Une semaine après la reprise

Face à la nouvelle disposition du protocole sanitaire qui interdit la répartition des élèves lorsqu’un enseignant est absent et non remplacé, des collègues nous interrogent : Que faire des élèves qui arrivent en transport en commun ? Comment gérer ceux qui sont à la garderie le matin ? Dans l’attente de l’arrivée d’un remplaçant annoncé, que faire des élèves ?

Autant de questions qui à ce jour restent sans réponse de la part du ministère.

Une semaine après la reprise de l’école, où sont les recrutements (de contractuels faut-il le rappeler) annoncés à grand renfort de médias par le ministre Blanquer ?

Confrontés à une situation particulièrement chaotique, nos collègues du Val-de-Marne se mobilisent. Mandatés par une assemblée intersyndicale réunissant plus de 100 collègues mercredi dernier, les organisations SNUDI-FO 94, SNUipp-FSU 94, SUD Éducation 94 et CGT Educ’Action 94 appellent à la grève jeudi 6 mai et à manifester chez Blanquer au ministère (Voir l’appel départemental).

Ils revendiquent notamment :

Ni brassage, ni renvoi des élèves à la maison,

-> Des recrutements et des remplaçants immédiatement !

-> Des vaccins pour tous !

-> Des masques qui protègent réellement !…

Comme l’écrit le SNUDI-FO 94 dans un communiqué,  » s’obstinant à ne pas recruter, le Ministre décide du renvoi des élèves chez eux faute de remplaçant ! C’est donc la destruction pure et simple de l’école qui est en marche et le droit à l’instruction qui est bafoué. « 

Nos collègues du Val-de-Marne ont raison : leurs revendications sont les nôtres !

Le SNUDIFO47 appelle les collègues à discuter, à établir leurs revendications, à les faire remonter aux syndicats, pour, ensemble, dégager les moyens de les faire aboutir.

Nous vous invitons à nous signaler toute absence non remplacée, tout dysfonctionnement, toute pression visant à vous imposer des mesures non réglementaires.

Reprise de l’école le 26 avril : Dans quelles conditions ?

Communiqué du SNUDIFO47

Le 31 mars dernier, le président Macron décidait de fermer les écoles à compter du mardi 6 avril. Nous l’avons dit alors, et nous le répétons : le gouvernement porte l’entière responsabilité de cette fermeture et de ses conséquences pour les élèves, ayant refusé de répondre aux revendications qui auraient permis de l’éviter.

Le gouvernement a donc décidé de rouvrir les écoles ce 26 avril. Les conditions seront-elles réunies lundi pour que personnels et élèves puissent reprendre le travail dans la sérénité, en sécurité, sans retrouver la situation chaotique qui prévalait avant la fermeture ?

Force est de constater qu’au cours de ces trois semaines, aucune mesure nouvelle n’a été prise en ce sens, le ministre se bornant à annoncer la fermeture d’une classe dès le 1er cas de contamination au Covid-19. Aucun moyen supplémentaire n’a été dégagé pour assurer le dédoublement des effectifs, aucun recrutement d’enseignants, de personnels pour assurer les mesures d’hygiène. Quant à la vaccination de la masse des personnels, elle est sans cesse différée. Comme il l’a fait à l’automne, le ministre annonce le recrutement de 5 000 contractuels pour faire face au manque de remplaçants : mais les contrats de 2 à 3 mois proposés n’ont rencontré que peu de succès.

Il y a les paroles, et il y a les actes

La main sur le cœur, le ministre Blanquer entonne de nouveau son refrain sur le thème « l’école c’est primordial pour l’avenir de nos enfants », mais il indique, enregistrant de fait que des milliers de collègues ne seront pas remplacés, qu’en cas d’absence non remplacée les élèves ne devront pas être répartis dans les autres classes ! De combien d’heures de cours des milliers d’élèves vont-ils être encore privés ? Une fois de plus, c’est sur les équipes, et en particulier sur nos collègues directrices et directeurs d’école que la responsabilité de renvoyer les élèves chez eux va retomber.

M. Blanquer préfère être le bon élève de l’austérité budgétaire et rendre à Bercy plus de 600 millions d’euros de crédits 2020 affectés à l’Éducation nationale. Son gouvernement annonce le recrutement de 10 000 policiers, mais rien pour l’école, pas davantage pour les hôpitaux au bord de l’asphyxie ! Et pendant ce temps, les milliards coulent à flot pour les grandes entreprises qui les utilisent pour supprimer des milliers d’emplois.

