Compte-Rendu du CHSCT Départemental du 4 avril 2017

La FNEC FP FO a été la seule organisation syndicale à faire une déclaration préalable.

Nous y dénonçons le fonctionnement des différents CHSCT. Les dysfonctionnements touchent aussi bien le CHSCT Ministériel que les CHSCT Départementaux. (voir annexe).

Nos remarques prennent tout leur sens dès le début de notre CHSCT-D lors du vote du procès verbal du CHSCT du 24 novembre 2016.
En effet, la FSU a demandé la rectification d’une phrase prononcée par le DASEN et obtient gain de cause assez rapidement.
FO intervient en suivant pour demander un rectificatif important : le Secrétaire Général avait clairement annoncé lors du précédent CHSCT que l’administration avait accordé la protection fonctionnelle à une collègue de Marmande sans qu’elle en face elle même la demande préalable. Lors de la séance, nous avions demandé que ces propos soient inscrits au PV de la réunion. L’IA ne souhaiterait pas inscrire sur les PV des échanges qui pourraient faire jurisprudence ?
Il a fallu toute notre détermination pour obtenir gain de cause et la rectification des paroles prononcées.
Surprenant ?

Madame PINEDA (SIDPC de la préfecture – Service interministériel de défense et de protection civile) est intervenue pour nous informer sur les nouvelles modalités de distributions des comprimés d’iodes.
On se rend compte que si les modalités sont arrêtées, personne dans les services académiques n’est au courant des actions à mener. Le niveau d’alerte en cas d’accident nucléaire est lui aussi bien flou…
Nous apprenons donc que les comprimés d’iodes seront distribués sur des points précis (communes relais), qu’il y aurait un délai de huit heures pour faire cette distribution lors d’une « rejet maîtrisé » ( ! ! !) et 12 à 24 heures pour prendre les dits comprimés, que ce sont les parents qui récupéreront leurs enfants dans les écoles et qui se rendront ensuite et en famille sur le point de distribution…
Pour les enfants qui ne pourraient pas être récupérés, les directeurs (trices) devraient se déplacer pour chercher les comprimés ?

Que des questionnements… Que deviennent les familles des enseignants coincés dans leur établissement ? Le rayon de 10 km du « plan particulier de protection » autour de la centrale va être élargi à 20 km… Les émanations radioactives – et pas seulement celles de l’iode radioactif – seraient donc capables de se déplacer sur plus de 10 km ?
Ahurissant…

Nous apprenons au cours de cette intervention que tous les PPMS de tous les
établissements scolaires du Lot et Garonne mais certainement de toute la France ne sont pas aux normes en ce qui concerne les accidents nucléaires !
Cela fait 5 ans que l’on ne doit plus « confiner » les élèves dans les classes, qu’il faut rendre les enfants aux parents qui viennent les chercher et que le rouleau de scotch pour les fenêtres n’est pas utile selon plusieurs études…
Quelle n’est pas notre double surprise d’apprendre de la bouche de l’Inspectrice Santé Sécurité au Travail (Mme COCHE) que l’Education Nationale est parfaitement au courant de ces nouvelles préconisations…
Le DASEN lui-même découvre lui-même cette situation…Il est pourtant garant de notre sécurité et des élèves qu’il accueille…
Communication au top entre l’Education Nationale et les préfectures…

Le Colonel PERGAUD du SDIS (Service Départemental d’Incendie et de
Secours)
est aussi intervenu sur la mise en place progressive de formations sur les
« comportements qui sauvent » dans les établissements du second degré. Le public visé est les classes de 5e. Cette initiative intéressante interpelle tous les acteurs du 1er degré qui espèrent qu’un équivalent pour l’école élémentaire pourra un jour être mis en place.

Les fiches SST

– La FNECFP FO intervient pour dénoncer la non-transmission de fiches SST remplies
par des collègues sous prétexte que le format ne correspond pas à celui des fiches du Lot-et-Garonne. L’IA n’avait en outre donné aucune consigne en ce sens…
Dès la rentrée prochaine, une nouvelle trame remplacera les anciennes fiches. La FNEC FP FO intervient une nouvelle fois en séance pour que le renouvellement se fasse progressivement et qu’aucune fiche ne soit bloquée quel que soit son format. Les IEN ont un devoir de réponse et de transmission. M. Micheli nous assure que toutes les fiches seront acceptées.
Nous invitons tous les collègues qui remplissent des fiches, à les transmettre au syndicat FO qui vérifiera leur avancement.

