Les RIS du Snudi FO, c’est maintenant | Élections aux conseils d’écoles et consignes de sécurité | Animations pédagogiques via GAIA : l’usine à gaz | Direction d’école : à propos de l’aide administrative

Les RIS du SNUDIFO47, c’est maintenant.

Premières réunions programmées :
? Jeudi 6 octobre – 17 H 00 – Ecole élémentaire de Monflanquin
? Mardi 18 octobre – 17 H 30 – Au siège du syndicat, 9, 11 rue des frères Magen à Agen

« Ras-le-bol ! La coupe est pleine ! »

Nombreux sont les collègues qui n’en peuvent plus. La dégradation de nos conditions de travail est continue, alimentée par les mesures de la « refondation » de l’école : réforme des « rythmes scolaires », école « inclusive », nouveaux cycles avec le cycle 3 « école-collège », ingérence accrue des élus locaux avec les PEDT, nouveaux programmes, toutes mesures qui entraînent toujours plus de réunions qui font exploser les 108 heures… A cela s’ajoutent des classes toujours chargées, le manque de remplaçants, et maintenant le recrutement de contractuels jetables, une formation continue liquidée… Il devient chaque jour plus difficile d’enseigner.

Un nouveau rapport fait état de ce que l’éducation en France est de plus en plus inégalitaire. Qu’importe pour nos gouvernants, qui se préoccupent des résultats de leur politique comme de l’an 40, pourvu que les exigences de déqualification et de baisse du coût du travail des sphères dirigeantes de la finance soient satisfaites. Ils n’ont qu’un seul mot d’ordre : « On continue ! »

Projet d’évaluation des enseignants : alerte !

Une seule exigence : le retrait !

Leur objectif immédiat : faire sauter le verrou qui bloque encore la mise en œuvre jusqu’au bout des contre-réformes : le statut. Le moyen pour y parvenir : le protocole PPCR, refusé par une majorité FO, CGT et SUD. Une revalorisation en trompe l’oeil, « des promotions à la tête du client, une formation rééducation, l’auto évaluation culpabilisatrice comme dans le privé, une carrière individualisée, la fin de la liberté pédagogique  » et un accompagnement permanent qui renvoie tous les PE titulaires à l’état de stagiaires à vie, tel est le véritable contenu de PPCR.

Pour venir s’informer et débattre, pour commencer à regrouper les forces : participez massivement aux RIS (réunions d’information syndicale) organisées par le SNUDIFO47.

Ne restez pas isolés !
Vous avez droit à 3 RIS par année scolaire, à déduire des 18 heures d’animations pédagogiques. Venez poser vos questions.

? Qu’est-ce que PPCR et le projet d’évaluation des enseignants ?
? Certains « syndicats » prétendent qu’avec PPCR, nous allons être « revalorisés » financièrement : est-ce vrai ?
? Qu’en est-il du projet de décret modifiant nos ORS (obligations réglementaires de service) ?
? Mercredi après-midi de formation : sont-ils obligatoires ?
? Sécurité : Retour sur les consignes ministérielles
? …

? Modalités pratiques et modèle de lettre à adresser à l’IEN en pièces jointes.


Élections aux conseils d’écoles et consignes de sécurité

Les élections aux conseils d’écoles doivent se dérouler le vendredi 7 octobre. Les dernières consignes ministérielles relatives à la sécurité placent les collègues, et en particulier les directeurs, dans une situation difficile. Les autorités doivent prendre leurs responsabilités pour ne pas laisser les personnels livrés à eux-mêmes. Le SNUDIFO a écrit à la ministre (lire le courrier en pièce jointe).


Animations pédagogiques via GAIA : l’usine à gaz

Rappelez-vous, c’était il n’y a pas si longtemps encore, le bon vieux temps où nous nous inscrivions via Base 47…
Qui, sincèrement, aurait pu penser que nous le regretterions ?
Personne, et pourtant…


Direction d’école : à propos de l’aide administrative

Les directeurs d’écoles sont confrontés en cette rentrée à une charge de travail considérable, alourdie par les dispositifs de la refondation et les consignes en matière de sécurité. Pour y faire face, le régime des décharges est notoirement insuffisant, notamment pour les collègues des écoles de moins de quatre classes. C’est la raison pour laquelle le SNUDI-FO revendique une amélioration significative du régime des décharges avec l’attribution d’une décharge hebdomadaire pour tous, y compris pour les collègues des écoles à classe unique.

