Prélèvement de l’impôt sur le revenu à la source : quand la source devient trouble, ce qui en sort l’est aussi

À nouveau sans concerter, le gouvernement vient de préciser comment il compte transformer le recouvrement de l’impôt sur le revenu en obligeant à l’acquitter dès la perception des salaires.

Force Ouvriere rappelle son opposition au prélèvement à la source. Celui-ci contribuerait à la dissolution du principe d’égalité devant l’impôt : ce système ne concernera que les seuls salariés et retraités, sans toucher les autres catégories pour lesquels le prélèvement directement à la source est impossible.

En parallèle à un assèchement accru des moyens de l’administration fiscale, cette dernière devra faire face à des charges supplémentaires : suivi des contribuables et des tiers payeurs, multiplication des phases de recouvrement et contrôles plus difficiles.

Transférant la charge de la perception des impôts aux entreprises, les soi-disant économies réalisées sur le dos de l’administration par suppression d’effectifs engendreront de nombreuses dépenses de compensations envers les entreprises (exonérations sociales ou fiscales supplémentaires, délais pour reverser les sommes collectées, etc.).

Mais surtout des informations personnelles et familiales du salarié risquent d’être entre les mains des entreprises. Outre l’atteinte au respect de la vie privée, ce serait accroître le lien de subordination des salariés envers leur employeur.

Au final, au lieu de développer le prélèvement mensuel, source de simplification et d’efficacité, cette vieille idée de prélever l’impôt à la source ne vise que des économies imaginaires de courtes vues, qu’à réduire toujours plus la progressivité de l’impôt au profit notamment des plus hauts revenus et à préparer la fusion entre l’impôt sur le revenu et la CSG, tout ce que FO dénonce et refuse.

Ce sera plus de complexités, d’inégalités, un rendement de l’impôt plus faible et des coûts supplémentaires. Lorsque la source devient trouble, ce qui en sort l’est aussi.

RIS | Grève le 31 Mars | Pétition Mercredis après-midis travaillés | PPCR et avancement de carrière | Dérogation au calendrier scolaire

Réunion d’inFOrmation syndicale

La prochaine RIS du SNUDI FO (spéciale Mouvement Départemental) est programmée le 22 mars à AGEN :

Union Départementale FO – AGEN, mardi 22 mars, 17h

Venez nombreux poser librement toutes vos questions aux délégués FO.

Pour participer, rien de plus simple : vous adaptez le modèle de lettre (ci-joint) que vous envoyez à votre IEN 48h avant la réunion.
Vous pourrez défalquer 3h de vos animations pédagogiques.

Pour vous informer, pour discuter et échanger sur nos conditions de travail, et accessoirement pour éviter des animations pédagogiques un mercredi après-midi : participez aux Réunions d’Information Syndicale.


Retrait du projet de loi Travail

« Durée maximale du travail, accords compétitivité-emploi, heures supplémentaires, indemnités prud’homales, licenciements économiques, apprentis mineurs »
Tout est passé à la moulinette !

« Compte Personnel d’Activité étendu à la Fonction Publique, disparition des statuts particuliers »… « L’inversion de la hiérarchie des normes » pour les entreprises, nous la vivons dans nos écoles avec les PEdT fixés par les élus, le projet de décret modifiant nos ORS : c’est le droit local qui prime !

Nous sommes tous concernés !

Nous invitons les collègues à se réunir dans les écoles, à tenir en commun des assemblées, avec les représentants des syndicats, dans nos communes et nos circonscriptions pour préparer la grève interprofessionnelle à l’appel FO, CGT, FSU, Solidaires, UNEF, UNL.

À lire en ligne : Appel fédéral FO Privé, Public : tous concernés ! RETRAIT ! Tous en grève le 31 mars !


Les mercredis après-midis travaillés : ça suffit !!!

Pour le SNUDI FO ça ne peut pas être imposé.

Signez la pétition pour exiger le respect des obligations légales de services : ces deux demi-journées supplémentaires relèvent du strict volontariat.

Signez ici Pétition contre les 2 mercredis après-midis imposés les 30 mars et 18 mai 2016


PPCR : en 2017 la Ministre envisage de réduire l’avancement à la seule ancienneté

Lors du Groupe de Travail du 17 décembre 2015 la ministre de la Fonction publique a confirmé : « le cadencement unique sera mis en œuvre(…) au 1 er janvier 2017 pour les autres corps et cadres d’emploi ».
Ainsi, le PPCR prévoit la disparition des réductions d’ancienneté appliquées à tous les corps de fonctionnaires. Pour plusieurs catégories (Corps et cadre d’emploi catégorie B, Corps et cadre d’emploi catégorie A à caractère paramédical et social), les décrets sont déjà publiés pour application en 2016.

