Évaluations d’écoles : Attention danger !

Pour le SNUDI-FO, elles doivent être abandonnées.

Depuis le mois d’octobre, le SNUDI-FO alerte les enseignants sur ce nouveau dispositif, issu de la loi Blanquer sur « l’école de la confiance ». Chronophages, inutiles et dangereuses, ces évaluations, qui débutent par une auto-évaluation, représentent un véritable danger contre nos statuts et droits collectifs, dans la droite ligne des expérimentations à Marseille, de la loi Rilhac et des annonces de Macron sur l’école.

Chaque année 20% des écoles seraient concernées. Le dispositif a donc vocation à se généraliser à l’ensemble des établissements scolaires sur 5 ans. Que nous soyons concernés ou non cette année par ces évaluations, nous n’en voulons pas ! Nous ne pouvons pas laisser passer cette attaque ! Prenons position pour demander leur abandon !

Dans les départements où ils ont été saisis par le SNUDI-FO, les DASEN ont reconnu le caractère non obligatoire de ce dispositif, qui ne peut être imposé si les collègues ne sont pas volontaires.

-> Si votre école est concernée, contactez-nous.

Comment fonctionnent ces nouvelles évaluations ?

Ce qui est prévu c’est d’abord une auto-évaluation. Dans le document parisien qui cadre ce dispositif, il est indiqué que l’auto-évaluation « engage non seulement les enseignants mais aussi l’ensemble des parties prenantes, y compris les élèves, dans la compréhension des enjeux, des actions menées, des décisions prises et de leur impact, et doit faire sens pour tous ». Il précise également que l’auto-évaluation « est conduite au niveau de chaque école par son directeur » et que dans la mesure « où elle vise également le temps périscolaire, le directeur associe étroitement le maire, ou en accord avec lui, les services compétents de la collectivité. »

Ce document se conclut par la liste des documents à fournir sous la forme d’un véritable contrat d’objectif : « un tableau récapitulatif des orientations retenues, des actions envisagées, des indicateurs choisis pour mesurer leur degré d’atteinte et du plan de formation envisagé » ainsi qu’un « plan d’actions opérationnelles ».

Rappelons que la conduite d’un tel contrat d’objectifs contraint donc les choix pédagogiques des équipes enseignantes et serait susceptible de conditionner l’octroi de moyens par les collectivités de rattachement, d’avoir des conséquences sur les rendez-vous de carrière des enseignants et donc à terme sur leur rémunération.

Puis vient l’évaluation externe qui sera pilotée par un inspecteur qui n’est pas de la circonscription, un directeur d’une autre école, un conseiller pédagogique, ou encore une « personnalité extérieure », qui pourrait très bien être un représentant d’un organisme privé.

Après avoir fait remonter le document de l’auto-évaluation, une visite sur site et des entretiens avec les personnels sont prévus, un pré-rapport est rédigé. Il sera co-présenté en conseil d’école par le directeur et les évaluateurs externes avant validation par les autorités académiques qui communiqueront le rapport définitif au conseil d’école et aux collectivités de rattachement.

C’est un pas de plus dans la marche à la territorialisation et la destruction du statut. La boucle est bouclée avec la loi Rilhac sur la direction d’école, car elle institue que le conseil d’école devient décisionnaire, permettant aux collectivités et aux représentants des parents d’élèves d’imposer des choix pédagogiques aux équipes enseignantes.

Le SNUDIFO47 appelle l’ensemble des équipes à se réunir, à discuter et à se prononcer pour l’abandon pur et simple de ces évaluations.

Direction d’école : Quelques journées de plus… en échange de la délégation de compétences de l’IA-DASEN

Deux projets de décrets concernant la direction d’école étaient à l’ordre du jour du comité technique ministériel (CTM) du 16 mars. Alors que la loi Rilhac va imposer aux directeurs la délégation de compétences de l’autorité académique et l’autorité fonctionnelle, modifiant ainsi en profondeur leur place dans l’école et les accablant de nouvelles tâches, le projet de décret augmente certaines quotités de décharges de direction : les écoles de 6 et 7 classes bénéficieront désormais d’un tiers de décharge (contre un quart de décharge aujourd’hui) et les écoles de 12 et 13 classes d’une décharge totale (contre une demi-décharge ou trois-quarts de décharge actuellement).-> Lire la suite du communiqué du SNUDI-FO.

