Collègues absents non remplacés : Communiqué du SNUDIFO47 du 16 décembre 2021

Le manque de remplaçants, dont la responsabilité incombe au ministre de l’EN (lire le communiqué du syndicat national), place les collègues dans une situation de grande tension et de stress.
Des collègues nous ayant alertés au sujet de consignes orales données par la circonscription d’Agen 1 en cas d’absence non remplacée d’un collègue, selon lesquelles il ne pourrait être dit aux familles que leur enfant ne peut être accueilli à l’école en raison des dernières mesures du protocole sanitaire qui proscrit tout brassage des élèves, nous avons interrogé M. Pignon, IEN.

Niant que de telles consignes aient été données, celui-ci a d’abord précisé que les collègues peuvent oralement indiquer aux familles qu’il n’y a pas de remplaçant, et qu’il est leur est demandé de garder leur enfant.
Nous avons insisté sur le fait que l’information ne pouvait passer uniquement par la communication orale, nos collègues directrices et directeurs, n’étant pas déchargés tous les jours et ayant en charge leur classe ne peuvent passer leur temps au téléphone. Ils doivent pouvoir communiquer l’information aux familles par courriel.Nous lui avons demandé, pour lever toute ambiguïté, que cela soit précisé par un message de sa part adressé aux écoles de la circonscription.
M. Pignon estime qu’à deux jours des vacances cela n’est pas nécessaire, mais il a précisé que les directrices et directeurs avaient toute latitude pour communiquer aux familles, y compris en s’appuyant sur la foire aux questions qui, rappelons-le, indique en page 8 : « à partir du niveau 3 / niveau orange, la limitation du brassage entre les classes s’impose. Les élèves ne peuvent donc être répartis dans les autres classes. »
Les collègues sont donc de fait dans l’impossibilité d’accueillir les élèves d’un collègue absent non remplacé. Il est évident que cela peut mettre certaines familles en difficulté, et générer des tensions entre collègues et parents. Encore une fois, le responsable de cette situation chaotique, c’est le ministre. Il convient d’indiquer aux parents mécontents – à juste titre – de se tourner vers les autorités de l’Education nationale. Qu’ils soient directeurs, adjoints ou AESH, nos collègues n’ont pas à se mettre en défaut, en insécurité ou à engager leur responsabilité.
C’est le gouvernement qui fait le choix de priver des centaines d’élèves, des milliers à l’échelle nationale, de l’enseignement auquel ils ont le droit, plutôt que de recruter des personnels pour remplacer les enseignants absents.
Continuez de nous transmettre toute situation problématique, toute information sur la situation du remplacement.
->Collègue non remplacé(e) ? Je signale

A lire également :

-> Quelle rentrée 2022 le ministre Blanquer prépare-t-il ? Lire le communiqué du SNUDI-FO->La loi Rilhac « créant la fonction de directrice ou de directeur d’école » définitivement votée : Lire le communiqué du SNUDI-FO. Signez la motion pour l’abandon de la loi Rilhac et de l’expérimentation Macron à Marseille
-> Un article du site « vousnousils » intitulé : « Remplacements d’enseignants : le problème est gravissime » : https://www.vousnousils.fr/2021/12/15/remplacements-denseignants-le-probleme-est-gravissime-656717

Dégradation des conditions de travail : Les collègues n’en peuvent plus !

Le SNUDIFO47 communique

Alors que le ministre continue de pérorer sur le refrain « Tout va très bien, madame la Marquise… », les personnels, et tout particulièrement nos collègues directrices et directeurs d’école, subissent une dégradation extrême de leurs conditions de travail, conséquence du chaos engendré par l’impéritie de la politique de M. Blanquer.

Tensions avec les familles, épuisement, mal-être, impossibilité d’exercer son métier au service des élèves… Cela devient le quotidien de beaucoup d’entre nous.

