Évaluation professionnelle : Défense du salaire, du statut, de la liberté pédagogique et de l’indépendance professionnelle

Le ministre engage les hostilités, FO organise la mobilisation !

Le projet de décret sur les entretien professionnels, dont FO vous parle depuis plus d’un an, est maintenant connu dans ses détails. C’est une véritable provocation contre les personnels enseignants :

? Sur le plan financier.

C’est une baisse de nos salaires, composante du plan d’austérité, en instaurant le ralentissement du déroulement de la carrière avec un rythme unique : l’ancienneté.

30% obtiendraient un bonus de 5 mois d’ancienneté entre 2 échelons, 50% un bonus de 2 mois…

Concrètement, pour atteindre l’échelon 11, il faudra attendre entre 2 ans et demi et 6 ans et demi de plus ! Cela représente une perte totale de 3200€ à 8000€…

C’est une remise en cause supplémentaire des droits à pension pour des dizaines de milliers de PE qui partiront sans aucune possibilité d’atteindre le 10ème et/ou le 11ème échelon (et encore moins la Hors Classe), sauf à prolonger de plusieurs années pour obtenir une pension suffisante.

? Sur le plan statutaire.

Les délibérations des conseils d’école s’imposeraient alors contre les obligations de service définies et les missions définies statutairement. Il n’y aurait plus aucune grille, aucun critère national. Le décret livre les enseignants à l’arbitraire, aux pressions locales par le biais des Conseils d’écoles, il organise la dénaturation de nos missions pour imposer une polyvalence enseignement / accompagnement éducatif.

? Sur le plan relationnel.

Les conséquences seraient dramatiques : pressions accentuées, personnels livrés à l’arbitraire, tensions entre les collègues car le déroulement de carrière, et donc le salaire, dépendra directement du bon vouloir de l’IEN et de son appréciation du projet d’école et du travail en équipe… C’est le management à la France Télécom appliqué à l’Éducation Nationale.

Nous exigeons le retrait pur et simple du projet de décret !

Nous invitons les écoles à se saisir de notre modèle de prise de position (ci-dessous et ci-joint), de l’adapter si besoin à vos revendications, et de nous la renvoyer au syndicat : à l’appui de ces prises de position nous prendrons tous les contacts nécessaires avec les autres syndicats, nous exigerons à tous les niveaux l’abandon de ce projet de décret.

Arrêts-maladie des fonctionnaires : présomption de « fraudeurs » !

Pour l’abandon du plan de rigueur

Pour l’annulation de la décision d’instaurer un jour de carence

Pour FO, le projet gouvernemental de créer un jour de carence pour les arrêts-maladie des fonctionnaires et de rallonger le délai de carence dans le privé constitue une véritable provocation dans le but de réaliser des économies sur le dos de tous les salariés qui sont, par ailleurs, de plus en plus nombreux à ne plus pouvoir accéder aux soins.

En clair, concernant les fonctionnaires, la proposition serait de supprimer la rémunération de l’agent lors de son premier jour d’arrêt-maladie, c’est une véritable sanction contre les fonctionnaires malades et une nouvelle atteinte au statut de la Fonction publique. De plus, faire croire que les arrêts-maladie dans la Fonction publique sont des arrêts de complaisance est inadmissible.

Où sont les vrais fraudeurs ?

Les salariés malades ou la fraude sociale organisée par certains patrons et qui représente, par le « travail dissimulé », un manque dans les caisses de l’Etat d’environ 15 Milliards d’euros par an ?

La dette publique n’est pas celle des salariés… Pour FO, l’austérité d’où qu’elle vienne de droite ou de gauche, est inacceptable.

Cette mesure populiste aggrave et accélère l’offensive contre le statut général de la Fonction publique dans l’objectif d’aligner purement et simplement le régime des fonctionnaires sur celui du privé, c’est-à-dire créer non pas un jour de carence, mais 3 voire 4… En oubliant au passage que, dans le privé, pour près de 80 % des salariés, l’employeur prend en charge les fameux jours de carence au travers des conventions collectives ou des accords d’entreprise, ce qui signifie qu’ils n’ont pas de perte de rémunération… pour l’instant. FO dénonce cette sanction financière à l’égard des fonctionnaires qui ne sont en aucun cas responsables de la dette.

Cette décision d’instaurer un jour de carence comme les annonces du Premier ministre le 7 novembre accentuent l’austérité imposée par le gouvernement depuis plusieurs années.

