Rarement un ministre aura aussi mal menti…

Les enfants seraient fatigués par des journées de classe trop longues ?
M. Peillon décide de réduire la durée de la journée scolaire en maintenant les élèves aussi longtemps qu’avant dans les écoles et en leur ajoutant un jour de classe supplémentaire.

Disons le clairement : c’est prendre les parents et les enseignants pour des imbéciles !

Pour les enseignants la journée de travail serait aussi longue, voire plus : le mercredi matin serait systématiquement travaillé et le mercredi après-midi utilisé maintes fois pour organiser les multiples réunions aussi nombreuses qu’inutiles. Dans des cas extrêmes les communes pourraient choisir le samedi matin et imposer cet emploi du temps : avec les animations pédagogiques le mercredi les enseignants seraient contraints de travailler 6 jours un certain nombre de semaines…

Contrairement à tout ce qui peut être dit : il n’y a aucune garantie, ce sera au cas par cas, au bon vouloir des collectivités territoriales et de l’arbitrage de la DASEN.

Le projet de modification des rythmes scolaires, et plus généralement la loi de refondation de l’école, vise à placer les enseignants sous la tutelle des élus locaux.

Les collectivités territoriales définissent le Projet Éducatif Territorial et proposent l’organisation de la semaine scolaire (art. 4 du projet de décret) : ce seraient donc bien les élus qui deviendraient les `patrons` des enseignants, au moins pour une partie de nos obligations de services, que M. Peillon s’est bien gardé de quantifier dans son projet.

Le projet de modification des rythmes scolaires, c’est avant tout l’allongement du temps de présence des enseignants, le mercredi… et les autres jours. Et cela, sans aucune augmentation des salaires et indemnités !

Alors que l’ensemble de la profession remet en cause l’aide personnalisée et réclame le retour à un vrai RASED pour aider les élèves en difficulté pendant le temps scolaire, le ministre invente « l’Activité Pédagogique Complémentaire »… : c’est à dire la prise en charge des élèves en difficulté en groupes restreints, en partie par les enseignants, en partie par des personnels communaux !

Avec la multiplication des dispositifs (plus de maîtres que de classes, scolarisation des enfants de moins de 3 ans) soumis à un projet rédigé par l’équipe, le projet d’école qui doit s’intégrer dans le projet éducatif territorial, l’école du socle avec la liaison écoles / collèges, les réunions entre les différents intervenants…

Les conditions de travail des enseignants vont considérablement se dégrader et la fonction de direction va devenir un enfer !

On est bien loin de l’aspiration de la très grande majorité des collègues : enseigner, simplement, devant ses élèves, dans sa classe, dans des conditions décentes…

Au niveau statutaire, de nombreux éléments seront impactés :
– les temps partiels : ils seront accordés selon les nécessités de service, si c’est possible avec des journées à 5h, 5h15 ou 5h30…
– le mouvement : certains postes dépendront du projet éducatif territorial, du dispositif pédagogique et pourraient même être sortis du mouvement pour y substituer une affectation par commission. Une organisation pédagogique pourrait nous être imposée, grâce à l’imagination débordante de quelques uns…

C’est la remise en cause de notre liberté pédagogique et de notre indépendance professionnelle.

Ce qui se profile surtout, c’est la mise en concurrence des écoles d’une collectivité territoriale à l’autre.

En effet, le choix des horaires et des activités périscolaires en fonctions des moyens des communes risquent d’entraîner une attitude clientéliste chez certains parents qui seront tentés de choisir l’école qui leur semble la meilleure pour leurs enfants.

Jusqu’à maintenant, l’État garantissait (en théorie…) les mêmes programmes, les mêmes enseignants fonctionnaires d’État, dans les mêmes conditions sur tout le territoire. C’est ce qui définit l’école républicaine.

Après la réforme, on va proposer un « pack » : de vagues compétences pluriannuelles définies en fonction du projet éducatif territorial, des activités périscolaires plus ou moins « alléchantes » d’une commune à l’autre et des équipes plus ou moins « dynamiques » (enseignants et intervenants divers). C’est l’école des territoires…

On essaie de nous faire croire que tout est joué.

