CTSD du 5 septembre 2022

Ce CTSD avait à sont ordre du jour les ajustements de rentrée.

Selon l’inspecteur d’Académie, la rentrée s’est relativement bien passée dans le département, tant dans le 1er que dans le second degré. Pas trop de remous du côté des parents d’élèves ; une rentrée plus paisible que les rentrées précédentes.

> Lire la déclaration liminaire du représentant FO.

Notons que le DASEN n’a pas répondu à la question que nous avons posée en conclusion de notre déclaration concernant les évaluations d’écoles. Non-réponse à mettre en relation avec son refus – contrairement à son homologue de Gironde – de communiquer aux organisations syndicales la liste des écoles retenues cette année. Nous y reviendrons.

Le DASEN a réaffirmé son engagement de ne pas procéder à des fermetures de classe à la rentrée. Parmi les quelques situations d’écoles évoquées, on retiendra :

Maternelle Louis Vincens au Passage d’Agen : il s’agit d’une situation particulière. En effet, le maire, souhaitant la fermeture de l’école, a décidé de ne plus inscrire d’élèves. Connaissant cette situation avant les vacances d’été (il ne reste que 16 élèves pour deux classes), le DASEN a pris la décision de fermer le poste d’adjoint fin juin. Il a confirmé que la collègue victime de cette mesure bénéficiera des bonifications lors du mouvement 2023.

– L’IA a décidé d’utiliser ce moyen récupéré pour ouvrir l’UEEA (Unité d’enseignement élémentaire autisme) à l’école élémentaire Edouard Herriot d’Agen.

École élémentaire G. Brassens de Bon Encontre : L’IA reconnaît que les effectifs sont en hausse, mais déclare ne pas disposer de moyen pour ouvrir une classe. A suivre.

École primaire de St-Vite : Les effectifs sont en baisse, c’est une « tendance dure » a déclaré le DASEN, mais il souhaite ne pas avoir à fermer une classe l’an prochain.

École élémentaire J. Ferry de Villeneuve sur Lot : Effectifs en hausse, la mairie annonce que cela va se poursuivre en cours d’année. « C’est dommage d’avoir fermé » déclare le DASEN.

École primaire de Ste-Colombe en Bruilhois : il est fort probable que la progression des effectifs continue. L’emploi supplémentaire à titre provisoire est déjà implanté.

École primaire dAubiac : il est envisageable que les effectifs bougent en hausse (nouvel échangeur, un nouveau gros employeur sur ce secteur…).

RPI Tayrac/St-Maurin : L’IA reconnaît que la situation est difficile, notamment en raison d’une forte hausse des effectifs. FO a demandé l’attribution d’un moyen à titre provisoire.  » J’entends l’argument » a déclaré le DASEN, mais il n’y aura pas d’ouverture en cette rentrée. A suivre.

L’IA a ensuite évoqué 2 situations d’emploi non pourvus : Maître E sur le RASED de Castillonnès et maître E sur celui de Sainte-Livrade. Il espérait pouvoir faire au moins un recrutement. Ca n’a pas été le cas. Cependant, il a pris l’engagement de ne pas supprimer ces postes, « on fera en sorte qu’ils soient pourvus l’an prochain ».

Il a décidé d’utiliser ces deux postes vacants pour acter l’attribution du poste provisoire à Ste-Colombe-en-Bruilhois, ainsi qu’un poste à l’élémentaire J. Ferry de Villeneuve.

Enfin, il a décidé d’utiliser les 0,67 ETP encore disponible pour attribuer du temps de décharge de direction supplémentaire. Outre les +0.08 attribués Ste-Colombe en raison de l’ouverture. Il a décidée de soutenir 3 écoles : + 0,17 pour l’école élémentaire E. Reclus à Agen, + 0,25 pour l’école élémentaire Langevin à Agen, + 0,17 à Labrunie à Marmande. Concernant les deux premières écoles, il a précisé que c’est dans la perspective d’une ouverture à la rentrée prochaine.

