont de Duras
-Ste Livrade/Castelmoron/Casseneuil
-Croche Pierre Anatole France à Villeneuve
Aiguillon/Tonneins/Port Ste Marie
Nérac/Mézin/Lavardac
– 0.5 TND Layrac : ouverture définitive (à Titre Provisoire en 2025)
Pas de fermeture

Autres mesures de carte scolaire

 Ouvertures Fermetures
1 coordinateur AESH – EI
0.33 décharge de coordo Lauzun TER (peut-être à l’école de Miramont)
0.5 CPD Occitan (sous couvert d’obtention des financements)
1 fermeture de CPD musique

Questions diverses

  • Stagiaires :

Les professeurs des écoles stagiaires devraient être entre 50 et 75 à la rentrés 2026.

Les postes retirés du mouvement et réservés aux stagiaires seront ainsi répartis :

17 postes à Agen 1, 7 postes à Agen 3, 18 postes à Marmande, 12 postes à Nérac, 8 postes à Ste Livrade, 12 postes à Villeneuve-sur-Lot.

  • Contractuels : 45 PE contractuels exercent à ce jour dans notre département :

13 à Agen 1, 1 à Agen 3, 8 à Marmande, 3 à Nérac, 5 à Ste Livrade, 11 à Villeneuve-sur-Lot, 3 en école inclusive.

  • Remplacement : l’administration n’a pas donné de chiffres et ne les donnera pas lors des instances.
  • Liste d’aptitude direction d’école : 32 candidatures, 12 ont été reçu en entretien. Au total, 24 collègues ont eu un avis favorable.
  • Occitan : 1 candidat retenu mais il a eu sa mutation pour un autre département.
  • CAPPEI : 2 départs en formation acceptés mais un abandon. 2 départs prévus l’an prochain.
  • ULIS : en moyenne, il y a 2 places vacantes par dispositif ULIS en école publique (5.5 en moyenne dans les écoles privées)

Dans le second degré, en moyenne il y a 1,2 places vacantes en ULIS dans les établissements publics (1,5 dans le privé).

Des ULIS n’ont plus de places alors que d’autres ont jusqu’à 5 places vacantes.

  • ESMS : Parmi les élèves notifiés pour une orientation en ESMS (IME, ITEP et UE), 114 en attente de place dans le 1er degré, 68 dans le second degré.
  • Mouvement interdépartemental : 2 collègues ont obtenu la bonification de 800 points, 10 collègues ont obtenu 100 points.
  • 5 postes POP : 1 poste de direction + 4 postes EI
  • Appels à candidatures :
  • dispositif de moins de 3 ans : 1 candidature avec désistement
  • 13 candidatures pour les classes dédoublées dont 7 avis favorables et 6 avis défavorables

Les collègues pouvant obtenir un poste en classe dédoublée à titre définitif sont peu nombreux : 7 PE ayant obtenu un avis favorable en 2026 + 18 ayant un avis favorable en 2025 ainsi que tous les PE actuellement affectés sur un poste dédoublé.

Carte scolaire rentrée 2026 : la saignée

Il fallait s’y attendre : Avec 1 891 suppressions de postes dans les écoles, et plus de 1 000 postes réservés pour le développement des pôles d’appui à la scolarité (PAS*) qui entraîneront autant de fermetures de classes supplémentaires, c’est une véritable saignée qui frappe les départements :

Eure : 66 fermetures de classes, Gironde : 151 fermetures, Indre et Loire : 64 fermetures, Paris : 173 fermetures, Haute-Savoie : 63 fermetures, Seine-Maritime : 72 fermetures, Val d’Oise : 227 fermetures, Charente-Maritime : 55 fermetures, Finistère : 102 fermetures, Haute-Garonne : 150 fermetures, Orne : 33 fermetures, Puy-de-Dôme : 39 fermetures, Rhône : 290 fermetures, Yvelines : 175 fermetures, Yonne : 40 fermetures, Val de Marne : 168 fermetures, Mayenne : 25 fermetures, Bouches du Rhônes : 168 fermetures…

Que valent les conditions de travail des personnels et d’apprentissage des élèves face à la hausse de 6,7 milliards d’euros du budget militaire, face à la construction d’un nouveau porte-avions à 12 milliards ? De toute évidence, pas grand chose. L’avenir de la jeune génération est la cinquième roue du carrosse de ce gouvernement. Mais la messe n’est pas dite : Des mobilisations massives se développent dans de nombreux départements.

