Et une journée de travail gratuit supplémentaire !

Suite aux communiqués du SNUipp et du SE UNSA, qui ne parlent pas de la journée supplémentaire de travail gratuit, des collègues se posent des questions sur les affirmations de FO…

? Les vacances de Toussaint

– vendredi 5 juillet 2013 (l’année scolaire devait finir le 4 juillet dans le précédent calendrier : « les vacances d’été commencent le samedi 6 juillet 2013 après la classe, au lieu du jeudi 4 juillet 2013 »)
– mercredi 3 avril ou mercredi 22 mai 2013 (au choix du Recteur… Ou les 2 mercredi après-midi s’il y a école le mercredi matin)

? La pré-rentrée des enseignants

Cette disposition est confirmée dans les mêmes conditions que dans les calendriers précédents : les dates sont à définir par le conseil des maîtres entre la rentrée et les vacances de Toussaint.

Le SNUDI FO rappelle que ces 2 demi-journées n’existent pas dans nos obligations de services définies par décret, elles doivent être décomptées des 108 heures annualisées.

? La pré-rentrée des enseignants

Le ministre ajoute bien une nouvelle journée de travail gratuit : « le calendrier scolaire est fondé sur les principes suivants : respecter les 36 semaines légales de cours, notamment en rattrapant la journée de pré-rentrée, non scolarisée, sur deux mercredis après midi pendant des semaines comportant 4 jours de cours (…) »

– mercredi 13 novembre ou mercredi 11 juin 2013 (au choix du Recteur… Ou les 2 mercredi après-midi s’il y a école le mercredi matin)

Récapitulons :

Au titre de la rentrée des enseignants : 2 demi-journées avant les vacances de la Toussaint,
Au titre de la rentrée des élèves : le jour de pré-rentrée non scolarisée est doublé d’un nouveau mercredi supplémentaire en novembre ou en juin (ou les 2 mercredi après-midi)…
Au titre des congés de Toussaint : 1 mercredi entier en avril ou mai (ou les 2 mercredi après-midi) et en le 5 juillet pour compenser les deux jours ajoutés.

Avec ce calendrier nous en sommes bien à 3 journées de travail gratuit imposées avec la journée de solidarité, presque une semaine complète : jusqu’où allons-nous laisser faire ?

En terme d’organisation, cela fait 2 mercredi entiers ou 4 mercredi après-midi s’il y a école le mercredi matin (et nous ne comptons pas les 2 demi-journées pour la rentrée des enseignants ni la journée de solidarité…)

Qui peut encore croire qu’il n’y a pas un lien direct entre ce calendrier scolaire et le projet de réforme Peillon dont un des objectifs est de nous faire travailler le mercredi entier ?

Signez la pétition FO en ligne

Rythmes Scolaires, Refondation de l’École…

Où en sommes-nous ?

? 16 octobre : situation bloquée !

Vincent Peillon présente son projet qui impose aux enseignants de travailler le mercredi matin en effectuant 23h d’enseignement + 2h d’aide aux devoirs en classe entière. Le gouvernement veut modifier les rythmes scolaires en ajoutant une ½ journée de classe, sans laisser les enfants quitter l’école avant 16h30 ou 17h (pour ménager les collectivités territoriales inquiètes de devoir financer ces activités).

25 heures devant les élèves, travail le mercredi matin, animations et concertations le mercredi après-midi…

Inacceptable ! Même pour les syndicats qui ont accepté d’entrée l’annonce du ministre de nous faire travailler une demi-journée de plus !

? 12 novembre : des syndicats au secours du ministre Peillon !

Le SNUipp, le SE-UNSA et le SGEN-CFDT écrivent au Ministre : « Nous partageons avec vous l’idée qu’il faut repenser les temps et les contenus pédagogiques… » : ils acceptent la journée supplémentaire de travail du mercredi. Ils réclament au ministre une « table ronde des représentants des collectivités territoriales, des familles et des enseignants » pour « construire un dispositif cohérent de la journée de l’enfant », et revendiquent « d’assurer le suivi de la réforme » qui doit « revoir la définition et l’organisation des obligations de services des professeurs des écoles » !