FO a interrogé le DASEN concernant les postes de PsyEN non pourvus à Miramont de Guyenne, Tonneins et Port-Ste-Marie. Réponse du DASEN : La DSDEN est susceptible de recruter à tout moment des contractuels titulaires d’un DU. Elle continue à rechercher des personnes prêtes à occuper ces emplois.

Vote sur les mesures de l’IA-DASEN : 1 contre (FO), 9 abstentions (FSU, SE-UNSA, SGEN-CFDT)

FO a voté contre les mesures, non pas en opposition aux quelques moyens attribués, mais parce que ceux-ci sont loin de répondre à toute les situations, sans parler de l’absence de création de postes de remplaçants dont il est à craindre que cette année encore il fassent cruellement défaut.

Questions diverses :

Ressources humaines : 11 postes vacants dans le département en cette rentrée. Le recrutement de 28 collègues de la liste complémentaire du CRPE a été autorisé par la rectrice sur l’académie (sur 44). 2 ineat et 4 exeat ont été accordés. 16 contractuels ont déjà été recrutés. Les collègues TR qui sont bloqués sur un remplacement à l’année percevront bien l’ISSR, a garanti l’administration. AESH : Ils son 742 sur le département; 90 à recruter compte tenu des départs et des postes vacants.

Ruptures conventionnelles et démissions : 4 demandes de ruptures conventionnelles ont été accordées, 4 ont été refusées. l’administration a enregistré 5 démissions.

Évaluations d’écoles : C’est le choix du département de ne pas communiquer la liste des écoles retenues cette année aux syndicats. Tout est fait directement avec les écoles à ce stade.

ENQUÊTE DE RENTRÉE

Le SNUDIFO47 invite les collègues à faire remonter tous les problèmes !

Qu’il s’agisse d’un poste d’enseignant ou de compléments non pourvus, de membres du RASED non nommés ou d’AESH manquants dans les écoles, le syndicat vous propose de remplir le questionnaire de rentrée en cliquant sur le lien ci-dessous. Cela ne prend que quelques minutes ; vos réponses permettront d’établir les conditions réelles de la rentrée. Le syndicat pourra intervenir sur les situations et porter vos revendications.

-> QUESTIONNAIRE DE RENTRÉE

Rentrée 2022 : CTSD, salaires, postes, évaluations d’écoles…

CTSD lundi 5 septembre

Personne ne peut le cacher : en cette rentrée scolaire, les postes et les enseignants manquent. Le SNUDI-FO invite tous les collègues, toutes les écoles à faire remonter les problèmes de rentrée : besoin d’ouvertures, menaces de fermetures, enseignants (adjoint, remplaçant, complément de service, membre du RASED…) manquants, AESH pas encore nommés…

Le SNUDIFO47 portera tous les dossiers qui lui seront confiés.

Salaires, postes, statut…
le SNUDI-FO défend dès la rentrée toutes
les revendications !

Les enseignants, PsyEN et encore plus les AESH, ont bien en cette rentrée scolaire les mêmes préoccupations que les autres salariés : ils sont frappés de plein fouet par l’inflation et voient leur pouvoir d’achat s’effondrer. Le gouvernement n’accorde qu’une « augmentation » de 3,5% de la valeur du point d’indice alors que l’inflation dépasse déjà les 6% pour l’année 2022, il refuse toujours un vrai statut et un vrai salaire aux AESH

-> Lire la suite du communiqué

Évaluation d’écoles

Alors que la liste des écoles retenues pour l’année scolaire 2022-2023 a été arrêtée en juin par la rectrice, ce n’est que ces jours-ci que les écoles du Lot-et-Garonne concernées en sont informées (nos collègues du 33 en ont été informés fin juin…)

Les collègues peuvent compter sur l’appui du SNUDI-FO pour s’opposer à ce nouveau management de l’école.

-> Pourquoi ces évaluations ? En quoi consistent-elles ? Lire notre DOSSIER.

Rentrée 2022 : Ne cédons pas d’un pouce !

Pour la défense et la reconquête de nos droits et de l’école publique, plus que jamais, revendiquons !