Dans le Lot-et-Garonne, nous ne connaîtrons que lundi prochain, à l’occasion du CSA-DS 1er degré la carte scolaire concoctée par l’IA-Dasen. Mais avec le retrait de 11,5 postes, à quoi il faut ajouter la ponction que va opérer la création de 6 nouveaux PAS, il faut dans notre département aussi s’attendre à une véritable saignée.

Dans le second degré, nos collègues, qui savent depuis fin janvier à quelle sauce ils vont être mangés, se mobilisent dans de nombreux collèges et lycées contre les conséquences de la suppression de plus de 1 300 postes. Ils étaient nombreux devant la DSDEN le 12 mars.

De premières informations ayant fuité, des mobilisations sont déjà engagées dans plusieurs écoles du département pour s’opposer à une fermeture de classe. 

C’est le cas dans le RPI Puysserampion-Roumagne-Allemans du Dropt, où l’une des 5 classes est menacée. Les parents d’élèves ont organisé une journée « école morte » vendredi 20 mars. Les enseignants se sont mis en grève mardi 24 mars.

A l’école élémentaire E. Herriot de Marmande, les collègues sont en grève ce jeudi 26 mars. Les parents d’élèves se mobilisent à Montayral lundi prochain.

Vous lirez ICI l’appel intersyndical départemental 

-> à se mobiliser « y compris par la grève » lundi 30 mars à l’occasion du CSA-SD avec rassemblement à 13 heures devant la DSDEN

-> à se mettre en grève le mardi 31 mars, dans le cadre d’un appel national. Rassemblement place de la préfecture à Agen à 10h30

(déclaration d’intention de grève le samedi 28 mars avant 23 h 59).

Ensemble, dans l’unité, exigeons : 

-> Le SNUDIFO47 invite les collègues à lui faire remonter toutes les informations, à se réunir dans leurs écoles pour établir leurs revendications et décider de l’action.

(*) Les PAS, rappelons-le, ne sont ni plus ni moins qu’un outil pour limiter les notifications MDPH et donc remettre en cause les droits des élèves en situation de handicap. D’ailleurs, le ministre Geffray, interrogé au Sénat sur les PAS ne cache pas leur objectif : il indique que dans les départements où ceux-ci ont déjà été mis en place, ils ont permis une diminution de 6% des notifications MDPH ! 

Proposition de loi sur l’enseignement à la défense : STOP à la propagande militaire dans nos écoles !

Le 25 février 2026, la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale a adopté sur présentation du député Christophe Blanchet (les Démocrates) une proposition de loi visant à renforcer l’enseignement à la défense dans les collèges et les lycées. Elle devrait être présentée en séance publique le 26 mars.

Cette proposition de loi entend instaurer un référentiel de compétences à acquérir par les élèves, pour garantir que « l’enseignement à la défense et à la sécurité globale » soit effectivement dispensé.

Des intervenants issus des réserves opérationnelles ou citoyennes pourront être associés à ces enseignements, c’est-à-dire des personnes non qualifiées ou des bénévoles dont la mission principale est de promouvoir le rôle des armées auprès de la population, et pas de délivrer un enseignement critique.

Il est inacceptable que partout des postes d’enseignants soient supprimés, des heures d’enseignements réduites et qu’il soit rajouté cet enseignement qui relève en fait de la propagande gouvernementale, complexifiant encore et toujours plus le travail des personnels. Cette proposition, si elle venait à être appliquée, se ferait au détriment d’autres enseignements disciplinaires.

Il est inacceptable de transformer l’école en un lieu de propagande. Il est tellement facile de modeler les jeunes esprits. N’oublions pas les précédents historiques avec les embrigadements de la jeunesse les conduisant à des sacrifices inutiles.

Cette proposition de loi s’inscrit dans un contexte de marche à la guerre, de militarisation croissante de nos écoles et du réarmement engagé par le président Macron, justification toute trouvée à la guerre sociale qu’il mène en France : le budget de guerre fait exploser les dépenses militaires tandis que des milliards sont retirés des services publics. Le rapporteur assume d’ailleurs cette filiation : « L’enseignement à la défense n’est rien d’autre que le pendant humain et moral des investissements budgétaires consentis en faveur des armées. »

Il existe des établissements où « l’esprit de défense » est appliqué au quotidien, ce sont les lycées militaires. Les enseignants sont civils et l’encadrement militaire. Voulons-nous cela pour toutes nos écoles ? Rappelons haut et fort que l’Ecole est un lieu neutre, d’émancipation, de réflexion et de liberté. La propagande militaire n’y a pas sa place.