Dans le courrier qu’il lui a adressé hier, le SNUDI-FO alerte le ministre :

-> Ordres et contrordres permanents engendrés par les protocoles successifs

-> Campagnes de « testing » qui font reposer sur les personnels des tâches qui ne relèvent pas de leur statut

-> Problèmes de sécurité liés à des arrivées incessantes d’élèves et de parents

-> Pressions pour que les enseignants cumulent travail en présentiel et en distanciel (au mépris de la réglementation)

-> Refus, depuis le début de la pandémie, de recruter les personnels nécessaires notamment pour pourvoir au remplacement des enseignants absents


Dans ce contexte où les personnels sont à bout, le ministre décide de maintenir les dispositifs tels que les évaluations d’école ou les formations en « constellations » : le nombre de classes fermées explose par manque de remplaçants mais les collègues « constellés » sont remplacés…
Le SNUDI-FO présente au ministre les mesures indispensables pour que cesse cette situation devenue intenable, pour que l’école redevienne l’école. Les collègues veulent pouvoir enseigner, cela exige la satisfaction immédiate des revendications.

Pour le SNUDIFO47, ça suffit !
– Nous proposons aux personnels de se saisir du registre santé et sécurité au travail pour tout aspect de la remise en cause de la santé et des conditions de travail (le syndicat peut apporter son aide à la rédaction des fiches : contactez-nous).
– Nous invitons les collègues à ne pas subir, à se tourner vers le syndicat, pour décider toute initiative, y compris la grève (un préavis de grève a été déposé jusqu’aux vacances de Noël).


-> Lire notre compte-rendu du CHSCT-D extraordinaire du lundi 6 décembre.

-> Manque de remplaçants : Lire le communiqué du SNUDI-FO

Rentrée 2021 : communiqué du SNUDIFO47

En cette rentrée 2021, 18 mois après le début de la pandémie de Covid-19, personnels et élèves aspirent à reprendre dans les meilleures conditions possibles. Pour autant, cette rentrée sera-t-elle « la plus normale possible » comme le prétend le ministre Blanquer ? (1)

Non au pass prétendument « sanitaire »

Le SNUDIFO47 partage la position exprimée le 28 juillet par la Fédération Générale des Fonctionnaires-FO : « La FGF-FO n’accepte pas le piège de la division entre vaccinés et non vaccinés. Pour la FGF-FO, la volonté de sanctionner des agents, qui n’auraient pas été vaccinés, est totalement inacceptable. (…) Nous rejetons toutes sanctions envers les fonctionnaires, agents publics et salariés et revendiquons l’abrogation de ce projet de Loi. (…) La FGF-FO exige qu’aucune disposition de ce projet de loi ne vienne modifier les garanties du Statut général des fonctionnaires. »

  • Il soutient tous les personnels confrontés à l’obligation vaccinale et au « pass sanitaire » (PsyEN, PE en IME, IMPRO, …), et exige qu’aucune sanction ne soit prise à l’encontre de ces personnels. Pour le SNUDIFO47, aucune activité scolaire (piscine, sorties au théâtre, musée, médiathèque…) ne doit être soumise à la présentation du pass sanitaire.

Protocole sanitaire

Dans la continuité des précédents, le nouveau protocole sanitaire fait peser sur les personnels la responsabilité de la gestion de la situation créée par le ministre en les obligeant à s’adapter en permanence. La rentrée va se dérouler en pleine 4ème vague de l’épidémie. Le protocole sanitaire va entraîner la fermeture de nombreuses classes. Le niveau 2 du protocole qui s’appliquera à la rentrée prévoit « la limitation du brassage par niveau obligatoire ». En cas d’absence non remplacée d’un enseignant, les élèves seront-ils, comme au printemps, renvoyés chez eux ?

Force est de constater que la principale mesure permettant d’assurer la protection sanitaire des élèves et des personnels et la continuité des enseignements dus aux élèves est une fois de plus absente : la création massive de classes et de postes pour alléger les effectifs et garantir le remplacement de tous les personnels absents, enseignants comme AESH.