Chacun a connaissance de cette information : il manque 4 000 enseignants (postes non pourvus aux concours) pour pourvoir tous les postes en cette rentrée. S’ajoute à cela le manque cruel de remplaçants dont nous et nos élèves avons subi les conséquences au cours de l’année scolaire passée. Évoquant il y a quelques semaines les conditions de la rentrée 2022 devant une commission de l’Assemblée nationale, le ministre Ndiaye déclare tranquillement, dans la continuité de la politique de son prédécesseur :  » Nous ferons avec les moyens du bord. «  Quant aux moyens de remplacement,  » le banc de touche est très réduit «  ose-t-il expliquer.

Une manière d’annoncer que comme l’an passé, nous devrions nous satisfaire du chaos engendré dans les écoles par le manque de collègues remplaçants.
La revendication que nous avons portée le 7 juillet auprès de l’inspecteur d’Académie d’un recrutement massif et immédiat de personnels reste donc plus que jamais d’actualité en cette rentrée.Non monsieur le ministre, parce que nous voulons enseigner dans de bonnes conditions dans l’intérêt de nos élèves, lesquels ont le droit de bénéficier de toutes les heures d’enseignement qui leur sont dues, nous ne nous contenterons pas des « moyens du bord ».

Comme le déclare le SNUDI-FO dans son communiqué du 26 août, la situation  » met à l’ordre du jour la mise en place de mesures d’urgences nécessaires pour éviter une année scolaire catastrophique, pour assurer le remplacement de tous les enseignants absents, pour annuler les fermetures de classes, pour ouvrir toutes les classes nécessaires :
• Le ré-abondement des listes complémentaires à hauteur des besoins ;
• L’organisation immédiate de concours exceptionnels de recrutement de professeurs des écoles à Bac+3 pour faire face à la pénurie de candidats aux concours conséquence des mesures ministérielles ;
• La titularisation de tous les contractuels qui le souhaitent ;
• L’intégration de tous les enseignants titulaires en attente de mutation. »

-> D’ores et déjà, soyons dans un état d’esprit de mobilisation pour nos revendications. Le bureau départemental du SNUDIFO47 vous appelle à en discuter dès la rentrée et à faire remonter toute situation, toute revendication et toute initiative que vous décideriez pour obtenir satisfaction. Vous pouvez compter sur l’aide du SNUDI-FO.
-> Notre fédération, la FNEC FP-FO a déposé un préavis de grève pour couvrir toute initiative en cette rentrée.-> Par ailleurs, le SNUDI-FO apporte tout son soutien à nos collègues ATSEM appelées à la grève le jeudi 1er septembre par le syndicat FO des personnels territoriaux pour leurs légitimes revendications (lire le tract).

Crise du remplacement : Audience du 7 juillet

Jeudi 7 juillet, les organisations syndicales SNUDIFO47, SNUipp-FSU 47, SE-Unsa 47 et CGT Educ’Action 47 (SUD Education 47 et le SGEN-CFDT 47, partie prenante de l’initiative, étaient excusés) ont été reçues par le Dasen. Elles étaient porteuses du mandat confié par 278 collègues qui ont signé la pétition « Absences non remplacées : la coupe est pleine ! Recrutement immédiat et massif de personnels ! » (*)

Nous avons rappelé le contexte : l’année scolaire qui s’achève a été marquée par le chaos engendré par le non remplacement des enseignants absents, lequel a eu pour conséquences :- la dégradation des conditions de travail pour les personnels, en particulier pour les enseignants contraints d’accueillir dans leur classe les élèves des collègues absents non remplacés, pour nos collègues titulaires-remplaçants déplacés du jour au lendemain, voire dans la même journée, d’une école à une autre ;- des dizaines d’heures d’enseignements volées aux élèves, l’Etat ne garantissant plus de fait le droit à l’instruction pourtant inscrit dans la constitution ;- des familles parfois exaspérées.L’inquiétude et la question que les collègues se posent c’est : est-ce que ce mode dégradé de fonctionnement de l’école publique que nous venons de connaître va être le mode permanent ?Cela ne se peut. C’est pourquoi nous portons cette revendication d’un recrutement urgent et massif de personnels, à la fois pour accroître le nombre de collègues remplaçants, mais aussi pour pourvoir les postes vacants.C’est tout à fait possible, en recrutant sur liste complémentaire et en mettant immédiatement en place un concours à bac + 3 pour élargir le vivier de candidats.