La transmission des fiches provenant de second degré pose encore des soucis. A cet
effet, une procédure de transmission des fiches SST du second degré sera prochainement éditée. Dans tous les cas, seul le syndicat sera en mesure de vérifier la bonne transmission des ces fiches.

Intervention du représentant du Conseil Général.

Monsieur SERVENTI (qui avait lui aussi demandé une rectification du PV de la précédente réunion…), Ingénieur Hygiène et Sécurité du Conseil Départemental,
informe le CHSCT-D que tous les DTA (Document Technique Amiante) ont été
transmis dans tous les établissements du second degré. Nous nous félicitons que le
Conseil Départemental se soit emparé du sujet et ait pu le faire avancer. Monsieur SERVENTI nous assure que les « points noirs » ont été traités et qu’une surveillance est en place.
Pour la FNEC FP FO, si nous constatons des progrès cela n’empêche pas la prudence. Si des détériorations sont constatées ou que des doutes persistent, les fiches SST doivent être remplies.

Nous avons encore beaucoup d’interrogations pour les établissements du premier degré. Nous associons par ailleurs notre voix à celle de la FSU sur les DTA des gymnases souvent propriétés des communes et pour lesquels le Conseil Général n’a aucune information. Nous demandons que ce problème soit rapidement traité.

Traitement des fiches SST

Le groupe de travail sur les fiches SST s’est réuni avant le CHSCT-D. Nous ne pouvons étudier que les fiches transmises par les IEN et Chefs d’établissements pour le second degré.
A cette occasion, la FNEC FP FO a donc constaté que des fiches n’avaient pas été transmises par des IEN. Pour deux d’entre elles, nous avons appris que l’IEN avait refusé d’y répondre et de les transmettre sous prétexte que le format n’était pas le bon (cf plus haut). Pour FO, il est inadmissible que des IEN, qui n’ont par ailleurs reçu aucune consigne, bloquent certaines fiches. Si ces fiches les dérangeaient ils ne s’y prendraient pas autrement…

Enfin, Madame BLaizac, Assistante Sociale des Personnels, a présenté le « Protocole en cas d’événement traumatique ». Il y en a eu 6 connus depuis début de l’année dans notre département et leur nombre est en hausse. Une plaquette a été envoyée dans toutes les écoles ou le sera prochainement.

Avis proposés par la FNEC-FP-FO

Nous assistons de plus en plus à des agressions de parents très intrusifs dans les établissements scolaires. Nous exigeons de notre administration qu’elle mette tout en oeuvre pour protéger les collègues en difficulté :
– La protection fonctionnelle doit être accordée par le chef de service dès lors que ce dernier a été mis au courant de la situation du collègue ;
– Le chef de service se doit d’alerter le Procureur de la République dès lors que ce dernier a été mis au courant de l’agression (verbale ou physique).

Nous avons donc proposé des avis dont nous vous invitons à prendre connaissance (voir annexes).

Lors du passage au vote des avis, notons que si l’UNSA-SE a donné une voix POUR aux avis 1 et 1bis, la FSU s’est abstenue sur tous les avis de FO. Les collègues apprécieront…

Denis Détienne, représentant FO au CHSCT-D

Spécial carte scolaire rentrée 2017 : HONTEUX…

Spécial carte scolaire rentrée 2017 : HONTEUX !!
Le DASEN confirme la politique d’austérité

​​La réalité des mesures annoncées a rapidement fait litière des annonces fracassantes de création de postes pour la rentrée de septembre 2017. Lors du CTSD* du 6 février, l’inspecteur d’Académie a d’entrée de jeu précisé le cadre de ses mesures : aucun des 16 moyens attribués au département ne servira à ouvrir de nouvelles classes ! Tous seront utilisés pour les priorités définies par le ministère dans le cadre de la loi de « refondation » de l’école. Annonces confirmées au CDEN** du 7 février.