Opposer à cette politique les légitimes revendications

Les personnels, enseignants, AESH, ATSEM, agents techniques municipaux, veulent pouvoir travailler dans de bonnes conditions et être protégés.

Pour le SNUDIFO47 cela passe par :

– Le recrutement massif d’enseignants, d’AESH et de personnels territoriaux, ainsi que la réquisition de locaux pour permettre d’alléger les effectifs, d’assurer les remplacements et ainsi garantir à la fois la diminution du risque de contamination et l’ensemble des heures d’enseignement dues aux élèves. Les formations en « constellations » doivent être abandonnées afin de prioriser le remplacement des collègues absents.

– L’annulation des fermetures de classe et les ouvertures indispensables, ce qui nécessite des créations de postes.

– La vaccination de tous les personnels qui le souhaitent, la fourniture de masques réellement protecteurs pour les personnels qui le demandent, et la fourniture de masques chirurgicaux à tous, adultes et élèves.

– Des tests pour tous les élèves et personnels de l’établissement lorsqu’un cas de contamination est avéré.

Le SNUDIFO47 invite tous les collègues à faire remonter au syndicat dès lundi tous les problèmes – en particulier les absences non-remplacées – ainsi que leurs revendications.

-> Communiqué national du SNUDI-FO

-> Courrier du SNUDI-FO au ministre de l’EN

Protocole sanitaire et gestion de la crise dans les établissements scolaires

Face à une communication déficiente de l’administration concernant les modalités de gestion de la crise sanitaire, à la fois en matière de prévention et de gestion des cas susceptibles ou confirmés dans les écoles, difficile de s’y retrouver pour nos collègues, en particuliers pour les directrices et directeurs d’école.

C’est pourquoi le SNUDIFO47 a élaboré un dossier permettant de s’y retrouver. Il est mis à jour régulièrement.

Voir le dossier mis à jour au 25 avril

Voir le dossier mis à jour au 23 mars (modifications EPS)

Voir le dossier du 8 mars avec en annexe les fiches du MEN

CHSCT-D du 8 avril 2021

Le CHSCT-D s’est réuni ce 8 avril en visioconférence, en session ordinaire.

Prenez connaissance du compte-rendu établi par vos représentants FO.

Au sommaire :

  • Suivi des fiches SST
  • Rapport sur la visite du collège Lamoulie de Miramont-de-Guyenne
  • Rapport sur la visite de l’école Clément Marot de Villeneuve sur Lot
  • Questionnaire en ligne AESH
  • Fusion des écoles maternelle et élémentaire de Miramont-de-Guyenne (question mise à l’ordre du jour par FO)
  • Disponibilité des AESH durant la crise sanitaire

Annonces du Président de la République

Le gouvernement porte l’entière responsabilité de la fermeture des écoles

Face à la croissance exponentielle de la circulation du virus dans les établissements scolaires, le président de la République a donc fait le choix de fermer les écoles la semaine prochaine. Non sans s’être vanté, tout comme son ministre de l’EN, d’avoir maintenu les écoles ouvertes depuis la rentrée scolaire de septembre.

Oui, mais dans quelles conditions ? Depuis des mois, nous revendiquons des moyens exceptionnels pour faire face à la situation : le recrutement massifs de personnels pour alléger les effectifs, permettre les dédoublements nécessaires garantissant la protection sanitaire des élèves et des personnels, assurer le remplacements des collègues absents et donc maintenir l’ensemble des heures d’enseignement dues aux élèves.
Force est de constater que pas un euro supplémentaire n’a été débloqué pour l’Éducation nationale malgré la crise sanitaire et les conséquences qu’elle entraîne sur les conditions de travail et les risques de contamination.
Pire : on apprend que le ministre Blanquer a rendu à Bercy non pas 212 millions d’euros sur le budget 2020 comme nous l’indiquions jusqu’alors, mais 600 millions d’euros !

Lire à ce sujet la réaction du syndicat des inspecteurs d’Académie (éditorial en page 3)

Avec 212 millions, on peut rémunérer 4 200 enseignants titulaires pendant un an. Avec 600 millions, il était possible de commencer à répondre aux légitimes revendications des personnels en termes de personnels supplémentaires, de moyens de protection sanitaire, de tests, etc.
Le ministre Blanquer a fait le choix de l’austérité budgétaire, tout en se répandant cyniquement dans les médias, la main sur le cœur, sur l’intérêt des élèves. Il porte donc, avec le gouvernement, l’entière responsabilité de la fermeture des écoles. Tout comme le gouvernement, qui a continué à fermer des lits et des services depuis le début de la pandémie, porte l’entière responsabilité de la situation dans les hôpitaux.