Réponse de l’IA-Dasen : Sur le remplacement j’entends ce que vous dites. Pour la rentrée prochaine, la situation est meilleure que l’an dernier. Le département n’est pas en déficit, on devrait arriver à une situation d’équilibre entre le nombre de PE et le nombre de postes à pourvoir. Nous avons accueilli hier les jeunes stagiaires, ils sont plutôt bien classés et contents de venir dans le département. On conserve les contractuels et on dispose d’un vivier nouveau de contractuels titulaires du master MEEF. On relaiera votre revendication d’un concours de recrutement à Bac + 3. Ça peut fonctionner. Donc, on ne devrait pas avoir besoin de piocher dans le volant des 131 remplaçants que compte le département.

Le Dasen est ensuite revenu sur la question des autorisations d’absences, qu’il avait déjà évoquée lors de la CAPD du 9 juin. Selon lui, beaucoup d’autorisations d’absences sont accordées alors qu’elles ne sont pas réglementaires. Il a indiqué que M. Jaillet, secrétaire général, allait effectuer une étude détaillée et que les chiffres seraient communiqués aux organisations syndicales. Ses services vont donc revenir à une application plus stricte des textes mais le Dasen a tenu à préciser qu’ils resteront compréhensifs face à des situations difficiles.
Nous lui avons fait remarquer que quand bien même cela permettrait d’économiser quelques moyens de remplacement, cela ne modifierait pas substantiellement la situation du remplacement, faute de création de postes, d’autant que la crise sanitaire liée au Covid-19 est loin d’être derrière nous.

Réponse du Dasen
: On aura plus de puissance de remplacement. Mais si la 7ème vague continue à la rentrée, on ne pourra pas faire face avec 131 remplaçants. On relaiera votre revendication, car s’il devait y avoir des dispositions, il faudrait qu’elles soient prises pendant l’été.

Notre conclusion : L’heure est plus que jamais à la mobilisation pour obtenir un recrutement de personnels enseignants sous statut à hauteur des besoins. Les collègues peuvent compter sur le SNUDI-FO.

(*) Le SNUDIFO47 est à l’initiative de cette campagne.

La « refondation » Ndiaye : en débattre ou la combattre ?

Communiqué de la FNEC FP-FO

Le Président Macron a annoncé la mise en place d’un « Conseil National de la Refondation ». C’est au
tour du ministre Ndiaye de tenter sa « refondation » de l’École à travers une grande concertation, dès
la rentrée prochaine, pour, dit-il, « sortir le système éducatif de la morosité ! »

Comme s’il suffisait de débattre école par école, quartier par quartier, pour en finir avec le délabrement
de l’Éducation nationale et la paupérisation de ses personnels !

Le ministre souhaite convoquer les personnels, mais aussi les parents, les élus et les associations, pour
« nouer des liens entre le scolaire et le périscolaire. »

FO n’est pas dupe de la manœuvre, d’autant plus que la recette est connue. En 2003, le ministre Fillon
avait mis en place une commission chargée d’organiser des débats locaux dans le cadre d’une
« concertation nationale sur l’école ». 26 000 réunions au total qui avaient servi de caution au projet du
gouvernement de l’époque : inscrire une « éducation aux choix dans l’emploi du temps des élèves »,
« renforcer la marge de manœuvre financière et pédagogique des collèges et lycées », et « donner aux
écoles le statut d’établissement ». C’était déjà « l’école du futur » de Macron. N’oublions pas non plus
que la Refondation Peillon avait mis en place les rythmes scolaires et la confusion entre le scolaire et le
périscolaire. Et c’est vers cela que voudrait nous entraîner le ministre de l’Éducation nationale avec ses
grands débats.

