Le 14 juin : une puissance extraordinaire pour le retrait de la loi El- Khomri… qui appelle une suite à la hauteur !

Cet éditorial est écrit au lendemain du 22 juin qui a vu le gouvernement, après le recours au 49-3, prétendre interdire la manifestation du 23, pour imposer contre la majorité de la population, des salariés et des organisations syndicales majoritaires le projet de loi El Khomri.

La réponse de Force Ouvrière, par la voix de Jean-Claude Mailly, ne s‘est pas faite attendre exigeant d‘être reçu. Le gouvernement a dû reculer…

A la sortie de l’audience, Jean-Claude Mailly rappelait : « Nous avons obtenu le respect de la liberté de manifester, une liberté fondamentale, c’est une victoire pour la démocratie. Sur des questions sociales, il n’y avait pas eu d’interdiction de manifester pour une confédération syndicale depuis 1958. »

Le gouvernement croit-il pouvoir bâillonner la puissance du 14 juin ?

Croit-il pouvoir briser la détermination du million de manifestants venus de toute la France et briser la grève appelée par FO, la CGT, la FSU et SUD ? Croit-il en refusant d’entendre l’exigence de retrait pouvoir briser la détermination des salariés à obtenir le retrait du projet de loi El Khomri pour s’opposer à la destruction de notre code du travail ? Croit-il ainsi faire disparaître les 70 % de la population qui sont opposés au projet de loi Travail ?

Face à ces vagues successives depuis 4 mois, le gouvernement joue la provocation, la répression et s’isole chaque jours davantage. Le 15 avril nous écrivions : « le gouvernement et ses alliés comptent sur l’essoufflement de la mobilisation, ils ont tort ». Rien n’est plus vrai deux mois plus tard. La preuve a été faite à nouveau le 23 juin.

Notre détermination est intacte

Et chaque jour, ce gouvernement fait la preuve de sa volonté de continuer son offensive contre nos droits collectifs, y compris en mettant en péril la démocratie. A l’image de nos collègues en EREA qui par la grève, les manifestations, le rassemblement au ministère le 1er juin, exigent depuis 5 mois le maintien de tous les postes d’EEI en EREA et font face à la ministre avec une détermination plus grande encore.

Et maintenant ?

De l’issue de ce combat dépend en partie la mise en oeuvre des projets ministériels contre le statut particulier des PE et leur statut de fonctionnaire d’Etat.

De la mise en oeuvre de PPCR à la modification de nos obligations réglementaires de services en passant par la suppression des postes d’EEI en EREA, par l’expérimentation des classes communes CM2/6ème en collège, par la tentative du maire de Saint-Doulchard (18) de s’arroger le droit d’annuler un jour de classe pour organiser sa propre sortie au Futuroscope ; la logique de l’inversion de la hiérarchie des normes du projet de loi El Khomri est présente dans tous les projets ministériels. Force Ouvrière avec l’intersyndicale rappelle ce 24 juin : « (…) Le gouvernement a la responsabilité pleine et entière de trouver, une issue à cette crise.
Si le gouvernement reste sourd, elles appelleront à poursuivre la mobilisation durant le débat parlementaire, début juillet (…) »
. Ce face à face, qui dure depuis maintenant 4 mois, devant un gouvernement qui n’hésite pas à sortir le 49-3, à interdire les manifestations, doit trouver sur le terrain de la lutte de classe une suite à la hauteur.?

Montreuil, le 24 juin 2016
Norbert Trichard
Secrétaire général

14 juin un million à Paris pour le retrait | Mouvement 2ème phase

Mardi 14 juin Un million de manifestants à PARIS, au coude à coude pour exiger le retrait de la loi Travail.

Plus de 650 bus, des dizaines de TGV, affrétés par les confédérations FO et CGT ont convergé depuis toute la France vers Place d’Italie. Un cortège long de plus de 4 km, des milliers de manifestants bloqués sur le périphérique.

Retrait !

