CAPD Promotions

Déclarations Préalables

Une déclaration préalable commune aux 5 fédérations de Lot et Garonne (FSU, FO, UNSA, CFDT, CGT) dénonçant le projet de décret sur l’évaluation des enseignants et qui en demande le retrait a été lue.

Chaque syndicat (FSU, FO, UNSA) a ensuite lu sa propre déclaration préalable (se référer aux sites internet des différents syndicats).

Ces déclarations sont remontées au Recteur, puis au Ministre.

FO a concentré sa déclaration sur la condamnation des accords de Bercy parce qu’ils remettent en cause la possibilité pour les syndicats de défendre les revendications et sur le problème des salaires parce que les promotions en sont un élément important.

Notons que l’IA n’a pas répondu à la déclaration du SNUDI. Par contre elle a répondu aux autres en partageant l’idée de la nécessité de revoir l’évaluation des enseignants… Elle a aussi défendu les IEN qu’elle estime attaqués dans la déclaration du SNUipp qui dénonce des dérives autoritaires de certains IEN (le SNUDI partage l’appréciation du SNUipp).

Fonctionnement de la CAPD

FO : Nous commençons par faire remarquer que, sachant que le SNUDI FO ferait partie de la nouvelle CAPD, l’IA aurait dû l’informer du fonctionnement de la CAPD : à ce jour nous n’avons pas eu copie du règlement intérieur. _ Renseignements pris, il apparaît que le suppléant ne peut pas prendre part au débat… Nous demandons une modification pour que le titulaire et le suppléant puissent intervenir selon l’ordre du jour.

IA : Cela ne fait pas partie des questions diverses posées, refus de modifier le règlement intérieur pendant cette CAPD.

FO : Justement, si nous n’avions pas eu connaissance du courrier du SNUipp, nous ne savions pas qu’il fallait poser les questions par écrit avant. Vous deviez nous informer avant de ce fonctionnement.

Autre problème : le titulaire est convoqué, le suppléant est informé, il n’est pas automatiquement remplacé et sa présence peut être remise en cause. Nous demandons que le suppléant soit membre de droit de la CAPD et que sa participation soit garantie.

Promotions

Ne consiste qu’à une intervention technique : 2 corrections faites suite aux interventions, avant la CAPD, du SNUipp et du SNUDI.

Le SNUDI a fait remarquer que rien n’était épargné aux collègues pour ces opérations : l’application la plus stricte et la plus étroite du règlement était toujours faite (promotions à la décimale, décompte de 1 jour d’AGS pour une absence sans traitement…). Réponses de l’IA : « c’est la règle ! »

Réintégration de notre collègue licencié

FO : Le Tribunal Administratif a prononcé l’annulation de l’arrêté du 12 juillet 2010 par lequel le recteur avait licencié notre collègue à compter de 1er septembre 2010. Nous souhaitons connaître la position de l’administration vis à vis de notre collègue et connaître sa date de réintégration ainsi que les modalités choisies.

IA : Elle a été informée de la décision du TA mais ne peut se prononcer sur un éventuel appel du Recteur.
Elle fait remarquer que le collègue n’a pas contacté l’IA pour demander sa réintégration…

FO : Nous citons le jugement qui dit que le TA enjoint le Recteur à réintégrer M. Denaules dans les 2 mois. S’il a fait un recours c’est qu’il veut reprendre, c’est à l’IA de le contacter ! Nous demandons que toutes les dispositions soient prises pour que sa reprise se fasse dans de bonnes conditions et pour éviter les écueils passés.

IA : Elle attend une réponse rapide du Rectorat, elle souhaite pouvoir lui proposer de participer au stage dès le 12 janvier et un stage en pratique accompagné pour reprendre…

Dernière minute : l’IA a contacté le collègue, réintégration programmée le 12 décembre.

Remboursement des Frais de déplacement / Application DT-Ulysse

FO : Les collègues nous remontent les difficultés qu’ils ont ou qu’ils ont eu pour se connecter ou pour remplir leurs OM… Beaucoup abandonnent la demande de remboursement à cause de la lourdeur du système : c’est le moyen pour le ministère de faire des économies sur le dos des agents (par la réduction des personnels administratifs d’une part, par l’abandon de nombre de demandes d’autre part).