Les gouvernements se succèdent et utilisent toujours les mêmes stratégies. Ils prétendent que la grande concertation a permis de dégager un large consensus dont découle la loi, les décrets et les circulaires…

C’est faux !

? Les plupart des enseignants ne veulent pas travailler une journée supplémentaire ; ils demandent l’abandon de l’aide personnalisée, le retour à un vrai RASED pour l’aide aux enfants en difficulté sur le temps scolaire, des journées de 6h maximum et des effectifs décents.

? La plupart des parents ne veulent pas l’école le mercredi, et surtout le prix qu’ils paieront en impôts locaux ou autres, si des communes décident de rendre certaines activités payantes…

? La plupart des maires ne veulent pas d’une charge financière supplémentaire et surtout d’un transfert des charges de l’État sur leur commune.

Alors, pour FO, de deux choses l’une :

? soit M. Peillon entend enfin que la masse des enseignants, la majorité des parents et des élus , rejettent ses projets, et il les retire ;

? soit M. Peillon persiste et signe dans ses atteintes à l’école publique, laïque et républicaine, et il portera l’entière responsabilité de ce qui va se passer dans les semaines à venir.

La Fédération FO de l’enseignement s’adresse à tous les collègues, à tous les syndicats, pour monter d’un cran dans la mobilisation pour exiger l’abandon des projets Peillon.

Signez la pétition contre les rythmes scolaires et la refondation de l’école.

Rythmes Scolaires

Rythmes Scolaires : le ministre de l’Éducation Nationale désavoué !

Le projet Peillon – Julliard [[<*>Bruno Julliard, ancien président du syndicat étudiant UNEF. II est membre du Conseil de Paris et adjoint au maire de Paris depuis 2008 Il est aussi secrétaire à l’éducation du Parti socialiste.. Il est depuis juin 2012, conseiller auprès du ministre de l’Éducation nationale Vincent Peillon, dans le gouvernement Jean-Marc Ayrault]] ne recueille en tout et pour tout que 5 voix sur 72 votants au Conseil Supérieur de l’Éducation.

Aucune organisation syndicale n’a voté pour, FO a voté contre.

POUR 5 ARF, ADF, AMf, Ligue de l’Enseignement…
ABSTENTION 30 CFDT, FCPE, SNPDEN, UNEF, MEDEF…
CONTRE 23 FO, FSU, CGT, SUD, SNALC, PEEP…
Refus de Vote 14 UNSA…

Pour FO ça suffit !
ABANDON du projet de décret sur les rythmes scolaires
ABANDON du projet de loi Peillon de refondation de l’école
MAINTIEN de nos garanties statutaires de fonctionnaires d’État
AUGMENTATION des salaires, pas des horaires

Rarement un ministre n’aura aussi mal menti que Monsieur Peillon flanqué de son ami Bruno Julliard…

Selon Vincent Peillon, les enfants sont, soit disant, fatigués par des journées de classes trop longues. Ne serait-ce pas par l’inadéquation manifeste entre les programmes 2008 et le temps d’enseignement ? Poser la question c’est y répondre…

En vertu de quoi M. Peillon décide de réduire la durée de la journée scolaire… en maintenant les élèves aussi longtemps qu’avant dans les écoles et en leur rajoutant un jour de classe supplémentaire. Disons le clairement : c’est prendre les parents et les enseignants pour des c..s !

Pour les enseignants du 1er degré, la journée de travail serait aussi longue, voire plus longue qu’avant : le mercredi matin serait systématiquement travaillé et le mercredi après-midi utilisé maintes fois pour organiser les multiples réunions aussi nombreuses qu’inutiles.

Le projet de modification des rythmes scolaires, c’est avant tout le projet de l’allongement du temps de présence des enseignants dans les écoles le mercredi… et les autres jours !

Et cela, sans aucune augmentation des salaires et indemnités.

Mais surtout, et c’est bien là le véritable objectif du décret, les enseignants se trouveraient placés sous la coupe des mairies car des dernières décideraient du Projet Éducatif Territorial et auraient la possibilité de proposer seules une organisation de la semaine scolaire (art. 4 du projet de Décret).

