Rentrée = Revendications

-> Effectifs, remplacement, AESH, inclusion, conditions de travail… Les revendications, c’est maintenant

-> Qui dit rentrée, dit CAS de rentrée : celui-ci se réunit jeudi 3 septembre à 14 h à la DSDEN, avec à son ordre du jour les ajustements de rentrée en matière de carte scolaire. Refus de fermeture de classe, demande d’ouverture ? Faites remonter aux syndicats votre situation. Le SNUDIFO47 revendique l’annulation des fermetures de classes et les ouvertures nécessaires.

Canicules, incendies, sécheresse… cet été particulier a jeté une lumière crue sur l’incurie de ce gouvernement. Par son refus (et celui des gouvernements précédents) de dégager les moyens nécessaires, il est responsable du lourd tribu payé par la population : plus de 7 000 décès supplémentaires (chiffre provisoire) lié aux épisodes de forte chaleur, des centaines de sinistrés ayant perdu leur maison dans les incendies, des pompiers aux effectifs insuffisants, manquant cruellement de canadairs, de matériel, de protections… 

La colère gronde : Le premier ministre Lecornu en a fait les frais le 17 août en se rendant dans la commune sinistrée du Porge. Quant aux pompiers, ils ont exprimé leur déception au sortir de leur rencontre avec le ministre de l’intérieur le 13 août, qui n’a répondu sur aucune de leurs revendications. Tant et si bien que leurs 9 organisations syndicales ont décidé dans l’unité d’appeler à la grève et à la manifestation nationale des pompiers le 29 septembre, sur la base d’une plate-forme revendicative précise. Personnels et organisations syndicales de l’Education nationale, cela ne devrait-il pas nous inspirer ?

Car en cette rentrée, nous allons être confrontés aux difficultés qui, malgré les fortes chaleurs, n’auront pas fondu comme neige au soleil : 

– les 3 256 suppressions de postes ainsi que la mise en place des PAS, entraînant des milliers de fermeture de classes (21 dans notre département) et la non ouverture des classes nécessaires ;

– le manque cruel de remplaçants ;

– les 30 000 élèves en situation de handicaps toujours privés des places dans les établissements sociaux et médico-sociaux auxquelles ils ont droit ;

– nos collègues AESH confrontés à des avenants aggravant leurs conditions de travail et qui sont en nombre insuffisant, toujours privées d’un véritable statut et d’un véritable salaire ;

– des locaux scolaires véritables bouilloires thermiques car inadaptés aux fortes chaleurs… (1)

A cela il faut ajouter la cyberattaque qui a touché le ministère, lequel n’a pas été capable de conserver en sécurité les données des personnels de l’Education nationale. Dans certaines académies, les personnels n’ont toujours pas accès à I-Prof ou à Onde, les directrices et directeurs sont empêchés de préparer la rentrée…

Décidément, il n’est aucun domaine où ne se manifeste l’incurie de ce gouvernement.

Cette situation désastreuse ne résulte d’aucune fatalité. Elle est la conséquence d’une politique qui dégage, début juillet, 36 milliards d’euros supplémentaires pour la loi de programmation militaire, mais qui sacrifie l’école publique et l’avenir des jeunes générations, et plus largement l’ensemble des services publics (2).

Alors oui, les pompiers ont raison, ils nous indiquent la voie à suivre : la définition précise de nos revendications en rapport avec les besoins pour rétablir des conditions d’enseignement et d’apprentissage des élèves – de tous les élèves – dignes d’une société civilisée ; et l’engagement de l’action dans l’unité des organisations syndicales, avec les parents d’élèves, pour construire le rapport de force qui fera céder le gouvernement.

C’est sur cette ligne que le SNUDIFO47 aborde cette rentrée scolaire.

C’est pourquoi il appelle les collègues enseignants et AESH, dès la prérentrée, à en discuter, à lister leurs revendications, à les faire remonter aux organisations syndicales et à décider des moyens d’action pour les faire valoir, y compris la grève (un préavis de grève national couvre toute décision d’action gréviste). Postes non pourvus, accompagnements non assurés, problèmes de locaux… Il n’y a pas de « petite » revendication, toutes sont légitimes, et nous sommes légitimes à exiger du gouvernement leur satisfaction !

-> Pour toute question, contactez-nous.

(1) Climatiser les 460.000 salles de classes du pays coûterait 920 millions d’euros. C’est précisément le montant des crédits restitués par les rectorats au ministère depuis trois ans, et donc retirés des budgets, et qui auraient été bien utiles à la rénovation des 60 000 établissements scolaires du pays ! FO exige que toutes ces sommes soient restituées pour fournir des ventilateurs et des climatiseurs dans toutes les classes de tous les établissements scolaires.

(2) Le président Macron s’est vanté d’avoir doublé le budget militaire depuis son arrivée au pouvoir, celui-ci passant de 32 à 63,4 milliards d’euros en 2027. Mais il s’est bien gardé de dire que dans le même temps, le budget de l’Éducation nationale est passé de 68 à 64 milliards d’euros.

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