Appel des enseignants réunis à tous les collègues

Les 30 enseignants présents lors de la réunion d’information syndicale du 15 avril organisée par le Snudi Fo ont discuté du relevé de conclusions, des stages de remise à niveau, des nouveaux programmes et du développement de la précarité dans la Fonction Publique.

L’examen de ces mesures démontre qu’elles n’ont pas pour objectif d’améliorer le système éducatif, de diminuer l’échec scolaire, d’améliorer nos conditions de travail ou d’augmenter nos salaires.

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Tous les fonds publics pour l’École publique !

Monsieur Darcos a répondu dans les media, aux revendications des personnels et des lycéens : « l’État n’a plus les moyens . » ( « 20 minutes » du 1er avril 2008 )

Or, il a décidé de contribuer au « plan banlieues » élaboré par la secrétaire d’État de Mme Boutin, et présenté en février par le Président de la République, en créant 50 classes supplémentaires en faveur de l’enseignement privé, en même temps qu’il annonçait la suppression de 200 collèges publics.

Voilà qui manifestement n’a pas rassuré les centaines de milliers de familles et de personnels touchés par les 11 000 suppressions d’emplois, et les dizaines de milliers de fermetures prévues pour la « carte scolaire » qui les amènent aujourd’hui à manifester et à décider la grève en assemblée générale.

Des ouvertures dans le privé, et des collèges publics fermés ! Le respect intégral de la loi de 1905, rappelé par la Confédération FO lors de son dernier Comité confédéral national, et la mobilisation pour le respect de cette loi ne peut se faire sans exiger : « Fonds publics à l’école publique, fonds privés à l’école privée ».

La République ne peut pas ne pas avoir les moyens de développer son École sans laquelle elle ne serait plus la République.

Master des métiers de l’éducation

« Master » des métiers de l’éducation = privatisation de l’Ecole, chômage des étudiants et destruction du statut de fonctionnaire des professeurs

La FNEC FP FO s’inquiète des réponses données par le Président de la Conférence des directeurs d’IUFM aux délégations de ses syndicats, le SNUDI et le SNFOLC, confirmant sa proposition de remplacer les concours de recrutement actuels par un « master » (bac+3 et 2 ans de « formation » par alternance). Ce master « des métiers de l’éducation » ne donnerait plus la garantie d’accès à des corps de fonctionnaires d’Etat. Il s’agit en fait de la mise en œuvre du rapport Desforges de janvier 2008 sur le « réexamen général du contenu des concours d’accès à la fonction publique de l’Etat »; un des outils de la RGPP… pour supprimer les concours !

La Fédération s’inquiète également de la globalisation des réponses du Président des directeurs d’IUFM, aux revendications formulées par les syndicats au sujet de la situation des stagiaires se préparant à intégrer les différents corps de fonctionnaires d’Etat auxquels ils appartiennent : les professeurs des écoles, les professeurs certifiés, les professeurs agrégés et les professeurs de lycées professionnels. Cette globalisation se situe déjà dans la conception d’une « filière » unique des enseignants du premier et du second degré.

Cette proposition recoupe celles de la commission Pochard et plus largement le projet de loi sur la mobilité des fonctionnaires, ainsi que les annonces gouvernementales de restriction budgétaire des politiques publiques qui auront notamment pour conséquences la suppression de dizaines de milliers de postes dans les différents corps, et l’accélération de la privatisation du service public.

Elle s’inscrit également dans la polyvalence et la déqualification que gouvernement et MEDEF veulent imposer aux enseignants pour adapter l’enseignement notamment professionnel avec les Bac Pro en 3 ans, à la désindustrialisation du pays et la régression économique exigée par les organismes supranationaux ( Union européenne, OCDE …)

La FNEC FP FO exige :
– l’abandon de tout projet de « master des métiers de l’éducation »,
– le respect des corps de fonctionnaires d’état exerçant dans l’Education nationale [[y compris ceux des directeurs d’IUFM]]
– l’abandon de toutes les suppressions de postes conformément aux revendications des personnels et des lycéens.