Nous demandons le remboursement automatique des frais de déplacement dès lors qu’un collègue a participé à une réunion obligatoire (animation pédagogique…). Nous demandons un état des remboursements pour connaître le nombre de collègues qui n’ont pas été remboursés.

IA : C’est une application nationale, elle est obligatoire. Si elle arrive elle-même à remplir ses remboursements tout le monde peut y arriver sans problème… Il est tout a fait possible d’améliorer la notice produite par les services de l’IA. Elle doute du fait que les collègues ne demandent pas leurs remboursements par lassitude… Mais elle refuse catégoriquement de mesurer la proportion des remboursements par rapport aux réunions : les résultats seraient faussés car ils ne tiendraient pas compte des collègues qui, volontairement, ne souhaiteraient pas se faire rembourser (covoiturage… ).

FO : Administrativement, le covoiturage n’exite pas ! Soit la réunion est obligatoire et les collègues ont droit à se faire rembourser, soit elle n’est pas obligatoire.

Création des Ordres de Mission (OM)

FO : Rappel du droit : les heures d’animation pédagogique sont obligatoires. L’IA, doit convoquer avec OM, ce qui entraîne le droit au remboursement des frais de déplacement et prise en compte sur le temps de travail (couverture en cas d’accident). Avec DT-Ulyse, c’est l’agent qui crée sont OM alors que ce devrait être l’employeur, ça doit être l’inverse. Nous estimons aujourd’hui, en l’absence de jurisprudence, qu’un enseignement qui se déplace se met en danger s’il n’a pas reçu son OM des services de l’IA.

IA : Ne voit pas la nécessité de créer des OM pour les animations pédagogiques. Elle précise que l’inscription à une Animation Pédagogique vaut Ordre de Mission. Elle s’y engage en CAPD.

FO : Nous demandons une confirmation écrite.

Animations Pédagogiques

FO : On constate que les animations pédagogiques sont de moins en moins assurées par les IEN, conseillers pédagogiques ou autres intervenants… La place est donnée aujourd’hui à l’autonomie des écoles ! Dans certaines circonscriptions, des heures sont attribuées pour l’élaboration de prochain projet d’école ou pour s’approprier le nouveau livret de compétences… Globalement, les sollicitations sur ces heures (animations, journée de solidarité…) dépassent largement les obligations de service. Nous demandons le respect des horaires définis par la loi et nous nous opposons à la proposition faite dans une circonscription de rattrapper les heures sur l’année scolaire suivante !

Pour les projets d’école, il suffit de les refaire l’année prochaine avec les heures prévues à l’avance.

IA : Les 9 heures accordées sont suffisantes pour régler les 2 sujets (Projet d’École et LPC). Elle demande que soit mis à l’ordre du jour de chaque conseil des maîtres un temps pour parler du projet d’école. Pour les heures demandées en plus dans certaines circonscriptions, la demande a été abandonnée et des solutions au cas par cas sont trouvées par l’IEN. Pas question de reporter les projets d’école à l’année scolaire prochaine.

Enseignement des Langues vivantes et décloisonnement

FO : Nous tenons à rappeler que l’enseignement des langues ne s’impose qu’à un certain nombres de collègues (le décret sur l’enseignement des langues n’ayant à ce jour pas été abrogé).La présence d’un poste flèché dans l’école n’oblige aucun autre collègue au décloisonnement. Nous demandons que les intervenants soient nommés partout où c’est nécessaire. Dans le cas contraire les collègues n’assureront pas l’enseignement des langues. L’administration devra prendre ses responsabilités.

IA : Elle prend note… Elle affirme que sur le département tout va pour le mieux et qu’il existe, ici ou là, quelques écoles où l’enseignement ne peut se faire… Les difficultés sont réglées au cas par cas. Elle ne peut plus mettre d’intervenants , faute de budget. Elle compte donc sur le dévouement de chacun, particulièrement dans le cadre des décloisonnements. Elle entend d’une oreille distraite que dans des écoles certaines classes ne feront pas de langues et qu’elle ne peut imposer le décloisonnement. Le SNUDI FO a donc insisté sur ce dernier point.