Le SNUDI-FO réaffirme pleinement ses revendications.

Lire le communiqué du Conseil syndical : La fatigue et l’exaspération croissent dans les écoles

« Enseignement en distanciel » et « continuité pédagogique »


Depuis l’automne 2020, le ministère « invitent » les directeurs et leurs équipes à préparer divers « plans de continuité ». Autrement, dit, à se préparer à faire, au pied levé, tout ou partie « classe à distance » si jamais le gouvernement le décidait du jour au lendemain. Pour ce faire le gouvernement « invite » à utiliser les mêmes outils que l’année dernière : Ma classe à la maison, Lumni, Eduscol, etc.
Rappelons – et notons que le ministère se garde bien de parler d’obligation et pour cause ! – l’« enseignement distanciel » n’est ni statutaire, ni réglementaire, et nécessite des moyens que le ministère n’a pas. En effet, le travail à distance implique réglementairement dans le décret sur le télétravail le volontariat des personnels. Et si les enseignants ne sont pas soumis à ce décret comme le dit l’administration, quel est le texte qui réglemente cette « continuité pédagogique » ? Il n’y en a aucun.Au contraire, le code de l’éducation précise bien que l’enseignement se fait en présence des élèves.

Ce matin, le DASEN s’est adressé aux représentants du personnel au CHSCT pour leur proposer la tenue d’un CHSCT extraordinaire vendredi 2 avril en fin de journée. A cette occasion, il leur a donné un certain nombre de précisions :

– Il donnera consigne aux IEN, concernant la semaine prochaine, de laisser les équipes s’organiser avec toutes les ressources existantes ; celles-ci feront ce qu’elles peuvent.

– L’objectif selon lui est simplement de garder le contact avec les familles et les élèves et de proposer quelque chose de simple, par exemple en utilisant les manuels dont disposent les élèves ; d’autant que cette fermeture des écoles intervient en fin de période, peu propices à de nouveaux apprentissages.

– Il faudra le cas échéant se préparer à une éventuelle prolongation de la fermeture des écoles.

– Les enseignants seront libres de travailler depuis leur école ou depuis chez eux.
– Il s’est engagé à adresser un courrier aux enseignants pour harmoniser les consignes.


-> Faites-nous remonter les éventuelles pressions qui pourraient s’exercer, les demandes ou injonctions qui vous paraîtraient abusives.


Par ailleurs, concernant l’accueil des personnels mobilisés en première ligne, le DASEN ne connaît pas encore les critères retenus.
Des pôles d’accueil seront mis en place, encadrés par des enseignants volontaires. Il a fait remonter à la rectrice que ces enseignants soient rémunérés dès la première heure effectuée.
Il souhaite maintenir les stages de réussites et vacances apprenantes.

Chaos dans les écoles : la situation n’est plus tenable ! Il faut des postes, des personnels statutaires tout de suite !

Dans de nombreux départements, la situation est explosive dans les écoles. Chaque jour, ce sont des milliers de classes sans enseignant ou dont la fermeture a été décidée. Le nombre de personnels absents explose, les remplaçants manquent, les collègues sont contraints d’accueillir toujours plus d’élèves dans leur classe.
Cela conduit à des situations insupportables au jour le jour dans les écoles et à des décisions de certains inspecteurs d’académie contraires à toute règlementation : ici des décharges de direction ne sont plus assurées, là des personnels RASED ou UPE2A sont transformés en remplaçants, ailleurs les classes constituées sont démantelées et remodelées en fonction des enseignants absents, il est demandé à des enseignants d’assurer un service dans une autre école que la leur, des écoles sont ouvertes sans enseignant…

Et dans le même temps, de nombreux IA-DASEN maintiennent pourtant les remplaçants sur les formations en constellations rejetées par les personnels !
Les personnels n’acceptent plus cette situation insupportable et se mobilisent !

-> Lire la suite du communiqué du SNUDI-FO

Manque de remplaçants : pas d’autres solutions que le recrutement massif et immédiat sur la liste complémentaire !

Les conséquences de la décision du ministre Blanquer de ne pas recruter en urgence la totalité des candidats aux concours de professeur des écoles inscrits sur les listes complémentaires et de réabonder celles-ci sont désastreuses dans les écoles. Partout les remplaçants manquent !