La grève dans l’unité des syndicats est à l’ordre du jour !

Le SNUDI-FO porte à la connaissance de tous les résultats de la journée de grève qui a eu lieu le 3 avril dans le Maine et Loire à l’appel du SNUDI-FO, du SNUipp et de SUD.

Le SNUDI-FO considère que l’assemblée des grévistes réunie avec le SNUipp, le SNUDI-FO et SUD a totalement raison de s’adresser aux syndicats nationaux pour préparer une mobilisation générale, y compris sous forme de grève reconductible, seule à même de faire reculer le ministre et d’obtenir le retrait des mesures DARCOS.

Pour sa part, le SNUDI-FO, qui s’est déjà adressé au SNUipp, se déclare prêt à répondre à cet appel et se déclare partisan de l’action commune à tous les niveaux.

C’est pourquoi il invite ses sections et syndicats départementaux à faire connaître l’initiative du Maine et Loire et à chercher des initiatives du même type, s’appuyant sur les assemblées d’école et de secteur.

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Échec pour les contre-réformes ministérielles

Le CSE a d’abord été placé sous le signe de la réaffirmation des revendications face au Ministère de l’Education nationale. L’intersyndicale nationale 2nd degré (FO, SNES, SNUEP, SNEP, CGT, SUD) a rappelé qu’elle revendique l’annulation des suppressions de poste et la défense du statut et qu’elle refuse que le rapport POCHARD serve de base de discussion.

Ensuite, ce sont les organisations syndicales des lycées professionnels (FO, CGT, SNEP, SNUEP, SUD) qui ont tenu à souligner qu’elles dénonçaient le coup de force ministériel contre les BEP par le biais de la généralisation du bac pro 3 ans.

Un vœu a été adopté par 49 voix pour et seulement 5 contre, 5 abstentions et 5 refus de vote exigeant que soit revu le calendrier ministériel des épreuves du baccalauréat établi sur la base d’une prétendue « reconquête du mois de juin » aboutissant en réalité à dégrader considérablement les conditions de travail des candidats et des correcteurs.

Le CSE a également émis, par 50 voix contre 4 et 10 abstentions, le vœu que le ministre renonce à imposer la validation du niveau A2 du « Cadre européen commun de référence pour les langues » (CECRL) pour l’obtention du diplôme national du Brevet à la session 2008.

Enfin, le ministre a été désavoué, malgré le relevé de conclusions signé avec l’UNSA et le SGEN-CFDT, sur ses projets de supprimer deux heures de classe pour les élèves de l’école élémentaire et imposer, en application des rapports Pochard et Attali, une annualisation des obligations de service des enseignants du 1er degré et la disparition des réseaux d’aide aux élèves en difficulté et de leurs enseignants spécialisés.

Le représentant des maires de France a interrogé le ministère sur l’impossibilité pour les collectivités territoriales d’organiser le ramassage scolaire dès lors que la sortie des enfants de l’école varierait selon que les enfants devraient ou non rester pour du soutien scolaire et s’est inquiété de l’aggravation de la discrimination sociale qui pourrait en découler.

Un médecin chronobiologiste a fait état des conséquences scientifiquement prévisibles pour l’équilibre et la santé des élèves.

Ni l’un ni l’autre n’ont obtenu de véritables réponses. Le projet de décret a été battu par 31 contre et 19 voix pour (dont la CFDT et le MEDEF), 14 membres du CSE s’abstenant.

Au moment où les enseignants et les parents du 1er degré, découvrant enfin, après les élections municipales, les données de la carte scolaire, commencent à rejoindre leurs collègues des lycées et collèges pour refuser les suppressions de postes et leurs conséquences sur les conditions de travail, les affectations et les garanties statutaires, le ministre serait bien inspiré de prendre toute la mesure de ces avis du CSE, annuler les 11 200 suppressions d’emplois prévues, annoncer qu’il abandonne les rapports POCHARD et ATTALI et ouvre des négociations sur la base des revendications des personnels et de leurs organisations.