Pour FO, c’est une demande à haut risque qui rappelle le scénario du « protocole de discussion » entre le ministre Darcos, le SNUipp et le SGEN-CFDT sur « les modes possibles d’organisation de la semaine » dont l’aboutissement a été l’invention de l’aide personnalisée justifiant la mise en extinction des RASED !

? 12 novembre : de nouvelles propositions du Ministre…

Toujours la semaine à 4 jours et ½ avec :

23h d’enseignement par semaine (au lieu de 24h actuellement) avec en plus 1h hebdomadaire « souple » qui serait utilisée en fonction des demandes des communes dans le cadre du Projet Éducatif Local. Ainsi, pour la première fois, les élus politiques locaux auraient un pouvoir de décision sur une heure d’obligation de service d’un enseignant, fonctionnaire d’État (ou pas…) !

Cette heure pourrait, selon le Ministre, être fractionnée en 4 fois 15 minutes, 2 fois 30 minutes, ou être regroupée sur plusieurs semaines (3h ou 4 h par mois) selon la demande des élus locaux.

Et toujours 108h annualisées d’obligations de service hors enseignement, le Ministre ayant rappelé qu’il était favorable au maintien de l’aide personnalisée.

– Et en bonus l’aggravation du socle commun des compétences : le Ministre prévoit que la liaison école-collège, pièce maîtresse du socle, soit obligatoirement inscrite dans les projets d’établissement et d’école. Il envisage la création d’un conseil pédagogique commun et qu’un décret permette des dérogations aux statuts des personnels et aux programmes nationaux.

Quelles conséquences ?

? Le temps de présence des élèves

Le prétexte pour justifier cette réforme est que les journées de classe sont trop longues pour les élèves : de ce point de vue les différents projets ne changent rien puisque les élèves seront présents obligatoirement à l’école de 9h à 16h30 ou 17h… plus le mercredi matin !

Pour FO, le meilleur moyen de réduire la journée est de supprimer l’aide personnalisée en créant les postes RASED nécessaires pour que les élèves soient pris en charge pendant le temps scolaire.

? Le temps de présence des enseignants

La classe le mercredi matin aurait inévitablement pour conséquence de reporter tout ou partie des 48h d’animations pédagogiques et des réunions sur le mercredi après-midi ou le samedi matin… Ou les vacances ! Cela pourrait donc conduire à nous faire travailler entre 16 et 24 mercredi entiers (le ministère envisage que les réunions n’excèdent pas 2h)… Sans compter la journée de travail gratuit dite de « solidarité ».

Pour les directeurs, l’organisation des Projets Éducatifs Locaux et la liaison école-collège vont transformer leur fonction en enfer ! Ce qui ne manquera pas de servir de prétexte, dans un second temps, pour avancer un peu plus vers les EPEP et des directeurs supérieurs hiérarchiques…

Cette réforme n’est pas un simple retour aux cours le mercredi matin (comme c’était le cas avant 1989 où nos obligations de services étaient de 27h + 0h avec des écoles fonctionnaient très bien…) : en multipliant les obligations autres que l’enseignement, le temps de travail et de présence est considérablement augmenté.

? Le statut et les missions

Les 2 points essentiels de cette réformes, dont les autres syndicats ne parlent pas, sont l’inscription des Projets Éducatifs Locaux et de l’école du socle dans la loi :

– L’introduction des PEL dans la loi permet, pour la première fois, une heure par semaine pour commencer, de mettre les enseignants sous la coupe des collectivités territoriales : c’est le début de la territorialisation de l’école et donc des EPEP !

– L’école du socle permet de définir une partie du service des enseignants du 1er degré dans les collèges. Elle permet de déroger aux programmes et au statut (traduisez : économies en postes d’enseignants).

? Le salaire

0 euro dans le meilleur des cas ! Pour la plupart c’est une baisse des rémunérations avec les trajets supplémentaires du mercredi et l’inclusion des études surveillées dans les obligations de service.

Sans parler des baisses confirmées par l’augmentation de la cotisation retraite et le maintien du jour de carence…

En déclarant devant le congrès des Maires que la réforme s’étalerait sur 2 ans, François Hollande confirme les objectifs de cette réforme : l’école territorialisée. Il en aggrave immédiatement les conséquences : inégalité de traitement entre communes « riches » et communes « pauvres », inégalité de traitement entre les écoles dont le fonctionnement varierait selon leur localité d’implantation, inégalité de traitement pour les personnels enseignants et pour les personnels territoriaux. Et il trouve 260 millions d’euros pour les collectivités (0 pour les salaires) !