Ce seraient donc bien les élus qui deviendraient les `patrons` des enseignants, au moins une partie de nos obligations de services, que M. Peillon s’est bien garder de quantifier dans son projet de Décret.

Le projet de modification des rythmes scolaires, en lien direct avec la loi de refondation de l’école, vise donc bien à placer les enseignants sous la tutelle des élus locaux.

Alors, pour FO, de deux choses l’une :

– soit M. Peillon entend enfin que la masse des enseignants, la majorité des parents et des élus qui rejettent ses projets et il les retire,

– soit M. Peillon persiste et signe dans sa déclaration de guerre contre l’école publique, laïque et républicaine et il portera l’entière responsabilité de ce qui va se passer dans les semaines à venir.

Dès aujourd’hui la Fédération de l’enseignement FORCE OUVRIÈRE s’adresse à tous les collègues, à tous les syndicats (lire le courrier de FO aux autres syndicats en pièce jointe) pour monter d’un cran dans la mobilisation pour exiger l’abandon des projets Peillon – Julliard.

Dans tous les cas, FO prendra ses responsabilités !

Indépendance syndicale ou accompagnement | Rythmes scolaires

Les dernières information du SNUDI FO avant les vacances, ou la fin du monde, ou la fin de l’école publique républicaine…

Profitez bien de ces congés, passez de bonnes fêtes et à l’année prochaine pour reprendre le combat contre les projets Peillon.


Le SNUDI FO a exprimé sa stupéfaction, par un courrier à la DASEN, suite à sa convocation,dans un 1er temps à un groupe de travail élargi à la CFDT pour « réfléchir à la mise en œuvre » de la loi dite de refondation et, dans un 2d temps, à un « élargissement du groupe de travail élargi » en y ajoutant la CGT…

En résumé :

– Avant de siéger en CAPD, FO n’a jamais été invité à un groupe de travail : y aurait-il deux poids deux mesures ? La DASEN serait-elle tentée de choisir ses interlocuteurs ?
– Un groupe de travail est composé par les syndicats élus à la CAPD. Si la DASEN souhaite connaître les positions des syndicats elle oeut les recevoir en audience.
– Le groupe de travail est convoqué pour « réfléchir à la mise en œuvre » de la loi de refondation, du décret sur les rythmes scolaires, des 2 circulaires sur « la scolarisation des enfants de moins de 3 ans » et « plus de maîtres que de classes » : le SNUDI FO ne colégifère pas, il ne met pas en oeuvre, il défend les revendications définies par ses syndiqués. À fortiori lorsque cette loi, ce décret et ces circulaires ne sont pas publiés !
– Le groupe de travail mouvement est programmé sur 1h30 : comment traiter sérieusement les points suivants, entre autre, défendus par FO :

  • la modification du barème départemental pour le mouvement
  • la définition sérieuse d’une priorité pour les classes fermées
  • la prise en compte systématique de la bonification RQTH dès lors que la notifications de la MDPH est validée
  • la suppression des zones géographiques obligatoires
  • la suppression des postes à profil
  • l’affectation des enseignants sur les postes d’adjoint maternelle dans une école primaire
  • la tenue d’une CAPD 3ème mouvement en lieu et place de la mise à disposition aux circonscriptions qui fait que les dernières affectations se font en dehors de tout contrôle des représentants du personnel

Le SNUDI FO demande donc de revenir à un fonctionnement normal et statutaire des instances paritaires : l’étude et le contrôles des opérations administratives concernant les instituteurs et les professeurs des écoles dans le strict cadre réglementaire en vigueur.

Réponse de la DASEN : un groupe de travail permet des échanges et la CFDT et la CGT sont représentatives au niveau du CTSD… Si FO refuse de mettre en oeuvre des dispositions contraires ses revendication, `vous restez libre, bien évidemment, de ne pas y participer`.