Déménagement de l’école Monflanquin

FO : Le maire de la commune a décidé, sans tenir compte de l’avis de l’équipe pédagogique ni des parents d’élèves, de déplacer l’école élémentaire dans les locaux de l’ancien collège. Il est prévu que l’école maternelle soit transférée au même endroit à moyen terme. À quelques mètres du collège se trouvent des antennes relais qui posent un problème de santé publique : toutes les études tendent à démontrer que les risques pour la santé sont importants et que le principe de précaution doit s’appliquer. L’équipe enseignante vous a adressé 2 courriers restés à ce jour sans réponse. Donnerez votre accord pour le déplacement de ce groupe scolaire dans cette zone à risque ?

IA : Elle a bien reçu les 2 courriers. Elle ne voit aucun intérêt pédagogique au déplacement de l’école, ni sur le plan de la sécurité vis à vis des antennes. Elle dit avoir contacté le maire . Elle n’a aucun pouvoir sur la mairie : l’emplacement de l’école n’est pas du ressort de l’IA.

FO : Les enseignants et les élèves relèvent de sa responsabilité.

IA : Elle fera un courrier au maire mais ne s’engage pas à répondre aux enseignants.

FO : Si la rentrée se fait avec l’antenne relais à proximité, nous évoquerons le droit de retrait pour les personnels. IA : Elle ne considère pas ce droit légitime dans la mesure où le dangerosité des antennes n’est pas prouvée.

FO : Le contraire non plus : de plus en plus de jugements montrent la dangerosité potentielle des ces antennes-relais. Nous maintenons notre position.

Transmission des documents par les directeurs d’école

FO : La transmission des documents administratifs par les IEN sont à la charge systématique des écoles qui doivent prendre sur leur temps et sur leur budget photocopies. Par exemple, sur la circonscription de Tonneins l’IEN a envoyé par mail des documents représentant un total de 166 pages (heures LPC et Projet d’ecole). Si le directeur veut les imprimer pour ses collègues il lui en coûtera plus de 1300 pages ! Le coût et le temps nécessaire ne sont pas acceptables.

IA : Ces documents sont généraux (programmes, référentiels…) : les enseignants devraient déjà en disposer, ils ont été envoyés pour s’assurer qu’ils les ont bien pour les réunions. Pourquoi systématiquement imprimer ? Le directeur peut les transférer à ses collègues sous forme numérique : c’est mieux pour le développement durable… On peut les lire à l’écran.

FO : Non, le transfert reporte la charge de l’impression sur les collègues. La lecture à l’écran n’est pas une solution s’il faut vraiment lire attentivement un document. Vous parlez développement durable : l’IA nous fournit des documents de 500 pages pour les Promotions, si vous nous donniez les documents sous un autre format de données on pourrait optimiser. En l’occurence, le SNUDI FO synthétise vos documents en 31 pages : notre bilan carbone est meilleur…

EVS : Renouvellement, Formation

SNUipp : Pose le problème de la formation de 60h proposée par l’IA, hors temps de travail. Quels critères pour l’affectation des EVS Administratifs ? Demande la prise en charge des frais de déplacement pour les EVS affectés sur plusieurs écoles.

FO : Insiste sur les fins de contrat en juin 2011 : si les contrats ne sont pas renouvelés le jour suivant, alors ils ne seront pas reconduits : on atteint le bout de la logique de la précarité !

IA : Le Secrétaire Général (SG) réaffirme que l’IA se préoccupe beaucoup de ces personnels et qu’ils font leur possible pour leur trouver les meilleures solutions possibles. Les budgets connus en avril, il répondra sur la reconduction à ce moment-là. Ne répond pas s’il la mission est reconduite à la rentrée (pas de renouvellement) ou si le contrat est reconduit le jour suivant la fin du précédent (reconduction et congés d’été payés pour les EVS).

Pour les déplacements, l’IA ne prendra pas les frais en charge. M. Pignon, IEN, précise que les EVS ont signé en connaissance de cause…

FO : On ne choisit pas de travailler pour 600€ par mois, on est obligé parce que c’est ça ou rien !

Modalités de transmission de documents administratifs

UNSA : Demande que l’IA ne publie pas les informations administratives, en particulier le mode de promotions (Grand Chois, Choix, Ancienneté) sur son site. Ces données sont considérées confidentielles par la CADA (Commission d’Accès aux Documents Administratifs).

IA : Accepte la remarque et ne publiera pas la liste des promus.