Des collègues directeur(trice)s des écoles de deux et trois classes ont dû attendre fin septembre pour bénéficier de la première journée de décharge (sur les 10 auxquelles ils ont droit) et dans certains cas, il a fallu l’intervention du SNUDIFO47. N’hésitez pas à nous contacter si vous êtes dans ce cas.

En outre, plusieurs collègues nous ont alertés sur le fait qu’ils ne bénéficiaient pas d’une ADE (aide administrative à la direction d’école), aide appréciable, particulièrement pour la préparation des élections au conseil d’école.
C’est pourquoi Le SNUDIFO47 écrit ce jour à l’inspecteur d’académie pour attirer son attention sur ce problème. Vous pourrez lire la lettre en pièce jointe.

Afin d’appuyer notre démarche, nous invitons tous les collègues directrices et directeurs d’école qui estiment indispensable de bénéficier d’une ADE à nous le faire savoir.


C’est décidé, j’adhère à FO !

  • POUR l’abandon de la réforme des rythmes scolaires
  • POUR l’abandon de PPCR et du projet gouvernemental d’évaluation des enseignants
  • POUR le respect de nos obligations de service
  • POUR la défense de nos garanties statutaires et de nos conditions de travail

C’est décidé, j’adhère à FO !

PPCR et projet d’évaluation des enseignants : Faire avaler la casse du statut par une revalorisation en trompe-l’oeil

La décision gouvernementale de mettre en œuvre le protocole PPCR (Parcours Professionnels, Carrières et Rémunérations, protocole que les organisations majoritaires de la Fonction Publique FO, CGT et Solidaires ont refusé de signer) fait peser les plus graves menaces sur nos droits, notre statut, nos carrières et nos salaires.

Evaluation : Chatel, le retour

Le gouvernement ressort le projet du Ministre Chatel d’une évaluation par compétences avec un bilan professionnel annuel en lieu et place de l’inspection avec une note chiffrée. Certes, beaucoup de collègues ne voient pas d’un bon œil le système actuel de l’inspection. Sauf que… Au motif de passer d’une notation chiffrée soit-disant trop injuste – alors que celle-ci est cadrée par des grilles nationales ou académiques, la note pouvant être contestée devant la CAPD – on passerait à une évaluation formative, ou l’appréciation serait littérale, soit sans classement possible pour l’obtention d’une promotion éventuelle.

Pour le ministère, il s’agit de passer, de la notation en lien avec les tâches d’enseignement à autre chose : l’évaluation de ce qui est périphérique. Car pour le ministère, un enseignant n’enseigne pas seulement ; il est, dans le cadre de la loi de Refondation, du référentiel des compétences et connaissances, un tout qui doit rendre compte dans son entretien d’évaluation annuel avec le chef d’établissement (ou l’IEN) de ses progrès, de sa volonté de formation, de la manière dont il applique les réformes et les explicite….

Le chef d’établissement (ou l’IEN) choisirait ainsi les 30% de collègues qui pourraient bénéficier du qualificatif « excellent » leur permettant éventuellement (au plus 2 fois dans la carrière en classe normale) d’avoir une réduction d’ancienneté d’un an pour passer au 7ème ou au 9ème échelon. C’est la liberté pédagogique individuelle qui est attaquée et mise en cause.

Nous placer définitivement sous la coupe de la « communauté éducative »

Avec la calamiteuse contre-réforme des « rythmes scolaires », les ingérences des élus politiques se multiplient dans nos écoles, mais nous pouvons encore y mettre le holà en nous appuyant sur notre statut d’enseignant fonctionnaire d’État.