Traduction concrète :
-> 10 ouvertures, mais 13 fermetures de classes ! Les postes qui permettent d’ouvrir des classes pour alléger les effectifs sont créés au détriment d’autres écoles par le biais de fermetures.
-> Aucun poste de titulaire remplaçant supplémentaire ! Et ce alors que le DASEN a dû recevoir le 25 janvier une délégation intersyndicale face au manque criant de remplaçants (il manquait en moyenne 12 remplaçants par jour en novembre). Le DASEN préfère traiter le problème en remettant en cause le droit à formation et les temps partiels.
-> Création de 6 nouveaux postes en REP pour répondre aux priorités ministérielles :
+ 4 postes « plus de maîtres que de classes » : ces postes constituent un alibi pour ne pas ouvrir de classes (voire en fermer, y compris en REP !), pour ne pas recréer des postes de RASED, véritables « maîtres plus » spécialisés.
+ 2 ​postes « scolarisation des moins de trois » ans (un troisième est annoncé), dispositif de territorialisation de l’école sous la houlette des municipalités au détriment d’une véritable politique de scolarisation des enfants de moins de trois ans (rappelons qu’un tiers des enfants de 2 ans étaient scolarisés en 1990 ; ils n’étaient plus que 11,7 % en 2014).
-> Un seul poste de maître G créé ! Il manque 6 postes de maître E et 15 postes de maître G pour des RASED complets.
-> Aucun moyen pour les décharges de direction.
-> Aucun poste de psychologue créé alors que les demandes des collègues sont de plus en plus nombreuses.
-> Une seule classe ULIS école créée.

Résultat du vote au CTSD : 7 contre (1 FO et 6 FSU), 1 pour (1 SGEN-CFDT), 1 abstention (1 SE-UNSA)
Détail des mesures annoncées : ci-dessous.

Ce n’est pas tout…

Un nouveau concept : ​ »Surveillance à la fermeture » : attention DANGER

En fin de réunion du CTSD, l’inspecteur d’Académie annonce que 9 écoles seront placées en « surveillance à la ​fermeture » ! Il a justifié cette annonce au nom du fait qu’il doit garder une marge de manoeuvre à la rentrée pour d’éventuelles ouvertures, faisant ainsi l’aveu que pour ces écoles, où les effectifs seront comptés à la rentrée, un risque réel de fermeture existe en septembre.
Seuls les représentants FO ont avec force dénoncé cette disposition. En effet, ces écoles n’apparaîtraient pas dans les mesures annoncées de la carte scolaire. Ce ne sont pas des blocages à la fermeture : les collègues ne bénéficieraient donc pas des bonifications dont bénéficient ceux qui sont victimes d’une mesure de carte scolaire ! Ils devraient vivre pendant 6 mois dans l’anxiété avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête et aucune compensation en cas de fermeture.

Pour FO, c’est inacceptable.

Lors de la présentation de ses mesures au CDEN, le DASEN, curieusement, n’en a pas fait mention. Nous l’avons donc interpellé. Sa réponse : « Toutes les écoles du Lot-et-Garonne sont placées sous surveillance. » (!)
Nous lui rappelons que ce n’est pas le discours qu’il nous a tenu la veille ; regrettant d’avoir « à faire attention à ce [qu’il] dit », il réitère : « Je le dis, toutes les écoles du département sont sous surveillance. » L’intervention ferme des représentants FO au CTSD a eu quelques effets.
Cependant, pouvons-nous être totalement rassurés par cette pirouette du DASEN ? Le SNUDI-FO n’acceptera pas de fermetures brutales à la rentrée, lesquelles placeraient les équipes et les collègues victimes d’une telle mesure dans une situation inadmissible en pleine rentrée des classes.
Pour information, voici la liste des écoles annoncées comme étant sous « surveillance à la fermeture » : Boé : D. Lapeyre et R. Muzas ; Calignac ; Espiens ; St-Laurent/Bazens ; Lacépède/Laffite ; Bourran ; Le Temple sur Lot ; Monbahus/Montignac-de-Lauzun ; Villeneuve sur Lot : Descartes

Résultat des votes au CDEN :
-> Sur la carte scolaire 1er degré : 7 contre (1 FO et 6 FSU), 7 pour ( dont 1 SGEN-CFDT), 6 abstentions (dont 2 SE-UNSA)
-> Sur la carte scolaire 2nd degré : 1 contre (FO), 7 pour, 12 abstentions (dont 2 UNSA et 6 FSU)

Pour FO, la carte scolaire, ce n’est pas terminé.

