Récupération des heures en trop !

Récupération des heures faites en trop par les remplaçants et titulaires de postes fractionnés

L’administration est obligée de rendre ces heures.
Et ils doivent le faire dans l’année scolaire en cours sinon celles-ci seront perdues pour l’enseignant qui les a effectuées ! 

Le texte du décret officiel dit précisément :

  • `« Art. 3-2.-I.-Les personnels enseignants du premier degré chargés soit de fonctions de remplacement soit de l’accomplissement d’un service hebdomadaire partagé entre plusieurs classes d’une même ou de différentes écoles assurent les heures d’enseignement auxquelles les élèves des classes où ils interviennent ont droit. 
  • « Leur service hebdomadaire ne peut cependant comprendre à la fois les journées du mercredi et du samedi
  • « II.-Les heures d’enseignement accomplies au cours de l’année scolaire en dépassement des obligations de service hebdomadaire auxquelles ils sont tenus en application de l’article 1er du présent décret donnent lieu, au cours de cette même année, à un temps de récupération égal au dépassement constaté. Les modalités qui régissent les temps de récupération sont arrêtées par l’autorité académique après avis du Comité Technique Spécial Départemental et leur mise en œuvre donne lieu à un bilan annuel. 
  • « III.-L’autorité académique définit le calendrier des temps de récupération dans l’intérêt du service et après consultation de l’agent. »

C’est la loi et le texte est clair : c’est le présent qui est employé, pas le conditionnel ou un quelconque futur : `donnent lieu`.
Par contre, l’administration peut choisir comme elle l’entend où placer cette récupération au cours de l’année. C’est pour cela qu’il faut être vigilant avant la fin de l’année !
Nous avons rencontré l’Administration et on nous a affirmé que les heures seraient rendues par journée ou demi-journée, généralement sur des jours placés `avant des vacances`.

Nous allons poser la question au Comité Technique Spécial Départemental car se pose le problème du comptage des heures en trop lors de la dernière ou des dernières semaines avant les `Grandes Vacances` : comment les compter avec certitude avant la sortie si on n’a pas de remplacement long ? Comment, le cas échéant, atteindre une demi-journée entière de récupération avant cette même sortie ? Quid des élèves qui resteront sans enseignant la dernière (demi) journée ? C’est un bon moyen de faire culpabiliser les remplaçants et d’obtenir d’eux du temps de travail gratuit…

Bref, soyez vigilants et fermes !

Les collègues doivent absolument récupérer les moindres heures effectuées et ne pas travailler gratuitement ne serait-ce que pour trente minutes : on ne nous fait pas de cadeaux (bien au contraire), nous ne devons pas en faire !

Le Snudi-FO47

Pour aller plus loin

Voir aussi ici en bas de page : http://legifrance.gouv.fr/

Voici un extrait du texte officiel : c’est long mais très instructif !

« Chaque heure d’enseignement accomplie en dépassement des vingt-quatre heures hebdomadaires statutaires est décomptée afin de donner lieu à récupération. Le dépassement peut résulter d’heures d’enseignement excédant l’obligation hebdomadaire de manière ponctuelle ou régulière. […]
– Les semaines où les intéressés accomplissent, le cas échéant, un service d’enseignement inférieur à vingt-quatre heures ne réduisent pas le volume d’heures à récupérer. 
– Le dispositif de récupération suppose qu’une vigilance particulière soit portée au suivi des heures accomplies en dépassement de l’obligation hebdomadaire de service. Il convient donc que soit organisé un suivi hebdomadaire individuel précis des dépassements constatés.

