Proposition de loi sur l’enseignement à la défense : STOP à la propagande militaire dans nos écoles !

Le 25 février 2026, la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale a adopté sur présentation du député Christophe Blanchet (les Démocrates) une proposition de loi visant à renforcer l’enseignement à la défense dans les collèges et les lycées. Elle devrait être présentée en séance publique le 26 mars.

Cette proposition de loi entend instaurer un référentiel de compétences à acquérir par les élèves, pour garantir que « l’enseignement à la défense et à la sécurité globale » soit effectivement dispensé.

Des intervenants issus des réserves opérationnelles ou citoyennes pourront être associés à ces enseignements, c’est-à-dire des personnes non qualifiées ou des bénévoles dont la mission principale est de promouvoir le rôle des armées auprès de la population, et pas de délivrer un enseignement critique.

Il est inacceptable que partout des postes d’enseignants soient supprimés, des heures d’enseignements réduites et qu’il soit rajouté cet enseignement qui relève en fait de la propagande gouvernementale, complexifiant encore et toujours plus le travail des personnels. Cette proposition, si elle venait à être appliquée, se ferait au détriment d’autres enseignements disciplinaires.

Il est inacceptable de transformer l’école en un lieu de propagande. Il est tellement facile de modeler les jeunes esprits. N’oublions pas les précédents historiques avec les embrigadements de la jeunesse les conduisant à des sacrifices inutiles.

Cette proposition de loi s’inscrit dans un contexte de marche à la guerre, de militarisation croissante de nos écoles et du réarmement engagé par le président Macron, justification toute trouvée à la guerre sociale qu’il mène en France : le budget de guerre fait exploser les dépenses militaires tandis que des milliards sont retirés des services publics. Le rapporteur assume d’ailleurs cette filiation : « L’enseignement à la défense n’est rien d’autre que le pendant humain et moral des investissements budgétaires consentis en faveur des armées. »

Il existe des établissements où « l’esprit de défense » est appliqué au quotidien, ce sont les lycées militaires. Les enseignants sont civils et l’encadrement militaire. Voulons-nous cela pour toutes nos écoles ? Rappelons haut et fort que l’Ecole est un lieu neutre, d’émancipation, de réflexion et de liberté. La propagande militaire n’y a pas sa place.

La FNEC FP-FO est signataire, avec la FSU, la CGT Educ’action et Sud Education d’un courrier au ministre lui demandant de retirer le guide « Acculturer les jeunes à la défense », et de mettre fin aux dispositifs comme les « classes défense », les rallyes citoyens, et tout projet reposant sur un partenariat entre École et Armée. Elle portera ces revendications en audience au ministère le 2 avril.

La FNEC FP-FO appelle les députés à voter « CONTRE » la proposition de loi sur l’enseignement à la défense.

Elle soutiendra toutes les initiatives prises par les personnels et leurs syndicats, les parents, les jeunes, pour empêcher l’embrigadement de nos élèves, pour refuser l’intrusion des militaires dans les établissements scolaires et à l’Université, pour l’abandon des classes défense et du nouveau service militaire.

NON A LA CARTE SCOLAIRE SACRIFIÉE SUR L’AUTEL DU BUDGET LECORNU 2026

Le 1er ministre Lecornu, en utilisant l’antidémocratique article 49-3 et en multipliant les tractations politiciennes destinées à éviter la censure, a imposé son budget 2026.

S’il fait la part belle aux crédits militaires (qui augmentent de près de 7 milliards d’euros), celui-ci s’acharne sur la Sécurité sociale, sur les droits des salariés, sur les services publics, sur l’hôpital public et, tout particulièrement, sur l’École publique.

Les dotations en postes pour chaque académie ont été présentées lors du comité social académique ministériel du 26 janvier. Elles sont d’une violence inédite envers l’École publique.

Ce sont près de 3256 postes d’enseignants qui seront supprimés à la rentrée 2026 : 1365 dans le 2nd degré et 1891 dans le 1er degré. En plus des 1891 postes supprimés, 1000 postes sont « réservés » aux PAS (Pôles d’Appui à la Scolarisation).

Ces 1000 postes seront donc utilisés pour fermer des classes et créer des postes dans les PAS, dispositifs visant à contourner les notifications de la MDPH et « coacher » les enseignants au lieu de prendre en charge les élèves à besoin particulier.

En conclusion, il s’agit de près de 2 900 fermetures de classes annoncées dans le premier degré.

Quant aux créations de postes d’AESH annoncées, elles se limiteront à 500, alors qu’actuellement tous les postes d’AESH ne sont pas pourvus du fait de la précarité de ces emplois !

Globalement, le budget Lecornu prépare cinq fois plus de fermetures de classes que l’an dernier, d’autant que le ministre a choisi de reporter les comités sociaux d’administration après les élections municipales.

Rien ne sert d’attendre fin mars pour se mobiliser ! Dès maintenant, il faut refuser les fermetures de classes ! Nous invitons toutes les écoles à nous faire parvenir, dès maintenant, les enquêtes sur la carte scolaire :

➡️ Enquête carte scolaire à télécharger ici : version word / version pdf

La baisse démographique qu’évoque le ministère doit, au contraire, permettre une baisse significative des effectifs dans toutes les classes, la création de postes de remplaçants et d’enseignants spécialisés à la hauteur des besoins !

Vœux du SNUDI-FO 47

Le bureau du SNUDI-FO 47, adresse à tous les PE, PsyEN et AESH du département,
ses vœux les plus sincères pour une année sereine, mais résolument déterminée !
 

