Protection Sociale Complémentaire PSC : Déclaration de la FNEC FP-FO à la Commission paritaire de pilotage et de suivi du 18 mai2026

Monsieur le président, mesdames et messieurs les membres de la CPPS,


La FNEC FP-FO est la seule organisation à ne pas avoir signé les accords PSC et, en cette première commission paritaire de pilotage et de suivi depuis leur entrée en vigueur, nous sommes certains que notre position était la meilleure à tenir dans l’intérêt des agents, notamment au regard des retours que nous avons du terrain.
Nous avons su mesurer l’écart entre une participation employeur trompeuse et ce qu’elle embarquait réellement en termes de recul de libertés, de modifications contractuelles fondamentales avec la perte du couplage santé/prévoyance, de menaces statutaires, de perte de solidarité.

La FNEC FP-FO a continué de défendre seule les plus précaires et de dénoncer la perte annoncée de leur pouvoir d’achat.

Nous craignons que la situation ne s’aggrave avec la situation actuelle et le choix d’une économie de guerre.
Au 1er mai on aurait pu s’attendre à ce que les contrats soient opérationnels et le déploiement terminé, pourtant, il est toujours question d’accompagnement des services
de gestion et de diffusion de la nouvelle organisation aux académies avant les congés d’été… qu’en est-il du déploiement en paie que vous estimez satisfaisant ? C’est inquiétant, notamment pour les services et la surcharge de travail. Comme est inquiétante l’apparition de Viamedis, un organisme externe pour la prise en charge du tiers payant, organisme dont l’efficacité et la sécurité posent déjà question.
Concernant l’affiliation en santé, les adhésions plafonnent en deçà de 80% quand l’opérateur visait un taux de 85% pour atteindre un seuil de rentabilité. Nous vous reposons la question, cela risque-t-il d’entrainer des conséquences, notamment en termes de coût ? Et quid des options dont nous avions les chiffres étonnamment bas auparavant ?
Pour ce qui concerne la prévoyance, 72 198 adhésions sur 1 541 093 agents actifs éligibles, soit 4,68%. Cela n’est pas fait pour nous rassurer non plus. Surtout quand les remontées nous indiquent des problèmes récurrents d’espaces adhérent, de problème de passage d’un contrat individuel au collectif ou, pire, l’impossibilité de joindre le numéro dédié. Êtes vous en capacité de nous donner des éléments sur la couverture réelle des agents en individuelle auprès du prestataire ?

Le ministère, avec les OS signataires ont acté le découplage, il s’agirait maintenant de s’inquiéter des conséquences potentielles et de la réalité d’une couverture qui était auparavant automatique pour un grand nombre d’agents.
De plus, nous vous avions averti ici même en mars sur les conséquences que pourraient avoir à subir les agents en arrêt long du fait d’un passage vers le contrat collectif non éclairé ou d’exclusions ? Qu’en est-il ? Le Ministère a-t-il fait le nécessaire en termes de communication ou de négociation ? La création d’un Collectif des Agents de l’Education Nationale en CMO, CLM, CLD et en attente de droits montrent bien que la situation est urgente. Vous avez été destinataires de leur courrier. Quelles réponse et garantie pouvez vous leur apporter ?


Enfin, sur le fonds d’action sociale, La FNEC FP-FO réaffirme sa position, certaines actions proposées comme l’aide à la solvabilisation de la tierce personne et la participation financière relative aux centres de vacances entrent en concurrence avec des prestations de l’action sociale de l’employeur et c’est une manière à bon compte de basculer vers le portefeuille des agents une partie de celle-ci.
Par ailleurs, si les nouvelles prestations mises en place, « aide pour les agents en « maintien » pour raisons de santé » et « aide au paiement de la cotisation enfant en faveur des familles les plus modestes » répondent à l’objet même du fonds d’accompagnement social du régime, nous dénonçons à travers cette dernière prestation un détournement de la finalité du fonds.
En effet, ministère et organisations syndicales signataires ont mis en place un régime trop coûteux pour les enfants et les familles, ce que FO dénonce depuis le début. Cette prestation d’aide au paiement de la cotisation enfant représente in fine une subvention déguisée et systématisée afin de pallier ces tarifs. Ainsi, des agents en grande difficulté financière même sans enfant, seront exclus de cette aide alors qu’ils sont bénéficiaires du régime et cotisent au fonds d’action sociale.
Pour conclure, FO rappelle qu’il est plus que nécessaire de renégocier sur la base de la liberté d’adhésion, du couplage santé prévoyance et d’une véritable solidarité débouchant sur prestation unique.

Pour cela, elle invite à nouveau les organisations syndicales signataires à retirer leur signature de l’accord.

Référentiel de direction d’école : un passage en force inacceptable.