En moins de 3 mois, les salariés, leurs droits sociaux, sont lourdement touchés : taxes sur les complémentaires santé, CSG, aggravation de la contre-réforme des retraites, augmentation des impôts (IRPP – TVA), perte de pouvoir d’achat de prestations sociales, détérioration et remise en cause accentuées des services publics et des services de santé (RGPP) et  maintenant un jour de carence pour les arrêts-maladie autant de mesures que FO condamne et dont elle demande l’abandon.

L’appel à la grève interprofessionnelle pour faire reculer le gouvernement est à l’ordre du jour

Par conséquent, FO considère qu’une réponse déterminée est nécessaire. Cette réponse ne peut en aucun cas consister en une succession de manifestations ou journées d’action dont on a fait le constat de l’inefficacité l’an dernier.

Condamner les plans d’austérité annoncés nécessite de préparer, par l’action commune, un appel à la grève interprofessionnelle sur des revendications claires et précises pour arrêter la spirale de la démolition : augmentation générale des salaires, défense des services publics et de la protection sociale collective, rejet de la RGPP, rétablissement de tous les postes supprimés dans le cadre du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, défense du statut de la Fonction publique, arrêt de toutes les contre-réformes.

C’est ce que propose FO aux autres syndicats.

C’est ce que veut la majorité des personnels qui, lors des dernières élections professionnelles, viennent de faire progresser FO dans tous les secteurs.

Trou de la Sécu : qui sont les vrais fraudeurs ?

Ce graphique est issue du bulletin de l’ACOSS-URSSAF de novembre 2011 disponible sur son site ici : Page du site de l’ACOSS

Selon ce bulletin (Acoss Stat N°138) nous avons déjà payé 90% de ces `éxonérations de part patronale compensées par l’état`, donc avec les impôts ou taxes diverses et les emprunts de l’état auprès de banquiers.

Depuis, nous payons donc en plus les intérêts de ces emprunts… qu’ils appellent notre `dette publique` !

Le total de ces `mesures compensées par l’état` atteint la modique somme de 275 milliards d’euros… sans compter les milliards d’intérêts versés chaque année dans le budget de l’état aux banquiers prêteurs ! ( nb : le paiement des intérêts de la Dette est devenu le premier poste du budget de l’état, devant l’Éducation Nationale et la Défense !)

` L’audit de la Dette ` est déjà fait : il suffit de lire les comptes de la Sécurité Sociale pour constater qu’il n’y a pas de `dette publique`… mais une dette privée.

– Les salariés devraient-ils vraiment payer trois fois la dette de leurs patrons `exonérés` ?
– Devraient-ils la payer avec leurs impôts ?
– Devraient-ils la payer aux banquiers avec les intérêts des emprunts d’état ?
– Devraient-ils la payer avec le déremboursement de leurs médicaments ou avec un ou quatre jours de carence en cas de congé-maladie ?

FO a raison de déclarer que cette `Dette` n’a rien de `publique` : elle n’est ni celle des salariés, ni celle des fonctionnaires et encore moins celle des retraités !

FO a donc raison d’exiger le retrait des mesures imposées dans les plans d’austérité… toujours au nom d’une `dette publique` totalement fabriquée !

Les `fraudeurs` ne sont pas toujours là où on le prétend.

Fonds Publics à l’École Publique, Fonds Privés à l’École Privée !

Le lendemain du 27 septembre, le gouvernement a donc annoncé, comme il l’avait prévu, le détail des 14.000 suppressions de postes pour 2012 :
– 5.700 suppressions de postes dans le 1er degré
– 6.550 suppressions de postes dans le 2d degré

À l’évidence, la énième journée d’action saute-mouton (la 10ème depuis un an) appelée par FSU, UNSA, CGT, SUD et CFDT n’a pas fait bouger d’un millimètre le gouvernement.

Mais était-ce vraiment le but recherché ?

Qu’il y ait matière à se mobiliser et à faire une vraie grève, c’est une évidence.

La contre-réforme des retraites, le blocage des salaires depuis 2 ans, les milliers de suppressions de postes dans la Fonction Publique, la détérioration des conditions de travail organisée par l’ensemble des contre-réformes : autant de sujets qui justifient la colère des salariés, des personnels de l’Éducation Nationale.