Lors du CTM, la FNEC FP-FO a rappelé ses revendications :
– Augmentation des décharges de direction pour toutes les écoles ! Aucune école sans décharge hebdomadaire !
– Aucune fermeture de classe ! Ouverture de toutes les classes et les postes nécessaires !
– Abrogation de la loi Rilhac ! Non à la délégation de compétences et à l’augmentation de la charge de travail des directeurs !

La FNEC FP-FO n’a pas participé au vote sur ce projet de décret. Vote des organisations syndicales lors du CTM du 16 mars :
– POUR : FSU, SE-UNSA, SGEN-CFDT, SNALC
– Abstention : CGT
– NPPV : FNEC FP-FO

Évaluations d’écoles : nos craintes confirmées

Organisons la mobilisation pour bloquer une des pièces maîtresses du puzzle du Grenelle !

Cette année scolaire voit la mise en œuvre des premières évaluations d’écoles du ministre Blanquer. En effet, le ministre a publié fin janvier le guide national pour les évaluations d’école. Tout y est explicité et confirme l’analyse du SNUDI-FO communiquée depuis des mois à la profession : territorialisation extrême de l’école, porte ouverte à toutes les pressions, remise en cause de la liberté pédagogique…

L’heure est à la mobilisation pour bloquer ce dispositif destructeur de notre statut et de l’école publique !

-> Lire le communiqué du SNUDI-FO.

Face à la loi Rilhac : Défendre notre statut et le caractère national de l’école publique

Le projet de loi Rilhac, visant à créer un emploi fonctionnel de direction qui équivaut de fait à un statut de supérieur hiérarchique, a été définitivement voté le 13 décembre par l’Assemblée nationale (lire le communiqué du SNUDI-FO).

En application de la loi, trois articles du Code de l’Éducation ont été modifiés le 23 décembre 2021 (lire le communiqué du SNUDI-FO).

Comme vous le lirez dans le communiqué intersyndical national, et dans ce communiqué du SNUDI-FO, ce texte de loi a été aggravé lors de son parcours parlementaire. A cela s’ajoute l’expérimentation annoncée par le président Macron à Marseille, qui confie notamment aux directrices et directeurs de 50 écoles de la ville la responsabilité de recruter leurs enseignants !

Autre élément de l’offensive d’ensemble du ministère, la possibilité offerte aux élus par la loi Blanquer de créer des « cités éducatives », regroupant des écoles et un collège de certains quartiers prioritaires sous la direction du chef d’établissement, avec une autonomie de gestion et de budget, tout cela sous la tutelle de la municipalité et du préfet. Les postes de directeurs sont attribués au profil. Vous lirez à ce sujet le communiqué intersyndical du Val-de-Marne où, à Villejuif, les collègues unis avec leurs syndicats ont mis en échec le projet du maire.

Les pièces du puzzle s’assemblent visant à disloquer le cadre national de l’école publique et de notre statut d’enseignants fonctionnaires d’État qui lui est relié. C’est pourquoi nous invitons tous les collègues à adopter des motions, des prises de position en conseil des maîtres pour exiger l’abandon de ces projets.

-> Lire le journal spécial du SNUDI-FO.

-> Signez en ligne la pétition nationale des directeurs d’école soutenue par Snudi-FO, SNUipp-FSU, CGT Educ’Action, SUD Education.

-> Signez en ligne la Motion des collègues réunis en RIS à Monflanquin pour l’abandon de la loi Rilhac et de l’expérimentation Macron ou téléchargez-la pour l’imprimer.

50 millions d’euros d’argent public offerts aux écoles maternelles privées sous contrat !

En application de la loi dite « école de la confiance », un décret publié le 31 décembre 2019 détaille les modalités d’attribution des ressources dues aux communes au titre de l’abaissement de l’âge de l’instruction obligatoire. Traduction pratique : un cadeau de près de 50 millions d’euros fait chaque année à l’enseignement privé confessionnel !
-> Nos explications dans le communiqué ci-joint.

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La Loi Blanquer expliquée entre les lignes…

« Axes de progrès  »
« Ecole de la Confiance  »
«  Ensemble pour l’école inclusive »
« Pôles inclusifs d’accompagnement localisés » (PIAL)
« L’ exemplarité … »

Belle utilisation d’un « langage positif » contre lequel le citoyen lambda ne comprend pas que l’on puisse s’y opposer.
Pourtant… La réalité cachée derrière ces mots n’est en rien positive et détruit – parfois sous couvert « d’expérimentation » – les fondements mêmes de l’école de la République, les statuts des agents de l’Education Nationale, pour mieux les contrôler, pour mieux ouvrir l’enseignement à une philosophie libérale à visées budgétaires qui ne fait pas de la justice et de l’égalité (à laquelle on substitue le mot « équité »…) le fondement de l’école.