Les modalités de mise en œuvre du dispositif des périodes de récupération sont arrêtées par l’autorité académique dans l’intérêt du service après avis du comité technique spécial départemental. […] La récupération doit intervenir au cours de l’année scolaire où a été constaté le dépassement, ce qui implique d’en anticiper l’estimation. Il ne peut en effet y avoir de report sur l’année scolaire suivante de reliquat de temps de récupération inutilisé.
Il convient de mettre en place les périodes de récupération en tenant compte des moments de l’année où les moyens de remplacement sont le moins sollicités et de manière massée de préférence.
Pour les personnels dont les affectations à l’année sont stables (personnels sur postes fractionnés essentiellement) et dont les modalités de service sont donc connues à l’avance, ce qui permet de procéder en début d’année scolaire au décompte des heures à récupérer, les temps de récupération pourront intervenir au début ou en fin d’année scolaire.
[…] Concernant les personnels chargés des remplacements, vous veillerez à privilégier les périodes durant lesquelles les intéressés sont dans leur école de rattachement.
À ce titre, il est précisé que les périodes de récupération sont les périodes durant lesquelles l’agent cesse d’être à la disposition de son employeur. 
Dans ces conditions, les périodes durant lesquelles l’agent est, faute de besoin de remplacement, dans son école de rattachement peuvent constituer une période de récupération sous réserve que l’intéressé ait été préalablement dûment informé que, durant cette période, il ne sera pas fait appel à lui. Vous veillerez en conséquence à ce que l’agent soit prévenu de la fixation d’une période de récupération au plus tard à la fin de la semaine précédant celle-ci. »

CAPD | Grève 9 Avril

Compte-rendu de la CAPD

En pièce jointe, nous vous invitons à lire attentivement le compte-rendu de la CAPD Postes vacants du 2 avril : que ce soit sur les questions des postes bloqués et du profilage, celle des temps partiels ou encore les diverses questions que nous sommes amenés à poser : les réponses de l’administration sont symptomatiques de la situation actuelle !

Nous ne lâcherons rien : rejoignez le SNUDI FO pour vous défendre.


Déclaration de grève

Dans le cadre liberticide de la loi sur le Service Minimum d’Accueil, il faut vous faut faire une déclaration individuelle d’intention de grève.
Pour faire simple, il vous suffit d’un mail à l’adresse ce.ia47-per@ac-bordeaux.fr indiquant votre intention de faire grève, ou avec le formulaire ci-joint, avant lundi soir minuit.

Merci de nous indiquer par mail le nombre de grévistes dans votre école et le nombre d’enseignants.

jeudi 9 avril

Grève et Manifestation

Rassemblement à 10h à AGEN

place de la Préfecture

Grève Interprofessionnelle le 9 Avril

Le 9 avril, c’est une grève interprofessionnelle de 24h, appelée par FO, la CGT, Solidaires et la FSU sur des revendications claires : arrêt de l’austérité et du pacte de responsabilité, abandon de la loi Macron et de la réforme territoriale, arrêt de la précarité, des licenciements et des suppressions de postes, augmentation générale des salaires, défense des services publics !

Le 9 avril pose les bases de la construction du rapport de force, nécessaire et indispensable, pour faire reculer un gouvernement qui n’écoute que les injonctions de l’Union Européenne qui exige encore 30 milliards d’économies supplémentaires sur le dos des salariés. Le `dialogue social` n’est plus qu’un prétexte pour associer les syndicats aux mesures décidées par le gouvernement aux ordres de Bruxelles : il n’y a pas de place pour la négociation.

Le 9 avril c’est le début du processus pour arrêter cette politique d’austérité qui ne produit que chômage, précarité et paupérisation des salariés. Dans l’Éducation Nationale, nous y sommes confrontés tous les jours : salaires, conditions de travail, éducation prioritaire, statuts, rythmes scolaires… Tout est remis en cause pour respecter les économies budgétaires !

Faut-il attendre d’être dans la situation des salariés grecs, espagnols ou portugais pour réagir ?
Discutez-en dans votre école, décidez ensemble la grève, la manifestation à AGEN, pour défendre vos salaires, votre statut et l’école publique.

jeudi 9 avril 2015

Rassemblement à AGEN – 10h

place de la Préfecture

Et vous, vous serez où le 9 avril ?

En pièce jointe : le tract intersyndical et interprofessionnel d’appel à la grève

RIS | Temps Partiel

Réunions d’Information Syndicale

jeudi 26 mars 2015 à 17h
ST FRONT SUR LÉMANCE – École Élémentaire Lapierre

mardi 31 mars 2015 à 17h
BOÉ – École Élémentaire Jean Moulin

– Grève interprofessionnelle du 9 avril
– CAPD du 2 avril
– Carte Scolaire, Éducation Prioritaire, Direction d’école…
– Et surtout vos questions : venez nombreux les poser librement aux délégués FO.