Depuis le conflit des retraites de 2010, FORCE OUVRIÈRE maintient sa proposition aux autres syndicats d’appeler à une vraie grève, la grève interprofessionnelle pour la satisfaction des revendications, la grève pour gagner.

Pour l’heure les responsables FSU, UNSA, CGT, SUD et CFDT refusent cette proposition préférant se déclarer prêts à « examiner avec le gouvernement les mesures à prendre pour réduire la dette … et pour la maîtrise des déficits publics » (extraits du communiqué intersyndical du 18 août 2011)…

Alors, bien sûr, nous comprenons les collègues qui ont fait grève le 27 pour protester contre les suppressions de postes et les conditions de travail. Leur colère est légitime, c’est la nôtre aussi !

Mais le 27 septembre était-ce vraiment une journée d’action pour revendiquer l’annulation des suppressions de postes dans l’Éducation Nationale, l’abrogation des contre-réformes ?

NON puisque le lendemain tous les journaux titraient : « public – privé, main dans la main »…

À l’évidence, en organisant cette journée avec les représentants de l’enseignement privé, hiérarchie comprise, les initiateurs de cette action ont permis de placer sur le même terrain les suppressions de postes dans le public et celles dans l’enseignement privé :
– comme s’il n’y avait qu’un seul enseignement dans ce pays, ;
– comme si les enseignants fonctionnaires du public avaient le même statut que les enseignants du privé, eux qui sont contractuels de droit public (donc payés par nos impôts) mais choisis par les diocèses, comme les salariés du privé
 ;
– comme si l’heure était à unifier les deux formes d’enseignements, privé et public.

À FORCE OUVRIÈRE, si nous ne contestons pas le droit à l’enseignement privé d’exister (ce qui peut se discuter quand on constate que certaines filières du supérieur, avec des frais de scolarité prohibitifs, empêchent toute une couche de la population d’y accéder, et qu’elles sont privilégiées par les entreprises pour leur recrutement…), nous rejetons cette logique qui aboutit à justifier le financement de l’enseignement privé par des fonds publics et à lui donner un statut de service public.

Accepter cette logique, c’est accepter la logique de la privatisation de l’enseignement pubic, de son transfert aux collectivités territoriales, aux associations privées comme veulent le faire les gouvernements qui obéissent aux directives de l’Union Européenne et qui privatisent à tour de bras.

Pour FO, il n’y a qu’une seule École de la République : l’École Publique

Pour FO, les fonds publics doivent financer exclusivement l’École Publique. Pour l’enseignement privé : des fonds privés.

NON à la privatisation rampante de l’Éducation Nationale et des Services Publics !

Défense inconditionnelle de l’École Républicaine et de ses personnels

Élections Professionnelles 2011

FO devient le 2ème syndicat chez les instituteurs et les professeurs des écoles.

FO obtient 153 voix (19,8%) et 1 siège : FO est représentatif sur le département !


Par ce vote vous avez affirmé votre volonté de garder un syndicat revendicatif et de proximité.

Les conséquences de la loi sur la représentativité, expliquées par FO, ont pesé lourd sur ce vote…

Pour nous le travail ne fait que commencer : nous allons peser de tout notre poids pour le rétablissement d’un véritable vote démocratique, pour l’abandon de la loi sur la représentativité, pour l’abandon du vote électronique.

Notre Fédération Force Ouvrière progresse globalement, sur toute l’Éducation Nationale de 3% (communiqué de la Fédération Nationale en pièce jointe).

Nous remercions tous les collègues qui ont voté pour FO et ceux qui auraient voulu le faire et qui n’ont pas pu à cause du votre électronique…
Nous remercions tous nos adhérents qui ont su franchir tous les obstacles pour permettre de valider leur vote et leur implication pour faire voter FO.
Nous remercions tous les militants qui, depuis 4 ans, passent régulièrement dans vos écoles et prouvent que le véritable syndicalisme, revendicatif, de terrain, a encore de l’avenir devant lui.

Merci à tous, vous pouvez compter sur nous pour assumer les mandats que vous nous avez confiés et pour vous en rendre compte.

Fabrice, Myriam, Denis, Éric, Pierre, Bernadette, Philippe, Christophe

EVS : de mal en pis ?!

Particulièrement contrarié par le manque de réponses apportées à la délégation reçue à la Préfecture ce mercredi 8 juin lors du rassemblement d’une cinquantaine d’EVS, le SNUDI FO a essayé d’obtenir des informations auprès des services de la Préfecture et de la DIRRECTE.