A l’inverse, le ministre Blanquer maintient les suppressions de postes et de classes (2). Or, comme l’indique fort justement le coprésident de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE), Rodrigo Arenas, « le vaccin ne permet pas d’être protégé à 100 % contre le Covid-19. En revanche, le recrutement massif d’enseignants permettrait d’organiser les classes en petits effectifs et de gérer au mieux la distanciation physique. »

  • Le SNUDIFO47 revendique la création massive de postes statutaires, le recrutement immédiat en tant que fonctionnaires stagiaires de tous les candidats au concours inscrits sur les listes complémentaires, la stagiarisation ou titularisation de tous les contractuels qui le souhaitent.

AESH

Si les importantes mobilisations de nos collègues AESH au printemps dernier ont contraint le ministère à modifier une grille indiciaire d’avancement automatique, déconnectée de l’entretien professionnel, c’est toujours dans les conditions d’une grande précarité dans le cadre des PIAL généralisés qu’ils vont effectuer leur rentrée. L’instauration de cette grille et les quelques euros de revalorisation pour l’indice plancher ne répondent pas aux revendications des AESH.

  • Pour le SNUDIFO47, la montée au ministère est plus que jamais à l’ordre du jour pour gagner sur les revendications :

– l’abandon des PIAL, les créations de postes et de places dans les établissements spécialisés ;

– le recrutement d’AESH à la hauteur des besoins ; – un vrai statut de la fonction publique et un vrai salaire ;

– 24h comptées comme un temps complet, payées 100% pour les AESH ;

– l’ouverture de véritables négociations salariales et l’augmentation immédiate de 183 € indiciaire pour tous, comme les personnels hospitaliers ;

– le versement des primes REP, REP+, de la prime informatique.

Direction d’école : non au statut de supérieur hiérarchique

Avant les congés, dans la lignée des conclusions des ateliers du Grenelle, le ministère a annoncé la mise en place d’un statut d’emploi fonctionnel de directeur d’école pour les directions totalement déchargées ! Le SNUDIFO47 rappelle son opposition totale à la création d’un emploi fonctionnel de direction qui équivaut de fait à un statut de supérieur hiérarchique. Cet emploi fonctionnel soumettrait les directeurs à une feuille de route du DASEN qui pourrait leur faire perdre leur poste. A travers cette création, le ministre en profite pour accélérer la fusion/destruction des corps d’inspection du 1er et du 2nd degré qui aura des conséquences sur l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale. Le SNUDIFO47 rappelle son opposition à ce projet qui, pour les IEN en particulier, sont indissociables de l’existence des circonscriptions et de ses écoles avec des directeurs qui ne sont pas supérieurs hiérarchiques de leurs collègues.

  • Le SNUDIFO47 réaffirme ses revendications : l’abandon de la loi Rilhac, l’amélioration des décharges hebdomadaires pour tous les directeurs, une réelle amélioration indiciaire pour tous les directeurs, une aide administrative statutaire dans chaque école, l’allègement des tâches ce qui passe par le respect du décret de 1989 sur la direction d’école.

Mesures salariales du Grenelle

En contrepartie d’un saupoudrage de primes, mais sans augmentation générale des salaires – alors que les fonctionnaires, depuis 2000, ont connu une perte sèche de plus de 20 % de leur pouvoir d’achat – le ministre s’en prend au fonctionnement même de l’école en instaurant un « management » digne des entreprises privées.

Ainsi, c’est la mise en place en cette rentrée des évaluations d’établissement dans le premier degré, la multiplication des dispositifs d’accompagnement PPCR, la volonté ministérielle de renforcer, y compris en priorisant les remplaçants, les formations dites « en constellation », qui introduisent le principe de formation et d’évaluation « par les pairs »…

  • Le SNUDIFO47 rappelle son exigence de retrait de l’ensemble de ces mesures, d’augmentation du point d’indice à hauteur de 20%, d’augmentation indiciaire immédiate et sans contrepartie de 183 € pour l’ensemble des personnels, comme pour les personnels hospitaliers et l’ouverture immédiate de véritables négociations salariales.