Le gouvernement a bien perçu qu’il a y avait un verrou à faire sauter pour nous mettre totalement sous la coupe des PEDT dans l’école des territoires. Il est clair que ce nouveau dispositif d’évaluation correspond à cet objectif : nous serions évalués notamment sur notre « contribution à l’action de la communauté éducative ».

« A tout moment de la carrière » nous serions contraints d’accepter un « accompagnement d’un CPC, PEMF, tuteur …» pour « consolider nos compétences professionnelles, remédier aux difficultés rencontrées » « favoriser la mobilité » et « aussi répondre à tout autre besoin exprimé localement » !

C’est-à-dire qu’il nous faudrait accepter de renoncer à nos droits statutaires et à notre indépendance professionnelle, pour espérer bénéficier d’une promotion ! Pour FO, c’est inacceptable.

Une pseudo-revalorisation pour faire passer la pilule

PPCR contient deux autres volets : l’intégration de points des indemnités perçues dans le salaire, une classe exceptionnelle au-dessus de la hors classe, pour les plus « méritants ». Pour une majorité d’entre nous, la carrière se fera à un rythme unique, mais moins avantageux que le rythme moyen actuel. Nous vous invitons à prendre connaissance de notre dossier qui démontre précisément ce qu’il en est de la « revalorisation » mise en avant par le ministère pour nous faire avaler la pilule de la remise en cause de nos garanties statutaires.

? lire le dossier Augmentation du salaire des PE : info ou intox ?

Salaires, promotions, évaluations : rien n’est acceptable dans PPCR !

Ce qui n’était pas acceptable en 2012 avec le décret Chatel n’est pas plus acceptable aujourd’hui avec le projet PPCR Valaud Belkacem. Une seule exigence s’impose : le retrait de PPCR et du projet gouvernemental de nouvelle évaluation qui en découle !

Mercredis après-midi de formation : respect de nos obligations de services !

Des ordres de mission pour au moins un mercredi après-midi -en présentiel- et même pour 2 heures et quart en distanciel…
Bigre ! Voilà qui montre le sérieux avec lequel l’administration entend que nous considérions la prétendue « 2e journée de pré-rentrée » (appelée aussi l’an dernier, « journée du Recteur », ce qui sonnait un peu comme un ancien privilège féodal, on comprend donc que le Dasen dans sa lettre ait laissé de côté cette appellation).

Ainsi donc, même si elle n’a pas de fondement légal, vous serez obligés de la faire, cette fameuse 2ème journée de pré-rentrée, qui arrive après (la rentrée) et que vous estimez avoir déjà faite avant. Vous suivez ?

Pour le Snudi-FO, les choses sont claires : comme nous l’avons déjà expliqué l’année dernière, ces mercredis après-midi de travail supplémentaire n’ont pas de base règlementaire et sont imposés au nom d’une 2e journée de pré-rentrée qui n’existe pas.

Et attention, pour les 2h15 que les collègues de cycles 1 et 2 doivent faire en distanciel, vous êtes prévenus, votre temps de connexion sera contrôlé (d’où l’ordre de mission)…
Eh ben dis-donc, tout ceci pourquoi ? Les nouveaux programmes associés à la loi de Refondation de l’Ecole ? Ou pour faire passer en force des heures de travail supplémentaires qui s’ajouteraient à nos 108h d’obligations réglementaires de service ? On peut se poser la question.

Toujours est-il que c’est sûr, là, il y a obligation. Oui, mais … Le SNUDI FO vous invite à décompter ces heures des 108h : ne faites pas 5h15 de travail supplémentaire, hors temps de présence des élèves, sans les déduire de vos ORS.

PEdT, APC, Rythmes Scolaires : comment en finir !

Pour en finir avec la confusion scolaire/périscolaire, les PEdT, l’APC, … L’abrogation du décret instaurant les rythmes scolaires est plus que jamais à l’ordre du jour !