Pour les professeurs des Ecoles, la ministre prévoit la suppression du système des promotions au choix et au grand choix au 1er janvier 2017.

Dossier 4 Pages FO à lire absolument : Merci PPCR ! Au 1er janvier 2017 : avec l’avancement de carrière réduit à la seule ancienneté, ce serait une perte d’au moins 25 000 euros sur la carrière !


Un DASEN pourrait déroger aux 36 semaines de classes

La ministre présente au CTM du 14 mars et au CSE du 17 mars un projet de décret qui autorise des « adaptations à l’organisation de la semaine scolaire dérogeant aux dispositions de l’article D 521-10 du code de l’éducation (…) ».

À la demande d’une commune et d’un conseil d’école le DASEN pourra diminuer la semaine de 24 heures d’enseignement pour augmenter le nombre de semaines travaillées : c’est la confirmation du pouvoir donner aux mairies sur l’école.

Lisez ici le tract FO : L’inversion de la hiérarchie des normes appliquées au statut des PE : le DASEN pourrait déroger aux 36 semaines de classes

Erratum | RIS | Obligations de Service (ORS) | PPMS | Remplacement | inFOs pratiques

Erratum Carte Scolaire

Nous avons malheureusement attribué un dispositif `Scolarisation des moins de 3 ans` à l’école de Mézin alors qu’il était attribué à l’école Prévert à Nérac.
Nous présentons nos excuses aux 2 écoles concernées.


Réunion d’inFOrmation syndicale

La prochaine RIS du SNUDI FO est programmée le 10 mars à MARMANDE :

École élémentaire Herriot – MARMANDE, jeudi 10 mars, 17h

Venez nombreux poser librement toutes vos questions aux délégués FO.

Pour participer, rien de plus simple : vous adaptez le modèle de lettre (ci-joint) que vous envoyez à votre IEN 48h avant la réunion.
Vous pourrez défalquer 3h de vos animations pédagogiques.

Pour vous informer, pour discuter et échanger sur nos conditions de travail, et accessoirement pour éviter des animations pédagogiques un mercredi après-midi : participez aux Réunions d’Information Syndicale.

Le planning de toutes les RIS FO 2015 / 2016 ici : Planning des Réunions d’Information Syndicales FO


Obligations réglementaires de service des PE : après le GT ministériel du 11 février

Informés du projet de la ministre de modifier le décret régissant les obligations de service des enseignants du premier degré, nous déclarons que pour nous :

  • Il n’est pas question de remettre en cause les 36 semaines de classe !
  • Nous en avons assez de la multiplication de missions hors enseignement.
  • Assez du travail supplémentaire.
  • Non à l’allongement du temps de travail.
  • Non à la mise en place des 1607 heures annualisées…

Nous voulons que soit pris en compte le temps d’accueil et le temps de garderie imposé en maternelle. Or pour le représentant de la ministre, il n’en est pas question!
Nous disons NON à la tutelle accrue des municipalités et aux nouvelles missions définies localement et au passage à la moulinette des 108 heures pour les enseignants en pénitentiaire…
Nous demandons l’abandon de ce projet de décret qui constitue une étape supplémentaire vers le transfert des enseignants aux collectivités locales.

Revendiquons, ne nous laissons pas faire ! Lisez l’intégralité de notre article pour mieux comprendre pourquoi nous devons être vigilants.


PPMS : le CHS-CT Ministériel s’inquiète !

Nous aurions envie de vous dire `on vous l’avait bien dit`, mais on nous prendrait pour des donneurs de leçons…
Nous vous confirmons par l’intermédiaire d’un avis déposé par le CHS-CT Ministériel que les personnels de l’Éducation Nationale n’ont pas cette qualification, ni cette compétence et ne sauraient se substituer ni aux forces de l’ordre ou du ministère de l’Intérieur ni aux collectivités territoriales !

Chers collègues rassurez vous, le CHS-CT Ministériel confirme nos analyses et nous conforte dans nos positions.


La coupe est vide ! Ça suffit !!!

En 2014-2015 il y avait en moyenne 24 élèves par classe dans le Lot et Garonne… Quand tous les collègues sont présents…

Remplacement… la cote d’alerte est dépassée !


InFOs Pratiques

Permutations informatisées : résultats le 7 mars. Vous pouvez nous contacter pour connaître l’issue de votre demande de mutation . Si vous n’avez pas obtenu satisfaction, vous devez constituer un dossier pour la phase complémentaire des exeat/ineat. Nous pouvons vous y aider et vous donner toutes les informations nécessaires.