Si le préfet semble conscient des difficultés que traversent tous les EVS, les choses ne sont si simples…

L’enveloppe budgétaire pour le second semestre devrait être connue la semaine prochaine et « devrait » être équivalente, voire même supérieure à celle du premier semestre…

Le Préfet de région « annoncerait » 2500 CAE pour l’ensemble de l’académie mais sans préciser les dotations précises pour chaque département. Le fléchage serait identique au précédent à savoir :
– Priorité sur les postes d’EVS-h
– EVS destinés à la gestion des EVS dans les collèges employeurs
– EVS administratifs

Une convention « serait » signée entre le Préfet de région et le Recteur d’académie.

Cette nouvelle convention « permettrait » un nouveau contrat de 9 ou 10 mois, le retour à des emplois du temps de 24 heures hebdomadaires payées 20, la polyvalence en mélangeant les missions d’EVS-h et d’EVS administratif…

Le chômage pour tous en juillet / août ? Quid de la reconduction si 2 mois de coupure ?

Le pire est à craindre pour les EVS si ces informations sont confirmées !

Quel avenir pour les EVS administratifs ?

Si le nombre de postes d’EVS est globalement équivalent, voire supérieur, alors pourquoi les EVS administratifs ne sont pas renouvelés ?

L’explication serait sordide : D’un côté le ministre de l’Éducation nationale annonce le renouvellement de tous les EVS, de l’autre le ministre du Travail, Xavier Bertrand, lui répond que l’Éducation nationale ne remplit pas ses obligations en matière de contrats aidés, en particulier pour la formation professionnelle.

Ainsi, le gouvernement « aurait » décidé de supprimer les postes d’EVS administratifs pour les réserver à des employeurs plus scrupuleux… Les EVS-h sont « protégés » par la loi Montchamp qui rend obligatoire la présence d’un EVS pour permettre la scolarisation des élèves handicapés.

Ce n’est pas recevable ! Il suffirait que l’État impose à l’employeur (Éducation nationale : l’État aussi) d’assurer la formation professionnelle. C’est la double peine pour les EVS qui n’ont pas bénéficié de la formation et qui sont « virés » parce que leur employeur n’aurait pas respecté la loi !

La véritable explication, si toutes ces informations sont confirmées, c’est la volonté d’aller jusqu’au bout dans la précarité, la flexibilité et l’exploitation des EVS !

Continuez à nous contacter, nous défendrons chaque dossier, individuellement et collectivement. Mobilisons-nous tous, enseignants et EVS, le mercredi 15 juin à la Préfecture à Agen !

Le scandale : le collège employeur annonce officiellement le non renouvellement des EVS administratifs !

Le SNUDI FO annonçait, il y a plus d’un mois, cette nouvelle politique contradictoire avec les annonces ministérielles.

50 EVS administratifs ont reçu ou recevront d’ici peu le courrier leur informant de leur non renouvellement. D’ici la fin août une très grosse partie de ces personnels aura disparu du paysage scolaire.

Des EVS administratifs qui pouvaient encore prétendre prolonger leur contrat se voient purement et simplement licenciés ! C’est le résultat de la suppression de 14.000 postes d’EVS décidée par le gouvernement en septembre 2010, « pondérée » par la création de 4.500 postes en 2011.

Il reste donc 9.500 postes supprimés, dont 50 dans le Lot et Garonne.

C’est la conséquence implacable de la RGPP et de la réduction des déficits publics.

Pouvons-nous laisser faire sans réagir ?

Il n’est plus temps d’attendre d’hypothétiques retournements. C’est pourquoi nous appelons toutes les équipes pédagogiques à se battre pour le maintien de tous les EVS, pour la création d’un réel statut.

Un vrai travail, un vrai salaire !

Nous appelons les écoles à s’indigner, à interpeller le Recteur, le Préfet et le collège employeur !

Envoyez une copie au SNUDI FO qui appuiera tous les courriers et s’associera à toutes les initiatives pour le maintien de ces emplois.

Nous agissons contre la précarité, pour la défense de l’école Républicaine.

Rejoignez nous dans ce combat. Adhérez au SNUDI FO.

Nous avons besoin de vous pour avancer et faire aboutir nos revendications.