Pour participer, rien de plus simple : vous adaptez le modèle de lettre (ci-joint) que vous envoyez à votre IEN 48h avant la réunion.
Vous pourrez défalquer 3h de vos animations pédagogiques.

Prochaines RIS : mardi 7 avril à Aiguillon, jeudi 21 mai à St Pardoux Isaac, mardi 2 juin à St Sylvestre sur Lot


Demande de temps partiel sur autorisation

Les temps partiels sur autorisation seraient dorénavant soumis à la motivation de la demande !

Le SNUDIFO 47 vient d’adresser un courrier au DASEN dans lequel nous expliquons que l’ajout d’un critère tel que la motivation de la demande de temps partiel n’est pas acceptable :

– Cela ajoute une restriction non réglementaire à la circulaire n° 2013-116 du 03/03/2014.
– C’est un critère subjectif, non vérifiable et non contrôlable par les délégués du personnel en CAPD ou en groupe de travail. Il ne peut être question de départager des demandes de temps partiel sur la seule motivation écrite.
– Exiger une justification de la demande est une intrusion dans la vie privée des personnels, une culpabilisation des agents demandant un temps partiel.

Nous demandons à l’Inspecteur d’Académie de ne pas tenir compte de la dernière phrase de son courrier et d’étudier toutes les demandes de temps partiel sur autorisation (pour « convenance personnelle ») à égalité de traitement, conformément à la circulaire n° 2013-116 du 03/03/2014.

Le travail à temps partiel remis en cause

Ce que nous redoutions et voyions venir suites aux dernières « réunions de travail » avec l’administration apparaît maintenant clairement : les personnes « bénéficiant » d’un temps partiel sur autorisation pourraient bien ne plus en bénéficier, les demandes d’accès au temps partiel sur autorisation et de prolongation de celui-ci seront désormais plus difficilement satisfaites.

En effet, il a été signifié aux collègues « bénéficiant » d’un temps partiel « sur autorisation » et qui se trouvent toujours dans la limite des trois ans renouvelables par tacite reconduction que ce renouvellement, justement, pourrait ne pas avoir lieu.

Quel est le motif ?
Toujours la « Nécessité de service »…

Si  la circulaire précise que « l’autorisation de travail à temps partiel est donnée pour une période correspondant à une année scolaire. Elle est renouvelable, pour la même durée, par tacite reconduction dans la limite de trois années scolaires. […] Les refus opposés aux demandes de temps partiel sont précédés d’un entretien et sont motivés. »
(Pour info : http://www.education.gouv.fr/cid58045/vie-professionnelle-et-situation-personnelle-temps-partiel-sur-autorisation.html)

L’article 37 de la Loi du 11 janvier 1984 précise quant à lui : « Les fonctionnaires titulaires, en activité ou en service détaché, […] peuvent, sur leur demande, sous réserve des nécessités de la continuité et du fonctionnement du service et compte tenu des possibilités d’aménagement de l’organisation du travail, être autorisés à accomplir un service à temps partiel […] ».
Or, les possibilités d’aménagement et de distribution de ces temps partiels « sur autorisation » sont devenues bien plus réduites et difficiles à organiser depuis la `refondation de l’école`, les nouveaux rythmes scolaires et la multiplicité des horaires de classe laissés au choix des municipalités qui orientent les PEdT comme elles l’entendent !

Les enseignants culpabilisés et pénalisés dans leurs conditions de travail

Les situations des agents demandant un temps partiel sur autorisation sont complexes, ce n’est pas de gaieté de cœur qu’ils perdent des revenus et des cotisations. Encore une fois, ce sont les conditions de travail des enseignants qui se dégradent et cela touchera des collègues qui, souvent, ont besoin d’un temps partiel pour « tenir le coup » dans un métier toujours plus méprisé par le public, les politiques, l’administration et où les « congés » ne suffisent plus à compenser le salaire discutable, les responsabilités énormes et la pénibilité quotidienne.