Restant sourd aux revendications, le DASEN a annoncé ses mesures en fin de CTSD, laissant les représentants du personnel dans le flou pendant des heures. Une façon de leur dire : cause toujours… les mesures dont déjà prises.

Aux écoles qui ont fait confiance à FO pour relayer leurs revendications et qui n’ont pas obtenu satisfaction, à toutes celles qui ne l’ont pas fait mais qui revendiquent les moyens de travailler dans de bonnes conditions, nous disons : rien n’est joué, c’est par le rapport de force qu’on peut obtenir satisfaction.

Car force est de constater que, sans la pression « d’en bas », la parole des représentants du personnel ne pèse pas assez lourd dans ces instances consultatives que sont le CTSD et le CDEN. Le SNUDIFO47, qui n’est pas un syndicat « d’accompagnement des réformes », se tient à disposition pour apporter son aide dans les démarches de mobilisation.

* CTSD : Comité technique spécial départemental, où siègent les représentants du personnel et les représentants de l’administration.
** CDEN : Conseil départemental du l’Education nationale ; y siègent, outre les représentants du personnel et de l’administration, les représentants des parents d’élèves, des DDEN et des élus (maires et conseillers départementaux).

Ne manquez pas les prochaines RIS du SNUDIFO47

BEAUVILLE – École primaire – lundi 13 février -> 17h
CASTILLONÈS – École maternelle – mardi 14 février -> 17h
AGEN Spécial Mouvement UDFO – mardi 21 mars -> 17h
Modalités de participation : voir en pièce jointe.

Rentrée 2017 : Le DASEN confirme la politique…

Rentrée 2017 :
Le DASEN confirme la politique d’austérité​

La réalité des mesures annoncées a rapidement fait litière des annonces fracassantes de création de postes pour la rentrée de septembre 2017. Lors du CTSD du 6 février, l’inspecteur d’Académie a d’entrée de jeu précisé le cadre de ses mesures : aucun des 16 moyens attribués au département ne servira à ouvrir des classes. Tous seront utilisés pour les priorités définies par le ministère dans le cadre de la loi de « refondation » de l’école.​ Nous y reviendrons ​plus précisément dans une prochaine Lettre d’inFOrmation.
​Pour le détail des mesures annoncées par le DASEN, cliquez ICI

Temps partiels sur autorisation : Attention !

Le Dasen ayant annoncé qu’il comptait l’an prochain récupérer des postes, entre autres, en revoyant drastiquement la politique départementale d’accord des temps partiels sur autorisation (dont les compléments correspondraient au nombre de remplaçants qui manquent), nous rappelons que cette mesure risque fort d’être contre-productive.
Lire la suite en pièce jointe.

Démissions de professeurs, licenciements de stagiaires :
FO rétablit les faits !

Les articles de presse se multiplient sur les démissions de professeurs suite à la publication d’un rapport sénatorial. La ministre minimise en parlant d’un nombre de démissions « extrêmement faible ». Pour d’autres, il est normal que le nombre de démissions soit multiplié par trois dans le 1er degré et par deux dans le 2nd degré entre 2012 et 2016, en raison du nombre de postes ouverts aux concours de l’éducation nationale… Il fallait oser !
Ouvrir des postes aux concours conduirait à la démission ? Rétablissons les faits.
Lire la suite en pièce jointe.

Au nom de l’inclusion : l’enseignement spécialisé est menacé !

Trois projets de textes (décret et arrêtés) ont été présentés au Conseil supérieur de l’éducation (CSE), permettant la mise en place du Certificat d’aptitude professionnelle aux pratiques de l’éducation inclusive (CAPPEI). De quoi s’agit-il ? Une nouvelle certification, commune au premier et second degré, en lieu et place du CAPA-SH et du 2CASH, remet en cause la formation spécialisée et les statuts.
Lire la suite en pièce jointe.

Nous aimerions vous donner uniquement des bonnes nouvelles.
Mais les politiques successives ne font que porter atteinte à l’école publique et laïque de la République.
Nous défendons cette école, nous défendons ses valeurs et nous défendons ses agents.
Pour la défendre vous aussi, pour revendiquer la sauvegarde de nos statuts, une vraie revalorisation de nos salaires et une amélioration de nos conditions de travail, un seul syndicat, indépendant et à la position claire : le SnudiFO-47 !