Une Éducation Territoriale dans la République des territoires à la place de l’École publique laïque dans la République une et indivisible

Le SE UNSA considère qu’il y a des avancées. Le SNUipp FSU estime que le courrier commun FSU – UNSA – CFDT a porté ses fruits… Ils pourront « négocier » une partie du contenu des 108h annualisées lors des « tables rondes », peut-être 48h d’aide personnalisée au lieu de 54h !

FO dit NON à cette réforme

qui dégrade nos conditions de vie et de travail, qui accentue la baisse de notre pouvoir d’achat, qui commence à nous placer sous la tutelle des élus locaux et qui permet de nous envoyer enseigner en collège !

Le ministre doit renoncer à son projet.

Il doit ouvrir vraies négociations sur nos vraies revendications.


Signez et faites signer la pétition FO.

Rythmes scolaires : le ministre maintient l’essentiel de ses propositions !

Lors de la réunion du 12 novembre, à propos de laquelle la FNEC FP FO s’est exprimée (cf communiqué « Loi d’orientation, rythmes scolaires … Monsieur le Ministre, renoncez à vos projets ! » ), le ministre a présenté une nouvelle version orale de son projet : Une semaine de 4 jours et demi qui maintient le mercredi matin à 3 heures de classe et 5h15 de classe en moyenne les autres jours. Il a demandé aux organisations syndicales de faire des propositions
pour rendre son projet acceptable.

FO a refusé de s’inscrire dans une logique d’amendements et a défendu ses positions et revendications.

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Rythmes scolaires, « plus de maîtres que de classes » : Le statut de fonctionnaire d’Etat doit être garanti

Le ministre a déclaré au Conseil Supérieur de l’Education exceptionnel du 11 octobre que dès septembre 2013 « il faut la semaine de 4 jours et demi et changer la journée en modifiant le rapport entre le temps scolaire et le temps éducatif ». Il a également retenu le principe de « plus de maîtres que de classes ».

Dans le même temps, la loi de programmation veut rendre obligatoire les Projets Educatifs Locaux (PEL), financés par les collectivités locales en partenariat avec les caisses d’allocations familiales et des fondations d’entreprises, dont les projets d‘école deviendraient une composante. Les PEL géreraient un « temps d’accueil » de 8h30 à 17h30 mêlant enseignement et activités éducatives.

En clair, le scolaire et le péri scolaire seraient fondus en un seul temps au sein duquel, le risque est grand, de voir les enseignants utilisés de manière indifférenciée devenant autant les employés de la collectivité territoriale que de l’Education nationale.

L’allongement du temps de travail n’est pas acceptable

Les enseignants des écoles ont déjà subi les décrets Darcos, qui ont imposé l’Aide Personnalisée et une annualisation importante de leur temps de travail contre leur avis. Ils n’accepteront pas de voir leurs conditions de travail et de vie personnelle à nouveau dégradées, notamment par un allongement de leur
temps de présence et donc de travail dans les écoles le mercredi matin.

Tout au long de la concertation « Refondons l’école de la république », FO a rappelé son opposition à tout allongement du temps de présence et du temps de travail des enseignants dans les écoles, à tout raccourcissement des congés, à tout processus de mise sous tutelle des enseignants par les collectivités territoriales et de confusion entre le scolaire et le péri scolaire. Déjà plusieurs milliers d’enseignants du 1er degré ont signé la pétition FO.

« Plus de maîtres que de classes »

Pour FO c’est plus de RASED, plus de remplaçants, plus de classes…

Force Ouvrière observe qu’en Seine-St-Denis les personnels sont mobilisés avec leurs organisations syndicales parce que 285 classes restent sans maître, six semaines après la rentrée. Pour ces collègues la revendication est : autant de maîtres que de classes et un enseignant fonctionnaire d’Etat pour chaque poste contre le recours aux contractuels.

Le SNUDI-FO rappelle que dans le 1er degré, il existe déjà plus de maîtres que de classes avec les postes d‘enseignants spécialisés des RASED, les psychologues scolaires ainsi que les postes de remplaçants.