Tout un programme…

Non seulement FO va y participer, mais nous allons y défendre bec et ongle nos revendications qui sont partagées par la grande majorité des enseignants ! Et nous rendrons compte aux personnels de tout ce qui se dira…

Pour le reste, elle persiste à confondre audience et groupe de travail, CAPD et CTSD, indépendance syndicale et accompagnement des réformes, respect de la représentation élue des personnels et `rénovation du dialogue social dans la Fonction Publique` (encore une loi votée par le gouvernement pécédent qui n’a pas été abrogée)…

Au fait, il n’y a pas eu une grande `concertation` nationale en septembre, qui était censée dégager un large consensus ? Le ministre n’a pas reçu les fédérations syndicales avant de proposer ses projets ?

Ce qui est en jeu, c’est bien le risque de vouloir modifier certaines règles du mouvement pour anticiper sur les différents projets de loi, de décret ou de circulaires.


Le premier ministre écrit aux maires, FO aussi !

Le premier ministre écrit au Président de l’Association des Maires de France (AMF) et livre le détail des projets de décrets que le ministre présentera au CSE convoqué le 8 janvier 2013 (en pièce jointe). Plusieurs points important à relever :

1. Confirmation de l’obligation de présence obligatoire jusqu’à 16h30 pour tous les élèves.

2. Une heure de `temps éducatif` entre la fin du temps d’enseignement et l’heure normale de sortie de l’école maintenue à 16h30, soit 4 heures hebdomadaires. Une partie sera assurée par les enseignants, l’autre partie (estimée à 3 heures par semaine, dont une part avec le concours des enseignants) relèvera de la responsabilité des communes ou des intercommunalités.

3. Aide de l’État : 50€ par élèves + 40€ pour les communes urbaines ou rurales les plus en difficulté…

C’est encore encore flou… Mais une chose est certaine : la journée des enseignants des écoles ne se terminera pas plus tôt !

Le 1er ministre confirme que pour les enseignants ce sera `travailler plus pour gagner moins`. Inacceptable !

Si nous comprenons bien (il paraît qu’à FO nous ne sommes pas très intelligents dès qu’il s’agit de l’intérêt des enfants…) :
– 1 heure sur les 4 heures de `temps éducatif` heddomadaires sera inscrite dans nos obligations de service.
– 3 heures restantes à la charge des communes, nous porterions en partie notre concours : sur quelles bases ? Serons-nous sous l’autorité des communes ?

Les menaces se confirment : nous ne voulons pas devenir les employés des Mairies ! Nous voulons rester fonctionnaires d’État !

L’Union Départementale Force Ouvrière s’adresse aux maires de Lot et Garonne pour leur demander de délibérer en conseil municipal pour ne pas appliquer le décret sur les rythmes scolaires dès la rentrée 2013.

Courrier – Dossier FO adressé aux maire en pièce jointe ou en ligne sur notre site.


Rythmes scolaires : 2013 ou 2014 ? Ou pas !

Rassurez-vous… Le SNUDI FO reste sur ses positions et maintien son appel
pour l’abandon de la réforme des rythmes scolaires !

L’AMF confirme la date butoir du 1er mars pour rendre une décision. Dans le cas où la commune ne se prononcerait pas avant cette date, la rentrée 2013 est automatiquement retenue pour l’application de la réforme.

Alors comment peser sur une future prise de position du conseil municipal ?

– L’Union Départementale FO envoie dès aujourd’hui un courrier explicatif à tous les maires des communes du département pour leur demander de ne pas appliquer le décret sur les rythmes scolaires dès la rentrée 2013.

– Les enseignants peuvent demander à rencontrer les élus, avec le SNUDI FO si vous le souhaitez, pour leur faire part de notre inquiétude quant à la mise en place d’une telle réforme. Le report serait une position sage et intermédiaire…

– Le conseil d’école peut également permettre de clarifier les positions des uns et des autres et être demandeur de ce report en 2014 (nous vous alertons cependant sur la position de la FCPE qui a voté pour cette réforme au dernier Conseil Supérieur de l’Éducation et qui exige, sur le département, que cela s’applique partout, sauf exception, dès la rentrée 2013 ! )

Lire l’article complet.

Rythmes scolaires : 2013 ou 2014 ? Ou pas !