C’est par centaines de milliers une nouvelle fois que travailleurs et militants de toutes professions ont fait bloc pour affirmer cette revendication. Le retrait, et rien d’autre ! C’est le mandat qui depuis le 9 mars unit les jeunes, les travailleurs avec leurs organisations FO, CGT, FSU, Solidaires, UNEF, FIDL, UNL.

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Mouvement départemental 2ème phase

La CAPD qui traite de la seconde phase du mouvement se réunit Jeudi 30 juin. Si vous souhaitez que nous vérifiions les informations vous concernant, transmettez-nous la fiche mouvement 2ème phase en pièce jointe, ainsi que l’accusé de réception i-Prof, au plus tard le jeudi 23 juin.

Attention : Dans un courrier envoyé hier aux écoles, l’administration rappelle : « si des erreurs ou omissions apparaissent dans les éléments constitutifs du barème, les enseignants concernés doivent contacter la cellule mouvement le plus rapidement possible et avant le 20 juin 9h. »

RIS FO – SNUipp | Revalorisation | Mercredis après-midis

Réunion d’Information Syndicale FO – SNUipp

ESPÉ – Agen, jeudi 9 juin, 17h30

? Réunion d’information syndicale, organisée conjointement par le SNUDI FO et le SNUipp, pour tous les enseignants du 1er degré du département jeudi 9 juin à 17h30 à l’ESPÉ d’Agen pour discuter de la situation et de la mobilisation en cours contre la loi El Khomri ;

? Grève interprofessionnelle et manifestation nationale à Paris le mardi 14 juin pour le Retrait de la loi travail.

Pour participer, rien de plus simple : vous adaptez le modèle de lettre (ci-joint) que vous envoyez à votre IEN 48h avant la réunion (ceux qui ont déjà fait cette démarche pour les anciennes dates n’ont pas à le refaire).
Vous pourrez défalquer 3h de vos animations pédagogiques.


Dans la série « Je prends les enseignants pour des abrutis » avec dans les rôles principaux la Ministre et le Recteur :

Revalorisation salariale ?
Le SNUDI FO analyse l’ensemble des conséquences de la soi-disant revalorisation des enseignants (en pleine mobilisation contre la loi Travail et à un an des élections présidentielles…)
? lire l’article Revalorisation des salaires des enseignants, vraiment ?

Mercredis après-midi
Le Recteur continue de s’empêtrer dans ses contradictions juridiques et il maintient toujours 2 mercredis (au lieu de 4) en dehors de nos 108h légales. Le SNUDI FO 47 lui écrit un courrier pour exprimer le ressenti de la grande majorité des collègues.
? lire l’article Mercredis après-midis : 4 – 2 ne font toujours pas 0

Mercredis après-midis : 4 – 2 ne font toujours pas 0

Le recteur de l’Académie de Bordeaux, Olivier Dugrip, dit nous avoir informé de SA volonté de banaliser quatre mercredis après-midi en rattrapage d’une journée de pré-rentrée et de la journée de solidarité.

Doit-on le redire : on nous fait « rattraper » des journées qui n’ont pas à l’être. C’est une interprétation très large de la note de service de rentrée et de nos Obligations Réglementaires de Service, interprétation qui n’a rencontré ni l’opposition du SE-Unsa, ni l’opposition du SNUipp .Qui ne combat pas… soutient !

Seul le Snudi FO a contesté la légalité de ces rattrapages et a proposé aux autres syndicats, sans même qu’ils daignent répondre, une pétition qui s’opposait à l’ajout de travail gratuit sur nos ORS.

Pour contenir une fronde légitime, à l’instar de ce qui s’est produit dans les Bouches-du-Rhône, contre l’augmentation non rémunérée de notre temps de travail, le Recteur a anticipé en faisant mine de reculer pour finalement imposer deux mercredis après-midi au nom d’une prétendue journée de pré-rentrée qui n’existe pas.