Commission Thélot, « Refondation » Peillon, « Grenelle » Blanquer : sous couvert de concerter la
« communauté éducative », toutes ces tentatives d’imposer la destruction du cadre national et laïque
de l’Ecole publique se sont heurtées à chaque fois à la résistance des personnels et de leurs syndicats.

Les personnels n’ont pas besoin de débattre école par école, établissement par établissement, service
par service, du rôle de l’Ecole, de leurs missions, de leurs statuts. Ils ne veulent pas d’une école
territorialisée, bornée par l’horizon du quartier.

Ce que veulent les personnels, c’est la satisfaction de leurs revendications :
Ils veulent l’augmentation des salaires de tous les personnels et donc l’augmentation du point d’indice,
à la hauteur des pertes subies depuis des années.
Ils veulent le recrutement de personnels sous statut à hauteur des besoins.
Ils veulent le respect de leurs missions, définies dans le cadre du Statut général et de leurs statuts
particuliers.
Ils veulent l’arrêt des mesures inégalitaires et en particulier la suppression du Bac Blanquer et de
Parcoursup.
Ils ne veulent pas de l’expérimentation marseillaise généralisée : l’éducation doit rester nationale,
laïque et républicaine.

La FNEC FP-FO n’accepte pas cette nouvelle « refondation » à la Macron-Ndiaye.
Elle fait le choix des revendications et de la résistance.

Montreuil, le 16 juin 2022

-> Télécharger le communiqué au format PDF

CAPD du 9 juin : Recours temps partiel et congé de formation professionnelle

Lire la déclaration liminaire du SNUDIFO47

Cette CAPD avait à son ordre du jour l’examen des recours pour refus de temps partiel ainsi que les demandes de congés de formation professionnelle et de mobilisation du compte personnel de formation.

Temps partiels sur autorisation refusés :

L’inspecteur d’Académie dit rejoindre les organisations syndicales sur les constats, mais pour cette raison, il ne peut donner satisfaction aux personnels concernant les temps partiels refusés, en raison du déficit en ressources humaines. Concernant une collègue, il a cependant fait le choix de la disponibilité de droit plutôt que de lui accorder le bénéfice d’un temps partiel à 50 %, privant de fait le département d’un demi ETP.

Nous avons insisté sur le fait que les collègues n’avaient pas à être la variable d’ajustement d’une situation dont ils ne sont pas responsables : le manque de personnels est la conséquence de la politique du ministère qui dégrade les conditions de travail. Si les collègues choisissent d’exercer à temps partiel, ce n’est pas pour le plaisir de perdre du salaire, surtout dans la situation actuelle de hausse des prix et de blocage des salaires qui perdure. Leur refuser de surcroît d’exercer à temps partiel, c’est la double peine.

L’administration a donné les éléments statistiques suivants : 91 demandes de TP , dont 64 de droit. Sur 27 demandes sur autorisation, 8 ont essuyé un refus ; 4 collègues ont effectué un recours Sur les 19 qui ont été acceptés, 11 ont été requalifiés en situation médicale. Concernant l’un de ces recours, l’intervention des représentants du SNUDI-FO a permis d’obtenir que le Dasen reconsidère la situation de la collègue.

Congés de formation professionnelle :

Le département dispose de 3 ETP (Mais c’est purement indicatif car il ne s’agit pas de 3 ETP supplémentaires budgétisés).

Aussi, reprenant le même argument du manque de ressources humaines, le Dasen n’accorde qu’un seul congé de FP, à raison d’une journée par mois. Une collègue qui en est pourtant à sa 4ème demande se le voit de nouveau refuser.

Mobilisation du Compte personnel de formation :

Le financement se fait sur le BOP (budget opérationnel de programme), donc sur le budget de la formation continue. Nous avons reçu des demandes. Des enseignants ont été autorisés à le mobiliser. Cependant, l’un d’entre eux qui s’est vu opposé un refus a fait un recours. Il sera de nouveau reçu par l’administration.

