Nous ne ferons pas l’aide personnalisée, nous ne voulons pas des réformes Darcos

Les enseignants des écoles de Monflanquin, de Villeréal, de Montagnac-sur-Lède et de Paulhiac ont organisé ce jeudi 11 décembre une réunion d’information pour discuter des conséquences des réformes sur l’école publique. Les parents et les syndicats ont été invités à cette réunion.

Les enseignants des écoles de Monflanquin ont décidé de ne pas organiser l’aide personnalisée, soutenus par les parents.

Ils ont voté une motion, sous la forme d’une pétition (document joint) adressée à l’ensemble des écoles du département, exigeant le retrait des décrets Darcos.

Le Snudi Fo, présent à cette réunion, soutient totalement cette initiative et appelle tous les collègues à signer la pétition, à voter dans leur école une motion exigeant le retrait des décrets Darcos.

Le Snudi Fo répondra à toute demande pour organiser une réunion sur une école, un secteur, avec les enseignants et les parents.

Après l’école Paul Bert à Agen, après l’école de Pujols, après les écoles de Monflanquin, Villeréal, Montagnac-sur-Lède et Paulhiac rejoignez les parents et les enseignants qui refusent de voir l’école publique détruite par la mise en place des décrets Darcos.

Signez, faites signer la pétition.

Votez votre motion.

Exigez le retrait des décrets Darcos !

Non à la mascarade ou au chahut social !

Le SNUDI FO ne participera pas à la

mascarade ni au `chahut social` !

Lors des élections paritaires, les enseignants ont clairement sanctionné les syndicats qui ont participé à la mise en oeuvre des réformes Darcos :

? Le SGEN-CFDT perd son siège à la CAPN.

? Le SE-UNSA recule de 1 100 voix passant de 24,8 % à 22,9 %.

Le message est clair : il n’y a pas de convergence possible avec le ministre Darcos !

Le 20 novembre, plus de 70% de grévistes ont exprimé avec force leur rejet des réformes en cours et à venir, leur volonté de faire retirer ces décrets dans l’unité syndicale la plus large possible.

Quelle réponse ont-ils obtenue ?

Un appel à des rassemblements les plus locaux possibles, à des actions ponctuelles et médiatiques de chahut social…

Aucune revendication, pas de manifestation nationale, pas de grève parce que dans les directions syndicales on a décidé que les enseignants n’étaient pas prêts à faire grève ou à manifester à Paris pour défendre leurs conditions de travail, leur statut et l’école publique républicaine !

Comment comprendre alors la mobilisation du 20 novembre ?

On voudrait faire passer les réformes qu’on ne s’y prendrait pas autrement !

Le SNUDI FO dénonce le rôle de la direction de la FSU, syndicat majoritaire, qui refuse d’appeler au retrait des décrets Darcos pour ne pas se couper du SE et du SGEN qui soutiennent ouvertement les réformes.

Le SNUDI FO dénonce le rôle des directions de la FSU, du SE et du SGEN dans l’éparpillement organisé du mouvement.

Pour le SNUDI FO il n’y a pas d’autre voie qu’une opposition résolue aux mesures Darcos qui ne permet aucune signature de protocole et autre relevé de conclusion ou d’accord.

Il n’y a pas d’autre voie que l’action national unitaire pour l’abandon des réformes.

C’est pourquoi le SNUDI FO ne peut cautionner cette mascarade
du 10 décembre et appelle tous les collègues, syndiqués ou non,
à prendre position dans leur école pour une action nationale unitaire
exigeant l’abandon des réformes Darcos.

Agen, le 9 décembre 2008

Le retrait des décrets dans l’unité !

Le Snudi FO a participé aux Assemblées Générales d’Agen, de Marmande et de Villeneuve décidées lors de l’AG du 20 novembre. Le Snudi FO s’était abstenu : pourquoi remettre à plus tard ce qui peut se décider le jour même avec 200 collègues présents ? Les faits nous ont malheureusement donné raison puisque les 3 AG ont réuni à peine plus de 50 collègues.

Quant aux décisions, force est de constater, à la lecture des compte-rendus, qu’elles sont loin de répondre aux attentes des collègues.
Le Snudi FO a réitéré ses propositions d’appels unitaires à la grève, à la manifestation nationale au ministère, pour le retrait des décrets Darcos. Ce sont les responsables du SNUipp qui ont contesté ces propositions, parfois même contre l’avis de leurs adhérents :

« On n’a pas entendu FO jusqu’ici, ils ne sont là que pour les élections »

« FO casse l’unité en imposant le retrait des décrets Darcos »

Nous avons répondu dans les AG à ces contre-vérités.

? Les collègues ne comprennent pas, après le succès du 20 novembre, que les syndicats ne se réunissent pas et ne se mobilisent pas nationalement pour le retrait des décrets Darcos, en particulier celui sur l’aide personnalisée.

? Les collègues ne comprennent pas que le syndicat majoritaire, le SNUipp, n’exige pas le retrait des décrets Darcos.

? La division des syndicats entre ceux qui ont signé et ceux qui ne l’ont pas fait est le dernier rempart de Darcos pour tenter d’imposer ses réformes : les collègues ne veulent pas de ces batailles stériles, ils veulent le retrait des décrets dans l’unité de tous les syndicats.