Titulaires : le statut de fonctionnaire d’État à défendre,

Non titulaires : le statut de fonctionnaire d’État à gagner !

Le 31 mai, le SNUDI FO n’appelle pas à la grève.

Considérant que les fonctionnaires ont perdu 48% de pouvoir d’achat depuis 1982, 10% depuis 2000 : en conservant le niveau de pouvoir d’achat de 1982, un PE débutant gagnerait aujourd’hui près de 2250€, un PE au 8ème échelon gagnerait 3000€ !

C’est pourquoi FO exige au minimum :
5% d’augmentation de la valeur du point d’indice pour les années 2011 et 2012
44 points d’indice pour tous (200€) au titre de la perte du pouvoir d’achat depuis 2000
Une revalorisation générale des grilles indiciaires

Lors de l’intersyndicale départementale, FO a demandé que ces revendications soient clairement précisées dans l’appel : la CGT et la FSU ont refusé.

De plus, l’appel national renvoie à des initiatives locales : rassemblements, manifestations, grèves… Pour FO, pour créer le rapport de force nécessaire, la grève doit être décidée nationalement.

Réuni ce mercredi, le Conseil Syndical du SNUDI FO constate et regrette que ni les revendications ni les moyens d’actions ne répondent aux revendications légitimes et urgentes des salariés.

Dans ces conditions, nous trouvons qu’une journée de salaire ça fait un peu cher pour ne rien exiger de concret, ni s’en donner les moyens, juste pour exprimer son mécontentement…

C’est pourquoi le Conseil Syndical, à l’unanimité, n’appelle pas les enseignants à faire grève le 31 mai.

Le SNUDI FO réaffirme que ce ne sont pas les journées d’action à répétition, les initiatives locales, qui permettront de faire reculer le gouvernement, pas plus sur les salaires que sur les retraites.

La revendication salariale étant commune et prioritaire aux travailleurs du secteur public et du secteur privé (comme les EVS), le SNUDI FO considère nécessaire une initiative interprofessionnelle nationale, avec des revendications claires, pour l’augmentation générale des salaires, contre la rigueur.

Force Ouvrière répondra à toute initiative dans ce sens.

Master 2 : l’IA campe sur ses positions.

Les syndicats SNUipp FSU, SE UNSA et le SNUDI FO ont été reçus en audience jeudi 31 mars pour demander le paiement des 2 semaines de stages effectuées par les étudiants entre le 21 mars et 1er avril 2011.

L’IA tient à préciser en préambule qu’elle n’est en rien responsable de l’organisation des stages et qu’il s’agit d’une décision de l’IUFM sur l’ensemble de l’Académie de Bordeaux.

Pour le premier stage, les conditions de rémunérations avaient été annoncées mais pas suffisamment expliquées aux étudiants. Après avoir reçu une délégation d’étudiants accompagnée par le SNUipp et le SNUDI FO elle a accepté de verser l’indemnité sur les 2 semaines de stages uniquement à cause du manque d’information et sans remettre en cause le principe de 2 semaines travaillées payées une semaine…

Elle assure que toutes les conditions sont réunies pour maintenir cette position en nous assurant que pour le second stage l’information était bien passée (elle semble ignorer les pressions subies par les étudiants pour signer les contrats).

L’IA est restée sourde aux arguments avancés par les organisations syndicales qui dénoncent toutes la validité des contrats de travail. Elle déclare ne rien entendre en droit du travail et déclare en outre respecter ainsi le cadrage académique imposé par le Recteur.

Les organisations présentes ont fait appel à leur syndicat national pour pour qu’il intervienne directement auprès du ministère.

Le SNUDI FO a mis ce sujet à l’ordre du jour de la dernière CAPN et notre secrétaire général, Norbert Trichard, a directement interpelé le ministre Luc Chatel dans un courrier envoyé le 24 mars 2011.

À ce jour nous n’avons obtenu aucune réponse officielle à part quelques bruits de couloir favorables aux étudiants mais qui ne sont toujours pas redescendus, manifestement, jusqu’aux oreilles du Recteur.

Il est hors de question de lâcher quoi que ce soit : nous soutiendrons jusqu’au bout les étudiants de Master 2 dans leurs actions. Il n’est pas question d’accepter de telles pratiques qui vont à l’encontre des droits des salariés .

Avec les étudiants, le SNUDI FO affirme :

Nous travaillons 2 semaines,

nous serons payés 2 semaines !