A propos de deux annonces présidentielles…

A peine élu, et dès avant la nomination du nouveau ministre de l’Education nationale, le nouveau président de la République a fait des annonces pour la rentrée de septembre 2017.
Le SnudiFO rappelle que dans la Fonction publique toute annonce, fût-elle du président de la République, ne peut s’émanciper des textes réglementaires en vigueur définissant notamment les ORS, les règles d’affectations, l’avancement sous le contrôle des élus CAPD.

> Lire en pièce jointe la position du SNUDI-FO.

LSU et fascicules de propagande : Il est urgent d’attendre !

Les écoles ont été destinataires d’un envoi en nombre de fascicules, avec une lettre non signée à en-tête du ministère nous enjoignant de les distribuer aux parents d’élèves afin de les inviter à consulter en ligne le LSU de leur enfant.

Plusieurs DASEN ont pris la sage décision de donner comme consigne de ne pas les distribuer.

Pour sa part, le SNUDI-FO engage les collègues à ne pas remettre ces fascicules d’autant qu’ils contiennent des directives problématiques.

-> Lire le communiqué complet du syndicat national en pièce jointe.

Spécial carte scolaire rentrée 2017 : HONTEUX…

Spécial carte scolaire rentrée 2017 : HONTEUX !!
Le DASEN confirme la politique d’austérité

​​La réalité des mesures annoncées a rapidement fait litière des annonces fracassantes de création de postes pour la rentrée de septembre 2017. Lors du CTSD* du 6 février, l’inspecteur d’Académie a d’entrée de jeu précisé le cadre de ses mesures : aucun des 16 moyens attribués au département ne servira à ouvrir de nouvelles classes ! Tous seront utilisés pour les priorités définies par le ministère dans le cadre de la loi de « refondation » de l’école. Annonces confirmées au CDEN** du 7 février.

Traduction concrète :
-> 10 ouvertures, mais 13 fermetures de classes ! Les postes qui permettent d’ouvrir des classes pour alléger les effectifs sont créés au détriment d’autres écoles par le biais de fermetures.
-> Aucun poste de titulaire remplaçant supplémentaire ! Et ce alors que le DASEN a dû recevoir le 25 janvier une délégation intersyndicale face au manque criant de remplaçants (il manquait en moyenne 12 remplaçants par jour en novembre). Le DASEN préfère traiter le problème en remettant en cause le droit à formation et les temps partiels.
-> Création de 6 nouveaux postes en REP pour répondre aux priorités ministérielles :
+ 4 postes « plus de maîtres que de classes » : ces postes constituent un alibi pour ne pas ouvrir de classes (voire en fermer, y compris en REP !), pour ne pas recréer des postes de RASED, véritables « maîtres plus » spécialisés.
+ 2 ​postes « scolarisation des moins de trois » ans (un troisième est annoncé), dispositif de territorialisation de l’école sous la houlette des municipalités au détriment d’une véritable politique de scolarisation des enfants de moins de trois ans (rappelons qu’un tiers des enfants de 2 ans étaient scolarisés en 1990 ; ils n’étaient plus que 11,7 % en 2014).
-> Un seul poste de maître G créé ! Il manque 6 postes de maître E et 15 postes de maître G pour des RASED complets.
-> Aucun moyen pour les décharges de direction.
-> Aucun poste de psychologue créé alors que les demandes des collègues sont de plus en plus nombreuses.
-> Une seule classe ULIS école créée.

Résultat du vote au CTSD : 7 contre (1 FO et 6 FSU), 1 pour (1 SGEN-CFDT), 1 abstention (1 SE-UNSA)
Détail des mesures annoncées : ci-dessous.