Remarque : L’UNSA vise en particulier le SNUipp… Le SNUDI ne veut pas entrer dans cette polémique stérile : nous entendons les arguments de l’UNSA sur la confidentialité et ceux du SNUipp sur leur liberté de publier ce qu’ils veulent (ce serait à la CNIL ou à la CADA de leur signifier, en tout cas pas l’UNSA).

Pour notre part,

Nous envoyons individuellement à chaque enseignant qui nous a renseigné volontairement son adresse mail personnelle le résultat de leur Promotion avec tous les éléments du barème.

Nous envoyons aux écoles, accessibles aux seuls personnels, la listes des promus avec le mode d’avancement

Nous publions sur notre site Internet public la liste des promus par échelon (sans le mode d’avancement).

Sorties scolaires et évaluations nationales

UNSA : Comment font les enseignants qui sont en sortie scolaire pour la semaine des évaluations ?

IA : Les enseignants dégagent 3h chaque jour pour faire passer les évaluations pendant la sortie.

SNUipp : Ou ils ne font pas passer les évaluations.

FO : Ou la semaine suivante… (Ce n’est pas possible car c’est aussi sensible que les sujets du Bac : il ne faut pas de fuites!)

École de Calignac

SNUipp : dénonce une situation inacceptable où le maire se prend pour l’employeur des enseignants.

IA : Elle a pris toute la mesure du problème et ses responsabilités : l’IEN rappelle régulièrement les droits et les devoirs du maire. La situation semble un peu s’arranger… Sinon elle demandera l’intervention du Préfet auprès du maire. Elle accepte la demande de délégation de la collègue particulièrement éprouvée par la situation.

Indemnités de Changement de Résidence (ICR)

2 dossiers différents posés par le SNUipp et FO : les textes ne prévoient de payer ces ICR que si nomination à titre définitif. FO demande la possibilité de faire fonctionner une régie d’avance pour aider ces collègues qui ont engagé des frais, souvent importants, pour déménager.

IA : C’est la règle ! En plus les budgets sont épuisés, on ne peut déjà pas payer avant février ceux qui y ont droit, on ne va pas payer ceux qui n’y ont pas droit.

FO : Cette réponse est doublement inacceptable, pour ceux qui y ont droit, et pour ceux qui devraient pouvoir bénéficier d’une avance.

Promotions 2011/2012

Vous pouvez prendre connaissance du résultat des Promotions pour l’année scolaire 2011/2012 (document PDF ci-contre).

Le SNUDI FO a fait corriger le projet initial de l’IA et a permis à un collègue de bénéficier de sa promotion.

Un fait important à connaître et à faire connaître : lorsqu’un collègue bénéficie d’une autorisation d’absence sans traitement, cette journée est décomptée dans son AGS (ancienneté). Les conséquences peuvent être importantes : une collègue n’a pas pu bénéficier d’une promotion pour une journée décomptée. Résultat : cette journée lui aura coûté au total 585€ !

Réponse de l’IA aux remarques du SNUDI FO : « c’est la règle »

Dans la lettre d’information spéciale Promotions, vous pourrez lire :
– la déclaration préalable du SNUDI FO
– les statistiques Promotions pour l’année scolaire 2011/2012
– les promus par échelon et par corps

Comment le SNUDI FO vous informe ?

Les adhérents ou les collègues qui nous ont confié les éléments de leur barème, reçoivent individuellement, par mail, une fiche récapitulative, vérifiée par le SNUDI FO avec les services administratifs de l’IA.

Les collègues qui ont donné leur adresse mail personnelle au SNUDI FO pour recevoir nos informations reçoivent, s’ils sont promus, la fiche récapitulative les informant de leur promotion, avec les éléments du barème fournis par l’IA, mais sans vérification du SNUDI FO.

Les écoles sont destinatrices de la lettre d’information du SNUDI FO (ci-contre), sans les éléments du barème.

Évaluation professionnelle : Défense du salaire, du statut, de la liberté pédagogique et de l’indépendance professionnelle

Le ministre engage les hostilités, FO organise la mobilisation !

Le projet de décret sur les entretien professionnels, dont FO vous parle depuis plus d’un an, est maintenant connu dans ses détails. C’est une véritable provocation contre les personnels enseignants :

? Sur le plan financier.