Autant de postes durement touchés par les années RGPP et les décrets Darcos ! S’il s’agit de développer et d’accroître le nombre de ces postes, il faut rétablir tous les postes supprimés, recréer les postes de RASED et de TR au budget 2013.
… et non des «surnuméraires» aux missions définies par les Projets Educatifs Locaux !

Par contre le SNUDI-FO n’acceptera pas que des enseignants fonctionnaires d’Etat se voient affectés, sans poste précis, dans des écoles pour effectuer du remplacement, du soutien, de l’aide au devoir, de la prise en charge individualisée… au gré des besoins de l’administration en contradiction avec la règle statutaire (art 12 – loi du 13 juillet 1983) qui garantit une affectation sur un poste classe, un poste de RASED ou de remplacement.

Déjà des DASEN tentent d’utiliser des PE comme aide-administrative de directeur, ou d’accompagnement d’élèves handicapés, d’autres inventent les demi postes en maternelle…

La FNEC-FP-FO exprimera ces inquiétudes et ces préoccupations dès lundi 15 octobre dans la négociation ouverte par le ministre V. Peillon.

AFFELNET 6ème : Infos Pratiques

Parmi les raisons qui rendent inacceptable la mise en place d’AFFELNET 6ème :

– Une charge de travail supplémentaire non rémunérée pour les directeurs d’école déjà largement surchargés.

– Un dispositif national expérimental qui n’est donc pas obligatoire.

Année après année, les pressions pour imposer toujours plus de travail non rémunéré et sans heures dédiées se multiplient : la coupe est plus que pleine, il est temps de stopper ces pratiques !

– Une procédure qui informe les élèves et les parents de leur passage en 6ème dès le 15 avril : la fin d’année risque d’être longue pour les collègues de CM2 !

– Un transfert de charge de travail du collège vers les directeurs d’écoles primaires et élémentaires (pour compenser ou anticiper les suppressions de postes administratifs dans les collèges ?)

Si un grand nombre de collègues sont exaspérés par la mise en place d’AFFELNET, ils ne souhaitent pas non plus pénaliser leurs élèves de CM2.

Nous vous proposons donc de remplir les demandes d’inscription en collège comme l’année dernière : c’est d’ailleurs la seule procédure réglementaire en vigueur…

Faire remplir les fiches individuelles et les remonter à l’IA

Télécharger les 2 fiches individuelles (ci-contre) et les faire remplir par les parents d’élèves.

Regrouper toutes les fiches dans une enveloppe kraft au format A4, coller dessus la liste des élèves et la faire remonter à l’IA par la voie habituelle.

Informer le syndicat de votre refus d’utiliser AFELNET.

Cas Particulier : la dérogation au secteur scolaire

La demande de dérogation fait partie du nouveau protocole AFFELNET…

Pour ne pas pénaliser les parents qui souhaitent demander une dérogation au secteur scolaire, vous pouvez faire remplir la fiche individuelle n°2.

L’année précédente, il fallait remplir cette demande en ligne : l’Inspection Académique a renouvelé son dispositif.

Nous vous invitons également à communiquer cette adresse Internet aux parents : http://derogation47.ac-bordeaux.fr/

AFFELNET 6ème : Trop, c’est trop !

AFFELNET 6ème : Trop, c’est trop !

Ce dispositif n’a aucun caractère obligatoire !

Le SNUDI FO 47 saisit la Directrice Académique pour lui demander de renoncer à expérimenter ce dispositif (cf courrier du SNUDI FO ci-contre).

Les réunions de directeurs sont annoncées dans le département pour mettre en place le dispositif AFFELNET.

Il s’agit en fait de transférer une nouvelle tâche aux directeurs pour procéder à l’inscription informatisée des élèves en collège, et tout ça dans le but de fermer de nouvelles classes.

Mais cela pose plusieurs problèmes.

? Premier problème :

AFFELNET est encore un dispositif expérimental. Dans ces conditions, il n’a aucune valeur réglementaire et ne peut être imposé aux directeurs d’école

? Deuxième problème :

Avant d’organiser des réunions de directeurs, la Directrice Académique des Services de l’Éducation Nationale (nouvelle appellation des IA destinée à supprimer l’échelon départemental…) aurait dû réglementairement soumettre ce projet aux représentants du personnel du Comité Technique Spécial Départemental, pour avis, ce qu’elle n’a pas fait.