Pire encore, l’obligation faite aux demandeurs de justifier leur demande assortie dans notre département d’un l’avertissement selon lequel toute demande non motivée serait rejetée.
Pourtant, le texte de loi est clair : Le temps partiel pour convenances personnelles est soumis à l’appréciation du Directeur académique des services de l’Éducation nationale qui peut le refuser pour nécessité de service.

Pour nécessité de service et rien d’autre ! Toute demande est légitime, l’autorisation se fait sur cette simple demande avec pour seules restrictions les nécessités et possibilités d’organisation liés au service (circulaire n° 2013-116 du 03/03/2014)

Exiger une justification de la demande peut, sinon s’apparenter à un début de remise en cause du droit au temps partiel, en tous cas à une intrusion inacceptable dans la vie privée des personnels, à une culpabilisation de agents demandant un temps partiel.
L’obligation « d’exposer les demandes pour lesquelles on sollicite un temps partiel sur autorisation » et le rejet de celles qui seraient non motivées expressément par écrit ne permet pas de connaître les critères de choix de l’administration.

Ce n’est pas acceptable !

L’ajout d’un critère tel que la motivation de la demande de temps partiel :
– Ajoute une restriction non réglementaire à la circulaire n° 2013-116 du 03/03/2014.
– Est un critère subjectif, non vérifiable et non contrôlable par les délégués du personnel en CAPD ou en groupe de travail. Il ne peut être question de départager des demandes de temps partiel sur la seule motivation écrite. C’est la porte ouverte aux doutes et aux injustices.
– Exiger une justification de la demande est une intrusion dans la vie privée des personnels, une culpabilisation des agents demandant un temps partiel.

Nous avons demandé à Monsieur l’Inspecteur d’Académie, de ne pas tenir compte de l’absence de motivation autre que `convenances personnelles` et d’étudier toutes les demandes de temps partiel sur autorisation de manière égale et conformément à la circulaire n° 2013-116 du 03/03/2014.

Nous sommes enseignants, nous sommes fonctionnaires, nous revendiquons les mêmes droits !

Carte Scolaire / Permutations

URGENT : Mesures de Carte Scolaire

Les instances consultatives concernant les mesures de carte scolaire dans le 1er degré vont se tenir les mardi 7 avril (CTSD) et mercredi 8 avril (CDEN).

Afin de pouvoir défendre votre dossier, nous vous invitons, si vous craignez une fermeture de classe ou si vous demandez une ouverture, à nous faire parvenir rapidement tous les éléments utiles à l’aide de la fiche jointe.

Les chances d’obtenir satisfaction sont plus grandes si une mobilisation est engagée avec les parents d’élèves et les élus. Le cas échéant, le SNUDIFO 47 propose de vous apporter son aide dans cette démarche.


Permutations / INEAT-EXEAT

Après la phase catastrophique des permutations (toujours moins de collègues mutés, plus de 40% de rapprochements de conjoint non satisfaits).

Comme tous les ans, le SNUDIFO demande que les 13 collègues en situation de handicap qui n’ont pas obtenu satisfaction puissent obtenir leur changement de département.
Comme tous les ans, le SNUDIFO demande que les collègues séparés ne vivent plus cette situation, a fortiori ceux qui le sont depuis plus de 4 ans (160 !).
Comme tous les ans, le SNUDIFO demande que le Ministère, comme il le fait depuis 2 ans, impose des EXEAT-INEAT en nombre conséquent aux départements.

La situation est telle que le ministère est obligé d’organiser une phase de rattrapage : les critères des années précédentes pourraient être conservés mais pour l’instant, c’est encore en discussion… Entre 50 et 200 situations pourraient être examinées à nouveau.

Si vous n’avez pas obtenu votre changement de département et que vous voulez participer à la phase d’INEAT-EXEAT : contactez-nous. Nous vous conseillerons dans vos démarches et nous défendrons votre dossier à tous les niveaux possibles.