Carte scolaire : CTSD lundi 6 septembre

Rappelons que le département s’est vu retiré 5 postes, entraînant la fermeture de 18 classes pour seulement 6 ouvertures en cette rentrée par l’IA-DASEN. En pleine vague de Covid-19, certaines écoles abordent cette rentrée avec des effectifs très chargés, nécessitant une ouverture de classe qui leur est jusqu’à présent refusée. Le CTSD ayant à son ordre du jour les ajustements de rentrée en matière de carte scolaire se réunira le lundi 6 septembre à 9 H.

L’IA-DASEN a indiqué à la presse fin juin que les éventuelles ouvertures de classe se feraient sur les moyens de remplacement. C’est évidemment inacceptable pour le SNUDIFO47, alors que ces moyens font déjà cruellement défaut.

  • Le SNUDIFO47 soutiendra toutes les écoles revendiquant une ouverture ou une annulation de fermeture. Il se tient disponible pour appuyer toute mobilisation en ce sens. Cela exige la création massive et immédiate des postes nécessaires.

Le SNUDIFO47 invite les personnels à se réunir pour établir les cahiers de revendications des écoles et organiser la mobilisation pour les faire aboutir, y compris par la grève en y associant les parents d’élèves.

Il attire l’attention des collègues sur le communiqué FO-FSU-CGT-SUD « Pour un plan d’urgence dans l’éducation, pour les postes, les salaires, l’amélioration des conditions de travail » qui appelle « à se mobiliser dès la rentrée, à se mettre en grève le 23 septembre et à préparer la mobilisation interprofessionnelle ».

En cette rentrée 2021, pour le SNUDIFO47, c’est, plus que jamais, « vos revendications et rien d’autre » dont seule la satisfaction peut permettre une rentrée véritablement normale. Rejoignez le SNUDI-FO !

(1) Interview de Jean-Michel Blanquer au JDD du 22 août.

(2) Ainsi, dans la seule académie de Créteil, 2 630 enseignants contractuels, dont certains sont en poste depuis des années, ont été purement et simplement remerciés début juillet !

« L’école de la Confiance » : un joli nom pour cacher le pire.

Pulvérisation des statuts d’enseignants, dont celui de PE, suppression des directeurs et des écoles… Alors pourquoi ce nom : « école de la Confiance » ?
C’est assez simple : pour améliorer l’école tant du point de vue des personnels que des élèves et des citoyens ?
Non.
C’est seulement pour supprimer les mots négatifs du vocabulaire qui auraient caractérisé ce qui est vraiment fait avec l’école. On ne peut plus nommer négativement la réforme, on n’a le droit que de la penser « positivement ».
Mais alors comment se défendre contre du « langage positif » – et plus encore lorsqu’il est soutenu par certaines organisations syndicales – si on ne peut contredire les contre-réformes qu’il cache ?
Est-on toujours en démocratie ?
La Loi Blanquer et toutes les actions de l’actuel gouvernement – dont le Président disait en 2015 que parvenir à de hautes fonctions par la voie des urnes était « un cursus d’un ancien temps » – répondent à cette dernière question.

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On achève bien… le mouvement départemental.

Comme beaucoup d’entre vous l’ont peut-être noté, les demandes de temps partiel devront être déposées au plus tard le …22 février, et non pas le 31 mars, comme d’habitude, et comme annoncé dans la note de service du 5 décembre 2018. (voir le COEE)

Pourquoi avancer de plus d’un mois cette échéance ?

Pour pouvoir mettre en place la phase unique du mouvement, pour que tous les postes fractionnés puissent être constitués avant l’ouverture de celle-ci…

D’ailleurs, il est à noter que la date du groupe de travail « Mouvement », pressentie le 15 février, est reportée une fois encore. Cela s’agite beaucoup dans notre administration et cela n’augure rien de bon. Mais enfin pourquoi l’école de la « confiance » ne nous en inspire-t-elle guère ?