Bien informé des modifications de nos obligations de service préparées par le Ministère, il enfonce le clou en précisant que ces deux demi-journées ne seront plus dégagées mais viendront en complément des 18h d’animations pédagogiques, sur un calendrier arrêté au niveau départemental.

Voilà, c’est fait, vous venez de passer à 114 heures annualisées, pour le même salaire et avec le sourire.

Soyez certains que ce n’est là qu’une étape ! Avec la modification de nos ORS, viendront les 38 semaines de classe, la formation pendant les vacances (dispositif soutenu par le Se-Unsa), le projet de nouvelles missions n’ouvrant droit à aucune rémunération…

Sur quoi s’appuie le Recteur pour imposer ces décisions ?

Sur une volonté ministérielle de réformer l’Éducation Nationale et l’École Publique – comme tous les Services Publics – dans un sens libéral. On voit comment cela fonctionne dans les pays anglo-saxons…

Mais il semblerait également qu’il s’appuie sur des collègues, la formulation est admirable, qui ont « été nombreux à [lui] faire remonter le besoin de disposer d’une partie de ce temps de travail pour faciliter la concertation au sein des écoles et des collèges en vue de l’adaptation des projets d’école et d’établissement à la nouvelle organisation des cycles d’enseignement ».

Si le Recteur peut compter sur le SNUipp et le SE-Unsa, acharnés du travail bénévole, les remontées des collègues sur le terrain nous font écho de besoins et d’orientation bien différents !

Nous noterons aussi avec plaisir l’exercice de style « oui-mais-non », malgré les nombreuses demandes des personnels qui lui sont parvenues ! On passe quand même de quatre à deux demi-journées banalisées…

Le Recteur, adepte de la méthode Coué de la ministre (autrement appelée « je vous prends pour des abrutis mais avec le sourire »), ne trompe personne : difficile désormais de ne pas faire le lien avec ce genre de décision qui, sous couvert bien gentil de professionnalisme pédagogique et d’investissement des collègues dans leur mission, n’est pas sans rappeler la réforme du code du travail : Travailler plus pour ne gagner… pas plus !

Nous vous invitons à lire, en document joint, le courrier que le Snudi Fo 47 a adressé en ce sens au Recteur.

Revalorisation des salaires des enseignants, vraiment ?

En pleine mobilisation contre la loi El Khomri, le gouvernement lance une nouvelle propagande mensongère sur la prétendue revalorisation des carrières des enseignants.
Rappelons que la ministre laisse entendre, via ses communicants à la botte, qu’en fin de carrière un PE directeur d’école, percevrait 4000 ou même 5000€ par mois !

Pour résumer, les annonces de la Ministre, c’est :

« Enseignants, je continue de vous prendre pour des abrutis. Et je compte sur le SE UNSA et éventuellement la FSU, signataires de l’accord PPCR, pour vous l’expliquer »

Avec le projet de modification des Obligations Réglementaires de service des Enseignants, les mercredis après-midis, les projets de secteur… Ce que les enseignants ressentent actuellement c’est que toutes les annonces ont les mêmes conséquences : « travailler plus pour gagner moins ! »

FO ne marche pas dans cette canaillerie, stricte application du protocole PPCR, dont le véritable objectif est de baisser la masse salariale globale consacrée aux salaires des enseignants :
– en rallongeant la durée moyenne des carrières,
– en faisant disparaître les avancements au choix et au grand choix sur la base des barèmes pour y substituer des entretiens d’évaluation à la tête du client.
– à réintroduire l’évaluation professionnelle que le ministre Chatel avait voulu imposer

Et la cerise sur le gâteau offert aux enseignants : la création d’une hors classe exceptionnelle réservée à ceux qui auraient « une valeur professionnelle » ou liée à l’exercice « d’une fonction particulière »…
Pour résumer, encore une fois, « Dans un manège, il n’y en a qu’un qui attrape la queue du Mickey » : l’enseignant lambda qui fait son travail consciencieusement ne verra jamais la couleur de la classe exceptionnelle !
Cette classe exceptionnelle ne vise pas à revaloriser les enseignants, elle sera limitée aux personnels acceptant d’exercer des missions autres que celles définies par leur statut.