En cette rentrée scolaire marquée par une détérioration sans précédent des conditions d’enseignement des personnels, le SNUDI-FO constate que les effets néfastes du décret n° 2013-77 du 24 janvier 2013, instaurant la réforme des rythmes scolaires, ne font que s’accroître sans aucun effet bénéfique pour les élèves. Les faits l’attestent : ce décret instaure le désordre dans les écoles et ouvre la porte à l’intrusion généralisée des municipalités dans l’enseignement, à la mise sous tutelle des PE, fonctionnaires d‘Etat, par les élus locaux.
[…]
Suite de l’article dans le communiqué du SNUDI-FO

108 heures : comptez vos heures !

108 heures : il faut compter vos heures !

Dans un contexte où on nous demande sans cesse de nouvelles missions sans que notre salaire n’augmente réellement (voir notre article sur ce sujet ici), il convient de faire respecter notre statut et de ne pas accepter de travailler bénévolement, ouvrant ainsi la porte à tous les abus préjudiciables à nos conditions de travail.

Pour cela nous vous avons mis un tableau en pièce jointe. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à contacter le SnudiFO-47.

Conséquence au quotidien, en particulier pour les directeurs, des consignes liées à la sécurité vigilance-attentat

Suite aux derniers attentats qu’a subis la France, la note ministérielle du 29 juillet 2016, concernant plus précisément les directeurs d’école et les directives qui leur sont adressées, soulève certaines questions importantes qui, dans la « culture de la sécurité » qu’on nous demande de développer, exigent d’avoir une réponse claire, précise et rapide.
Car le gouvernement et les DSDEN se retranchent derrière le même discours démagogique flou sur la sécurité des enfants qui nous sont confiés, cela ne fait que cacher leur ignorance de ce qu’il convient de faire, leur versatilité quant-aux mesures à prendre et cette « urgence attentat » réelle révèle l’impréparation de l’État alors que l’affaire Merah date urgemment de mars 2012, les crimes perpétrés à Charlie Hebdo créent l’urgence depuis janvier 2015, soit bientôt deux ans…

• Ainsi, au sujet de la communication des numéros de téléphone personnels que réclament les DASEN, même si directeurs et adjoints ont déjà rempli la fiche de renseignements professionnels et que l’administration dispose déjà de leur numéro de téléphone, il convient de savoir qu’un CHSCT Ministériel aurait dû réglementairement être convoqué avant la publication de la note du 29 juillet.
Cela n’a pas été fait. Il y avait urgence… depuis mars 2012.
Précisons que le fait qu’un agent de l’État soit joignable, y compris de manière volontaire, en dehors de ses heures de service sur un téléphone (personnel ou professionnel) relève d’un dispositif d’astreinte qu’aucun texte réglementaire n’autorise et qui doit ouvrir droit à rémunération. C’est, sinon, une atteinte au respect des ORS qu’on nous demande si souvent de respecter à la lettre.
Mais Il y a urgence… depuis quand déjà ?

Nous demandons donc à Monsieur le DASEN de faire savoir au ministère, comme le fait le Snudi-FO, qu’il est urgentissime de régler correctement cette question réglementaire et pas au détriment des enseignants et directeurs d’école.

• Concernant la tenue de réunions de rentrée avec les parents d’élèves pour exposer les mesures de
sécurité prises au sein des écoles, nous attirons votre attention sur le piège que constituent ces réunions : pas plus en matière de sécurité concernant les attentats que sur les autres questions de sécurité évoquées dans le PPMS, les directeurs n’ont de compétences particulières. La responsabilité des enseignants ne peut être engagée au titre de la sécurité des élèves qui leurs sont confiés lorsqu’il s’agit de circonstances exceptionnelles ne relevant pas de conditions normales auxquelles sont confrontés les enseignants dans l’exercice de leurs fonctions. Entrent en jeu ici des compétences particulières qui sont celles de l’État et des autorités civiles.
Il appartient donc aux autorités hiérarchiques de fournir le texte écrit qui sera remis aux parents ainsi que la liste des mesures prises après concertation avec les responsables municipaux et civils qualifiés et que devront suivre les enseignants.

