NON A LA CARTE SCOLAIRE SACRIFIÉE SUR L’AUTEL DU BUDGET LECORNU 2026

Le 1er ministre Lecornu, en utilisant l’antidémocratique article 49-3 et en multipliant les tractations politiciennes destinées à éviter la censure, a imposé son budget 2026.

S’il fait la part belle aux crédits militaires (qui augmentent de près de 7 milliards d’euros), celui-ci s’acharne sur la Sécurité sociale, sur les droits des salariés, sur les services publics, sur l’hôpital public et, tout particulièrement, sur l’École publique.

Les dotations en postes pour chaque académie ont été présentées lors du comité social académique ministériel du 26 janvier. Elles sont d’une violence inédite envers l’École publique.

Ce sont près de 3256 postes d’enseignants qui seront supprimés à la rentrée 2026 : 1365 dans le 2nd degré et 1891 dans le 1er degré. En plus des 1891 postes supprimés, 1000 postes sont « réservés » aux PAS (Pôles d’Appui à la Scolarisation).

Ces 1000 postes seront donc utilisés pour fermer des classes et créer des postes dans les PAS, dispositifs visant à contourner les notifications de la MDPH et « coacher » les enseignants au lieu de prendre en charge les élèves à besoin particulier.

En conclusion, il s’agit de près de 2 900 fermetures de classes annoncées dans le premier degré.

Quant aux créations de postes d’AESH annoncées, elles se limiteront à 500, alors qu’actuellement tous les postes d’AESH ne sont pas pourvus du fait de la précarité de ces emplois !

Globalement, le budget Lecornu prépare cinq fois plus de fermetures de classes que l’an dernier, d’autant que le ministre a choisi de reporter les comités sociaux d’administration après les élections municipales.

Rien ne sert d’attendre fin mars pour se mobiliser ! Dès maintenant, il faut refuser les fermetures de classes ! Nous invitons toutes les écoles à nous faire parvenir, dès maintenant, les enquêtes sur la carte scolaire :

➡️ Enquête carte scolaire à télécharger ici : version word / version pdf

La baisse démographique qu’évoque le ministère doit, au contraire, permettre une baisse significative des effectifs dans toutes les classes, la création de postes de remplaçants et d’enseignants spécialisés à la hauteur des besoins !

Vœux du SNUDI-FO 47

Le bureau du SNUDI-FO 47, adresse à tous les PE, PsyEN et AESH du département,
ses vœux les plus sincères pour une année sereine, mais résolument déterminée !
 

Face aux attaques contre nos métiers, nos salaires et le service public d’éducation, une chose est claire : seul(e) on subit, ensemble on agit !

Alors, dès aujourd’hui, LA bonne résolution 2026 : JE ME (RE)SYNDIQUE !

Avec l’ensemble des personnels, le SNUDI-FO 47 continuera à porter sans concession les revendications :
– l’augmentation immédiate des salaires par la revalorisation du point d’indice ;
– l’abandon des contre-réformes destructrices et austéritaires ;
– le respect de nos droits, de nos conditions de travail et de nos missions.

Dans l’unité, dans l’indépendance totale vis-à-vis des gouvernements et de leurs politiques, nous poursuivrons la construction du rapport de force indispensable pour faire aboutir nos revendications.

Vous pourrez compter sur le SNUDI-FO 47 pour être à vos côtés.

Assemblée départementale inclusion du 11 décembre

Communiqué

L’Assemblée départementale sur l’inclusion scolaire organisée par les syndicats des personnels de l’éducation nationale Sgen-CFDT Aquitaine, SE-UNSA 47, FSU 47, CGT Educ’Action 47, SNUDI-FO 47, FNEC FP-FO 47 avec la FCPE 47 s’est tenue le 11 décembre à Agen, avec la participation d’associations de parents d’enfants porteurs de handicap (1).

Les échanges ont été riches, chacun apportant un éclairage partant d’un angle différent, mais convergeant vers un même constat sur la réalité de la politique d’inclusion scolaire : le manque criant de moyens tant en personnels AESH, qu’en professionnels de santé (médecins, infirmières, orthophonistes, ergothérapeutes, psychologues) prive des milliers d’enfants de l’éducation et des soins auxquels ils ont droit.

Cette situation accentue les inégalités sociales, de nombreuses familles modestes étant démunies face à la lourdeur des démarches. Des milliers d’enfants se voient privés de l’accompagnement auquel ils ont droit ; des milliers d’autres (24 000 selon l’ex. Ministre Belloubet) sont en attente d’une place en ESMS (2) ; 2 500 sont purement et simplement déscolarisés.