Certes, quelques uns bénéficieront de quelques euros, en début de carrière ou à court terme… Mais sur l’ensemble de la carrière ce sera une perte de revenus conséquente.

Pour FO la seule vraie revendication c’est l’augmentation des salaires pour tous.
Nous revendiquons :

8% d’augmentation du point d’indice
50 points d’indice supplémentaires

Et même avec ça ça ne fera toujours pas 4000€ par mois (cf Tract Salaires en document joint)…

Compte-rendu CTSD 27 mai 2016

Encore un CTSD navrant !

Nous étions sortis très déçus du dernier CTSD du mois de février. Le DASEN y annonçait une dotation de 16 postes supplémentaires. Enfin une bonne nouvelle… mais qui fut de courte durée lorsque nous avons appris que ces postes serviraient aux dispositifs issus de la loi sur la refondation de l’école. Seuls les dispositifs « plus de maître que de classe » et « accueil de moins de trois ans » étaient concernés.

La FNEC FP FO s’oppose aux fléchages des postes et exige l’ouverture de toutes les classes nécessaires dans toutes les écoles dont les effectifs dépassent les 25 élèves par classe.
Autant dire que sur notre département nous avons beaucoup d’écoles candidates à l’ouverture.

Le CTSD de ce mois de mai était donc l’occasion pour Le DASEN de débloquer des situations sachant que quelques postes restaient en réserve. Sur les 7 appels à candidature sur le dispositif plus « plus de maîtres que de classes » seuls 5 écoles se sont portées candidates. Nous avions alors un solde de deux postes auquel pouvait s’ajouter un poste « accueil de moins de 3 ans » non pourvu, ainsi que deux postes restés en réserve.

La FNEC FP FO a demandé au DASEN d’utiliser ces postes pour ouvrir des classes. Au lieu de ça, il précise qu’il a pris des engagements auprès du Recteur pour appliquer les réformes et que s’il n’y avait pas de volontaires pour les dispositifs, ses services en trouveraient d’autres d’ici la rentrée.
C’est de cette manière que la commune d’Aiguillon s’est vue attribuer le dispositif « accueil des moins de trois ans » sans que l’équipe enseignante ait pu donner son accord. Le DASEN s’appuie aujourd’hui uniquement sur les décisions des mairies.

Nous avons depuis le dernier CTSD un peu plus de 11 écoles susceptibles d’obtenir une ouverture et qui attendent avec impatience une bonne nouvelle pour espérer travailler dans de bonnes conditions et organiser leur rentrée sereinement.
Nous pourrions prendre l’exemple de Castillonès qui affiche une moyenne de 31,5 élèves.
Le DASEN ne veut pas se prononcer sur une ouverture immédiate car il s’étonne de l’arrivée soudaine de tous ces élèves. Il va envoyer ses équipes sur le terrain pour faire une enquête. Nous pensions à FO que chaque école était chapeautée par une circonscription dirigée par un IEN ? Ce travail ne pouvait-il pas être fait en amont dans la mesure où la situation était connue depuis le mois de février ?

Évoquons également le cas du RPI concentré de Beauville qui fonctionne sur trois classe dont une classe de CE2 CM1 CM2 . Sur les 27 élèves que compte cette classe 6 sont en très grande difficulté et ont déjà un PPS. Lorsque l’IEN de Villeneuve à évoqué le sujet de cette école, il s’est contenté de dire qu’elle était
sous surveillance,sans plus. FO qui connaissait la situation, a fait savoir à l’ensemble des membres du comité les réelles difficultés de cette école pour les enseignants et les élèves. Eux si soucieux d’habitude de bien être des élèves sont restés bien muets voire même complètement indifférents.

Pourquoi ce CTSD ?