Grève 9 Avril | Mouvement – Direction | RIS Beauville 17 Mars

Grève Interprofessionnelle du 9 avril

À l’appel de FO, de la CGT, de Solidaires et de la FSU, les salariés du public et du privé sont appelés à faire grève et à manifester le jeudi 9 avril :
– contre la politique d’austérité et le pacte d'(ir)responsabilité qui programme 50 milliards de coupes budgétaires sur les services publics et les organismes sociaux.
– contre la loi Macron qui généralise le travail du dimanche, facilite les procédures de licenciement et privatise des missions de service public.
– contre la réforme territoriale qui remet en cause l’égalité républicaine au profit de nouvelles baronnies.
Ça suffit ! Ces lois accentuent le chômage, la précarité, la baisse des salaires, la dégradation des conditions de travail, la destruction des services publics et de l’école de la république au seul profit des entreprises du CAC 40 et des spéculateurs !
Il faut que ça cesse ! Les enseignants, les salariés n’en peuvent plus. Il faut répondre aux revendications.
En pièce jointe, vous pouvez lire le tract du SNUDI FO 47.


Groupes de Travail Direction et Mouvement

Nous vous invitons à lire en pièce jointe notre compte-rendu de ces groupes de travail.
Ils sont marqués par le refus systématique d’entendre la moindre revendication syndicale : il faudrait seulement aider l’administration à mettre en oeuvre ses réformes. Chaque année, de nouvelles contraintes viennent s’ajouter qui ont des conséquences désastreuses sur nos conditions de travail et nous éloignent toujours un peu plus de notre vrai métier : l’enseignement.
Vous aimez les réunions inutiles, les logiciels géniaux du ministère, l’arbitraire des postes à profil, les blocages de postes et les nécessités du service… Vous allez être servis.


Réunion d’Information Syndicale

mardi 17 mars 2015 à 17h
BEAUVILLE – École Primaire

– Grève interprofessionnelle du 9 avril
– Carte Scolaire, Éducation Prioritaire, Direction d’école…
– Et surtout vos questions : venez nombreux les poser librement aux délégués FO.

Pour participer, rien de plus simple : vous adaptez le modèle de lettre (ci-joint) que vous envoyez à votre IEN 48h avant la réunion.
Vous pourrez défalquer 3h de vos animations pédagogiques.

Prochaines RIS : jeudi 26 mars à St Front sur Lémance, mardi 31 mars à Boé, mardi 7 avril à Aiguillon, jeudi 21 mai à St Pardoux Isaac, mardi 2 juin à St Sylvestre sur Lot

Grève nationale interprofessionnelle de 24h le 9 avril

Salaires en berne, suppressions de classes et d’écoles entières, rythmes scolaires, remise en cause de nos droits et garanties statutaires, dégradation de nos conditions de travail…

ÇA SUFFIT !

Il est temps de se faire entendre.

JEUDI 9 AVRIL : GRÈVE NATIONALE INTERPROFESSIONNELLE

à l’appel des confédérations FORCE OUVRIÈRE, CGT et de SOLIDAIRES…

Réunies le 17 février, les confédérations syndicales FO et CGT, ainsi que Solidaires appellent tous les salariés du public et du privé à se mettre en grève le jeudi 9 avril pour s’opposer au pacte de responsabilité, à la politique d’austérité, à la réforme territoriale et à la loi Macron.
À cette étape, la FSU vient de décider d’appeler à y participer.

Le Conseil Syndical du SNUDIFO 47, réuni le 4 mars, a décidé d’appeler tous les collègues à s’engager dans la grève nationale interprofessionnelle du 9 avril prochain contre l’austérité. Pour quelles raisons ?

Force est de constater que le gouvernement
reste sourd aux revendications des salariés !

? Depuis des semaines, depuis des mois, les enseignants se mobilisent pour l’abrogation des décrets sur les rythmes scolaires, contre les suppressions de postes et d’écoles entières, contre la remise en cause de l’éducation prioritaire, contre les remises en cause statutaires et la dégradation des conditions de travail liées à la loi de refondation de l’école (toujours plus de sollicitations, de tracasseries administratives qui nous empêchent de nous consacrer à ce qui devrait être le cœur de notre métier : enseigner).