C’est avec colère que nos organisations syndicales FSU-SNUipp, Se-UNSA, SNUDI-FO, CGT Éduc’action, SUD
Éducation ont découvert la parution au BO, le jeudi 21 mai, de la circulaire Référentiel métier des directrices et
directeurs d’école.


Nous dénonçons une nouvelle fois le manque de dialogue social entre le ministère et les organisations
syndicales représentatives. En effet, alors que des discussions couraient depuis un an et que le ministère s’était
engagé, à l’issue du dernier groupe de travail du 12 mars, à nous solliciter une nouvelle fois avant la publication,
nous avons été simplement destinataires du « projet consolidé » ces derniers jours, sans possibilité d’évoquer
tous les points nous paraissant problématiques. Nous ne pouvons que dénoncer cette décision unilatérale pour
un texte lourd de sens et d’enjeux pour l’ensemble de la communauté éducative.


La forme est problématique, il en est tout autant du fond. Si nos organisations syndicales ont pu noter un
certain nombre de modifications entre le projet initial et le final, le fond et la portée du texte ne différent pas.
Comme nous l’avions indiqué au ministre dans un courrier unitaire de juin 2025, et ce malgré nos avis divergents
sur la loi Rilhac et ses conséquences sur ce référentiel, nous sommes unanimes pour dénoncer un texte visant à
modifier en profondeur le fonctionnement de l’école,
en allant bien au-delà des cadres existants.

Le ministère persiste donc à vouloir alourdir les missions des directeurs et directrices d’école, à instaurer et renforcer leur rôle
de « management », à les soumettre à toutes sortes de pressions locales, à les isoler des collectifs de travail, tout
en amplifiant une politique du tout-évaluation. En outre, bien loin de clarifier leurs responsabilités en matière de
sécurité (s’agissant notamment du registre de santé et de sécurité au travail ou du document unique d’évaluation
des risques professionnels), la circulaire maintient le flou sur la répartition des rôles entre direction d’école et
autorités administratives. Tout ceci reste profondément inacceptable pour nos organisations et pour les
personnels enseignants considérant que de telles mesures ne participeront pas à améliorer les conditions de
travail des personnels et d’apprentissage des élèves. Enfin, ce nouveau référentiel ne répondra pas aux
problématiques pesant de plus en plus lourd sur l’école publique : elle ne souffre pas d’un défaut de
« pilotage », mais du manque de moyens pour enrayer les inégalités et améliorer les conditions de travail,
conséquence des suppressions de postes décidées notamment dans le cadre du budget 2026.


Nous réaffirmons que la richesse des écoles reste la force du collectif et que les personnels demandent avant
tout des mesures permettant d’alléger les tâches de direction, des emplois pérennes et statutaires d’aide
administrative au fonctionnement de l’école, une revalorisation salariale et un réel soutien de la hiérarchie. Dans
ces conditions, nous exigeons que cette circulaire soit retirée dès maintenant et que de nouvelles discussions
sur la base des revendications des personnels soient entamées
.

Paris le 04 juin 2026, FSU-SNUipp, Se-UNSA, SNUDI-FO, CGT Éduc’action, SUD Éducation

Nos stages syndicaux 2025-2026

La retraite

Mardi 18 novembre 2025 à l’UD FO 47, 9-11 rue des Frères Magen 47000 AGEN

Professeurs des écoles : Connaître ses droits pour les préserver et se préserver

Mardi 20 janvier 2026 à l’UD FO 47, 9-11 rue des Frères Magen 47000 AGEN

Droits et obligations du fonctionnaire

Date à venir

Ouvert aux fonctionnaires des 3 fonctions publiques

AESH : Connaître ses droits pour les préserver et se préserver

Mardi 3 mars 2026 à l’UD FO 47, 9-11 rue des Frères Magen 47000 AGEN

Une autre date à venir, à Villeneuve-sur-Lot

Se reconvertir

Mardi 16 juin 2026 à l’UD FO 47, 9-11 rue des Frères Magen 47000 AGEN

Protection Santé Complémentaire obligatoire : Notre dossier

A partir d’avril 2026, les fonctionnaires devront adhérer à une Protection Santé Complémentaire obligatoire.
Pour les fonctionnaires de l’éducation nationale, il s’agit du nouveau contrat MGEN obligatoire

La cotisation de base (ou « socle commun ») a été fixée à 77,06 € par mois par le groupement MGEN/CNP Assurances. L’État prendra en charge 50 % de cette somme, laissant aux agents un reste à charge de 38,53 € par mois. Toutefois, ce montant variera en fonction des revenus, avec une fourchette annoncée entre 33 € et 53 € par mois et par agent.

-> Prenez connaissance de notre dossier

Évaluation spécifique des directeurs : Pour le SNUDI-FO, c’est NON !