Vous trouverez en pièces jointes un projet de tract aux parents pour expliquer la loi Blanquer et plusieurs documents pour décrypter les intentions du ministres et démêler le vrai du faux.
Ces documents sont pour le moment destinés à vous informer car ils résument bien les choses à ce qui est essentiel.
Nous déterminerons rapidement les meilleurs moyens de les diffuser auprès de tous les citoyens car tous sont concernés.

ATTENTION, la diffusion de ces informations ne doit pas être faite en vous mettant en défaut par rapport à l’Administration !
Ce sont des documents syndicaux qui ne peuvent être distribuées à la rentrée et la sortie des classes que par des représentants du personnel.
Elus et parents ainsi que leurs associations peuvent les utiliser pour s’informer !
Le BO « Droit Syndical » précise que « une information plus complète, précisant les raisons et les objectifs de l’arrêt de travail peut être diffusée à l’initiative des organisations syndicales ou des associations de parents d’élèves, voire des collègues grévistes ». C’est fait sous pli cacheté (enveloppe) et généralement en dehors de l’école.
Ces documents d’information sur la loi Blanquer ne sont pas, en l’état, explicatifs d’une grève précise.
Nous vous déconseillons donc de les distribuer vous-même.
Les élus et les parents peuvent par contre se tourner vers nous pour les obtenir si nous n’avons pas la possibilité matérielle de venir les distribuer devant votre école en dehors des heures de service.

PETIT RAPPEL : Les droits et obligations des fonctionnaires d’État sont gérés par la Loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 dans laquelle la notion de « devoir de réserve » n’existe pas…
Notre statut précise seulement (art.26) que les fonctionnaires doi­vent faire preuve de discrétion professionnelle pour tout ce dont ils ont connaissance à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions. Par ailleurs, nous avons l’obligation de neutralité en classe.
Les seuls fonctionnaires pour lesquels s’applique un droit de réserve, sont les « fonctionnaires d’autorité » qui, étant placés à un poste hiérarchique, ne sont pas libres de leurs expressions et dont les propos personnels pourraient, du fait de leurs fonctions, être compris comme étant la position du service public qu’ils représentent. Les enseignants n’en font pas partie.
L’Administration joue ici sur la confusion « discrétion professionnelle » / « Devoir de réserve ».

C’est cette liberté de penser et d’expression que « l’exemplarité » veut remettre en cause. C’est extrêmement préoccupant !

« ECOLE DE LA CONFIANCE » : L’amendement qui programme la disparition de l’école maternelle de la République

Le ministre avait promis des rebondissements lors de l’examen du projet de loi Blanquer « Ecole de la confiance », qui a été adopté en première lecture l’Assemblée nationale le 15 février. On peut effectivement reconnaître que les rebondissements sont bien organisés puisqu’après l’amendement sur la création des Etablissements Publics des Savoirs Fondamentaux en lieu et place des écoles primaire et des collèges, c’est au tour de l’école maternelle publique d’être dans le viseur de ce gouvernement réactionnaire.

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Revendications à porter pour notre métier et, donc, notre République

Gilets jaunes, lycéens, actifs et retraités : des revendications communes. La répression doit cesser, le gouvernement doit céder.
Confronté à la colère des gilets jaunes et des lycéens, le Président de la République tente d’endiguer le mouvement en prétendant apporter des réponses. En réalité, il ne répond pas à aucune revendication et en particulier celles de FO d’augmentation générale des salaires, d’augmentation du point d’indice (qui a perdu 16% depuis 2000 par rapport à l’inflation).
De plus les prélèvements pour pension de retraite ont augmenté de 3,25 points, auxquels s’ajoute l’augmentation de la CSG alors qu’aucune revalorisation de ces retraites n’est prévue, augmentation de la CSG sur les retraites qui est d’ailleurs loin d’être supprimée pour tous.
Rien non plus sur les services publics et les suppressions de postes, sinon l’annonce de la poursuite des contre‐réformes, et le financement des quelques mesures par l’impôt.
Rien sur les revendications des enseignants et des lycéens (Parcoursup, réforme du bac et du lycée…), dans un contexte où la répression brutale à l’encontre de la jeunesse s’amplifie.
La prétendue hausse du SMIC est en fait financée par la baisse des cotisations sociales : c’est la poursuite du pillage de la sécurité sociale. Ce qui sera donné d’une main sera repris de l’autre. Ces annonces vont obligatoirement se traduire par de nouvelles coupes dans les budgets.

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