Nul enseignant ne peut être tenu responsable d’un quelconque défaut d’évacuation ou d’alerte (comme Monsieur le DASEN l’a exprimé lors de la CAPD du 6 septembre 2016). En l’état de la note du 29 juillet, la sécurité des élèves et des personnels n’est qu’une illusion entretenue par l’administration auprès des parents.
Monsieur le DASEN doit agir auprès des municipalités et du ministère pour que les mesures de la « culture de la sécurité » ne soient pas pure démagogie et charge de responsabilités supplémentaires pour les enseignants.

• Les parents doivent être sollicités afin d’obtenir leur aide pour « la sensibilisation et la mise en œuvre des règles définies pour assurer la sécurité des entrées et des sorties des élèves ».
Le caractère amateur d’une telle consigne souligne l’impréparation d’un ministère qui fait communication de tout bois. L’appel à tout va à la « communauté éducative » ne doit pas faire oublier qu’il revient à l’État, via les services adéquats, d’assurer la sécurité des citoyens et non pas aux enseignants et aux parents.
La consigne ci-dessus soulève des problèmes importants : Qui sélectionne les parents volontaires et sur quels critères ? Qui portera la responsabilité – y compris pénale – du choix de tel ou tel parent en cas d’incident ultérieur ? Qui définira les missions et les tâches de ces parents ? Qui exercera sur les missions de ces parents un contrôle que la confiance n’exclut pas ?
Cette consigne peut donc poser de nombreux problèmes, y compris de sécurité, qui nécessitent son annulation et des réponses aussi précises qu’urgentes de la hiérarchie.

Le Snudi-FO, comme tous les enseignants, comprend parfaitement l’importance qu’il y a à trouver des réponses le plus adaptées à ces questions urgentes de sécurité liées aux attentats. Le Snudi-FO ne demande pas aux enseignants de refuser les consignes actuelles liées à la sécurité.
Mais « l’union sacrée » et les efforts demandés aux fonctionnaires de l’Éducation Nationale ne doivent pas faire peser sur leurs épaules des responsabilités qui ne sont pas les leurs. Les autorités civiles doivent être mises à contribution et leur responsabilité engagée. Ce n’est pour l’instant pas la voie qu’a choisie le ministère en considérant, de manière bien pratique et démagogique, que cela rentre dans la cadre usuel de nos responsabilités sur la sécurité des enfants qui nous sont confiés.

CTSD : Une fermeture en pleine rentrée, seulement deux ouvertures 3/4 : inacceptable !

Le CTSD portant sur les dernières mesures de carte scolaire s’est tenu ce 5 septembre 2016

Une fermeture en pleine rentrée, seulement deux ouvertures 3/4 : inacceptable !

Nombre de collègues attendent avec impatience la tenue du premier CTSD de la rentrée. Beaucoup d’entre eux sont partis en congés avec la menace d’une fermeture ou dans l’espoir au contraire d’obtenir une ouverture de classe car on ne sait plus comment gérer plus de 26 élèves avec des AVS, des PPS, des élèves non francophones des doubles ou triples nivea ux … On aura une pensée particulière pour les plus « chanceux » qui cumulent toutes les difficultés.

Nous évoquerons particulièrement le cas du RPI de Beauville/Engayrac qui demande l’ouverture d’une classe supplémentaire pour avoir le droit de travailler dans des conditions décentes.

Il existe dans ce RPI trois classes : PS/MS/GS à 33 élèves, un CP/CE1 à 23 et un CE2/CM1/CM2 à 25. Dans ce dernier triple niveau on y trouve 4 PPS, 2 élèves non francophones, une AVS et une seconde à venir.

Les parents et élus de ce RPI sont venus manifester devant la DSDEN pour demander cette ouverture de classe indispensable à la survie de l’école Républicaine dans leurs villages. Qui peut sincèrement dire que ce RPI ne mérite pas une ouverture ? Va-t-on laisser les parents se détourner de l’école publique au profit de l’école privée ? Attend-on la disparition simple des écoles rurales dans nos départements ?

Les organisations syndicales participent au CTSD et argumentent face aux IEN et IA pour les convaincre d’ouvrir. Le syndicat FO défend toutes les ouvertures et s’oppose à toutes les fermetures.

