Depuis que, le 10 décembre, au Conseil Supérieur de l’Education, il a choisi de rester sourd aux arguments des personnels et de leurs organisations syndicales, le ministre cherche à imposer sa réforme du lycée par tous les moyens. Il a ainsi publié au Journal Officiel du 28 janvier tous les textes d’application.
Auteur : admin47
Mobilité des fonctionnaires : « Par ici la sortie »
Après les déclarations du Président de la République, devant des millions de téléspectateurs sur la position précaire de certains agents publics, préconisant même un plan de titularisation, son Ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la réforme de l’Etat, Eric WOERTH, ouvre la polémique sur le projet de décret relatif à la réorientation professionnelle, notamment sur la mise en disponibilité qui pourrait à terme déboucher sur un licenciement.
Titularisation de TOUS, AVS et EVS : CHICHE !
Le Président de la République, dans son intervention télévisée du 25 janvier 2010 a déclaré qu’il était « tout à fait prêt à envisager la titularisation progressive des contractuels pour ne pas les laisser en situation de précarité ».
Titularisation des contractuels de la Fonction Publique
FORCE OUVRIÈRE estime que le gouvernement est en plein rétropédalage au regard des déclarations du Président de la République concernant la titularisation des contractuels de la fonction publique.
Alors qu’avec la RGPP 100.000 Postes de fonctionnaires d’État ont été supprimés en trois ans, que le projet de loi sur la mobilité favorise la précarité et le travail intérimaire, il y effectivement urgence à discuter de la titularisation des contractuels. Ceci ne doit pas, par ailleurs, par un effet de ciseaux, accroître la disparition du nombre de postes de fonctionnaires.
Le taux de précarité dans la fonction publique va croissant, pouvant, par exemple, atteindre 60% en lycée professionnel dans des disciplines comme le génie industriel bois ou le génie mécanique de maintenance des véhicules.
Complémentairement, il est aussi nécessaire que l’État prenne des engagements en matière de garantie d’emplois pour toutes les personnes en contrats aidés (contrats d’assistant d’éducation ou emplois de vie scolaire).
Rappelons qu’il y a 30.000 personnels en contrat d’assistance éducation et 70.000 personnels en contrat emploi vie scolaire (EVS) ou CDD de droit privé.
Médecine de prévention à l’Éducation nationale : trucage ou manipulation des chiffres ?
Le Ministère de la Fonction Publique vient de rendre public pour chaque Ministère le bilan 2008 sur l’hygiène, la sécurité et la médecine de prévention.
C’est avec surprise que la Fédération de l’enseignement FORCE OUVRIERE a pris connaissance des chiffres transmis par le Ministère de l’Education Nationale pour ce bilan.
Enquête sur les conditions de travail (1ère partie)
Pourquoi une telle enquête ?
Au détour de nos tournées syndicales, il ressort un malaise lié aux conditions de travail. Si chacun sait que celles-ci se dégradent, une mesure plus précise semble judicieuse.
Si les questions suivantes concernent exclusivement l’enseignant, il nous apparaît évident que l’impact sur la vie des élèves et les conditions de travail de l’enseignant sont très étroitement liés. Un enseignant qui travaille dans de bonnes conditions crée un climat de travail agréable pour les élèves. Il sera plus à même de mener à bien sa mission d’enseignant généraliste.
Cette enquête a pour objectif d’évaluer le temps et le contenu du travail en amont et en aval de la classe.
Un collègue qui travaille dans de mauvaises conditions, c’est inacceptable !
Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui croulent sous le travail : toujours plus de dossiers, toujours plus de projets, toujours plus d’élèves, toujours plus d’exigences…
Mieux cerner les difficultés, c’est mieux définir les revendications.
De plus, le SNUDI FO s’est inscrit dans une action unitaire, avec la CGT, la FSU et la CFDT pour porter et défendre les revendications des personnels à l’Inspection Académique.
Cette enquête nous permettra de donner plus de poids aux revendications que nous porterons.
Pour faciliter les réponses, cette enquête est divisée en 3 parties :
– Périodes en classe / Périodes hors classe
– Relations avec les collègues / Relations avec la hiérarchie / Direction d’école
– Conditions salariales / Vision générale du métier
Vous pouvez les remplir séparément ou globalement.
Vous pouvez l’imprimer (format PDF) et nous la renvoyer remplie à la section :
SNUDI FO 47 – 9/11 rue des frères Magen – 47000 AGEN
Vous pouvez la télécharger (format OpenOffice ou Word) et nous la renvoyer par email :
snudi47@fo-snudi.fr
Vous pouvez compter sur le SNUDI FO pour défendre vos revendications et nos conditions de travail.