C’est une baisse de nos salaires, composante du plan d’austérité, en instaurant le ralentissement du déroulement de la carrière avec un rythme unique : l’ancienneté.

30% obtiendraient un bonus de 5 mois d’ancienneté entre 2 échelons, 50% un bonus de 2 mois…

Concrètement, pour atteindre l’échelon 11, il faudra attendre entre 2 ans et demi et 6 ans et demi de plus ! Cela représente une perte totale de 3200€ à 8000€…

C’est une remise en cause supplémentaire des droits à pension pour des dizaines de milliers de PE qui partiront sans aucune possibilité d’atteindre le 10ème et/ou le 11ème échelon (et encore moins la Hors Classe), sauf à prolonger de plusieurs années pour obtenir une pension suffisante.

? Sur le plan statutaire.

Les délibérations des conseils d’école s’imposeraient alors contre les obligations de service définies et les missions définies statutairement. Il n’y aurait plus aucune grille, aucun critère national. Le décret livre les enseignants à l’arbitraire, aux pressions locales par le biais des Conseils d’écoles, il organise la dénaturation de nos missions pour imposer une polyvalence enseignement / accompagnement éducatif.

? Sur le plan relationnel.

Les conséquences seraient dramatiques : pressions accentuées, personnels livrés à l’arbitraire, tensions entre les collègues car le déroulement de carrière, et donc le salaire, dépendra directement du bon vouloir de l’IEN et de son appréciation du projet d’école et du travail en équipe… C’est le management à la France Télécom appliqué à l’Éducation Nationale.

Nous exigeons le retrait pur et simple du projet de décret !

Nous invitons les écoles à se saisir de notre modèle de prise de position (ci-dessous et ci-joint), de l’adapter si besoin à vos revendications, et de nous la renvoyer au syndicat : à l’appui de ces prises de position nous prendrons tous les contacts nécessaires avec les autres syndicats, nous exigerons à tous les niveaux l’abandon de ce projet de décret.

Arrêts-maladie des fonctionnaires : présomption de « fraudeurs » !

Pour l’abandon du plan de rigueur

Pour l’annulation de la décision d’instaurer un jour de carence

Pour FO, le projet gouvernemental de créer un jour de carence pour les arrêts-maladie des fonctionnaires et de rallonger le délai de carence dans le privé constitue une véritable provocation dans le but de réaliser des économies sur le dos de tous les salariés qui sont, par ailleurs, de plus en plus nombreux à ne plus pouvoir accéder aux soins.

En clair, concernant les fonctionnaires, la proposition serait de supprimer la rémunération de l’agent lors de son premier jour d’arrêt-maladie, c’est une véritable sanction contre les fonctionnaires malades et une nouvelle atteinte au statut de la Fonction publique. De plus, faire croire que les arrêts-maladie dans la Fonction publique sont des arrêts de complaisance est inadmissible.

Où sont les vrais fraudeurs ?

Les salariés malades ou la fraude sociale organisée par certains patrons et qui représente, par le « travail dissimulé », un manque dans les caisses de l’Etat d’environ 15 Milliards d’euros par an ?

La dette publique n’est pas celle des salariés… Pour FO, l’austérité d’où qu’elle vienne de droite ou de gauche, est inacceptable.

Cette mesure populiste aggrave et accélère l’offensive contre le statut général de la Fonction publique dans l’objectif d’aligner purement et simplement le régime des fonctionnaires sur celui du privé, c’est-à-dire créer non pas un jour de carence, mais 3 voire 4… En oubliant au passage que, dans le privé, pour près de 80 % des salariés, l’employeur prend en charge les fameux jours de carence au travers des conventions collectives ou des accords d’entreprise, ce qui signifie qu’ils n’ont pas de perte de rémunération… pour l’instant. FO dénonce cette sanction financière à l’égard des fonctionnaires qui ne sont en aucun cas responsables de la dette.

Cette décision d’instaurer un jour de carence comme les annonces du Premier ministre le 7 novembre accentuent l’austérité imposée par le gouvernement depuis plusieurs années.

En moins de 3 mois, les salariés, leurs droits sociaux, sont lourdement touchés : taxes sur les complémentaires santé, CSG, aggravation de la contre-réforme des retraites, augmentation des impôts (IRPP – TVA), perte de pouvoir d’achat de prestations sociales, détérioration et remise en cause accentuées des services publics et des services de santé (RGPP) et  maintenant un jour de carence pour les arrêts-maladie autant de mesures que FO condamne et dont elle demande l’abandon.