Pass Education : une revendication partiellement satisfaite

Le Pass Éducation permet à son détenteur d’accéder gratuitement aux collections permanentes de plus de 160 musées et monuments nationaux.

Réservé jusqu’à présent aux seuls enseignants, titulaires et contractuels du 1er et 2nd degré en activité devant élèves, la ministre de l’Éducation nationale a enfin annoncé l’extension du PASS Education à compter de janvier 2017 à tous les membres des équipes éducatives des écoles et établissements scolaires : personnels de direction, d’éducation, administratifs, sociaux et de santé, d’orientation, AESH, etc, ainsi que les conseillers pédagogiques du 1er degré et départementaux.

Cette décision satisfait partiellement une des revendications de la FNEC FP-FO qui a toujours revendiqué son extension à tous les agents du ministère. Partiellement, car une partie des agents restent exclus : personnels administratifs, techniques, sociaux et de santé en poste dans les services académiques, ex-COP et DCIO, corps d’inspection, secrétaires de circonscription, enseignants du CNED, etc.

Pour la FNEC FP-FO, la revendication reste d’actualité : le PASS Education doit bénéficier à tous les personnels du ministère qui tous participent à la même mission. C’est pourquoi la FNEC FP-FO continue de revendiquer son extension à tous les agents.

CAPD du 19 janvier 2017

En l’absence de Monsieur Poggioli, retenu au rectorat pour le Comité Technique Académique, ce sont monsieur Micheli (secrétaire général de l’IA) et madame Delage (Inspectrice adjointe) qui président cette CAPD.

1) Approbation des comptes-rendus de la CAPD du 10 mai :
D’où il ressort que notre modification a été prise en compte et surtout que ces compte-rendus permettent de remettre sur le « devant de la scène » les dossiers des collègues (ici pour les enseignants qui participent au mouvement interdépartemental).

2) Mouvement interdépartemental :
¤ Attribution des 800 points liés à la RQTH :
Sur les 5 demandes soumises à l’avis du médecin de prévention, toutes ont reçues un avis favorable du médecin dans un 1er temps et du DASEN dans un second temps.
Si le SnudiFO se félicite de l’attribution de ces points aux collègues concernés, nous dénonçons cependant le fait que ces bonifications ne fluidifient pas le mouvement ; et dans le même temps, elles reflètent les situations de souffrance des collègues qui ne voient plus que cette possibilité pour obtenir une mutation. C’est donc un cercle vicieux : pas muté, année après année, je souffre jusqu’à obtenir une RQTH, qui me permettra de muter au détriment des autres, qui n’ont pas encore assez souffert… Il ne suffit pas d’être en maladie pour obtenir l’exeat, nous rappelle M. Micheli.

3) Départ en stage DDEEAS 2017-2018. :
Un départ à la retraite est programmé à la rentrée 2017, aussi le DASEN a-t-il autorisé le départ d’une personne en stage ; la personne qui partira est connue pour avoir reçu un avis favorable en commission il y a 2 ans.

4) Liste d’aptitude 2017 des directeurs 2 classes et plus. :
34 postes seront vacants à la rentrée 2017 ; sur les 26 candidats, 7 faisant déjà fonction sont dispensés du passage en commission, 3 candidats étaient absents, 1 a reçu un avis défavorable.
Résultat : 7 dispensés + 15 avis favorables = 22 futurs directeurs. Il en manque donc d’ores et déjà 12.
Rappelons que nous nous opposons à ces commissions d’entretien qui ne permettent aucun contrôle des délégués du personnel. D’ailleurs l’administration nous rappelle entre quelques échanges à ce propos que le directeur doit faire preuve de loyauté envers l’administration puisque, par exemple, dans l’application des mesures de carte scolaire, il représente le DASEN sur son école….
Soumise au vote, cette liste a recueilli 6 abstentions (2 voix SnudiFO et 4 voix Snuipp) et 8 votes pour (7 voix Administration et 1 voix UNSA-SE)

5) – Questions diverses.
Soulignons la gesticulation oratoire du SNUIPP qui, bien qu’ayant signé le projet PPCR si destructeur pour nos statuts et notre carrière, demande, dès à présent, à vérifier que l’application d’un décret non encore publié puisse être faite afin qu’aucun collègue ne soit lésé…Nos amis du SNUIPP, s’ils se soucient vraiment de la carrière des enseignants, devraient éviter de soutenir et parapher des contre-réformes aussi nuisibles que celle du PPCR.