La bonne volonté de chaque acteur ne peut suffire à palier le refus de l’État de mettre les moyens nécessaires à une inclusion et à une scolarisation adaptée aux besoins de chaque élève. Nous ne pouvons nous satisfaire de cette situation, et nous réitérons nos revendications :

  • – Un statut de fonctionnaire, un vrai salaire et une vraie formation pour les AESH ;
  • – Le recrutement et la création d’une brigade de remplaçant·es AESH ;
  • – L’abandon des PIAL (Pôle Inclusif d’Accompagnement Localisé) et des PAS (Pôle d’appui à la scolarisation), structures chargées d’organiser la mutualisation des moyens – comprendre la destruction de l’accompagnement ;
  • – La défense de l’enseignement spécialisé et adapté ; le recrutement d’enseignants spécialisés ;
  • – La restructuration du RASED (réseau d’aides spécialisées aux enfants aux élèves en difficultés) notamment par le recrutement de psychologues scolaires et d’enseignant·es spécialisé·es ;
  • – Le rétablissement de la certification des enseignant·es spécialisé·es avec toutes les options : CAPA-SH ;
  • – Le maintien et la création des places dans les Établissements et Services Médico-Sociaux (ESMS)

C’est pourquoi nous décidons de poursuivre le recensement précis :

– des besoins en postes d’AESH pour que toutes les notifications prononcées par la MDPH soient respectées ;

– du nombre d’élèves bénéficiant d’une notification pour un dispositif – ULIS, UE, IME… – et qui sont actuellement scolarisés par défaut en classe banale.

Pour rassembler ces besoins et décider des moyens d’action pour porter nos revendications, nous décidons d’organiser une nouvelle rencontre le 5 février 2026 qui se tiendra à l’INSPE.

Au programme :

  • Accueil à 9h30.
  • Début des travaux à 10h
  • Prise de parole intersyndicale
  • Ateliers du matin : création d’enquête, réflexion sur les actions possibles, etc.
  • Création d’un collectif regroupant des parents d’élèves, le monde associatif, des personnels de l’éducation nationale et du médico-social
  • Pause méridienne : auberge espagnole
  • Synthèse de la journée, choix des actions, échéancier et rédaction d’un communiqué de presse

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1) Planète autisme, Tom enfant Phare, ANDAPEI 47, Lola & compagnie, Ta main dans ma main

2) Établissements et Services Médico-Sociaux

POUR LE RESPECT DES NOTIFICATIONS MDPH ! RECRUTEMENT IMMÉDIAT D’AESH ! ASSEMBLÉE DÉPARTEMENTALE LE 11 DECEMBRE

Comme le souligne l’appel intersyndical 47 (voir pièce jointe), « depuis la rentrée de septembre, la situation se dégrade encore : dans de nombreuses écoles, les équipes font part du non respect des notifications de la MDPH. La plupart des accompagnements sont dorénavant mutualisés, sans volume horaire défini. La raison de cet état de fait : le manque d’AESH. D’autant que les inclusions par défaut se multiplient faute de places dans les établissements médico-sociaux. Enfants, personnels et parents subissent une maltraitance institutionnelle. »

Face à cette situation intolérable, il y a nécessité de construire la mobilisation à l’échelle de tout le département. C’est pourquoi les organisations appellent à une Assemblée départementale le jeudi 11 décembre à Agen ( salle de réunion du Pôle Sportif Natalie THOUMAS-GUI située sur la Plaine des Sports Philippe SELLA ) (*)

Avec l’ensemble des organisations parties prenantes, le SNUDIFO47 invite les personnels enseignants et AESH à se réunir dans leur secteur pour établir leurs revendications, chiffrer les besoins et discuter des moyens d’action.
– Pour gagner les AESH indispensables !
– Pour répondre à toutes les notifications émises par la MDPH !

Sur cette base, nous appelons les collègues « à mandater leurs représentants à l’assemblée départementale du jeudi 11 décembre pour rassembler les revendications, discuter et décider des moyens de les faire aboutir. »

-> Pour vous inscrire : écrivez à snudifo47@gmail.com

(*) Les collègues s’inscrivant à l’assemblée recevront le lieu précis ainsi qu’une convocation à joindre à leur demande d’autorisation d’absence. 

Lire l’appel intersyndical

Comité départemental de l’éducation nationale (CDEN)

Le CDEN de rentrée s’est tenu le vendredi 7 novembre.