-> Lire le communiqué du Snudi-FO National

Dans les écoles du Lot et Garonne, des remontées nous signalent que les collègues absents (cas contacts, des personnes listées comme vulnérables et donc placées en ASA, des autres arrêts “maladie” habituels…) sont de plus en plus nombreux à ne pas être remplacés.

Les remplaçants manquent cruellement.

Le non remplacement de collègues met en danger sanitaire et en insécurité l’ensemble des usagers et des acteurs des écoles concernées.

Encore une fois, c’est à nous, professeurs, acteurs du terrain de pallier les manques et de gérer tant bien que mal, dans l’improvisation constante, des situations de plus en plus préoccupantes. Le contexte actuel de crise sanitaire ajoute à ces situations difficiles une angoisse de plus en plus palpable dans les écoles.

Nous invitons tous les collègues confrontés à ce problème à faire remonter les situations au syndicat et à envoyer à leur IEN (avec copie au syndicat) un courrier du type de celui que vous trouverez ci-dessous (en lien avec le contexte actuel).

D’une manière plus générale, nous vous invitons à consulter notre Fiche sur le non-remplacement que vous trouverez également en pièce jointe. Vous y trouverez des informations importantes notamment quant à la communication à faire auprès des familles.

Si vous estimez que la répartition des élèves présente des risques, nuit à la sécurité et à vos conditions de travail, remplissez le Registre Santé Sécurité au Travail en rédigeant une fiche RSST (voir pièce jointe)Envoyez-nous une copie à notre adresse email : snudifo47@gmail.com

Dans tous les cas, n’hésitez à remplir le formulaire Collègue non remplacé(e)? Je signale

Consignes du Snudifo47

Modèle de lettre à l’administration

Modèle de lettre pour les parents

Modèle de lettre pour le maire

Fiche SST 1er degré

Exemple d’email à envoyer à votre IEN :

« Objet : non remplacement d’un collègue.

Madame l’Inspectrice, monsieur l’Inspecteur,

Au nom de l’équipe enseignante de l’école de…., je me permets de vous alerter d’une situation mettant les élèves et les enseignants en condition d’insécurité. 

Nous sommes conscients des difficultés rencontrées par le service de remplacement de la DSDEN 47, néanmoins nous ne pouvons accepter d’endosser la responsabilité des conséquences de cette situation sur la sécurité et la santé des usagers et des professionnels de l’école.

Notre collègue, ….  a prévenu le service des remplacements dès …. de son absence. A l’heure à laquelle nous vous adressons ce message, aucun remplacement n’est prévu.

L’une des solutions proposée par le service de la DSDEN, est qu’un collègue assure la surveillance de tous les élèves, sa salle de classe étant mitoyenne à celle de la collègue absente OU une répartition des élèves dans les autres classes. Cette solution n’est absolument pas envisageable car elle implique que j’assume seul [que Mr/Mme …. assume seul(e)] la responsabilité de … élèves OU que les élèves soient brassés. Outre le fait que les enseignements dispensés en seraient particulièrement dégradés, cette situation nous semble particulièrement déraisonnable et irresponsable au vu de la crise sanitaire actuelle et du plan vigipirate renforcé.

Dans ces conditions, il m’est impossible OU il nous est impossible [il est impossible à Mr/Mme …] de prendre en charge tous les élèves sans la présence d’un remplaçant.

L’autre solution qui serait de répartir les élèves de la classe de notre collègue absent(e) dans les autres classes… n’est pas envisageable. Compte tenu du contexte sanitaire actuel et de l’application du protocole qui rappelle « que la limitation du brassage entre groupe d’élèves est désormais requise », cette solution est contraire au “bon sens” et n’est donc pas satisfaisante à nos yeux pour la sécurité de tous.

Pour toutes ces raisons, nous sollicitons de votre bienveillance une réponse satisfaisante pour tous, élèves, parents d’élèves et enseignants, avec la dépêche d’un remplaçant sur notre école.

Bien cordialement »

Test salivaires : stop aux tâches supplémentaires imposées aux directeurs !

Depuis le mois de février, le ministre Blanquer, celui là-même qui n’a respecté aucune de ses obligations d’employeur en matière de protection des personnels et qui refuse de recruter des enseignants fonctionnaires d’État pour faire face à la situation, a lancé dans les médias une nouvelle opération de communication en présentant une campagne de tests salivaires qui se déploierait « massivement » dans les écoles.

-> Lire le communiqué du SNUDI-FO