L’administration s’est déclarée mécontente que les chiffres relatifs aux absences non remplacées soient relayés par la presse. Nous comprenons que l’indigence d’une aussi grande administration que la nôtre vis-à-vis des citoyens gagne à être cachée. Mais…ces données ne relèvent-elles pas d’une légitime information au public qui, ne l’oublions pas, paye les impôts permettant à l’école publique de fonctionner, contribuables qui sont aussi souvent des parents d’élèves concernés par les choix de la République.

Cette indigence des moyens pour l’Education Nationale pourrait même conduire notre administration départementale, pour essayer d’assurer au mieux les missions de l’école publique, à revoir les conditions d’attribution des temps partiels sur autorisation…Hélas, et tout le monde le reconnaît, cela risque fort d’être fait au détriment des conditions de travail des enseignants.

Une de nos questions concernait la protection fonctionnelle des fonctionnaires demandées l’an dernier par plusieurs collègues. Ce sont les services juridiques du rectorat qui soumettent le dossier à l’avis du recteur et au final, c’est maintenant seulement que l’une d’entre elles va recevoir un courrier l’informant que la protection juridique lui est accordée, tandis que les autres se voient opposées une fin de non-recevoir au motif que leur dossier ne comporterait pas suffisamment d’éléments.

Nous sommes très désagréablement étonnés car ces dossiers, nous les connaissons, ce sont ceux d’adhérentes pour lesquelles nous savons que les dossiers étaient bien « étoffés ». Le SnudiFO continue de soutenir les collègues qui vont peut-être recevoir un courrier les informant de l’avis défavorable apporté à leur demande (Mme Pujos, la DRH de l’IA, est intervenue en ce sens).
Car non seulement, la protection n’est pas automatique quand on est diffamé publiquement, mais en plus, on n’est pas tenu de vous en informer et d’en justifier la raison par courrier.

Dernière question : nous avons demandé à l’administration des informations sur le calibrage des permutations pour le Lot-et-Garonne. Les données ne sont pas encore parvenues et l’administration n’est pas encore en mesure de nous répondre.

Nous avons signalé notre inquiétude quant à la dotation en postes pour le département à la rentrée prochaine, tant en ce qui concerne le Comité Technique Académique où le Recteur va proposer la dotation prochaine pour notre département que pour la question de la titularisation des PES et pour celle du nombre d’ineat accordés.

Carte scolaire 2017 | PPCR – Projet de décret sur l’évaluation | Postes vacants – remplacement | Calendriers des payes et pensions | Se syndiquer en 2017

RENTREE 2017

Après le CTM du 15 décembre : la réalité des chiffres

4311 postes annoncés mais seulement 219 pour des postes classes.

Nous invitons toutes les écoles à nous communiquer leur situation et leurs revendications au moyen de la fiche enquête jointe. Le CTSD carte scolaire se tient le lundi 6 février.

Pour notre organisation une seule question importe : les 4311 postes annoncés permettront-ils d’ouvrir des classes, d’alléger des effectifs (plus de 90 000 classes dépassent 25 élèves dont 7 700 plus de 30 élèves), de créer des postes de remplaçants ou spécialisés partout indispensables, de reconstituer les postes de RASED, d’augmenter les volumes de décharge de direction insuffisants, de rétablir les départs en stages CAPA-SH …?

Tout d’abord il faut rappeler qu’entre 2008 et 2016 le nombre d’élèves a augmenté de 103 000 alors que le budget a diminué de 1693 ETP. On est donc loin d’un retour au niveau de 2008 pourtant déjà insatisfaisant.

Pour la rentrée 2017 l’annonce d’une augmentation de 4311 postes pour l’enseignement scolaire du 1er degré avec une baisse légère de 12 100 élèves soit -0,17% par rapport à 2016 semble séduisante. Pourtant l’étude attentive de la répartition du plafond d’emploi fait apparaître une toute autre réalité.