  • Le Préfet et le DASEN se sont auto-congratulés des très bonnes conditions de la rentrée dans notre département.
  • La baisse démographique a été mise en exergue à plusieurs reprises, certainement pour justifier les prochaines fermetures de classe ou de restructurations à venir. D’ailleurs, le Préfet a clairement dit qu’il fallait réfléchir à un maillage territorial plus juste…
  • Les moyens constants dévolus à l’inclusion ont été mis en avant. Le Snudi FO a rétorqué que de nombreux enfants notifiés n’avaient pas d’accompagnement ou pas toutes leurs heures. Nous sommes également intervenus sur le problème d’augmenter le nombre d’AESH mutualisé(e)s au profit des AESH individualisé(e)s, ce qui cachait souvent un saupoudrage d’heures.
  • L’IEN de l’école inclusive et le maire de Penne d’Agenais se sont félicités du PAS créé à Penne : moins de notifications et presque plus besoin d’AESH, « ce qui est une bonne chose » selon eux !!!
  • Pour rappel, l’intersyndicale, les associations de parents d’enfants en situation de handicap, les professionnels des ESMS et les représentants des parents d’élèves œuvrent ensemble depuis des mois pour obtenir tous les moyens nécessaires à une inclusion dans de bonnes conditions.

Retrouver ici notre déclaration liminaire

Nos stages syndicaux 2025-2026

La retraite

Mardi 18 novembre 2025 à l’UD FO 47, 9-11 rue des Frères Magen 47000 AGEN

Professeurs des écoles : Connaître ses droits pour les préserver et se préserver

Mardi 20 janvier 2026 à l’UD FO 47, 9-11 rue des Frères Magen 47000 AGEN

Droits et obligations du fonctionnaire

Date à venir

Ouvert aux fonctionnaires des 3 fonctions publiques

AESH : Connaître ses droits pour les préserver et se préserver

Mardi 3 mars 2026 à l’UD FO 47, 9-11 rue des Frères Magen 47000 AGEN

Une autre date à venir, à Villeneuve-sur-Lot

Se reconvertir

Mardi 16 juin 2026 à l’UD FO 47, 9-11 rue des Frères Magen 47000 AGEN

Compte rendu du CSA SD du 04/09/25

Pour l’administration : Mr Falco (DASEN), Mr Jaillet, Mr Brabet (IEN Agen 3), Mme Cazor, Mme Jouveneau, Mr Rinaudo, Mme Czebotar (Nouvelle directrice de cabinet), Mme Dumon-Da Ros (IEN Nérac), Mme Burg (Nouvelle IEN Sainte Livrade), Mme Bleuze (Nouvelle IEN Ecole Inclusive), Mr Pignon (IEN Agen 1), Mr Combes (IEN Marmande), Mr Darmagnac (IEN Villeneuve sur Lot)

Représentantes FO : Céline Colle et Christelle Calvat

Autres organisations syndicales : FSU SNUIPP et SE UNSA

Vous pourrez lire ici notre déclaration liminaire.

Carte scolaire

Vos deux représentantes Snudi FO 47 ont argumenté pour éviter la fermeture dans ces écoles.
Nous avons également porté le cas des GS dédoublées qui sont déjà à 15 et 16 (maternelle Petits Ponts Agen) au lieu de 12 maximum mais aucun moyen supplémentaire ne sera octroyé par l’administration.
Mr Falco a réitéré sa volonté de ne pas fermer de classe à la rentrée, ce qui correspond à notre revendication.
Ecole élémentaire Jean Jaurès Fumel : Le quart de décharge supplémentaire demandé en audience par le SNUDI FO 47 en fin d’année scolaire, a été validé lors de ce CSA.

En conclusion, les trois fermetures potentielles n’ont pas eu lieu, 1 ouverture prononcée pour Paul Chollet (poste malheureusement pris sur un des deux nouveaux postes de TR d’Agen 1)

Vote : Le Snudi FO 47 et la Fsu Snuipp 47 s’abstiennent, le Se Unsa 47 vote pour.
Bien qu’aucune fermeture ne soit prononcée et qu’une classe ouvre en cette rentrée, le SNUDI FO 47 n’a pas voté pour ces mesures qui ne sont pas à la hauteur des réels besoins du département.

Questions diverses

Des questions diverses ont été envoyées en amont par FO. Les questions diverses permettent notamment d’aborder des situations, des sujets lors des instances, dès lors qu’elles sont envoyées dans les délais.

Qu’en est-il de la balance des postes pour le département ?
Réponse du Secrétaire Général : balance à peu près à l’équilibre…

Combien de collègues ont-ils été recrutés sur liste complémentaire ?
Réponse du Secrétaire Général : 2 stagiaires récrutés sur liste complémentaire. La liste étant épuisée, il n’a pas été possible d’en recruter davantage.
Il est à noter que 8 lauréats du CRPE affectés dans le département ont refusé leur affectation dans le 47.
35 stagiaires sont à temps complet et 8 sont à mi-temps.

