Le gouvernement, à sa tête le ministre de l’Éducation Nationale Luc Chatel, n’ont vraisemblablement pas voulu prendre en compte l’échec caractérisé des évaluations CM2 de 2009.
En effets les résultats se sont révélés inexploitables (boycott de certains collègues, refus de faire remonter les résultats, items ignorés, bachotages, réponses trouvées dans certains journaux…).
Auteur : admin47
Rentrée 2010/2011 dans les écoles élémentaires et maternelles
6577 postes au concours pour 9640 départs en retraite, soit -3063 postes pour 5300 élèves supplémentaires
Billet d’humeur d’un directeur en colère
Les Inspecteurs de l’Éducation Nationale se transforment peu à peu en DRH…
À écouter l’IEN de Tonneins, l’autre soir en réunion de directeurs, nous asséner poncifs sur banalités avec un ton moralisateur préventif, j’ai eu la révélation que mon inspectrice ignorait tout de la réalité de nos écoles.
À voir avec quelle maladresse elle a géré la relation humaine avec nous, je comprends enfin pourquoi ils ont tous tendance à croire que l’école peut être gérée à coups de statistiques, de pourcentages et de tableaux à double entrée, par des techniciens utilisant des protocoles bidouillés par des technocrates qui n’ont jamais mis les pieds dans une classe.
Enseignement de Langues Vivantes : que l’administration respecte nos droits et nos garanties statutaires !
De curieuses méthodes voient le jour…
? Des animations pédagogiques sont organisées pour favoriser l’enseignement de l’anglais, très bien…
? Des enseignants sont désignés volontaires pour participer à ces animations, c’est déjà beaucoup moins bien mais les animations pédagogiques relevant de nos obligations de service, l’IEN a cette possibilité…
? Les enseignants qui ont participé à ces animations sont, ou seraient, « obligés » d’enseigner l’anglais dès l’année suivante dans leur classe et en décloisonnement dans une autre : ce n’est pas légal !
Que dit la loi ?
? L’enseignement des langues vivantes est obligatoire dans les programmes de l’Éducation Nationale.
? Des intervenants extérieurs sont embauchés, des enseignants sont formés et habilités (selon la circulaire n° 2001-222 du 29 octobre 2001), en contrepartie ils sont obligés d’enseigner les langues vivantes dans leur classe.
? Les enseignants qui ne sont pas habilités n’ont pas d’obligation d’enseigner les langues vivantes.
? Des animations pédagogiques, obligatoires et imposées, ne peuvent pas se substituer à la formation continue, volontaire, qui elle seule peut éventuellement déboucher sur une habilitation dont la procédure est définie par la circulaire.
Pourquoi l’imposer à tous ?
L’ex-ministre Darcos trouve que les intervenants coûtent trop cher, il coupe les crédits et veut imposer à tous l’enseignement des langues vivantes : ça ne coûte pas un centime au ministère !
La qualité de l’enseignement, la formation des enseignants : trop cher, trop long.
Tout enseignement nécessite de la formation et des compétence : c’est l’élève qui à la fin ne recevra pas un enseignement de qualité, uniquement pour des raisons de restrictions budgétaires.
Dialogue de sourds.
À la question du Snudi Fo : sur quels textes vous fondez-vous pour imposer l’enseignement de l’anglais à des enseignants non habilités ?
L’Inspectrice d’Académie répond : aucune disposition n’empêche un enseignant d’assurer l’enseignement des langues vivantes dans sa classe, quand bien même il ne serait pas habilité.
Le Snudi Fo n’intervient pas pour empêcher les collègues, qui l’ont librement, choisi d’enseigner les langues vivantes, et qui peuvent utilement bénéficier des animations et des aides proposées par l’IA…
Le Snudi Fo intervient pour les collègues non habilités qui ne veulent pas enseigner l’anglais dans leur classe, parce qu’ils n’ont pas d’habilitation et parce qu’ils ne veulent pas d’une fausse habilitation dont le seul but est de « boucher les trous » laissés par le ministre !
Pressions inacceptables !
Dès lors que l’IA ne peut pas imposer cet enseignement par la loi, sa réponse est un aveu, les pressions s’exercent au niveau des IEN : les écoles reçoivent des notes dans lesquelles il est expliqué que les enseignants doivent « s’auto-désigner volontaires » .
S’ils refusent, c’est l’IEN qui les désigne mais dans ce cas ils doivent « s’inscrire volontairement » aux animations.
Et s’ils ne le font pas non plus, parce qu’il n’y a aucune raison de faire semblant d’être volontaire alors que c’est l’IEN qui a désigné les collègues, ils sont convoqués, dans un rapport infantilisant, par cette même IEN pour un « rappel à la loi » : une loi qui n’existe pas, une loi imaginaire qui supprimerait les droits et garanties de notre statut !
Et comme ça ne suffit pas, les collègues, qui ont rempli leur inscription aux 18 heures d’animations, ont vu leurs inscriptions modifiées arbitrairement, sans les avertir !
Une collègue est informée la veille que le lieu de l’animation, pour laquelle elle est inscrite, est modifié de 30km…
Pire ! Une collègue s’est vue inscrite le 8 octobre à une animation programmée le 7 octobre, et comptée absente ce jour-là !
C’est au-delà de tout entendement.Le Snudi Fo n’en restera pas là, nous irons jusqu’au ministère ou au Tribunal Administratif s’il le faut !
L’origine, ce sont les réformes Darcos / Chatel.
Aujourd’hui c’est l’enseignement des Langues Vivantes, et demain ?