Temps partiels : la date limite de demande d’exercice à temps partiel (de droit ou sur autorisation) est le jeudi 31 mars.

Pensez à nous envoyer une copie de votre demande.


Compte-rendu CTSD Carte Scolaire

Beaucoup de blabla lors de ce CTSD, et beaucoup de tracas en perspective pour les personnels !

Pour le SNUDI FO la priorité doit être donnée aux postes classe (avec la définition d’un seuil à 25 élèves par classe), aux postes de remplaçants et au RASED pour tenter d’améliorer les conditions de travail des enseignants.

Pour le DASEN ce sont les dispositifs `plus de maître que de classe`, `accueil des moins de 3 ans`, coordination REP ou autre CPC TICE…

Bilan pratique du CTSD : 2 ouvertures de classe pour 4 fermetures.
Toujours plus d’élèves dans les classes, toujours moins de prise en charge des élèves en difficultés et toujours plus de réunions et autres concertations pour la mise en oeuvre des dispositifs issus de la loi de refondation.

Nous vous invitons à prendre connaissance du projet issu de ce CTSD et à lire notre compte-rendu en document joint.

Carte scolaire | PPMS | Projet de modification de nos obligations de service | Après le 26 janvier…

Groupe de travail préparatoire au CTSD Carte scolaire

Sur les 16 postes attribués au département, très peu serviront à éviter des fermetures ou à améliorer la situation (ouverture de classes, création de postes RASED…).

Lisez l’intégralité de l’article ici


PPMS : Consignes de sécurité après les attentats

Une nouvelle circulaire (C. 2015-205 du 25.11.15) relative au Plan Particulier de Mise en Sûreté (PPMS) des établissements scolaires a abrogé celle de 2002. De même, la circulaire 2015-206 publiée à la même date instaure des mesures de sécurité dans les écoles et les établissements après les attentats du 13 novembre. Enfin, une instruction du 22.12.15 conjointe au ministère de l’Intérieur et à celui de l’Education nationale parue au BOEN du 24.12.15 prévoit un dispositif convergent de protection des espaces scolaires. Ces circulaires et cette instruction martèlent que chaque établissement et chaque école doit avoir élaboré un Plan Particulier de Mise en Sécurité (PPMS), qu’il doit impérativement avoir été mis à jour et que des exercices sont à réaliser. Tous ces textes aggravent la situation des enseignants et des directeurs en particulier.

Pour en savoir plus sur le PPMS, lisez la suite : PPMS : Consignes de sécurité après les attentats


Modification des Obligations de Service

Le Snudi FO est pour l’abandon du projet ministériel de modification du décret statutaire des PE.

Pourquoi ? Lisez notre analyse.


Que faire… après le 26 janvier ?

Même si la grève n’a pas eu le retentissement souhaité, même si des collègues sont encore dans le doute quant à la nécessité de l’action, les revendications sont claires et elles demeurent : valeur du point d’indice, création de postes, abandon des contre-réformes, défense des statuts…

Lire l’article complet : Que faire… après le 26 janvier ?

Modification des Obligations de Service

Le Snudi-FO est pour l’abandon du projet ministériel de modification du décret statutaire des PE !
 
Le 25 janvier à quelques jours de la réunion du 11 février sur le projet de modification du décret statutaire des PE, la CFDT revendique dans un communiqué  : “ que des marges budgétaires soient dégagées afin de permettre la rétribution des travaux complémentaires comme pour tous les salariés”
 
“que des négociations s’ouvrent afin de déconnecter le temps de face à face classe du temps élève”
 
Les travaux complémentaires
Revendiqués par la CFDT, il sont la transposition du décret d’août 2014 du 2nd degré qui ouvre la voie aux 1607heures avec l’introduction de la référence à “l’année scolaire” de 52 semaines contre les 36 semaines actuelles. C’est l’alignement des ORS du 1er et du 2nd degré, nécessaire pour accompagner la disparition des circonscriptions au profit  des EPSC regroupant indistinctement PE, Certifiés, agrégés, CPE voire AED … et préconisée par le rapport Leloup-garaglio.
Le retour caché des EPEP.
 
Temps de travail vs temps devant élève
“ déconnecter le temps de face à face classe du temps élève” reviendrait à supprimer la notion même de classe et le principe un maître/une classe qui sert de base aux calculs des dotations en postes dans les académies et les départements.  
 
De plus cette “déconnexion” “libérerait” les PE d’une partie de leur temps d’enseignement pour de “nouvelles missions” (liaison école/collège, missions hors Éducation nationale… ) dans le cadre du PEdT. C’est tout le sens de l’introduction de la référence “aux missions” dans l’intitulé du décret. C’est le contenu réel de la demande de “forfaitisation” avancée par SNUipp, CFDT et UNSA.