***

Bien que ce ne soit pas à l’ordre du jour de la CAPD, le Dasen a abordé la question des demandes d’autorisations d’absences effectuées par les personnels, précisant que s’il n’accordait pas toutes les demandes réglementaires, il récupérerait des dizaines de remplaçants. En effet, selon l’administration, un tiers des demandes n’est pas justifiée. C’est un levier qui n’est pas actionné. Des situations individuelles sont prises en compte avec bienveillance.

Cependant, le Dasen a précisé que dès que la situation sanitaire s’améliorera, il donnera consigne aux IEN d’être beaucoup plus regardant.

Questions diverses : La plupart sont hors cadre CAPD a indiqué le Dasen. Cependant, il a proposé aux organisations syndicales de les recevoir d’ici la fin de l’année scolaire pour répondre autant que faire ce peut à leurs questions.

Il a néanmoins saisi l’occasion d’une question du SNUDI-FO relative aux évaluations d’écoles pour faire l’apologie de celles-ci, précisant qu’il en est le maître d’œuvre au niveau de l’académie. Nous aurons l’occasion d’y revenir, mais en attendant nous conseillons fortement aux collègues la lecture de ce communiqué de la FNEC FP-FO.

Promotions : accès au grade de la classe exceptionnelle

Deux modifications à noter :

  • Il n’y a plus besoin de candidater pour être inscrit dans le vivier 1, l’inscription est automatique.
  • Pour le vivier 2, sont désormais inscrits les collègues aux 6ème ou 7ème échelon de la hors-classe.
  • Le vivier 1 doit représenter 70%* des promus et le vivier 2 30%.*

Conditions à remplir pour être promouvable

Vivier 1 : être PE ayant atteint au moins le 3ème échelon de la hors-classe et justifiant de 6 ans de fonctions accomplies telles qu’elles sont définies par arrêté au 31 août 2021 (fonctions accomplies de manière continue ou discontinue, mais seules les années complètes sont prises en compte).

Missions permettant d’accéder au vivier 1 :

Ces fonctions ou ces conditions sont définies dans l’arrêté du 10 mai 2017 :
– affectation dans une école ou un établissement relevant de l’éducation prioritaire
– affectation dans un établissement de l’enseignement supérieur
– fonctions de directeur d’école ou de chargé d’école
– fonctions de directeur adjoint chargé de SEGPA
– fonctions de directeur ou de directeur adjoint de service départemental ou régional de l’Union nationale du sport scolaire (UNSS)

– fonctions de directeur de centre d’information et d’orientation
– fonctions de conseiller pédagogique auprès des inspecteurs de l’éducation nationale
– fonctions de maître formateur
– fonction de formateur académique
– fonctions de référent auprès d’élèves en situation de handicap
– fonctions de tuteur des personnels stagiaires enseignants, d’éducation et PsyEN

– *Conseiller en formation continue conformément au décret n° 90-426 du 22 mai 1990 fixant les dispositions applicables aux conseillers en formation continue appartenant aux corps relevant du ministre chargé de l’éducation ;

– *Enseignants exerçant dans les établissements pénitentiaires et les centres éducatifs fermés ;

– *Enseignants exerçant dans les écoles et établissements bénéficiaires d’un “ contrat local d’accompagnement ”.

*Nouveauté 2022 suite à l’arrêté du 2 février 2022

Vivier 2 : être PE ayant atteint au moins le 6ème échelon de la hors-classe au 31 août 2021.

Les éléments du barème

Les PE promouvables vont être classés selon leur barème: valeur professionnelle (allant de 0 à 140 points) + ancienneté dans la plage d’appel.