La FNEC FP-FO est signataire, avec la FSU, la CGT Educ’action et Sud Education d’un courrier au ministre lui demandant de retirer le guide « Acculturer les jeunes à la défense », et de mettre fin aux dispositifs comme les « classes défense », les rallyes citoyens, et tout projet reposant sur un partenariat entre École et Armée. Elle portera ces revendications en audience au ministère le 2 avril.

La FNEC FP-FO appelle les députés à voter « CONTRE » la proposition de loi sur l’enseignement à la défense.

Elle soutiendra toutes les initiatives prises par les personnels et leurs syndicats, les parents, les jeunes, pour empêcher l’embrigadement de nos élèves, pour refuser l’intrusion des militaires dans les établissements scolaires et à l’Université, pour l’abandon des classes défense et du nouveau service militaire.

NON A LA CARTE SCOLAIRE SACRIFIÉE SUR L’AUTEL DU BUDGET LECORNU 2026

Le 1er ministre Lecornu, en utilisant l’antidémocratique article 49-3 et en multipliant les tractations politiciennes destinées à éviter la censure, a imposé son budget 2026.

S’il fait la part belle aux crédits militaires (qui augmentent de près de 7 milliards d’euros), celui-ci s’acharne sur la Sécurité sociale, sur les droits des salariés, sur les services publics, sur l’hôpital public et, tout particulièrement, sur l’École publique.

Les dotations en postes pour chaque académie ont été présentées lors du comité social académique ministériel du 26 janvier. Elles sont d’une violence inédite envers l’École publique.

Ce sont près de 3256 postes d’enseignants qui seront supprimés à la rentrée 2026 : 1365 dans le 2nd degré et 1891 dans le 1er degré. En plus des 1891 postes supprimés, 1000 postes sont « réservés » aux PAS (Pôles d’Appui à la Scolarisation).

Ces 1000 postes seront donc utilisés pour fermer des classes et créer des postes dans les PAS, dispositifs visant à contourner les notifications de la MDPH et « coacher » les enseignants au lieu de prendre en charge les élèves à besoin particulier.

En conclusion, il s’agit de près de 2 900 fermetures de classes annoncées dans le premier degré.

Quant aux créations de postes d’AESH annoncées, elles se limiteront à 500, alors qu’actuellement tous les postes d’AESH ne sont pas pourvus du fait de la précarité de ces emplois !

Globalement, le budget Lecornu prépare cinq fois plus de fermetures de classes que l’an dernier, d’autant que le ministre a choisi de reporter les comités sociaux d’administration après les élections municipales.

Rien ne sert d’attendre fin mars pour se mobiliser ! Dès maintenant, il faut refuser les fermetures de classes ! Nous invitons toutes les écoles à nous faire parvenir, dès maintenant, les enquêtes sur la carte scolaire :

➡️ Enquête carte scolaire à télécharger ici : version word / version pdf

La baisse démographique qu’évoque le ministère doit, au contraire, permettre une baisse significative des effectifs dans toutes les classes, la création de postes de remplaçants et d’enseignants spécialisés à la hauteur des besoins !

Vœux du SNUDI-FO 47

Le bureau du SNUDI-FO 47, adresse à tous les PE, PsyEN et AESH du département,
ses vœux les plus sincères pour une année sereine, mais résolument déterminée !
 

Face aux attaques contre nos métiers, nos salaires et le service public d’éducation, une chose est claire : seul(e) on subit, ensemble on agit !

Alors, dès aujourd’hui, LA bonne résolution 2026 : JE ME (RE)SYNDIQUE !

Avec l’ensemble des personnels, le SNUDI-FO 47 continuera à porter sans concession les revendications :
– l’augmentation immédiate des salaires par la revalorisation du point d’indice ;
– l’abandon des contre-réformes destructrices et austéritaires ;
– le respect de nos droits, de nos conditions de travail et de nos missions.

Dans l’unité, dans l’indépendance totale vis-à-vis des gouvernements et de leurs politiques, nous poursuivrons la construction du rapport de force indispensable pour faire aboutir nos revendications.

Vous pourrez compter sur le SNUDI-FO 47 pour être à vos côtés.