Le forfait horaire à l’année
La « forfaitisation » permettrait d’avoir pour chaque école, chaque enseignant même (en particulier les remplaçants), des horaires, des temps de travail, des missions différentes : corvéables à merci en fonction des demandes du PedT, des directions d’écoles, des choix exprimés dans les différents projets (école, secteur…), dans le cadre des 1607 heures annualisés sur 36 semaines (bientôt 38, acceptés par l’UNSA), voire 52…
En Suisse, par exemple, les enseignants se voient notifier leur formation continue pendant les vacances scolaires au titre qu`ils sont payés sur 12 mois… Bien mieux que nous, il est vrai, mais sur le principe, cela cadre bien avec les possibilités ouvertes par les nouvelles Obligations Réglementaires de Service…

Une vraie inquiétude
Le Snudi FO s’est entendu dire qu’il « fantasmait ». Mais ces projets soutenus par d’autres syndicats sont dans la lignée de tout ce qui, depuis de nombreuses années, aggrave nos conditions de travail, dégrade le Service Public et augmente nos responsabilités.
Les enseignants ne sont ni aveugles, ni naïfs.

Fonctionnaires d’État nous sommes, fonctionnaires d’État nous voulons rester !
Cette nouvelle attaque suscite l’indignation générale. Tous les enseignants font le lien entre cette offensive et la multiplication des ingérences municipales dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires, la généralisation des PEdT auxquelles ils s’opposent au quotidien avec le Snudi FO.

Que faire… après le 26 janvier ?

Même si la grève n’a pas eu le retentissement souhaité, même si des collègues sont encore dans le doute quant à la nécessité de l’action, les revendications sont claires et elles demeurent : valeur du point d’indice, création de postes, abandon des contre-réformes, défense des statuts… Les trucages du gouvernement sur les taux de grévistes ne peut dissimuler ce qui s’est exprimé : les personnels sont malgré tout de plus en plus prêts, mobilisés.

Les fédérations de fonctionnaires se réunissent à nouveau très prochainement et demandent une réponse interprofessionnelle à toute la politique d’austérité qui a déjà fait les preuves de son inefficacité et de son orientation politique, sociale et économique dirigée contre les citoyens.

Dans l’éducation nationale
La grève a été importante, en particulier dans les collèges où l’intersyndicale du second degré avait appelé aussi sur la revendication d’abrogation de la réforme du collège.
On peut espérer que désormais la mobilisation sera plus forte dans le Premier degré comme dans le Second degré.

Tous concernés
Car salaires, postes, contre-réformes, statuts, libertés démocratiques et syndicales, toutes les revendications sont liées.

Le gouvernement ne répond pas, il fait la sourde oreille (nouvelle formule du `dialogue social`) mais il se prépare à prolonger et installer de manière permanente l’état d’urgence, il fait condamner à de la prison ferme les salariés de Goodyear qui ont refusé en combattant la fermeture de leur entreprise, le chômage continue de progresser, les statuts des enseignants, au travers de leurs obligations réglementaires de service, vont être modifiés au détriment de leurs conditions de travail…
Où s’arrêteront-ils ? Aucun gouvernement n’a autant remis en cause les droits des salariés, les acquis sociaux des salariés, n’a porté atteinte aux Services Publics.
Aucun gouvernement n’a autant fait de cadeaux aux entreprises, sans aucune compensation ni contrainte de quelque sorte que ce soit et sous des prétextes économiques sinon fallacieux, au moins orientés.

Existe-t-il une autre solution que de tout bloquer pour être entendus, pour remettre en cause l’austérité sans fin et aggravée par chaque nouvelle annonce du gouvernement contre les salaires, la protection sociale, le code du travail, les statuts et les services publics ?

Toute notre action syndicale s’inscrit dans ce contexte.

Agir ensemble
Il faut accentuer la pression et préparer une réponse interprofessionnelle.

Carte scolaire et postes qui manquent, projets de décrets statutaires et remise en cause des obligations de service, réformes du collège et des rythmes scolaires, fusions de corps, d’établissements, mutualisations de services…
La coupe est pleine à ras-bord !

Écoles, collèges, lycées, lycées professionnels, universités, tous les personnels administratifs dans les établissements, toutes les catégories sont assaillies et en état de légitime défense.
Tous les salariés sont concernés.
Quels salaires, quelles conditions de travail, pour nous, pour nos enfants ?

La FNEC-FP FO – dont fait partie le SNUDI FO – dépose ce jour, pour les personnels de l’Éducation Nationale un préavis de grève pour couvrir toutes les situations où les salariés décident une grève légitime avec leur syndicat.
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