Le DASEN avait besoin d’annoncer l’ouverture de deux postes ASH :

  • 1 poste autisme EUMA
  • 1 poste Ulis école

Les deux écoles qui verront l’implantation des ces postes sont l’école maternelle Scaliger à Agen et l’école Luflade de Villeneuve. Sans rentrer dans les détails de ces deux postes, ils seront occupés par des enseignants spécialisés après appel à candidature.

La FNEC FP FO s’est interrogée sur le fait que la mise en place des ces dispositifs n’ait pas encore trouvé d’enseignants spécialisés volontaires ? Que se passerait-il si ces postes n’étaient pas pourvus ?
Malgré notre insistance, le Secrétaire Général a fini par dire qu’il fallait faire confiance à l’IEN ASH.
Nous verrons bien…

Pour le reste aucune décision prise avant la rentrée. Les équipes peuvent remercier le courage du DASEN qui évite ainsi quelques manifestations dans un moment déjà difficile pour son premier ministre.

Pour la FNEC-FP FO, D. Détienne

Compte-rendu CTSD | Loi Travail | Fêtes d’écoles

Compte-rendu du CTSD du 27 mai 2016

Encore un CTSD navrant !

Nous étions sortis très déçus du dernier CTSD du mois de février.
Le DASEN y annonçait une dotation de 16 postes supplémentaires. Enfin une bonne nouvelle… mais qui fut de courte durée lorsque nous avons appris que ces postes serviraient aux dispositifs issus de la loi sur la refondation de l’école. Seuls les dispositifs « plus de maître que de classe » et « accueil de moins de trois ans » étaient concernés.

? lire la suite Compte-rendu CTSD 27 mai 2016


Loi Travail

La grève pour le retrait du projet de loi EL KHOMRI s’étend dans le pays !
Soutien et solidarité avec les salariés en grève illimitée.

Dans une motion adoptée à l’unanimité, « le Bureau national du SNUDI-FO apporte son plein et entier soutien aux salariés des raffineries en grève illimitée confrontés aux provocations et à la répression du gouvernement, qui persiste à utiliser la force pour faire passer son projet de loi inique. »

Indiquant que le gouvernement porte la responsabilité de ce conflit avec son passage en force (article 49-3, usage de la répression), il précise : « Alors que le gouvernement monte une nouvelle provocation en désignant une organisation syndicale en particulier comme responsable des troubles, le BN tient à se féliciter du front syndical constitué par les confédérations syndicales FO et CGT, la FSU et Solidaires, l’UNEF, l’UNL, la FIDL pour revendiquer et obtenir le retrait du projet de loi ».

Nous sommes tous concernés : vous, vos conjoints , vos enfants, salariés du public et du privé.

Répondant à l’appel du bureau national, le SNUDI-FO 47 invite les collègues à adopter des motions de soutien et de solidarité avec les salariés des autres secteurs professionnels en grève illimitée.

Le SNUDI-FO propose de réunir les collègues, avec les autres syndicats opposés à la loi EL KHOMRI :

  • pour les informer de ce qui se passe dans les autres secteurs professionnels : raffineries, centrales nucléaires, RATP, SNCF ;
  • pour leur donner toutes les informations relatives au combat engagé pour faire reculer ce gouvernement ;
  • pour discuter des conditions à réunir pour que les enseignants rentrent à leur tour dans la grève et décider le cas échéant de partir en grève ;
  • pour la préparation de la manifestation nationale du 14 juin.

Le bureau départemental du SNUDI-FO 47 réuni le 27 mai 2016


Fêtes d’école

Avec le plan Vigipirate toujours activé à son niveau le plus élevé (alerte attentat) et les PPMS, avec la prolongation de l’état d’urgence jusqu’à la fin du mois de juillet, de nombreux collègues nous interrogent sur l’attitude à avoir au sujet des manifestations de fin d’année dans les écoles (fêtes, kermesses…). Ce dossier est difficile et les réponses ne peuvent pas être tranchées. Nous vous donnons ici quelques pistes.