  • insatisfaisant : 0 point
  • satisfaisant : 40 points
  • très satisfaisant : 90 points
  • excellent : 140 points
Échelon et ancienneté au 31 aoûtValorisation de l’ancienneté dans la plage d’appel (sauf avis insatisfaisant)
3e échelon hcl sans ancienneté3
3e échelon hcl ancienneté comprise entre 1 jour et 11 mois 29 jours6
3e échelon hcl ancienneté comprise entre 1 an et 2 ans 5 mois 29 jours9
4e échelon hcl sans ancienneté12
4e échelon hcl ancienneté comprise entre 1 jour et 11 mois 29 jours15
4e échelon hcl ancienneté comprise entre 1 an et 1 an 11 mois 29 jours18
4e échelon hcl ancienneté comprise entre 2 ans et 2 ans 5 mois 29 jours21
5e échelon hcl sans ancienneté24
5e échelon hcl ancienneté comprise entre 1 jour et 11 mois 29 jours27
5e échelon hcl ancienneté comprise entre 1an et 1 an 11 mois 29 jours30
5e échelon hcl ancienneté comprise entre 2 ans et 2 ans 11 mois 29 jours33
6e échelon hcl sans ancienneté36
6e échelon hcl ancienneté comprise entre 1 jour et 11 mois 29 jours39
6e échelon hcl ancienneté comprise entre 1 an et 1 an 11 mois 29 jours42
6e échelon hcl ancienneté comprise entre 2 ans et 2 ans 11 mois 29 jours45
6e échelon hcl ancienneté égale ou supérieure à 3 ans48

Cette année, l’effectif du corps dans le grade de la classe exceptionnelle sera de 8,58 %

En 2023, 10 % de l’effectif du corps devra être dans le grade de la classe exceptionnelle.

Le reclassement à la classe exceptionnelle

RAPPEL DE LA POSITION DU SNUDI-FO

Rappelons que la FSU, l’UNSA et la CFDT ont voté pour le décret instaurant le PPCR, alors que FO, la CGT et SUD ont voté contre.

Le SNUDI-FO revendique toujours:

  • l’abandon des nouvelles modalités d’évaluation des enseignants et du protocole PPCR qui en est à l’origine ;
  • un barème essentiellement basé sur l’ancienneté pour le déroulement de carrière de chaque personnel ;
  • la possibilité de revoir à la hausse les appréciations délivrées au 9ème échelon, lors du 3ème rendez-vous de carrière ;
  • l’augmentation du taux de passage à la hors-classe ; la possibilité pour tous les collègues d’accéder à l’indice le plus important du plus grade le plus élevé ;
  • l’ouverture immédiate de négociations en vue d’un rattrapage de la perte de pouvoir d’achat subie depuis 2000 soit 20 % de la valeur du point d’indice.

Pour toute question, contactez-nous.

Promotions : accès au grade de la Hors classe

Si vous êtes promu, l’avancement prendra effet au 1er septembre 2022.

Conditions à remplir pour être promouvable

-> Être professeur des écoles :

  • en activité
  • en détachement
  • mis à disposition
  • en disponibilité pour avoir exercé une activité professionnelle
  • en congé parental ou en disponibilité pour élever un enfant

-> Vous devez par ailleurs comptabiliser au moins deux ans d’ancienneté dans le 9ème échelon de la Classe normale au 31 août 2022 ou être au 10ème et 11ème échelon au 31/08/2022.

Si vous remplissez ces conditions, vous en avez été informé par un courriel dans i-prof le 9 avril.

Les éléments du barème

-> La « valeur professionnelle » : pour établir cette appréciation, la DASEN s’appuie le plus souvent sur l’avis formulé par l’IEN.
Les appréciations :
Excellent : 120 pts ; Très satisfaisant : 100 pts ; Satisfaisant : 80 pts ; A consolider : 60 pts
-> L’ancienneté dans la plage d’appel

Le barème est constitué de l’addition des deux valeurs. En cas d’égalité de barème, les critères de départage sont les suivants :

  • Appréciation IA-DASEN,
  • Ancienneté générale de service,
  • Âge (du plus âgé au moins âgé).

Promotions 2020

En 2020, pour la dernière année, les représentants du personnels en CAPD avaient accès à tous les documents et pouvaient jouer leur rôle de contrôle de l’égalité de traitement des collègues (égalité toute relative depuis la mise en place de PPCR en 2017, lire plus bas). Ce n’est plus le cas cette année, en application de la loi de transformation de la Fonction publique.