Rassurez-vous…

Le SNUDI FO reste sur ses positions et maintien son appel

pour l’abandon de la réforme des rythmes scolaires !

La question se pose tout de même pour les communes qui doivent, après délibération de leur conseil municipal, demander le report de cette réforme pour 2014.

L’AMF (Association des Maires de France) confirme dans leur communiqué de presse du 13/12/2012 la date butoir du 1er mars pour rendre une décision. Dans le cas où la commune ne se prononcerait pas avant cette date, la rentrée 2013 est automatiquement retenue pour l’application de la réforme.

Nous avons bien compris que les enseignants ne seraient pas consultés pour une réforme que nous sommes de plus en plus nombreux à rejeter.

Alors comment peser sur une future prise de position du conseil municipal ?

– L’Union Départementale FO envoie dès aujourd’hui un courrier explicatif à tous les maires des communes du département pour leur demander de ne pas appliquer le décret sur les rythmes scolaires dès la rentrée 2013.

– Les enseignants peuvent demander à rencontrer les élus, avec le SNUDI FO si vous le souhaitez, pour leur faire part de notre inquiétude quant à la mise en place d’une telle réforme. Le report serait une position sage et intermédiaire…

– Le conseil d’école peut également permettre de clarifier les positions des uns et des autres et être demandeur de ce report en 2014 (nous vous alertons cependant sur la position de la FCPE qui a voté pour cette réforme au dernier Conseil Supérieur de l’Éducation et qui exige, sur le département, que cela s’applique partout, sauf exception, dès la rentrée 2013 !)

Dans tous les cas, seuls les conseils municipaux seront en mesure de faire cette demande.

Dans de nombreux cas, il s’agira d’une décision politique (particulièrement pour les grosses communes) mais tout le monde aura quelque chose à perdre…

Perte du statut pour l’enseignant, coûts de fonctionnement supplémentaires pour les communes, augmentation des impôts, désertification et fermeture des écoles les moins rentables à terme…

Sans oublier bien évidemment les enfants qui servent d’alibis dans l’élaboration de cette réforme puisque leur présence dans l’école ne sera pas diminuée mais bien augmentée (confirmé par le premier ministre dans un courrier à l’AMF le 18 décembre – cf article précédent : FO s’adresse aux maires).

Vote CSE Refondation | Scolarisation moins de 3 ans | Plus de maîtres que de classes

Le CSE approuve le projet de loi Peillon, FO a voté contre !

La discussion sur le projet de décret sur les Rythmes Scolaires a été reportée à une date ultérieure, la date butoir pour les mairies a été reportée au 1er mars 2013 (peut-être à cause du rejet grandissant contre les projets déjà à l’ordre du jour à Paris, Lyon ou Angers…).

Nous vous invitons à lire, à télécharger sur notre site, la déclaration du Secrétaire Général de la Fédération FO de l’Éducation Nationale lors du CSE qui précise pourquoi FO a voté contre le projet de loi.

Résultats du vote sur ce projet de loi :

POUR 41 CFDT, UNSA, FCPE…
ABSTENTION 16 FSU
CONTRE 9 FO, CGT, SUD, Medef

En complément, sur notre site, nous énumérons quelques points essentiels du projet de loi, mis aux votes pour avis, lors du CSE :

– S’il n’a pas été discuté lors de ce CSE, le projet de décret sur les Rythmes Scolaires prévoit déjà que 1h30 des obligations de service des enseignants du 1er degré se fasse dans le cadre de ce PET.

En tout, pas moins de 12 dispositions de cette loi seront fixées par décret, après son vote ! De fait, le ministre demande aux syndicats de lui signer un chèque en blanc pour pouvoir modifier par décret, après l’adoption de la loi, les points essentiels de sa réforme. Mais le plus important est, pour le ministre, d’inscrire dans la loi le Projet Éducatif Territorial et le socle commun (échanges de service écoles / collèges).

C’est bien un chèque en blanc pour le ministre qui a été voté lors de ce CSE…

Lire l’article complet sur notre site internet


Territorialisation de l’école : science-fiction ou réalité ?