Nous défendons en effet une école publique de qualité et refusons toute gestion comptable de l’Éducation Nationale.

Mais que faire devant une administration qui ne respecte pas les instances officielles et décide unilatéralement du devenir de nos écoles sans porter la moindre attentions aux arguments avancés pour leur défense ? Que dire de notre IA qui refuse de recevoir une délégation de parents avant de prendre sa décision ? Comment comprendre que seuls la FSU et FO soient descendus à la rencontre des manifestants pour connaître leurs doléances ? Comment accepter qu’une IEN se bouche les oreilles en pleine séance pour ne pas entendre les manifestants ? Comment comprendre le mutisme de l’IEN de Villeneuve sur la question du RPI de Beauville ?

Il est grand temps de s’interroger sur l’utilité de certaines organisations syndicales qui approuvent ou s’abstiennent lors du vote final offrant à l’administration une certaine légitimité… partageant la même logique comptable.

L’IA a donc pris les décisions suivantes  :

Fermetures : École Jasmin à Ste livrade.
Force ouvrière dénonce cette décision inacceptable, obligeant un collègue à changer de poste et d’école quelques jours après la rentrée, en dehors d’un mouvement régulier où les droits de tous et de chacun sont garantis par des règles, avec une bonification en cas de fermeture de classe.

Ouvertures : Castillones, Colayrac et provisoirement pour l’année scolaire l’école de Lavardac

On notera pour cette dernière école une attaque sans précédent sur notre statut car le poste ouvert ne couvrira que 75 % du temps. Il y aura donc une classe supplémentaire sur 3 jours et le reste de l’organisation restera à définir. Que devient la classe de l’enseignant le dernier jour ?

À ce jour, le compte n’y est pas. Force ouvrière revendique des classes à 25 élèves maximum et sur cette base, il nous manque pas moins d’une quarantaine d’ouvertures. Nous assistons depuis quelques années à la destruction de l’Éducation Nationale. Les contre-réformes commencent à faire leurs effets et la casse de notre statut s’annonce inéluctable.

Mais parce que nous pensons qu’il est toujours temps d’agir et de renverser ce mouvement, la fédération FO de l’enseignement vous appelle à nous rejoindre pour faire avancer nos revendications légitimes.

Rentrée 2016 : Face à la dégradation des conditions de travail, les revendications ne manquent pas, notre détermination non plus !

Aggravation des contre réformes

La ministre annonce dans la circulaire de rentrée la poursuite de la réforme dite des rythmes scolaires, la réforme du collège, le cycle CM /6 ème, la disparition programmée des SEGPA, la suppression des postes de PE éducateurs en internat dans les EREA, l’inclusion accrue pour atteindre 120 000 élèves en situation de handicap dans les classes… sans compter les multiples tentatives d’imposer des demi-journées de « prérentrée » au cours de l’année scolaire au mépris de nos obligations réglementaires de service (ORS).
Elle publie le 1er août le décret autorisant localement toutes les dérogations à la semaine scolaire, celui assouplissant les normes d’encadrement des activités périscolaires (un animateur pour 18 enfants de 6 ans) et annonce la publication imminente de celui sur les ORS des PE.

Obligations réglementaires de service

Nous reviendrons prochainement sur cette question. Nous invitons d’ores et déjà les collègues à comptabiliser leurs heures dans le cadre des 108 heures annualisées.

Au sujet des APC, certaine organisation demande aujourd’hui de « vous engager à ne plus mettre en œuvre les APC » mais aussi « à ne plus prendre d’élèves en charge dans le cadre du temps imparti aux APC ».
Attention ! Les textes sont clairs : en tant que fonctionnaires, en dehors du cadre légal des grèves, tout non respect de nos obligations réglementaires de service (ORS) met l’enseignant en faute. Il en va d’ailleurs de même lorsque « on » vous dit de ne pas vous déclarer gréviste 48 heures au minimum avant celle-ci.
Pour notre part, SNUDI-FO, nous demandons l’abrogation de ces mesures (pour rappel, nous étions bien seuls en 2008 à exiger l’abrogation des décrets DARCOS instaurant l’aide personnalisée devenue ensuite APC). Nous nous refusons à donner des consignes qui mettent les enseignants en danger et en position de ne pas être défendables. C’est seulement en dressant la force collective des collègues avec leurs syndicats, y compris par la grève, qu’on peut faire reculer le ministère.

