Constellations, animations pédagogiques imposées… ASSEZ !

Dans les départements, les pressions et les injonctions se multiplient pour imposer aux personnels l’inscription à des animations pédagogiques déterminées par les IEN.

C’est le cas des formations en constellations, dans le cadre des plans maths et français, souvent accompagnées de visites de classes entre pairs qui préfigurent un nouveau management à la France Telecom basé sur l’accompagnement PPCR.

C’est le cas aussi d’une série d’animations pédagogiques telles les formations « laïcité », « Phare », « valeurs de la République », « Accompagnement école inclusive »… qui peuvent prendre des dénominations différentes en fonction des départements.

Dans certains départements, la totalité des heures d’animations pédagogiques sont même consacrées à la mise en place des évaluations d’école. Ça n’en finit plus, chaque année, les personnels se voient imposer un de ces suivis dans leur école !

Ce n’est plus de la formation, c’est du formatage !

-> Lire la suite du communiqué du SNUDI-FO

Le SNUDIFO47 invite les collègues à utiliser sans hésitation le droit syndical. Rappelons que chaque personnel – PE, AESH, PsyEN – a droit à à 9 heures de réunions d’information syndicale (RIS), et peut les déduire des animations pédagogiques de son choix, y compris s’il s’agit d’une formation en « constellation » ou « désignée ».

Les formations et les animations pédagogiques : le SNUDI-FO revendique le libre choix

Le Plan de Formation Académique est paru.

Vous avez jusqu’au 12 octobre pour déposer vos candidatures.

Attention ! Les formations sur le temps scolaire apparaissent à la fin du PDF, en violet. Les inscriptions s’effectuent sur GAIA pour les animations pédagogiques ET les formations continues, avant le 12 octobre.

Le courrier du DASEN

Annexe 1 – Les parcours de formation 22-23

Annexe 2 – Choisir ses formations 22-23

Annexe 3 – S’inscrire aux formations 22-23

Ces dernières années, le libre choix de la formation continue sur le temps de classe a été rogné. La liberté de choisir une animation pédagogique correspondant à ses besoins est nié, au profit d’un dispositif visant à nous conformer à la doctrine gouvernementale.

Le SNUDI-FO revendique le retour à une vraie formation continue sur temps de classe, ainsi que le libre choix des animations pédagogiques.

Et les constellations ?

Elles n’ont aucun cadre statutaire.

Elles sont composées de 18h d’animations pédagogiques « constellées » (mais non obligatoires) ET de 12h d’observations en classe sur le temps scolaire.

Si vous décidez de suivre ce cursus, nous rappelons :

  • qu’aucune réunion ni entretien entre midi et deux ne peut être imposé;
  • qu’aucun texte réglementaire ne permet d’imposer à un enseignant la visite d’un de ses collègues, qui n’a aucun statut particulier pour cela, ni d’être filmé;
  • que l’on ne peut pas vous imposer des « devoirs à faire »…

Et, si vous n’êtes pas volontaire pour participer à la constellation, nous vous invitons à contacter le syndicat qui vous aidera à faire valoir votre droit et que vous souhaitez vous inscrire aux animations pédagogiques de votre choix.

Formations dites « en constellations » : qu’y a-t-il derrière ?

En cette rentrée 2021, le ministère met la pression sur les directions académiques pour accélérer la mise en place des formations dites « en constellations ». Il leur enjoint ainsi de prioriser les moyens de remplacement sur ces formations (ce qui a été confirmé par l’IA-DASEN lors du CTSD du 6 septembre), alors que ceux-ci font cruellement défaut, en l’absence des créations de postes indispensables refusées par le ministre Blanquer.

Ces formations s’inscrivent dans le cadre des plans mathématiques et français. Pour le SNUDI-FO, elles remettent en cause la liberté pédagogique et le libre choix de la formation continue. Oui, mais dans quel but ? Il s’agit en réalité, dans le cadre des mesures du Grenelle et de l’accompagnement mis en place par PPCR, d’aller vers un management à la France Télécom.

-> Lire le communiqué du SNUDI-FO et le communiqué de la FNEC FP-FO.

Le SNUDI-FO mettra en avant les revendications des collègues. Le DASEN a indiqué vouloir faire preuve de souplesse dans leur mise en œuvre. Si vous ne souhaitez pas participer à ces formations, contactez-nous.

Formation Continue : peut-on encore parler d’un droit ?

Vous avez dit « Groupe de travail » ?
Un constat s’impose : l’offre de stages définie est en lien avec la Loi Peillon dite de Refondation de l’Ecole : l’écrasante majorité des stages est à public désigné, cela représente 88 % de l’offre. A proprement parler, il conviendrait plutôt de parler non pas de stages de formation, mais de conformation aux orientations ministérielles.
Pour les stages à candidature (soit 5 stages !), les listes sont faites en amont par l’administration qui répartit les collègues en fonction des places disponibles et de leur barèmes.