La grève du 21 janvier : rien ne change !
Le 22 décembre, lors de la réunion intersyndicale des fédérations de l’Éducation Nationale, la FNEC-FP FO a rappelé que « les réformes (aide personnalisée, EPEP, lycée, master, lycée professionnel…) sont indissociables des postes et que toute action commune nécessite de se mettre d’accord sur les revendications.
La réforme du lycée comme les projets d‘EPEP dans le 1er degré renvoie à un processus d’autonomie des établissements, destructeur des postes et du statut. Les personnels ne veulent plus des journées d’action à répétition. À la RATP, à Beaubourg les personnels font grève pour gagner comme les routiers qui ont obtenu 4% d’augmentation des salaires.
Pour Force ouvrière, la grève jusqu’au retrait doit être soumise par les organisations syndicales aux assemblées générales dans les établissements. »
Force est de constater que notre appel n’a pas été entendu, ni sur les revendications, ni sur les moyens d’action !
Comment peut-il en être autrement quand on voit que 2 textes contradictoires appellent à la grève le 21 janvier :
– l’UNSA et la CFDT demande des moyens pour appliquer les réformes : « En 2010 le lycée connaîtra des innovations approuvées par la majorité de la communauté éducative (sic…) mais qui nécessitent des conditions de mise en œuvre que nous devons gagner par le combat syndical. »
– La FSU, la CGT et SUD exigent « de revenir sur toutes les réformes régressives ».
Outre le fait que nous ne voyons pas quelles réformes ne sont pas régressives, nous avons un désaccord de fond sur le recrutement niveau master et la mise en place de l’aide personnalisée.
Cette journée, c’est l’auberge espagnole, avec tout et son contraire.
1. Est-il possible de gagner avec une telle confusion sur les revendications ?
Comment peut-on faire grève le 21 janvier pour l’abandon des réformes et en même temps pour les moyens d’appliquer ces mêmes réformes ?
2. La question est-elle de réclamer une nouvelle réforme ? D’avoir « plus de démocratie dans les établissements » ?
3. N’avons-nous déjà pas assez donné pour ces journées saute-mouton ?
4. Ces journées ont démontré en 2009 qu’elles ne permettent pas de gagner. La date de la 2ème journée d’action est fixée avant même que la 1ère n’ait eu lieu. C’est bien considérer, ainsi, de toute façon, que la première est vouée à l’échec, que les collègues peuvent choisir entre le 14, le 21 ou le 30 janvier…
5. S’agit-il de se battre réellement pour faire reculer le gouvernement ou d’organiser la protestation jusqu’à l’épuisement des personnels ? Nous avons le souvenir de ce qui s’est passé en 2003 pour les retraites.
Les principales revendications des enseignants : la suppression de l’aide personnalisée, le maintien du recrutement niveau licence, les conditions de travail…
sont absentes des appels !
Rien ne change depuis le 1er mai 2009…
Le Conseil Syndical SNUDI FO 47 ne peut pas cautionner l’appel à la grève du 21 janvier, nous ne tromperons pas nos adhérents.
Risques bancaires : comme avant, mais en pire !
Le 11 janvier, l’avertissement des banquiers centraux aux banques commerciales qui continuent leurs placements à risque revient à un nouvel aveu d’impuissance : le système reste en crise car le système est en cause !
Pour la cgt-Force Ouvrière, le sauvetage public des banques doit s’accompagner des réglementations, des régulations et des contrôles nécessaires ainsi que de conditions strictes en faveur de l’emploi et des salaires.
Budget 2010 : le trucage des chiffres !
Rentrée 2010 :
Le ministre annonce officiellement la création de 2182 postes mais oublie que 3470 emplois de PE 2 stagiaires disparaissent avec la mastérisation alors que 5300 élèves supplémentaires sont annoncés.
Dénoncer la Masterisation , c’est bien ! La refuser, c’est mieux !
L’histoire se répète-t-elle ? Après la pseudo revalorisation des enseignants du premier degré en 1990 on nous propose aujourd’hui le « Master »
Le SNUDI FO était à l’époque le seul syndicat à s’opposer à cette réforme. Beaucoup nous ont donné raison par la suite… Nous constatons aujourd’hui que nous sommes encore bien seuls à nous opposer à cette réforme dans sa globalité, et pas seulement sur la partie Formation.