Le SNUDI FO 47 saisit donc la DA pour qu’elle renonce à expérimenter ce dispositif qui n’a pas été présenté réglementairement aux représentants du personnel.

? Rappel :

Hors temps scolaire, les 18 heures annualisées effectuées, les directeurs ne sont pas obligés de participer aux réunions hors temps de service ou après la classe.

Dans ces conditions une convocation pour une telle réunion AFFELNET est hors temps de travail et serait manifestement illégale. Elles s’apparenterait à l’organisation du travail gratuit, qui, rappelons le au passage, tombe sous le coup de la loi.

Les directeurs ne sont donc pas obligés de participer à ces réunions.

Indiquons accessoirement que les directeurs peuvent être invités à se réunir pendant la classe en assurant leur remplacement, en gardant tout à fait la possibilité de respecter les obligations de service des enseignants.

Vous avez besoin du SNUDI FO,

Le SNUDI FO a besoin de vous

Rejoignez-nous !

Mouvement : quel rôle pour la CAPD ?

Nous avons reçu le projet de circulaire pour le mouvement. Mis à part quelques ajustements marginaux, ce n’est plus ni moins qu’un copié/collé de celui des années précédentes.

Le SNUDI FO s’est mobilisé sur ce sujet en mettant toutes les questions débattues en réunion de travail à l’ordre du jour de la dernière CAPD. Nous avons choisi de faire voter tous les points et avions obtenu quelques avancées significatives :

la suppression de la note administrative dans le barème

Les syndicats ont voté pour, l’administration s’est abstenue : la CAPD s’est donc prononcée pour la suppression de la note administrative dans le barème.

priorités pour les mesures de carte scolaire (plus d’une vingtaine de collègues concernés)

Les syndicats ont voté pour, l’administration s’est abstenue : la CAPD s’est donc prononcée pour compenser la mesure de carte scolaire par une priorité absolue au mouvement.

Il est aujourd’hui grand temps de se poser la question du rôle des syndicats dans les organismes paritaires car quels que soient les votes, l’administration se permet d’ignorer toutes les demandes, y compris celles pour lesquelles elle s’est abstenue, sous couvert de l’arbitrage académique du Recteur.
La définition des règles et du barème pour le mouvement est une prérogative de la CAPD : le Recteur n’a pas à imposer un cadrage académique !

Le SNUDI FO n’entend pas être un acteur passif et accompagner par sa présence les contre-réformes et les atteintes au paritarisme.

Nous rendons compte systématiquement de ce qui se passe réellement dans ces instances.

Nous avons été élu pour porter les revendications des collègues, pour améliorer nos conditions de travail, pour faire respecter notre statut et le paritarisme, pour améliorer les règles de gestion collective des personnels.
Nous ne manquerons pas de dénoncer systématiquement ces magouilles…

C’est ensemble que nous pourrons agir pour que les choses changent.

Les syndicats, suite aux élections professionnelles, représentent l’ensemble des enseignants et défendent leurs intérêts : il est inadmissible que les décisions votées en CAPD soient purement et simplement ignorées.

Que les revendications que nous portons dérangent parce qu’elles s’opposent systématiquement aux consignes imposées par le ministère, c’est un fait… Mais c’est dans le cadre de la négociation dans les CAPD que les syndicats et l’administration essayent de trouver des compromis : si ces décisions ne sont plus prises en compte c’est tout simplement un déni de démocratie !

Lors des élections professionnelles, le SNUDI FO vous alertait des dangers des accords de Bercy qui ont servi à créer la loi sur la « modernisation du dialogue social » : nous y sommes et chacun peut constater la réalité de ce nouveau dialogue social !

Vous avez besoin du SNUDI FO,

le SNUDI FO a besoin de vous :

Rejoignez-nous !

Évaluation Professionnelle : le ministre veut passer en force !

Comité Technique Ministériel du 8 mars 2012

Le point après la réunion des fédérations syndicales de l’éducation nationale

Une réunion des fédérations de l’Education nationale s’est tenue hier soir 5 mars 2012 au siège de la FSU.