Formation continue ?
Ce plan de formation 2015-2016 n’est que la continuité des animations pédagogiques : on désigne, on rend obligatoire certains pans sur lesquels l’administration veut bien que vous soyez formés !
? Contactez-nous pour connaître les résultats.

Une offre alléchante 😉
Parmi ces 5 stages, figure celui intitulé « Travailler l’articulation entre projet d’école et PEdT, entre enseignants et animateurs » (tout un programme…). Il n’a recueilli que 5 inscriptions sur 16 places disponibles, ce qui n’est pas pour nous surprendre. L’administration a donc décidé de rouvrir les inscriptions à la rentrée des vacances pour tenter d’obtenir d’autres participants…
Si aussi peu de collègues se sentent concernés, c’est peut-être parce que cela ne répond pas à leurs attentes de formation !

La généralisation des PEdT s’inscrit directement dans la territorialisation de l’Ecole et remet en cause nos garanties statutaires. En proposant ce stage, l’administration institutionnalise ce fonctionnement.

Elle refuse d’annuler ce stage et d’en dédoubler un autre au profit de collègues qui sont sur listes complémentaires. Elle rétorque qu’il faut « travailler le plus étroitement possible avec les municipalités », que c’est « une collaboration qui sera nécessaire » et que « ça la dérange d’annuler ». Elle évoque même les prochains « projets de secteur », qui seront visiblement amenés à remplacer les projets d’école.

En clair, l’administration se positionne pour accompagner, voire accélérer, le processus qui vise à nous placer sous la coupe des élus locaux et associations diverses.
? Ces questions sont parmi celles que nous abordons en Réunions d’informations syndicales : participez nombreux.

Formation Continue : après le groupe de travail… Rien de positif

Un groupe de travail était réuni ce jeudi 11 octobre 2012 par l’administration pour transmettre aux organisations syndicales les listes des collègues retenus.

Chaque enseignant a le droit tout au long de sa carrière à 36 semaines de formation. Quand on observe les fiches de nos collègues en fin de carrière on se rend compte que la majorité d’entre eux n’a pas profité de cette formation. La raison principale étant le manque de journées attribuées par l’administration pour couvrir les besoins.

Cette année le plan de formation est très réduit. L’IA ne propose que 2 stages « longs » :
-stage en maternelle (8 jours) pour 16 collègues seulement
-stage mathématiques (8 jours) pour 16 collègues seulement

D’autres stages sont proposés sur des durées de 1 ou 2 journées.

Dans ces conditions, on se demande comment les collègues pourront arriver à 36 semaines en fin de carrière…

Comment sont attribués les stages ?

Le SNUDI FO a participé à un groupe de travail au mois de juin avec les autres organisations syndicales et la DASEN pour discuter des modalités d’attribution : la discussion a débouché sur l’établissement de 3 listes distinctes (ancienneté de 0 à 8 ans ; de 8 à 20 ans ; et de 20 ans et plus). Pour chaque liste les stages serons bloqués.

La position du SNUDI FO est claire et a été réaffirmée aujourd’hui : la formation continue est un droit pour chaque enseignant et nous exigeons que tous puissent postuler. Seul le barème doit être pris en compte. Nous ne pouvons accepter les arrangements qui dispensent, de fait, l’administration de répondre aux besoins de nos collègues.

Dans chaque tiers le barème tient compte de l’ancienneté et du nombre de jours de formation déjà réalisés.

Nous avons eu la « surprise » d’apprendre que, pour des raisons de service, un certain nombre de collègues (pourtant bien placés au barème) avaient été écartés du dispositif parce qu’ils occupent des postes fractionnés, ZIL, BD, en établissement hospitalier, ainsi que tous ceux qui avaient demandé le stage maternelle alors qu’ils sont en élémentaire.
Ces stages sont couverts par des M2, l’administration ne dispose pas de Titulaires remplaçants pour des stages longs…

Le SNUDI FO proteste contre cette politique qui condamne de fait tous les collègues qui ont choisi ces postes.

La formation continue devrait être le choix de chacun… Or l’administration a fait le choix d’utiliser 450 journées de stage pour répondre à l’école du socle et d’imposer aux collègues de CM2 deux journées pour répondre à la mise en place de l’école du socle. Cela prive 56 enseignants d’un stage de 8 jours, ou 3 stages « longs » de 16 places chacun….

Le SNUDI FO s’est élevé à plusieurs reprises contre ces stages à « public désigné » car les collègues concernés, peu ou pas intéressés par le contenu de ces journées, se voient de fait rajouter 2 jours dans leur capital formation continue. Le barème tenant compte de ce cumul pourrait empêcher un collègue d’obtenir un autre stage, choisi celui-là, les années suivantes

Le SNUDI FO écrit à nouveau à la DASEN pour que, à minima, les journées de stage à « public désigné » ne soient pas prises en compte dans le barème.

Nous invitons les collègues concernés à écrire à la DASEN leur volonté de ne pas participer à ce stage s’il venait amputer leur crédit pour la formation continue, avec une copie du courrier au SNUDI FO.

Vous avez besoin du SNUDI FO, Le SNUDI FO a besoin de vous

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