En effet les 4311 postes supplémentaires annoncés se décomposent en :

1) 3274 (soit la majeure partie) affectés au « pilotage et l’encadrement pédagogique » , dont :
dont 1941 réservés pour les PDMQDC dont les DASEN se servent pour refuser d’ouvrir des classes ce que le ministère a justifié et confirmé au CTM.
dont 1233 postes réservés pour le remplacement. Pour le SNUDI-FO, l’amélioration du remplacement passe par le recrutement au concours pour mettre fin aux milliers de journées non remplacées dans les écoles qui entraînent des répartitions d’élèves et accroît d’autant la moyenne réelle du nombre d‘élèves par classe.
dont 100 postes pour les conventions ruralité attribués essentiellement à partir de critères spécifiques territoriaux.
– et un nombre non défini de postes pour la scolarisation des enfants de moins de 3 ans, l’éducation prioritaire et le rééquilibrage territorial et la « reconstitution » des réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased).
Ces postes ne font pas un enseignant de plus devant une classe.

2) 219 ETP (+0,08%) pour des postes classes selon le PLF 2017. Il y aura donc aucune amélioration du nombre d‘élève par classe !

Et une baisse de 400 ETP pour la formation : ce qui signifie moins de formation pour davantage de maîtres.

A cette situation il faut ajouter le fait que 665 postes de PE n’ont pas été couverts par le concours en 2016, après les 334 de 2015, soit près de 1000 postes en deux rentrées. (Rapport de la cour des comptes).

Enfin, le ministère rappelle dans la note de présentation que le « mouvement de concentration du réseau », autrement dit les fermetures d’écoles se poursuit, notamment dans le cadre des conventions ruralité, mais aussi dans les villes: 292 écoles maternelles ont encore été fermées à la rentrée 2015 et 292 écoles primaires à la rentrée 2015. Il est à noter que le nombre moyen d’élèves par classe n’a connu aucune amélioration significative depuis 2011(de 23,69 à 23,56).

Projet de décret Vallaud-Belkacem sur l’évaluation des enseignants,
transposant le « non-protocole » PPCR

A l’appel de la FNEC FP-FO, de la CGT Educ’action et de SUD Education
Dans toute le France, rassemblons-nous au ministère, devant les rectorats et DSDEN

MERCREDI 1er FEVRIER À 15 H

pour exiger le retrait du projet de décret !

Le SNUDIFO47 invite les collègues à prendre connaissance de notre analyse du projet de décret, lequel modifie en profondeur le statut des professeurs des écoles et met en cause nombre de nos garanties statutaires.

Ainsi vous trouverez en pièces jointes :
– une analyse détaillée avec citations des principaux articles du décret suivies de nos commentaires ;

– un document d’une page sous forme de « fleur » résumant les principaux points.

Nous vous préciserons dans une prochaine lettre d’inFOrmations les modalités d’organisation du rassemblement du 1er février.

Postes vacants et remplacement

Face au problème criant du remplacement, les trois organisations syndicales SNUipp-FSU, SNUDI-FO et SE-UNSA ont décidé de s’adresser ensemble à l’inspecteur d’Académie et lui demandent de les recevoir en audience.

Vous pourrez lire en pièce jointe la position du SNUDI-FO sur le problème du recrutement sur liste complémentaire pour pourvoir les postes vacants.

Calendrier des payes et pensions

Nous invitons les collègues qui souhaitent connaître les dates de virement de leur traitement ou de leur pension à consulter le tableau de nos camarades du SPASEEN-FO (personnels administratifs).

2017 : se syndiquer au SNUDI-FO

Marre de la dégradation de nos conditions de travail ? De l’accumulation de tâches, de réunions, qui nous éloignent toujours davantage du coeur du métier : enseigner ? Vous ne voulez pas être placé sous la tutelle des élus locaux ? Vous voulez conserver votre statut d’enseignant fonctionnaire d’état qui garantit notre indépendance professionnelle et notre liberté pédagogique ?
Seule la fédération FO de l’enseignement se prononce pour l’abrogation de la loi de « refondation ».

C’est décidé, en 2017, j’adhère à FO !
-> POUR l’abrogation de la loi de refondation et de la réforme des rythmes scolaires
-> POUR l’abandon de PPCR et du projet gouvernemental d’évaluation des enseignants
-> POUR le respect de nos obligations de service
-> POUR la défense de nos garanties statutaires et de nos conditions de travail

Renforçons l’instrument de la défense de nos droits individuels et collectifs.
Rejoignez le SNUDI-FO !