L’appel à la grève interprofessionnelle pour faire reculer le gouvernement est à l’ordre du jour

Par conséquent, FO considère qu’une réponse déterminée est nécessaire. Cette réponse ne peut en aucun cas consister en une succession de manifestations ou journées d’action dont on a fait le constat de l’inefficacité l’an dernier.

Condamner les plans d’austérité annoncés nécessite de préparer, par l’action commune, un appel à la grève interprofessionnelle sur des revendications claires et précises pour arrêter la spirale de la démolition : augmentation générale des salaires, défense des services publics et de la protection sociale collective, rejet de la RGPP, rétablissement de tous les postes supprimés dans le cadre du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, défense du statut de la Fonction publique, arrêt de toutes les contre-réformes.

C’est ce que propose FO aux autres syndicats.

C’est ce que veut la majorité des personnels qui, lors des dernières élections professionnelles, viennent de faire progresser FO dans tous les secteurs.

Trou de la Sécu : qui sont les vrais fraudeurs ?

Ce graphique est issue du bulletin de l’ACOSS-URSSAF de novembre 2011 disponible sur son site ici : Page du site de l’ACOSS

Selon ce bulletin (Acoss Stat N°138) nous avons déjà payé 90% de ces `éxonérations de part patronale compensées par l’état`, donc avec les impôts ou taxes diverses et les emprunts de l’état auprès de banquiers.

Depuis, nous payons donc en plus les intérêts de ces emprunts… qu’ils appellent notre `dette publique` !

Le total de ces `mesures compensées par l’état` atteint la modique somme de 275 milliards d’euros… sans compter les milliards d’intérêts versés chaque année dans le budget de l’état aux banquiers prêteurs ! ( nb : le paiement des intérêts de la Dette est devenu le premier poste du budget de l’état, devant l’Éducation Nationale et la Défense !)

` L’audit de la Dette ` est déjà fait : il suffit de lire les comptes de la Sécurité Sociale pour constater qu’il n’y a pas de `dette publique`… mais une dette privée.

– Les salariés devraient-ils vraiment payer trois fois la dette de leurs patrons `exonérés` ?
– Devraient-ils la payer avec leurs impôts ?
– Devraient-ils la payer aux banquiers avec les intérêts des emprunts d’état ?
– Devraient-ils la payer avec le déremboursement de leurs médicaments ou avec un ou quatre jours de carence en cas de congé-maladie ?

FO a raison de déclarer que cette `Dette` n’a rien de `publique` : elle n’est ni celle des salariés, ni celle des fonctionnaires et encore moins celle des retraités !

FO a donc raison d’exiger le retrait des mesures imposées dans les plans d’austérité… toujours au nom d’une `dette publique` totalement fabriquée !

Les `fraudeurs` ne sont pas toujours là où on le prétend.

Fonds Publics à l’École Publique, Fonds Privés à l’École Privée !

Le lendemain du 27 septembre, le gouvernement a donc annoncé, comme il l’avait prévu, le détail des 14.000 suppressions de postes pour 2012 :
– 5.700 suppressions de postes dans le 1er degré
– 6.550 suppressions de postes dans le 2d degré

À l’évidence, la énième journée d’action saute-mouton (la 10ème depuis un an) appelée par FSU, UNSA, CGT, SUD et CFDT n’a pas fait bouger d’un millimètre le gouvernement.

Mais était-ce vraiment le but recherché ?

Qu’il y ait matière à se mobiliser et à faire une vraie grève, c’est une évidence.

La contre-réforme des retraites, le blocage des salaires depuis 2 ans, les milliers de suppressions de postes dans la Fonction Publique, la détérioration des conditions de travail organisée par l’ensemble des contre-réformes : autant de sujets qui justifient la colère des salariés, des personnels de l’Éducation Nationale.

Depuis le conflit des retraites de 2010, FORCE OUVRIÈRE maintient sa proposition aux autres syndicats d’appeler à une vraie grève, la grève interprofessionnelle pour la satisfaction des revendications, la grève pour gagner.