Consignes de sécurité : bien des questions sont posées

Le 24 août, au nom de la lutte contre les attentats, la ministre de l’Éducation nationale et le ministre de l’Intérieur annonçaient des nouvelles mesures qui assimilent les directeurs d’école à des supérieurs hiérarchiques. Elles mettraient les personnels dans une situation intenable face aux groupes de pression, remettraient en cause leur statut de fonctionnaire d’État, aggraveraient leurs conditions de travail, déjà très dégradées et exonéreraient l’État de ses obligations en matière de
protection et de sécurité en chargeant « la communauté éducative » d’assurer ces tâches.
Nous reviendrons très prochainement sur ces questions.

Les conditions réelles de la rentrée – Carte scolaire

665 postes de PE non couverts par le concours en 2016 après les 334 de 2015, soit près de 1000 postes disparus en deux rentrées (rapport de la Cour des comptes). Autant de PE, de remplaçants en moins.
Le nombre de stagiaires licenciés augmente et les DASEN recrutent des contractuels par centaines pour atteindre les chiffres de 1 800 en cette rentrée, alors qu’il y en avait quelques dizaines il y a 3 ans.
Les postes manquent partout. Des mesures de fermetures de classes, voire d’écoles sont décidées même pendant les congés d’été. Dans le département, le CTSD qui examine les mesures de carte scolaire de rentrée se réunit lundi 5 septembre à 9 h 00 à la DSDEN.

? C’est l’occasion pour les écoles qui refusent une fermeture ou demande une ouverture d’organiser rassemblements et délégations devant la DSDEN pour faire valoir leurs légitimes revendications.

? Tenez le syndicat informé de vos initiatives, communiquez tous les éléments utiles pour permettre aux représentants FO au CTSD de défendre votre demande.

L’année 2016/2017, c’est aussi l’année de la mise en œuvre de PPCR

Avec PPCR, la ministre annonce une revalorisation en trompe-l’œil qui devrait justifier le chamboulement des règles d’évaluation. La ministre entend supprimer la notation chiffrée sur 20 avec un barème pour lui substituer une nouvelle notation en 4 pavés, effectuée au niveau « le plus proche », basée sur les rapports des enseignants avec la « communauté éducative », donc soumise à l’arbitraire local et notamment aux collectivités locales. Sur cette importante question nous reviendrons aussi prochainement.

Aucun poste ne doit manquer – Ouverture de la liste complémentaire

Respect des règles statutaires : Abrogation des rythmes scolaires

Abandon de PPCR – Non à l’évaluation par compétences

Respect du droit à mutation, accord des ineat/exeat 

Abrogation de la loi El Khomri

Le SNUDI-FO prendra toutes les initiatives, si possible dans l’action commune, y compris la grève, pour créer le rapport de force permettant d’obtenir satisfaction.

Il appelle à participer à la mobilisation interprofessionnelle du 15 septembre à l’initiative des organisations CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL « pour obtenir l’abrogation de la loi Travail (…) ».

Se syndiquer, maintenant

Pour être plus fort ensemble, pour la défense de nos revendications, de notre statut, de nos droits, de nos conditions de travail, renforçons l’outil syndical : rejoignez le SNUDI-FO !

Droit à mutation : CR du rassemblement / audience

Une vingtaine de collègues se sont retrouvés à l’appel du SNUDI FO 47 et du SE UNSA 47 mercredi 6 juillet devant la DSDEN à Agen pour protester contre le refus du DASEN d’accorder des exeat.

Une délégation composée de 2 représentants du SNUDI FO, de 2 représentants du SE UNSA et de 2 collègues en attente de mutation a été reçue par le DASEN et ses services. Nous déplorons pour les collègues l’absence du SNUIPP qui n’a pas répondu à notre proposition de rassemblement.

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