? « Scolarisation des enfants de moins de 3 ans en maternelle »

? « Plus de maîtres que de classes » :

2 projets de circulaires qui confirment la volonté de territorialisation…

Ce 14 décembre, le SNUDI FO a rencontré le cabinet du ministre à propos de 2 projets de circulaires. Ces 2 circulaires qui s’inscrivent dans le cadre du projet de loi d’orientation que FO rejette, devraient être publiées très prochainement, avant même la promulgation de la loi !

Loin de répondre aux exigences des collègues de rétablissement des postes et des classes pour diminuer les effectifs, de scolarisation des moins de 3 ans dans des TPS (Sections de « tout petits ») limitées à 15, ces 2 projets répondent aux objectifs de territorialisation de l’école initiée par le projet de loi d’orientation Peillon et l’acte III de la décentralisation qui doit être soumis au parlement à l’été 2013.

? « Scolarisation des enfants de moins de 3 ans… »

Les modalités d’ « accueil » des moins de 3 ans, définies par un projet, prendraient des formes variées selon « les ressources locales » au sein de dispositifs « conçus localement » dans « un projet co-élaboré par l’Éducation nationale et les collectivité territoriales ».

Derrière les effets d’annonce, il s’agit visiblement de réactiver les dispositifs d’accueil concurrentiels à la maternelle (jardin d’éveil…) peu ou jamais appliqués et même de les dépasser dans l’objectif de mettre en place une école maternelle d’un type nouveau sous double tutelle éducation nationale / collectivité territoriale.

Quant aux postes utilisés pour la scolarisation des moins de 3 ans, ils seront à sujétions particulières : l’« adhésion au projet de l’école » de la part de l’enseignant serait requise (rappel : dans le cadre de la loi de Refondation, le projet d’école s’inscrit dans le Projet Éducatif Territorial), et il recevrait, c’est sans précédent, une « formation complémentaire associant, autant que nécessaire les personnels territoriaux ».

? « Plus de maîtres que de classes » :

des missions définies par le projet d’école, lui-même intégré au Projet Éducatif Territorial (PET)

Le syndicat a rappelé aux représentants du ministre que dans le premier degré, il existe déjà plus de maîtres que de classes avec des postes et des fonctions statutaires clairement identifiés : RASED et titulaires-remplaçants. Autant de postes durement touchés par les années RGPP et les décrets Darcos et qu’il faut aujourd’hui rétablir…Mais il ne s’agit pas de répondre à cette demande des collègues.

Avec ce projet de circulaire, le ministre entend créer une nouvelle catégorie de PE dont les missions ne seraient plus définies nationalement par décret mais laissées au choix des écoles et surtout des collectivités locales. En effet, « l’organisation du service du maître supplémentaire est définie par le projet rédigé par l’équipe (…) », « ce projet est inscrit dans le projet d‘école ».

Conséquence logique de la définition locale des missions le ministre remet en cause le droit à mutation avec l’apparition de la notion d’engagement pluriannuel : « Il est essentiel que l’équipe d’un projet « plus de maîtres que de classes »soit stable », « des engagements pluriannuels seront recherchés ».

Le SNUDI FO, qui revendique l’abandon du projet de loi d’orientation, s’adresse immédiatement au ministre pour lui demander de retirer ces deux projets de circulaires et d’ouvrir des négociations sur les demandes urgentes des personnels :
ouverture de classes maternelles avec 25 élèves maximum (15 en TPS/PS) et une ATSEM par classe
rétablissement des postes de maîtres E et G et de psychologues scolaires pour les RASED, création des postes de titulaires-remplaçants nécessaires

Lire l’article complet sur notre site internet

Arnaques Peillon | Calendrier Scolaire | Mairies et Rythmes Scolaires | Permutations

Les arnaques Peillon… Postes et Concours

A grand renfort de publicité, le ministre annonce 43 000 recrutements d’enseignants supplémentaires cette année.

Il s’agit en réalité du remplacement de 21 000 départs en retraite en 2013 et 22 000 en 2014 en deux concours.
– Les postes fermés par la RGPP sont-ils rétablis ? Non.
– Y aura-t-il des postes en plus devant élèves ? Non.
– Y aura-t-il des classes en plus ? Non.