Combien  d’ineat et d’exeat ont-ils été accordés ? Combien de collègues sont-ils toujours en attente de mutation ?
Réponse du Secrétaire Général : 6 exeats et 3 ineats accordés. D’autres recours sont en cours de traitement. Nous aurons des informations supplémentaires mi-octobre.

Combien de contractuels ont-ils été recrutés ? Combien de collègues contractuels en 2024-2025 n’ont pas été renouvelés ?
Réponse du Secrétaire Général : 31 contractuels recrutés. 1 contractuel non renouvelé, 5 contractuels ont finalement refusé leur affectation, 2 contractuels de l’an dernier sont lauréats du CRPE.

Combien de collègues titulaires remplaçants sont-ils bloqués sur des remplacements à l’année ?
Pas de réponse de l’administration, qui indique que la réponse sera apportée en instance mi-octobre (suite au CSA académique)

Les demandes de temps partiels thérapeutiques en demi-journée ont-elles été accordées par les circonscriptions ?
Pas de réponse de l’administration, qui indique que la réponse sera apportée en instance mi-octobre (suite au CSA académique)

Combien de temps partiels ont été accordés ?
Pas de réponse de l’administration, qui indique que la réponse sera apportée en instance mi-octobre (suite au CSA académique)

Quel est le nombre d’AESH en poste à la rentrée ? Combien en manque-t-il pour satisfaire à tous les accompagnements notifiés ?
Pas de réponse de l’administration, qui indique que la réponse sera apportée en instance mi-octobre (suite au CSA académique).
Le recrutement est en cours.

Combien de demandes de détachement dans le second degré ont été accordées ?
Pas de réponse de l’administration, qui indique que la réponse sera apportée en instance mi-octobre (suite au CSA académique)

Combien de demandes de détachement en AEFE ont été accordées ?
Pas de réponse de l’administration, qui indique que la réponse sera apportée en instance mi-octobre (suite au CSA académique)

Combien de demandes de ruptures conventionnelles ont-elles été accordées sur le département ?
Réponse du Secrétaire Général : Sur les 8 demandes, toutes ont reçu un avis favorable. Faute de moyens, seules 5 ont été accordées.

Combien de demandes de démission avez-vous reçues. Ont-elles été accordées ?
Réponse du Secrétaire Général : 2 demandes de stagiaires, 3 demandes de titulaires, 1 demande d’un contractuel. Toutes les demandes ont été accordées.

PAS : Sur quelle dotation départementale sont pris les postes ?
Pas de réponse de l’administration.

Combien de PAS ont été effectivement mis en place à la rentrée ?
Pas de réponse de l’administration

Quelle est la date du prochain conseil de formation ?
Réponse du Secrétaire Général : Le 2 octobre

Combien d’élèves sont en attente d’une place en IME à la rentrée ? et dans les autres ESMS ?
Réponse de l’IEN EI : La priorité étant le terrain, les élèves et leurs familles, la circonscription n’a pas encore pu apporter de chiffres. Une réponse sera apportée « après l’enquête 32″…

Evaluations nationales
Dans le cadre du « choc des savoirs », la rentrée 2025 est à nouveau marquée, dans le 1er degré, par une généralisation des évaluations nationales, du CP au CM2. Le SNUDIFO47 rappelle que si l’évaluation des élèves fait partie intégrante du statut des professeurs des écoles (article 2 du décret du 1er août 1990 précisant « ils (les enseignants) procèdent à̀ une évaluation permanente du travail des élèves et apportent une aide à̀ leur travail personnel. »), aucun texte réglementaire ne préside à la mise en œuvre de ces dispositifs d’évaluation et aucun outil ne peut être imposé. Le SNUDIFO47 rappelle que la liberté pédagogique existe. Chaque enseignant est donc libre d’évaluer ses élèves de la manière qui lui paraît la plus appropriée.

« Journée du recteur »
Nous maintenons notre position, fondée sur les textes réglementaires, à savoir que les obligations de service des professeurs des écoles, en dehors des heures d’enseignement, c’est 108 heures, pas une de plus !
L’administration aurait indiqué aux enseignants dont l’école est en évaluation cette année, que les 12h dédiées à cette évaluation seront prises sur la journée de solidarité et les « 6h du recteur ». Nous avons réitéré notre position en rappelant que ces 6h n’existent pas dans nos obligations réglementaires de service.
Nous vous invitons à nous contacter en cas de pression de l’administration !