Aucun enseignant ne peut accepter de voir ses droits remis en cause de la sorte, l’administration doit respecter la loi et le professionnalisme des enseignants.
L’enseignement des Langues Vivantes, c’est la responsabilité du ministre qui supprime les intervenants, pas des enseignants.
? La remise en cause de notre service hebdomadaire par l’annualisation de 108 heures,
? la remise en cause de l’enseignement spécialisé avec l’aide personnalisée,
? la remise en cause de la formation continue sur le temps de travail,
? la remise en cause de la liberté pédagogique et l’inspection collective qui vise à rendre les enseignants collectivement responsables de l’échec scolaire avec la nouvelle circulaire sur l’inspection,
? la remise en cause de l’enseignement public,
? les pressions, l’arbitraire, l’autoritarisme…
L’origine de ces remises en cause, ce sont bien les réformes Darcos / Chatel qui ne cessent d’attaquer les droits et garanties de notre statut. Plus que jamais il faut en exiger le retrait !
Nous appelons l’ensemble des collègues à signer la pétition départementale, pour faire respecter nos droits et garanties, pour faire cesser les pressions, pour que l’enseignement des langues vivantes reste un véritable enseignement.
Réforme Sarkozy du lycée : le «copier-coller» de la réforme Darcos
Le président Sarkozy a présenté aujourd’hui le contenu de la réforme du lycée. Force est de constater que loin de répondre aux revendications des personnels, elle s’inscrit dans la continuité de la réforme Darcos rejetée par les enseignants et les lycéens en novembre et décembre 2008.Conduite à marche forcée, elle serait soumise au CSE courant décembre.
l’École Syndicaliste spécial IUFM
Sommaire du N° 373 de l’École Syndicaliste spécial IUFM
Année scolaire 2009-2010
Pages 2, 3 : La formation, La masterisation
Page 4 : L’évaluation
Page 5 : La sortie de l’IUFM
Pages 6, 7 : Informations pratiques
Page 8 : Calendrier scolaire, Liste complémentaire, Les droits et devoirs des fonctionnaires, Réunions syndicales
Et les réformes Darcos ?
A-t-on besoin d’un énième sondage ou enquête pour connaître le sentiment de nos collègues sur les réformes Darcos ?
Il y a peu de temps nous avons fait parvenir dans les écoles les résultats du référendum initié par les enseignants de Monflanquin. Les résultats étaient sans appel avec un rejet massif de l’aide personnalisée.
Tous les collègues que nous rencontrons et que nous appelons sont fatigués, désabusés par ce qu’ils vivent au quotidien dans leur école et dans leur classe.
Nous avions annoncé toutes ces difficultés dès le mois d’octobre 2007 et nous nous étions prononcés contre les réformes Darcos. Celles-ci sont passées avec le soutien de certains syndicats. Depuis nous nous sommes clairement prononcés pour l’abrogation des ces réformes. Nous n’avons malheureusement pas réussi a obtenir l’unité syndicale autour de cette revendication malgré un mouvement fort dès le 20 novembre 2008 qui rejetait massivement ces décrets.
Qu’avons nous perdu grâce à cette réforme ?
– 2 heures d’enseignement pour tous les élèves (nous ne connaissons pas un seul collègue que ne court pas après le programme)
– la disparition des RASED impliquant la prise en charge exclusive des enfants en grandes difficultés dans nos classes
– une absence de communication dans les écoles à cause de la mise en place des heures d’aide personnalisée
– notre liberté de nous rendre aux heures d’information syndicale sur son temps de travail pourtant prévues dans la loi
– notre droit à faire une grève efficace avec l’instauration du service minimum
Qu’avons-nous gagné ?
RIEN ! Et certainement pas une revalorisation salariale… La masterisation… ?
Il faut bien admettre que 5 années d’études sont un minimum pour appliquer ces réformes…
Nous continuons à penser que la politique gouvernementale est en train de détruire l’École Publique Républicaine et que, si nous laissons faire le but sera atteint très rapidement.
Les fermetures des écoles d’Agen ne sont- elles pas une mise en place déguisée des EPEP ?
L’expérimentation annoncée des jardins d’éveil pour la rentrée 2009 n’est-elle pas la fin des écoles maternelles ?
Que dire des fermetures de postes ? Des nouvelles modalités du mouvement ? De nos conditions de travail ? Des enfants en détresse dans nos classes ? De notre statut ? De celui des AVS et EVS ?
Le SNUDI FO est un syndicat qui prend ses responsabilités et qui revendique l’abrogation des décrets Darcos. Il est jamais trop tard pour bien faire.
Rejoignez-nous dans ce combat car l’avenir de notre école est entre vos mains.
Adhérez au SNUDI FO.
Pont de l’ascension : la mascarade!
Le SNUDI FO présente toutes ses excuses, au nom du ministre de l’éducation Nationale, à tous les personnels, enseignants, parents et enfants pour son incapacité à gérer des problèmes simples.
Maintenant ça suffit !
Le mouvement de contestation initié déjà depuis plusieurs mois n’aurait qu’une seule responsable ?
La crise… ?
Les délocalisations, les pertes de salaire, les licenciements, la destruction des services publics (les écoles, les hôpitaux, les tribunaux, la poste….) ne sont pas l’œuvre de la crise mais bien la volonté d’une politique gouvernementale qui s’appuie aujourd’hui sur la crise pour justifier et amplifier ses réformes.
Écoles d’Agen : Réunion du 5 mai
Plus de 200 participants pour la réunion du 5 mai : enseignants, parents, personnels communaux, syndicats CGT, FSU, FO, CFDT, UNSA.