? lire l’article Fêtes d’école, kermesses et Vigipirate

MàJ : Un courrier du Préfet vient confirmer notre analyse de la situation. Vous le trouverez sur le site du COE.

Fêtes d’école, kermesses et Vigipirate

Avec le plan Vigipirate toujours activé à son niveau le plus élevé (alerte attentat) et les PPMS, avec la prolongation de l’état d’urgence jusqu’à la fin du mois de juillet, de nombreux collègues nous interrogent sur l’attitude à avoir au sujet des manifestations de fin d’année dans les écoles (fêtes, kermesses…). Ce dossier est difficile et les réponses ne peuvent pas être tranchées. Nous donnons ici quelques pistes aux collègues.

Les consignes réitérées par le ministère et les DASEN rappellent qu’il est notamment demandé de vérifier l’identité des personnes étrangères aux écoles, le cas échéant de vérifier le contenu de leurs effets personnels. Il est demandé aux familles de ne pas s’attarder devant les portes d’accès pendant la dépose ou la récupération de leurs enfants. Le stationnement des véhicules est interdit aux abords de l’établissement…

Les personnels se demandent comment appliquer la totalité des consignes qui leur sont adressées.

Il est surtout évident qu’ils ne sont pas habilités ou qualifiés pour les mettre en application.

Comme la FNEC FP-FO l’a maintes fois rappelé, les personnels de l’éducation nationale n’ont pas à se substituer aux autorités et aux fonctionnaires habilités à faire appliquer les mesures de sécurité.
De nombreuses questions se posent : qui est responsable ? Qui décide de la tenue ou non de ces fêtes d’école ? Quel impact sur les relations de l’équipe avec les parents en cas d’annulation ?

  • Si la manifestation de fin d’année se tient sur le temps scolaire en interne sans venue de personnes extérieures – comme le font de plus en plus d’écoles – pas de problème.
  • Si elle se tient hors temps scolaire dans l’école, avec ouverture au public (spectacle), il faut demander l’avis du préfet. Chaque directeur peut donc adresser par voie hiérarchique (S/C de Monsieur l’Inspecteur d’Académie) au Préfet un courrier en ce sens. Pour sa part, le Snudi-FO écrit au DASEN pour que ce dernier fasse une demande générique.

La vérification systématique des personnes extérieures à l’établissement est prévue pour la région parisienne (en fait dans les régions où le plan Vigipirate renforcé est activé).

Rappelons que : « L’Inspecteur d’académie, directeur des services départementaux de l’éducation nationale (IA-DASEN) et les services de la Préfecture accompagneront les écoles dans la mise en place de mesures de sécurité adaptées au territoire ». Beaucoup d’IEN refusent de répondre aux sollicitations des écoles et renvoient à la décision du directeur. L’IEN doit répondre à ces demandes et prendre ses responsabilités.

Par ailleurs, la mairie doit, si la fête a lieu hors temps scolaire, être informée et elle a le pouvoir de refuser la tenue de cette kermesse. Pour ce faire, elle doit s’appuyer sur le PCS (plan communal de sauvegarde) s’il y en a un. S’il y a acceptation de la part de la mairie, c’est à elle de prendre les mesures d’application des consignes de sécurité comme par exemple le « contrôle visuel des sacs ». Ce PCS indique effectivement dans l’art. L. 731-3 du Code de la Sécurité intérieure : le PCS « détermine, en fonction des risques connus, les mesures immédiates de sauvegarde et de protection des personnes, fixe l’organisation nécessaire à la diffusion de l’alerte et des consignes de sécurité, recense les moyens disponibles et définit la mise en œuvre des mesures d’accompagnement et de soutien de la population ».

En résumé :

  • Informer l’IEN des modalités d’organisation et lui signaler toute difficulté ou problème quant à l’application de mesures qui ne relèvent pas de la responsabilité statutaire des personnels, et surtout du directeur.
  • Informer la mairie de la tenue de la manifestation et lui demander comment seront appliquées les consignes de sécurité comme par exemple le « contrôle visuel des sacs ».