Il n’a pas été possible d’aboutir à un accord de toutes les fédérations pour siéger au Comité Technique Ministériel et voter unanimement NON aux projets de décret et d’arrêté du ministre sur l’évaluation des enseignants. Ce vote négatif unanime aurait permis un délai d’au moins une semaine avant la convocation d’un nouveau CTM (nouvelles règles du « dialogue social »).

En effet le SGEN-CFDT a annoncé qu’il souhaitait rentrer dans une logique d’amendement du texte gouvernemental lors du CTM.

Les fédérations syndicales FNEC FP FO, FSU, SUD Education, CGT Educ’action, UNSA, FAEN ont confirmé leur exigence de retrait du projet gouvernemental et décidé de se réunir jeudi matin avant le CTM pour examiner la conduite à tenir face au ministre.

Dans ces conditions, la FNEC FP FO se félicite de l’accord de la très grande majorité des fédérations syndicales pour exiger le retrait des projets ministériels.
La FNEC FP FO constate que la CFDT poursuit son travail de division pour tenter de permettre au ministre de faire passer ses projets destructeurs du statut dans un contexte où chacun comprend que la question de l’évaluation devient la clé de voûte de la mise en œuvre de nombreux projets destructeurs des garanties statutaires et alors que le ministre et sa DGRH ont refusé toute négociation sur ce dossier.

La FNEC FP FO appelle tous ses syndicats et sections à tout mettre en œuvre pour multiplier les motions et prises de position adoptées en assemblée générale ou réunion du personnel avec les organisations syndicales et transmises en urgence au ministère pour exiger le retrait des projets de décret et d’arrêté.

Montreuil, le 6 mars 2012

L’Union Départementale Force Ouvrière de Lot et Garonne soutient l’appel à la grève des enseignants le 15 décembre pour le retrait du projet de décret sur l’évaluation des enseignants !

Dans tous les secteurs professionnels, les salariés du privé comme du public subissent déjà les conséquences de la crise dont ils sont les victimes au nom d’une « dette » qui n’est pas la leur.

L’UDFO47 affirme fermement son refus de s’engager dans toute voie qui aurait pour objectif d’accompagner la « réduction de la dette » et d’impliquer les salariés dans la recherche de « solutions » pour en payer les intérêts.

NON à la dictature de la réduction de la dette !

NON à l’austérité « de droite, de gauche, ou syndicale » !

C’est pourquoi l’UDFO47 refuse de participer au mouvement anesthésiant du 13 décembre dont l’objectif affirmé et revendiqué est de « réduire la dette » .

En revanche, l’UDFO47 considère comme positif le cadre unitaire et revendicatif de l’appel à la grève du 15 décembre exigeant le retrait du projet de décret sur l’évaluation des enseignants qui porterait un coup considérable à leurs statuts nationaux de corps (pendant des conventions collectives nationales dans le privé), leurs salaires et leurs pensions. Cet appel est clairement une rupture avec les journées d’action sans revendication et sans objectif. Considérant que la réussite de cette grève peut constituer un point d’appui important pour tous les salariés, l’UDFO47 appelle tous ses adhérents à soutenir ce mouvement, en diffusant par exemple la « lettre aux parents » (en pièce jointe).

Avec ce projet de décret, c’est l’école républicaine facteur d’égalité qui est une nouvelle fois attaquée !

Pour les adhérents disponibles qui souhaitent participer à la manifestation :

Rassemblement à Agen, en face du Lycée de Baudre, le jeudi 15 décembre à 10h, départ à 10h30.

Pourquoi la grève du 15 décembre des enseignants n’est pas une énième journée d’action sans lendemain ?

FO a encore eu l’occasion, récemment, de manifester son refus des “journées d’action” inefficaces car sans revendications, sans appel à la grève.
Pour la première fois, depuis longtemps, une large unité d’action se réalise à travers un appel à la grève sur un objectif précis (pas noyé dans un appel fourre-tout qui cache la revendication principale) et sur une exigence claire : le retrait des projets de décret et d’arrêté.

Cette revendication et cette exigence claires permettront le lendemain de la grève de dire clairement si les enseignants ont gagné… ou non.

Dans le second cas, les enseignants unis sur leur exigence commune sauront, en se réunissant partout dans les établissements, les écoles, décider de la suite à donner dès la rentrée. C’est d’ailleurs cette perspective qui pourrait et devrait inciter le ministre à retirer sagement son plan dès maintenant !