Le ministre annonce aussi qu’il rétablit les emplois de stagiaires supprimés par Luc Chatel :

En réalité, ceux qui auront réussi les épreuves d’admissibilité du concours Peillon de juin 2013 (appelé « concours avancé »), effectueront un « stage » comme contractuels pendant un an et seront payés 900 € (bourses comprises) au lieu d’être payés à temps complet selon les indices de début de carrière des enseignants sous statut de fonctionnaire puis devront passer les épreuves d’admission en 2014 sans garantie de réussite.

Les admis du concours « normal », seront envoyés devant élèves sans aucune formation avec une décharge de service de 3 heures, comme Luc Chatel l’avait organisé…


Calendrier Scolaire : un premier recul du ministre

Quelques jours après avoir publié le calendrier scolaire 2013/2014 nous imposant une nouvelle journée de travail gratuit, le ministre l’a modifié et revient à un calendrier `plus conforme` à la législation : il n’y a plus que 2 journées ajoutés, ce qui compense les 2 journées ajoutées aux vacances de Toussaint (vendredi 5 juillet et le(s) mercredi 13 novembre et/ou 11 juin).

Cette modification est à mettre au crédit de FO puisque nous avons été les seuls à le dénoncer…


Information importante pour les rythmes scolaires

Durant la rencontre syndicats / Ministre du 5 décembre au soir, une information importante concernant les communes a été apportée aux syndicats :

La date du 1er février 2013 est une date limite impérative pour les municipalités ou les collectivités territoriales détenant la compétence scolaire qui souhaitent déroger à la semaine à 4,5 jours l’année prochaine.

Le projet de décret ou la circulaire d’accompagnement stipule que toutes les municipalités ou les collectivités en charge de la compétence scolaire, passent à la semaine de quatre jours et demi dès le septembre 2013.

Seules les communes qui auront adopté une délibération, avant le 1er février 2013, demandant expressément la mise en oeuvre de la semaine de quatre jours et demi en septembre 2014, obtiendront le report.

Le délai sera donc court (environ 20 jours) entre la date prévue de publication du décret rythmes scolaires et la date butoir du 1er février 2013.

Nous invitons tous les collègues directeurs et directrices à contacter le maire de la commune pour lui demander que le Conseil Municipal délibère avant le 1er février pour déroger à la semaine de 4,5 jours : pour la mairie comme pour les écoles, il est urgent d’attendre pour que tout le monde puisse peser toutes les conséquences de ce projet de réforme imposé à la hussarde…

FO prépare un courrier aux maires pour leur demander de ne pas entrer dans la réforme des rythmes scolaires à la rentrée 2013.

Contactez le SNUDI FO.


Un exemple concret du projet Refondation : Lyon…

Le projet, outre la classe le mercredi matin, place bien les animations pédagogiques le mercredi après-midi et maintient l’aide personnalisée sous le nom `d’activité pédagogique complémentaire` (APC).

Par ailleurs, en laissant les collectivités locales fixer les heures de travail des collègues, le projet Peillon permet à la ville de Lyon (voire au Grand Lyon) de mettre en place la `pause méridienne élargie` :

– 8h30-11h30 et 14h15-16h30 les lundis, mardis, jeudis et vendredis (sans récréation l’après-midi)
– 8h30-11h30 les mercredis + au moins 6 ou 8 mercredis après-midi

Mieux pour les enseignants ?

Mieux pour les enfants ?


Administratif : suivi des permutations informatisées

Les candidats aux permutations informatisées ont du recevoir leur confirmation de demande de changement de département dans leur boîte IProf.

Vous devez vérifier les informations et signer avant de transmettre la fiche à la Direction académique de Lot et Garonne pour le 21 décembre 2012 dernier délai.

Il faut y joindre toutes les pièces justificatives qui rentreront dans le calcul de votre barème. Par la suite, s’il y a des modifications, vous pouvez toujours envoyer d’autres pièces justificatives, avant le 1er février 2013, toujours à la Direction Académique.