? Depuis des mois, ils se mobilisent comme le font les salariés du public et du privé dans leurs secteurs respectifs : par exemple, les employés de la Sécu qui combattent pour le maintien des emplois, les cheminots qui s’opposent à la réforme ferroviaire, les salariés du privé qui s’opposent aux plans de licenciement, à la flexibilité, à la précarité, et revendiquent des augmentations de salaires…

L’expérience le montre : on ne se fera pas entendre par des journées d’action chacun dans son coin, les enseignants un jour, les cheminots un autre jour, etc.
C’est par la grève nationale interprofessionnelle, une vraie grève de 24 heures, qu’il sera possible de construire le rapport de force permettant de nous faire entendre, de faire céder le gouvernement pour le contraindre à ouvrir des négociations sur nos revendications.

Le SNUDIFO 47 appelle tous les personnels du 1er degré (enseignants, EVS, AVS) à se réunir dans leurs écoles, pour décider la grève et établir leurs cahiers de revendications :

? En grève pour le retrait du pacte de responsabilité et ses 50 milliards d’économie pris sur le service public
• qui signifie, après 5 années de blocage des salaires et traitements, la poursuite du gel du point d’indice pour 2 ans au moins pour tous les fonctionnaires ;
• qui implique, pour les enseignants du 1er degré, la stagnation des indemnités de toutes sortes (l’ISSR, le refus d’augmenter l’ISAE de 400 à 1 200 € immédiatement, le blocage du taux de passage à la Hors Classe …) ;
• qui signifie des centaines de fermetures de classes et d’écoles comme à Châlon-en-Champagne où les élus annoncent la suppression de 8 écoles sur.31 ;
• qui signifie le refus de recruter les listes complémentaires pour combler les milliers de postes de remplaçants manquant actuellement ;
• qui impose l’embauche d’enseignants contractuels (déjà 450 en Seine-Saint-Denis) en lieu et place de fonctionnaires titulaires.

? En grève pour dire NON à la réforme territoriale qui aboutit à :
• transformer la République une et indivisible en une République de territoires ;
• éclater l’Ecole publique en une mosaïque d’écoles autonomes ;
• menacer directement le statut d’enseignant fonctionnaire d’Etat ;
• pérenniser les décrets Peillon-Hamon sur les rythmes scolaires aboutissant à la désorganisation et à la territorialisation des écoles, et consacre le fait que les enseignants soient placés sous la tutelle directe des élus locaux et des groupes de pression ;
• instaurer des protocoles académiques pour les missions des directeurs contre le cadre national du décret de 1989.

? En grève pour dire OUI à la défense des services publics d’État et du statut de fonctionnaire d’État, ce qui dans le 1er degré signifie :
• NON à l’annualisation des obligations de service des titulaires-remplaçants et de tous les personnels ;
• NON à la loi de refondation de l’école qui organise les remises en cause statutaires (psychologues
scolaires…)

? En grève pour dire NON à la loi Macron qui,
• banalise le travail du dimanche,
• facilite les plans de licenciements
• remet en cause les tribunaux de prud’hommes.

ÇA SUFFIT, IL FAUT QUE ÇA CESSE !
LES ENSEIGNANTS N’EN PEUVENT PLUS !
LES REVENDICATIONS DOIVENT ÊTRE SATISFAITES

Tous dans la grève nationale interprofessionnelle le 9 avril !

Grève Interpro | CAPD

Pour arrêter la politique d’austérité, la grève interprofessionnelle est nécessaire

C’est ce qui ressort du congrès confédéral de Force Ouvrière, qui vient de se tenir à Tours la semaine dernière, et qui a décidé d’appeler à la grève interprofessionnelle pour mettre fin à la politique d’austérité (pacte de responsabilité et projet de loi Macron).

Cette grève interprofessionnelle sera proposée aux autres organisations syndicale. La date et les modalités d’organisation seront donc décidées prochainement en fonction des organisations syndicales qui répondront à notre appel.

Chaque délégué, de chaque syndicat FO, du public et du privé, a insisté sur la nécessité de cet appel et que seule la grève interprofessionnelle unitaire et déterminée pourra amener le gouvernement à abandonner sa politique d’austérité (dont découlent toutes les contre-réformes que nous subissons dans l’Éducation Nationale).