Pour l’heure les responsables FSU, UNSA, CGT, SUD et CFDT refusent cette proposition préférant se déclarer prêts à « examiner avec le gouvernement les mesures à prendre pour réduire la dette … et pour la maîtrise des déficits publics » (extraits du communiqué intersyndical du 18 août 2011)…

Alors, bien sûr, nous comprenons les collègues qui ont fait grève le 27 pour protester contre les suppressions de postes et les conditions de travail. Leur colère est légitime, c’est la nôtre aussi !

Mais le 27 septembre était-ce vraiment une journée d’action pour revendiquer l’annulation des suppressions de postes dans l’Éducation Nationale, l’abrogation des contre-réformes ?

NON puisque le lendemain tous les journaux titraient : « public – privé, main dans la main »…

À l’évidence, en organisant cette journée avec les représentants de l’enseignement privé, hiérarchie comprise, les initiateurs de cette action ont permis de placer sur le même terrain les suppressions de postes dans le public et celles dans l’enseignement privé :
– comme s’il n’y avait qu’un seul enseignement dans ce pays, ;
– comme si les enseignants fonctionnaires du public avaient le même statut que les enseignants du privé, eux qui sont contractuels de droit public (donc payés par nos impôts) mais choisis par les diocèses, comme les salariés du privé
 ;
– comme si l’heure était à unifier les deux formes d’enseignements, privé et public.

À FORCE OUVRIÈRE, si nous ne contestons pas le droit à l’enseignement privé d’exister (ce qui peut se discuter quand on constate que certaines filières du supérieur, avec des frais de scolarité prohibitifs, empêchent toute une couche de la population d’y accéder, et qu’elles sont privilégiées par les entreprises pour leur recrutement…), nous rejetons cette logique qui aboutit à justifier le financement de l’enseignement privé par des fonds publics et à lui donner un statut de service public.

Accepter cette logique, c’est accepter la logique de la privatisation de l’enseignement pubic, de son transfert aux collectivités territoriales, aux associations privées comme veulent le faire les gouvernements qui obéissent aux directives de l’Union Européenne et qui privatisent à tour de bras.

Pour FO, il n’y a qu’une seule École de la République : l’École Publique

Pour FO, les fonds publics doivent financer exclusivement l’École Publique. Pour l’enseignement privé : des fonds privés.

NON à la privatisation rampante de l’Éducation Nationale et des Services Publics !

Défense inconditionnelle de l’École Républicaine et de ses personnels

Élections Professionnelles 2011

FO devient le 2ème syndicat chez les instituteurs et les professeurs des écoles.

FO obtient 153 voix (19,8%) et 1 siège : FO est représentatif sur le département !


Par ce vote vous avez affirmé votre volonté de garder un syndicat revendicatif et de proximité.

Les conséquences de la loi sur la représentativité, expliquées par FO, ont pesé lourd sur ce vote…

Pour nous le travail ne fait que commencer : nous allons peser de tout notre poids pour le rétablissement d’un véritable vote démocratique, pour l’abandon de la loi sur la représentativité, pour l’abandon du vote électronique.

Notre Fédération Force Ouvrière progresse globalement, sur toute l’Éducation Nationale de 3% (communiqué de la Fédération Nationale en pièce jointe).

Nous remercions tous les collègues qui ont voté pour FO et ceux qui auraient voulu le faire et qui n’ont pas pu à cause du votre électronique…
Nous remercions tous nos adhérents qui ont su franchir tous les obstacles pour permettre de valider leur vote et leur implication pour faire voter FO.
Nous remercions tous les militants qui, depuis 4 ans, passent régulièrement dans vos écoles et prouvent que le véritable syndicalisme, revendicatif, de terrain, a encore de l’avenir devant lui.

Merci à tous, vous pouvez compter sur nous pour assumer les mandats que vous nous avez confiés et pour vous en rendre compte.

Fabrice, Myriam, Denis, Éric, Pierre, Bernadette, Philippe, Christophe

EVS : de mal en pis ?!

Particulièrement contrarié par le manque de réponses apportées à la délégation reçue à la Préfecture ce mercredi 8 juin lors du rassemblement d’une cinquantaine d’EVS, le SNUDI FO a essayé d’obtenir des informations auprès des services de la Préfecture et de la DIRRECTE.