Abandon des stages Darcos ! Retrait du relevé de conclusions !

Le congrès du SNUDI-FO alerte tous les collègues sur la décision du ministre de l’Education Nationale de mettre en place de prétendus « stages de remise à niveau » pendant les vacances scolaires… en commençant, au pas de charge, dès les vacances de printemps.

Ce dispositif commence à mettre en oeuvre des dispositions contenues dans le relevé de conclusions, signé entre le ministre, le SE-UNSA et le SGEN-CFDT (108 h annualisées), premier acte du plan de « réorganisation de l’école primaire » annoncé par le Président de la République.

Les mêmes échos remontent de nombreux départements :

les collègues n’acceptent pas

– la remise en cause des obligations de service et en premier lieu des vacances scolaires,
– la provocation que représente le saupoudrage d’heures supplémentaires pour une infime minorité de collègues alors que le gouvernement se refuse à augmenter les salaires pour tous,
– la mobilité d’une école à l’autre qui découle de la mise en place de ces « stages de remise à niveau »,
– la mise en place d’un salaire individualisé au mérite puisque les IEN doivent sélectionner les candidats.

M. Darcos prétend que ce dispositif permet le traitement de la difficulté scolaire :

Comment y croire
– à l’heure où les remplacements ne sont plus assurés faute d’autorisation de recruter,
– à l’heure où la pénurie de postes pour la rentrée 2008 se prépare,
– à l’heure où les horaires d’enseignement sont diminués ? !

Au contraire, le dispositif ministériel s’intègre totalement à la mise en oeuvre du relevé de conclusions

– qui transfère le traitement de la difficulté scolaire des structures spécialisées (RASED) pendant le temps scolaire sur chaque enseignant, hors temps scolaire,
– qui annualise, à partir de la rentrée 2008, 108 heures de nos obligations de service en dehors des heures d’enseignement dans les classes.

Ce qui est programmé comme le suggère le rapport de la commission Pochard, c’est bien la destruction de notre statut national d’enseignant fonctionnaire d’Etat et la dislocation du cadre national et laïque de l’Enseignement public.

Maintenant ça suffit !

Le congrès constate que d’ores et déjà dans plusieurs départements, Vaucluse, Hérault, Paris, Seine Saint Denis… le SNUDI-FO, avec d’autres syndicats, appelle à la mobilisation pour refuser de mettre en place les stages Darcos et/ou les mesures contenues dans le relevé de conclusions.

Le congrès du SNUDI-FO appelle à organiser et amplifier immédiatement la mobilisation en prenant position à tous les niveaux, école par école, secteur par secteur, département par département
– pour faire échec au dispositif des stages Darcos,
– pour établir les besoins de chaque école, notamment en postes et personnels spécialisés,
– pour obtenir l’abandon du relevé de conclusions et le retrait du projet de décret.

Le congrès appelle tous les collègues à rejoindre le SNUDI-FO.

Signez, faites signer la pétition pour refuser les réformes Darcos !

Conseil supérieur de l’Education 20 mars 2008

Suite à la décision du ministre de reporter la consultation sur les nouveaux programmes hors temps de travail, sur la journée de solidarité, la FNEC FP est intervenue au CSE pour demander le respect de nos obligations de service et l’annulation de cette décision.

Il est à noter que certains départements ont déjà organisé la consultation sur le temps de travail (Deux Sèvres, Lot et Garonne…), créant de fait un traitement différent d‘un département à l’autre en complète contradiction avec les principes de la fonction publique.

Les IA concernés utilisent la journée de solidarité comme artifice pour tenter de donner une légitimité à leur décision.

Le SNUDI rappelle que l’IA n’a pas le pouvoir de fixer la date de la journée de solidarité (cf. circulaire de janvier 2004).

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