Les textes de référence :

  • http://www.education.gouv.fr/pid285/bulletin_officiel.html?&cid_bo=96969
  • http://www.education.gouv.fr/pid285/bulletin_officiel.html?cid_bo=95837
  • http://www.education.gouv.fr/cid85267/consignes-securite-applicables-dans-les-etablissements-relevant-ministere.html
  • http://www.education.gouv.fr/cid96851/mesures-complementaires-de-securite-dans-les-ecoles-et-etablissements-scolaires.html
  • http://www.najat-vallaud-belkacem.com/2016/04/27/je-suis-attachee-aux-kermesses-et-fetes-decole-question-au-gouvernement/

En cas de besoin, n’hésitez pas à nous contacter.

Augmentation de l’ISAE : Réalité et tour de passe-passe

Le Premier ministre a conclu les journées de refondation de l’École les 2 et 3 mai 2016 par l’annonce d’une augmentation de 800 € de l’ISAE qui passe à 1200€ brut annuel.

Cette annonce fait suite aux déclarations du Président de la République qui en ouverture de ces journées, faisant fi de la dégradation constante des conditions de travail des enseignants et des conséquences dramatiques de la mise en place des rythmes scolaires, s’est auto congratulé en déclarant que depuis la loi de refondation, « l’école va mieux ». L’ex ministre Peillon précisant « Il n’y aura pas un homme d’Etat raisonnable qui reviendra sur la Refondation »

Mais l’ISAE à 1200€ n’efface pas le gel du point d’indice depuis 6 ans.
Avec cette annonce, la ministre reconnait que le traitement des enseignants comme des fonctionnaires en général reste un problème. Pour autant cette annonce ne fait pas disparaître le blocage des traitements de tous les fonctionnaires depuis 6 ans.

Pour les professeurs des écoles – qui en bénéficieront sans être dupes – elle ne fait pas le compte. Pour les personnels de toutes les autres catégories qui n’en verront pas la couleur, elle confirme la volonté permanente du gouvernement d’opposer les catégories entre elles et de substituer au traitement indiciaire, des primes et indemnités, par nature aléatoires voire arbitraires.

Cette annonce n’est bien entendu pas sans rapport avec la mobilisation qui s’est exprimée lors des deux journées de grève interprofessionnelle du 31 mars et du 28 avril pour le retrait du projet de loi El Khomry. Elle ne peut pas faire oublier le rejet par les PE des conséquences de la réforme des rythmes scolaires dont le dossier n’est pas clos. Elle est aussi certainement sans rapport avec les prochaines élections présidentielles, comme la première partie de cette `prime` était sans rapport avec la mise en place de la `refondation de l’école`.

L’ISAE à 1200€ dans le cadre du PPCR
La ministre précise que cette augmentation va de pair avec le fait « de revoir le parcours de carrière de tous les enseignants (…) »
Concrètement cette annonce, saluée par tous les tenants de la Refondation, s’inscrit dans la logique du PPCR, que FO n’a pas signé, et qui prévoit d’allonger les carrières des fonctionnaires (avancement à la seule ancienneté) et de remplacer la notation par une évaluation subjective sur objectif au niveau local.

La FNEC FP-FO n’acceptera pas la remise en cause de la notation chiffrée au profit d’une `évaluation` locale qui livrerait les enseignants à l’arbitraire.
C’est la logique de l’inversion des normes du projet de loi El Khomry rejeté massivement par les salariés avec FO, CGT, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL.

La FNEC FP-FO réaffirme sa revendication d’augmentation de 8% du point d’indice et de l’ajout de 50 points d’indice pour tous, le versement de l’ISAE à tous les PE et aux contractuels, son intégration dans le traitement.

L’école publique n’aura un avenir de qualité qu’avec l’abandon de la réforme du collège, de la réforme des rythmes scolaires et le retrait du projet de la loi El Khomry.