Pour rappel, en 2020, 99 collègues ont été promus à la Hors classe (79 femmes et 20 hommes), sur un total de 551 promouvables, soit un taux de promus de 17,9 %. Les barèmes des promus allaient de 170 à 150 points. Pour l’heure nous ne connaissons pas le taux qui sera appliqué cette année.

Promotion et reclassement

Si vous êtes promus, vous en serez avertis via i-prof début juin. Vous serez reclassé au 1er septembre 2022, à un échelon de la Hors classe correspondant à un indice égal ou immédiatement supérieur à celui détenu dans la Classe normale (hors bonifications indiciaires). L’ancienneté dans l’échelon de la Classe normale est conservée dans la limite d’un échelon Hors classe.

Rappel de la position du SNUDI-FO

Rappelons que la FSU, l’UNSA et la CFDT ont voté pour le décret instaurant PPCR, alors que FO, la CGT et SUD ont voté contre. Le protocole PPCR instaure la promotion au mérite et l’arbitraire à tous les niveaux, en particulier pour les passages à la Hors-Classe et à la Classe Exceptionnelle. De plus, les critères d’interclassement de barème pénalisent doublement les anciens instituteurs en ne prenant pas en compte leur AGS. Le SNUDI-FO continue de s’opposer et de combattre PPCR et revendique le rétablissement d’un déroulement de carrière sur la base d’un barème objectif prenant majoritairement en compte l’ancienneté.

-> Pour toute question, contactez-nous.

Absences non remplacées : La coupe est pleine !

L’heure est à la mobilisation pour le recrutement massif et immédiat de personnels !

-> Dernières infos : Le DASEN recevra une délégation intersyndicale Jeudi 7 juillet.

Réunis en intersyndicale ce mercredi 8 juin, nous avons fait le point sur la campagne engagée pour le recrutement immédiat des personnels nécessaires pour que cesse la situation chaotique que vivent les collègues dans les écoles et établissements du fait du manque d’enseignants.
Ce sont 256 signatures (dont 111 en ligne) qui ont été collectées à ce jour.
Pour rappel, selon les propres chiffres du DASEN, dans le premier degré, ce sont 150 à 200 classes qui quotidiennement se retrouvaient sans enseignant début avril. Dans le second degré, le taux de remplacement se situe entre 5 et 20 %.
Décision a été prise de demander audience au DASEN afin de porter cette revendication.
-> C’est pourquoi nous invitons les collègues à amplifier encore la campagne de signature de la pétition, en direction de tous les personnels et des parents d’élèves.

-> Pour rappel : Les remontées du terrain, l’exaspération des collègues face au non-remplacement des collègues absents ont conduit le Conseil syndical du SNUDIFO47 réuni le 13 avril à prendre une initiative pour engager la mobilisation. Le 14 avril, nous avons adressé aux autres syndicats un projet de pétition exigeant du DASEN un recrutement immédiat et massif de personnels face à l’urgence de la situation.
Après échanges et amendements, la pétition est lancée par six organisations syndicales.

-> Vous pouvez la télécharger en version PDF.

-> Il est également possible de la signer en ligne ICI.

Le SNUDIFO47 invite les collègues à la signer, à la faire signer massivement autour d’eux, en direction de tous les personnels et également des parents d’élèves, eux aussi victimes avec leurs enfants du refus des autorités de l’Éducation nationale de recruter les personnels indispensables au bon fonctionnement du service public.

-> Merci de nous retourner les exemplaires signés par l’un des moyens indiqués en fin de pétition.
Nous vous tiendrons informés des suites données à cette campagne, après une prochaine rencontre intersyndicale.

Pas de remplaçant ? Je signale.

Signalez-nous tous les non-remplacements dans vos écoles afin de mettre au grand jour la réalité vécue par les enseignants et les usagers de l’école. Exigeons du Ministre, du Recteur et du DASEN un recrutement à hauteur des besoins.