? Ils ne veulent pas non plus des grèves saute-mouton et des actions parsemées. Au contraire, au delà de la défense de l’école publique et de notre statut, il ressort des AG une volonté d’unité avec tous les salariés pour les revendications communes : service public républicain, salaires, retraite…

Le Snudi FO vous appelle à vous saisir de la motion votée par l’école Paul Bert (Agen), par l’école Petit-Tour (Pujols), par l’AG de Villeneuve, de la signer et de la renvoyer aux syndicats départementaux pour qu’ils la remontent nationalement :

Pour la défense de l’école de la République, nous , enseignants de l’école xxx, syndiqués au (SNUipp-FSU, SNUDI-FO, SGEN-CFDT, SE-UNSA, SDEN-CGT) et non syndiqués exigeons :
– l’abrogation des décrets DARCOS (supprimant 2 heurs de classe, annualisant 108 heures de nos obligations de service, dont 60 heures d’aide personnalisée)
– le rétablissement des postes supprimés dont 3 000 postes en RASED
– la défense de notre statut, l’abandon du projet de loi sur les EPEP (Établissement Public d’Enseignement Primaire)
– le respect du droit syndical et contre Service Minimum d’Accueil
– le maintien de l’école maternelle

Enseignement de l’Anglais à l’école

Le Snudi Fo a été reçu par madame Simon, à notre demande, pour aborder le sujet des stages d’anglais proposés sur la circonscription de Villeneuve.

Il apparaît que seule la circonscription de Villeneuve est concernée par ce dispositif qui consiste à « former » les enseignants (ayant moins de 25 ans d’ancienneté) à hauteur de 9 heures. À la suite de ces heures un intervenant est proposé pour accompagner l’enseignant dans la mesure où il ne se sentirait pas encore capable de dispenser seul les cours d’anglais.

La volonté de l’Inspectrice est de palier aux manques de moyens et elle indique que d’ici deux ans il n’y aura plus d’intervenants payés par l’Education Nationale. Cette formation a donc pour objectif de rendre les collègues aptes à enseigner une langue vivante et répondre ainsi aux exigences des programmes de 2008.

Le Snudi Fo considère que la formation doit être un choix volontaire et doit s’inscrire dans le cadre des 36 semaines de formation. Cependant il appartient à chacun de décider de suivre ou non cette proposition de «  formation » (le terme choisi dans la circulaire de l’Inspectrice d’Académie du 10 juillet 2008 étant « animation »).

L’Inspectrice nous a confirmé qu’il n’y a pas d’obligation de suivre cette formation, ce qui donne raison à tous ceux qui n’ont pas souhaité s’y rendre. Elle a également confirmé qu’une habilitation, donnée par une commission spécifique, était nécessaire pour enseigner les langues vivantes dans une classe.

Cette audience confirme les craintes du Snudi Fo :

– Comment affirmer qu’en 9 heures on est capable d’enseigner l’anglais dans sa classe alors que jusqu’à présent les intervenants justifiaient du niveau CAPES ?
– Aucune information nous a été donnée sur les modalités d’évaluation des compétences ni sur l’habilitation. Il est très probable que ceux qui auront suivi cette « formation » de 9 heures seront habilités d’office pour leur imposer l’enseignement de l’anglais dans leur classe l’année suivante.
– Que se passera-t-il, après l’habilitation d’office, lors d’une inspection pendant une séquence d’anglais ?
– Les programmes imposent l’enseignement d’une langue vivante aux élèves à partir du CE1 : cette obligation s’impose à l’État qui doit dégager les moyens nécessaires (intervenants, véritable formation) pour que les élèves puissent bénéficier d’un enseignement de qualité.
– À ce jour, aucun texte n’impose aux enseignants l’obligation de suivre une formation et d’enseigner l’anglais dans sa classe sans habilitation.
Les décloisonnements ne sont pas obligatoires, ils relèvent des choix du Conseil des Maîtres.

Le gouvernement n’a qu’une obsession : réduire les dépenses publiques ! L’Éducation Nationale est particulièrement visée. L’annualisation des 108 heures, en particulier l’aide individualisée, permet de supprimer 8000 postes de RASED (c’est Luc Ferry, ancien Ministre de l’Éducation, qui le dit sur Europe 1 et LCI).

Cela ne suffit pas : pour justifier la suppression, dans les 2 ans, des intervenants en langues vivantes, on veut nous faire croire que quelques heures d’animations et des sites Internet sur l’anglais vont permettre à tous d’enseigner l’anglais à l’école.

C’est se moquer des élèves, des parents et des enseignants sur qui on fait porter la responsabilité du désengagement de l’État !

Le Snudi Fo refuse cette logique : sacrifier l’école publique et laïque au seul motif des réductions des dépenses publiques est purement scandaleux !

Le Snudi Fo appelle tous les enseignants à se mobiliser pour l’abrogation pure et simple des décrets Darcos, en votant Force Ouvrière, en adhérant à Force Ouvrière.

Pour le Snudi Fo :

Denis Détienne, Christophe Attias