« Madame, Monsieur,
Vous êtes éligible en 2024-2025 à une évaluation au titre de vos fonctions de direction d’école, sous réserve d’exercer ces fonctions au 1er septembre 2024.
Pour votre information, vous trouverez en lien les modalités du dispositif d’évaluation.
Vous serez informé(e) de la date, de l’heure et du lieu de l’entretien par courriel au moins 15 jours calendaires avant la date de celui-ci. »

Voilà le message qu’ont reçu bon nombre de directeurs durant les congés d’été. Quelle est cette évaluation ? D’où vient-elle ?

-> Lire la suite du communiqué du SNUDI-FO

Stage « Se reconvertir temporairement ou définitivement de l’éducation Nationale » Mardi 11 juin

Ce stage s’adresse aux professeurs des écoles titulaires.

Il sera l’occasion de faire l’état des droits du fonctionnaire et de l’accompagnement possible dans le cadre d’une reconversion professionnelle, qu’elle soit temporaire ou définitive.

Les inscriptions se font en ligne sur le formulaire dédié en suivant ce lien. Vous recevrez alors une convocation pour cette journée de formation.

Toute demande de stage est à effectuer au plus tard 1 mois avant, le 10 mai, en envoyant une demande d’autorisation d’absence pour formation syndicale (lien ici) ainsi qu’une convocation à son IEN.
Rappel : Chaque agent a droit a 12 jours de formation syndicale par an, sur le temps de travail.

Informations pratiques : Le stage se déroulera de 9h à 16h30, à l’UD FO 47, 9-11 rue des Frères Magen à Agen (Bourse du travail, en face de l’école Simone Veil).
Il est possible d’apporter son repas le midi ou de déjeuner au restaurant à proximité avec les participants qui le souhaitent.

Demande de congé de formation professionnelle – rentrée 2024

L’imprimé de demande de congé de formation professionnelle et la lettre de motivation sont à transmettre par la voie hiérarchique, pour le 31 mars 2024, à la DSDEN, ressources humaines/gestion collective. Voir la circulaire et le formulaire au COEE47.

Tout agent a droit à 3 années de formation professionnelle au cours de sa carrière, dont une peut être rémunérée.
Ces 12 mois peuvent être fractionnés. Par exemple, il est possible de demander 10 mois de formation à temps plein puis 2 mois plus tard, ou seulement 1 jour par semaine sur un période plus longue, dans la limite de l’équivalent de 12 mois à temps plein.

Pensez à nous adresser vos demandes pour que nous puissions les défendre en CAPD.

Direction d’école : Quelques journées de plus… en échange de la délégation de compétences de l’IA-DASEN

Deux projets de décrets concernant la direction d’école étaient à l’ordre du jour du comité technique ministériel (CTM) du 16 mars. Alors que la loi Rilhac va imposer aux directeurs la délégation de compétences de l’autorité académique et l’autorité fonctionnelle, modifiant ainsi en profondeur leur place dans l’école et les accablant de nouvelles tâches, le projet de décret augmente certaines quotités de décharges de direction : les écoles de 6 et 7 classes bénéficieront désormais d’un tiers de décharge (contre un quart de décharge aujourd’hui) et les écoles de 12 et 13 classes d’une décharge totale (contre une demi-décharge ou trois-quarts de décharge actuellement).-> Lire la suite du communiqué du SNUDI-FO.

Lors du CTM, la FNEC FP-FO a rappelé ses revendications :
– Augmentation des décharges de direction pour toutes les écoles ! Aucune école sans décharge hebdomadaire !
– Aucune fermeture de classe ! Ouverture de toutes les classes et les postes nécessaires !
– Abrogation de la loi Rilhac ! Non à la délégation de compétences et à l’augmentation de la charge de travail des directeurs !

La FNEC FP-FO n’a pas participé au vote sur ce projet de décret. Vote des organisations syndicales lors du CTM du 16 mars :
– POUR : FSU, SE-UNSA, SGEN-CFDT, SNALC
– Abstention : CGT
– NPPV : FNEC FP-FO

Coup de théâtre : un statut d’emploi fonctionnel pour les directeurs totalement déchargés dès la rentrée de septembre !

Vendredi 2 juillet, à la toute fin d’un groupe de travail au ministère, les représentants du ministre annoncent la volonté de ce dernier de mettre en place par voie réglementaire un statut d’emploi fonctionnel pour les directeurs des écoles totalement déchargés (13 classes et plus en maternelle, 14 classes et plus en élémentaire). Il anticipe ainsi le projet de loi Rilhac – que nous combattons – qui ne devrait pas être adopté avant 2022. Il s’agit bel et bien de créer, pour 6 % des écoles dans un premier temps, un statut de directeur supérieur hiérarchique des collègues.

-> Lire le communiqué du SNUDI-FO