Si le préfet semble conscient des difficultés que traversent tous les EVS, les choses ne sont si simples…

L’enveloppe budgétaire pour le second semestre devrait être connue la semaine prochaine et « devrait » être équivalente, voire même supérieure à celle du premier semestre…

Le Préfet de région « annoncerait » 2500 CAE pour l’ensemble de l’académie mais sans préciser les dotations précises pour chaque département. Le fléchage serait identique au précédent à savoir :
– Priorité sur les postes d’EVS-h
– EVS destinés à la gestion des EVS dans les collèges employeurs
– EVS administratifs

Une convention « serait » signée entre le Préfet de région et le Recteur d’académie.

Cette nouvelle convention « permettrait » un nouveau contrat de 9 ou 10 mois, le retour à des emplois du temps de 24 heures hebdomadaires payées 20, la polyvalence en mélangeant les missions d’EVS-h et d’EVS administratif…

Le chômage pour tous en juillet / août ? Quid de la reconduction si 2 mois de coupure ?

Le pire est à craindre pour les EVS si ces informations sont confirmées !

Quel avenir pour les EVS administratifs ?

Si le nombre de postes d’EVS est globalement équivalent, voire supérieur, alors pourquoi les EVS administratifs ne sont pas renouvelés ?

L’explication serait sordide : D’un côté le ministre de l’Éducation nationale annonce le renouvellement de tous les EVS, de l’autre le ministre du Travail, Xavier Bertrand, lui répond que l’Éducation nationale ne remplit pas ses obligations en matière de contrats aidés, en particulier pour la formation professionnelle.

Ainsi, le gouvernement « aurait » décidé de supprimer les postes d’EVS administratifs pour les réserver à des employeurs plus scrupuleux… Les EVS-h sont « protégés » par la loi Montchamp qui rend obligatoire la présence d’un EVS pour permettre la scolarisation des élèves handicapés.

Ce n’est pas recevable ! Il suffirait que l’État impose à l’employeur (Éducation nationale : l’État aussi) d’assurer la formation professionnelle. C’est la double peine pour les EVS qui n’ont pas bénéficié de la formation et qui sont « virés » parce que leur employeur n’aurait pas respecté la loi !

La véritable explication, si toutes ces informations sont confirmées, c’est la volonté d’aller jusqu’au bout dans la précarité, la flexibilité et l’exploitation des EVS !

Continuez à nous contacter, nous défendrons chaque dossier, individuellement et collectivement. Mobilisons-nous tous, enseignants et EVS, le mercredi 15 juin à la Préfecture à Agen !

Le scandale : le collège employeur annonce officiellement le non renouvellement des EVS administratifs !

Le SNUDI FO annonçait, il y a plus d’un mois, cette nouvelle politique contradictoire avec les annonces ministérielles.

50 EVS administratifs ont reçu ou recevront d’ici peu le courrier leur informant de leur non renouvellement. D’ici la fin août une très grosse partie de ces personnels aura disparu du paysage scolaire.

Des EVS administratifs qui pouvaient encore prétendre prolonger leur contrat se voient purement et simplement licenciés ! C’est le résultat de la suppression de 14.000 postes d’EVS décidée par le gouvernement en septembre 2010, « pondérée » par la création de 4.500 postes en 2011.

Il reste donc 9.500 postes supprimés, dont 50 dans le Lot et Garonne.

C’est la conséquence implacable de la RGPP et de la réduction des déficits publics.

Pouvons-nous laisser faire sans réagir ?

Il n’est plus temps d’attendre d’hypothétiques retournements. C’est pourquoi nous appelons toutes les équipes pédagogiques à se battre pour le maintien de tous les EVS, pour la création d’un réel statut.

Un vrai travail, un vrai salaire !

Nous appelons les écoles à s’indigner, à interpeller le Recteur, le Préfet et le collège employeur !

Envoyez une copie au SNUDI FO qui appuiera tous les courriers et s’associera à toutes les initiatives pour le maintien de ces emplois.

Nous agissons contre la précarité, pour la défense de l’école Républicaine.

Rejoignez nous dans ce combat. Adhérez au SNUDI FO.

Nous avons besoin de vous pour avancer et faire aboutir nos revendications.

Titulaires : le statut de fonctionnaire d’État à défendre,

Non titulaires : le statut de fonctionnaire d’État à gagner !