Ce n’est pas tout…

Un nouveau concept : ​ »Surveillance à la fermeture » : attention DANGER

En fin de réunion du CTSD, l’inspecteur d’Académie annonce que 9 écoles seront placées en « surveillance à la ​fermeture » ! Il a justifié cette annonce au nom du fait qu’il doit garder une marge de manoeuvre à la rentrée pour d’éventuelles ouvertures, faisant ainsi l’aveu que pour ces écoles, où les effectifs seront comptés à la rentrée, un risque réel de fermeture existe en septembre.
Seuls les représentants FO ont avec force dénoncé cette disposition. En effet, ces écoles n’apparaîtraient pas dans les mesures annoncées de la carte scolaire. Ce ne sont pas des blocages à la fermeture : les collègues ne bénéficieraient donc pas des bonifications dont bénéficient ceux qui sont victimes d’une mesure de carte scolaire ! Ils devraient vivre pendant 6 mois dans l’anxiété avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête et aucune compensation en cas de fermeture.

Pour FO, c’est inacceptable.

Lors de la présentation de ses mesures au CDEN, le DASEN, curieusement, n’en a pas fait mention. Nous l’avons donc interpellé. Sa réponse : « Toutes les écoles du Lot-et-Garonne sont placées sous surveillance. » (!)
Nous lui rappelons que ce n’est pas le discours qu’il nous a tenu la veille ; regrettant d’avoir « à faire attention à ce [qu’il] dit », il réitère : « Je le dis, toutes les écoles du département sont sous surveillance. » L’intervention ferme des représentants FO au CTSD a eu quelques effets.
Cependant, pouvons-nous être totalement rassurés par cette pirouette du DASEN ? Le SNUDI-FO n’acceptera pas de fermetures brutales à la rentrée, lesquelles placeraient les équipes et les collègues victimes d’une telle mesure dans une situation inadmissible en pleine rentrée des classes.
Pour information, voici la liste des écoles annoncées comme étant sous « surveillance à la fermeture » : Boé : D. Lapeyre et R. Muzas ; Calignac ; Espiens ; St-Laurent/Bazens ; Lacépède/Laffite ; Bourran ; Le Temple sur Lot ; Monbahus/Montignac-de-Lauzun ; Villeneuve sur Lot : Descartes

Résultat des votes au CDEN :
-> Sur la carte scolaire 1er degré : 7 contre (1 FO et 6 FSU), 7 pour ( dont 1 SGEN-CFDT), 6 abstentions (dont 2 SE-UNSA)
-> Sur la carte scolaire 2nd degré : 1 contre (FO), 7 pour, 12 abstentions (dont 2 UNSA et 6 FSU)

Pour FO, la carte scolaire, ce n’est pas terminé.

Restant sourd aux revendications, le DASEN a annoncé ses mesures en fin de CTSD, laissant les représentants du personnel dans le flou pendant des heures. Une façon de leur dire : cause toujours… les mesures dont déjà prises.

Aux écoles qui ont fait confiance à FO pour relayer leurs revendications et qui n’ont pas obtenu satisfaction, à toutes celles qui ne l’ont pas fait mais qui revendiquent les moyens de travailler dans de bonnes conditions, nous disons : rien n’est joué, c’est par le rapport de force qu’on peut obtenir satisfaction.

Car force est de constater que, sans la pression « d’en bas », la parole des représentants du personnel ne pèse pas assez lourd dans ces instances consultatives que sont le CTSD et le CDEN. Le SNUDIFO47, qui n’est pas un syndicat « d’accompagnement des réformes », se tient à disposition pour apporter son aide dans les démarches de mobilisation.

* CTSD : Comité technique spécial départemental, où siègent les représentants du personnel et les représentants de l’administration.
** CDEN : Conseil départemental du l’Education nationale ; y siègent, outre les représentants du personnel et de l’administration, les représentants des parents d’élèves, des DDEN et des élus (maires et conseillers départementaux).

Ne manquez pas les prochaines RIS du SNUDIFO47

BEAUVILLE – École primaire – lundi 13 février -> 17h
CASTILLONÈS – École maternelle – mardi 14 février -> 17h
AGEN Spécial Mouvement UDFO – mardi 21 mars -> 17h
Modalités de participation : voir en pièce jointe.