Le SNUDIFO 47 prendra toute sa part dans l’organisation et la réussite de cette grève pour la reconquête de nos droits. À suivre…


Compte-rendu de la CAPD du 5 février

La CAPD devait élire 2 titulaires et 2 suppléants pour siéger à la commission de réforme. Le SNUDIFO avait proposé en amont au SE-UNSA et au SNUipp de partager les postes de la manière suivante : 1 titulaire et 1 suppléant pour le SNUipp, 1 titulaire pour FO, 1 suppléant pour le SE UNSA. Cette proposition, validée par le SE UNSA, avait le mérite de respecter la répartition des votes lors des dernières élections (50 % SNUipp, 23 % FO, 21 % UNSA). Le SNUipp a refusé toute discussion et a choisi prendre tous les sièges, titulaires et suppléants (c’est un vote majoritaire qui détermine les sièges et non une proportionnalité).

Nous prenons acte de la décision du SNUipp d’empêcher la représentation de près de la moitié des électeurs. Nous rappelons également que jusqu’en 2011 (année où FO a obtenu 1 premier siège à la CAPD), le SNUipp et l’UNSA se partageaient les 2 sièges en commission de réforme. C’est la vision « Unitaire » de la FSU et du SNUipp…

Pour FO, la défense des personnels implique de pouvoir discuter avec les autres organisations syndicales pour trouver, quand cela est possible et dans le respect des positions de chaque organisation, une position commune face à l’Inspecteur d’Académie. Malgré des orientations souvent antagoniques, cette discussion est possible avec le SE UNSA, elle ne l’est malheureusement pas souvent avec le SNUipp qui préfère jouer en solo… Nous le regrettons, dans l’intérêt des personnels, mais nous ne rentrerons pas dans cette logique qui ne peut au final que favoriser l’administration.

En pièce jointe, le compte-rendu complet de cette CAPD…

RIS | Éducation Prioritaire

Réunion d’Information Syndicale

mardi 10 février 2015 à 17h
BIAS – École Élémentaire

– Déroulement de carrière, notations, salaires, promotions…
– Carte Scolaire, Éducation Prioritaire…
– Et surtout vos questions : venez nombreux les poser librement aux délégués FO.

Pour participer, rien de plus simple : vous adaptez le modèle de lettre (ci-joint) que vous envoyez à votre IEN 48h avant la réunion.
Vous pourrez défalquer 3h de vos animations pédagogiques.


Éducation Prioritaire : maintien des écoles Langevin, Elysée Reclus et Sentini à Agen en Éducation Prioritaire

Jeudi 29 janvier se déroulera un CTSD dont le seul ordre du jour sera l’étude des écoles en Éducation Prioritaire.
Lors d’un premier temps, en décembre, la liste des collèges REP avait été annoncée, dans un second temps ce sont les écoles…
Pour une raison purement administrative et absurde (les écoles citées ne font pas partie du secteur du collège REP : Ducos), ces 4 écoles sortiraient du dispositif de l’Éducation Prioritaire !
Faut-il rappeler que ces écoles scolarisent les enfants du quartier de Montanou, un des quartiers les plus défavorisés de France selon des études officielles ?

Ces faits viennent confirmer l’analyse du SNUDI FO, qui a toujours dénoncé cette nouvelle carte de l’Éducation Prioritaire comme une composante de la politique d’austérité pour faire des économies budgétaires en décidant par avance qu’un nombre limité et arbitraire de collèges et d’écoles bénéficieraient des moyens liés au classement en zone d’Éducation Prioritaire.
Ni le SNUDI FO, ni les collègues, ni les parents ne l’acceptent.

Un préavis de grève est déposé pour le jeudi 29 janvier, jour du CTSD. Un rassemblement est organisé à 14h devant l’Inspection Académique pour exiger le maintien de ces 4 écoles en Éducation Prioritaire.

Le SNUDI FO appelle les collègues à venir nombreux manifester devant l’Inspection Académique à 14h pour le maintien de tous les moyens nécessaires pour l’Éducation Prioritaire.