Rentrée 2017 : Le DASEN confirme la politique…

Rentrée 2017 :
Le DASEN confirme la politique d’austérité​

La réalité des mesures annoncées a rapidement fait litière des annonces fracassantes de création de postes pour la rentrée de septembre 2017. Lors du CTSD du 6 février, l’inspecteur d’Académie a d’entrée de jeu précisé le cadre de ses mesures : aucun des 16 moyens attribués au département ne servira à ouvrir des classes. Tous seront utilisés pour les priorités définies par le ministère dans le cadre de la loi de « refondation » de l’école.​ Nous y reviendrons ​plus précisément dans une prochaine Lettre d’inFOrmation.
​Pour le détail des mesures annoncées par le DASEN, cliquez ICI

Temps partiels sur autorisation : Attention !

Le Dasen ayant annoncé qu’il comptait l’an prochain récupérer des postes, entre autres, en revoyant drastiquement la politique départementale d’accord des temps partiels sur autorisation (dont les compléments correspondraient au nombre de remplaçants qui manquent), nous rappelons que cette mesure risque fort d’être contre-productive.
Lire la suite en pièce jointe.

Démissions de professeurs, licenciements de stagiaires :
FO rétablit les faits !

Les articles de presse se multiplient sur les démissions de professeurs suite à la publication d’un rapport sénatorial. La ministre minimise en parlant d’un nombre de démissions « extrêmement faible ». Pour d’autres, il est normal que le nombre de démissions soit multiplié par trois dans le 1er degré et par deux dans le 2nd degré entre 2012 et 2016, en raison du nombre de postes ouverts aux concours de l’éducation nationale… Il fallait oser !
Ouvrir des postes aux concours conduirait à la démission ? Rétablissons les faits.
Lire la suite en pièce jointe.

Au nom de l’inclusion : l’enseignement spécialisé est menacé !

Trois projets de textes (décret et arrêtés) ont été présentés au Conseil supérieur de l’éducation (CSE), permettant la mise en place du Certificat d’aptitude professionnelle aux pratiques de l’éducation inclusive (CAPPEI). De quoi s’agit-il ? Une nouvelle certification, commune au premier et second degré, en lieu et place du CAPA-SH et du 2CASH, remet en cause la formation spécialisée et les statuts.
Lire la suite en pièce jointe.

Nous aimerions vous donner uniquement des bonnes nouvelles.
Mais les politiques successives ne font que porter atteinte à l’école publique et laïque de la République.
Nous défendons cette école, nous défendons ses valeurs et nous défendons ses agents.
Pour la défendre vous aussi, pour revendiquer la sauvegarde de nos statuts, une vraie revalorisation de nos salaires et une amélioration de nos conditions de travail, un seul syndicat, indépendant et à la position claire : le SnudiFO-47 !

Pass Education : une revendication partiellement satisfaite

Le Pass Éducation permet à son détenteur d’accéder gratuitement aux collections permanentes de plus de 160 musées et monuments nationaux.

Réservé jusqu’à présent aux seuls enseignants, titulaires et contractuels du 1er et 2nd degré en activité devant élèves, la ministre de l’Éducation nationale a enfin annoncé l’extension du PASS Education à compter de janvier 2017 à tous les membres des équipes éducatives des écoles et établissements scolaires : personnels de direction, d’éducation, administratifs, sociaux et de santé, d’orientation, AESH, etc, ainsi que les conseillers pédagogiques du 1er degré et départementaux.

Cette décision satisfait partiellement une des revendications de la FNEC FP-FO qui a toujours revendiqué son extension à tous les agents du ministère. Partiellement, car une partie des agents restent exclus : personnels administratifs, techniques, sociaux et de santé en poste dans les services académiques, ex-COP et DCIO, corps d’inspection, secrétaires de circonscription, enseignants du CNED, etc.

Pour la FNEC FP-FO, la revendication reste d’actualité : le PASS Education doit bénéficier à tous les personnels du ministère qui tous participent à la même mission. C’est pourquoi la FNEC FP-FO continue de revendiquer son extension à tous les agents.