Face aux attaques contre nos métiers, nos salaires et le service public d’éducation, une chose est claire : seul(e) on subit, ensemble on agit !

Alors, dès aujourd’hui, LA bonne résolution 2026 : JE ME (RE)SYNDIQUE !

Avec l’ensemble des personnels, le SNUDI-FO 47 continuera à porter sans concession les revendications :
– l’augmentation immédiate des salaires par la revalorisation du point d’indice ;
– l’abandon des contre-réformes destructrices et austéritaires ;
– le respect de nos droits, de nos conditions de travail et de nos missions.

Dans l’unité, dans l’indépendance totale vis-à-vis des gouvernements et de leurs politiques, nous poursuivrons la construction du rapport de force indispensable pour faire aboutir nos revendications.

Vous pourrez compter sur le SNUDI-FO 47 pour être à vos côtés.

Assemblée départementale inclusion du 11 décembre

Communiqué

L’Assemblée départementale sur l’inclusion scolaire organisée par les syndicats des personnels de l’éducation nationale Sgen-CFDT Aquitaine, SE-UNSA 47, FSU 47, CGT Educ’Action 47, SNUDI-FO 47, FNEC FP-FO 47 avec la FCPE 47 s’est tenue le 11 décembre à Agen, avec la participation d’associations de parents d’enfants porteurs de handicap (1).

Les échanges ont été riches, chacun apportant un éclairage partant d’un angle différent, mais convergeant vers un même constat sur la réalité de la politique d’inclusion scolaire : le manque criant de moyens tant en personnels AESH, qu’en professionnels de santé (médecins, infirmières, orthophonistes, ergothérapeutes, psychologues) prive des milliers d’enfants de l’éducation et des soins auxquels ils ont droit.

Cette situation accentue les inégalités sociales, de nombreuses familles modestes étant démunies face à la lourdeur des démarches. Des milliers d’enfants se voient privés de l’accompagnement auquel ils ont droit ; des milliers d’autres (24 000 selon l’ex. Ministre Belloubet) sont en attente d’une place en ESMS (2) ; 2 500 sont purement et simplement déscolarisés.

La bonne volonté de chaque acteur ne peut suffire à palier le refus de l’État de mettre les moyens nécessaires à une inclusion et à une scolarisation adaptée aux besoins de chaque élève. Nous ne pouvons nous satisfaire de cette situation, et nous réitérons nos revendications :

  • – Un statut de fonctionnaire, un vrai salaire et une vraie formation pour les AESH ;
  • – Le recrutement et la création d’une brigade de remplaçant·es AESH ;
  • – L’abandon des PIAL (Pôle Inclusif d’Accompagnement Localisé) et des PAS (Pôle d’appui à la scolarisation), structures chargées d’organiser la mutualisation des moyens – comprendre la destruction de l’accompagnement ;
  • – La défense de l’enseignement spécialisé et adapté ; le recrutement d’enseignants spécialisés ;
  • – La restructuration du RASED (réseau d’aides spécialisées aux enfants aux élèves en difficultés) notamment par le recrutement de psychologues scolaires et d’enseignant·es spécialisé·es ;
  • – Le rétablissement de la certification des enseignant·es spécialisé·es avec toutes les options : CAPA-SH ;
  • – Le maintien et la création des places dans les Établissements et Services Médico-Sociaux (ESMS)

C’est pourquoi nous décidons de poursuivre le recensement précis :

– des besoins en postes d’AESH pour que toutes les notifications prononcées par la MDPH soient respectées ;

– du nombre d’élèves bénéficiant d’une notification pour un dispositif – ULIS, UE, IME… – et qui sont actuellement scolarisés par défaut en classe banale.

Pour rassembler ces besoins et décider des moyens d’action pour porter nos revendications, nous décidons d’organiser une nouvelle rencontre le 5 février 2026 qui se tiendra à l’INSPE.

Au programme :

  • Accueil à 9h30.
  • Début des travaux à 10h
  • Prise de parole intersyndicale
  • Ateliers du matin : création d’enquête, réflexion sur les actions possibles, etc.
  • Création d’un collectif regroupant des parents d’élèves, le monde associatif, des personnels de l’éducation nationale et du médico-social
  • Pause méridienne : auberge espagnole
  • Synthèse de la journée, choix des actions, échéancier et rédaction d’un communiqué de presse

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1) Planète autisme, Tom enfant Phare, ANDAPEI 47, Lola & compagnie, Ta main dans ma main

2) Établissements et Services Médico-Sociaux

POUR LE RESPECT DES NOTIFICATIONS MDPH ! RECRUTEMENT IMMÉDIAT D’AESH ! ASSEMBLÉE DÉPARTEMENTALE LE 11 DECEMBRE

Comme le souligne l’appel intersyndical 47 (voir pièce jointe), « depuis la rentrée de septembre, la situation se dégrade encore : dans de nombreuses écoles, les équipes font part du non respect des notifications de la MDPH. La plupart des accompagnements sont dorénavant mutualisés, sans volume horaire défini. La raison de cet état de fait : le manque d’AESH. D’autant que les inclusions par défaut se multiplient faute de places dans les établissements médico-sociaux. Enfants, personnels et parents subissent une maltraitance institutionnelle. »

Face à cette situation intolérable, il y a nécessité de construire la mobilisation à l’échelle de tout le département. C’est pourquoi les organisations appellent à une Assemblée départementale le jeudi 11 décembre à Agen ( salle de réunion du Pôle Sportif Natalie THOUMAS-GUI située sur la Plaine des Sports Philippe SELLA ) (*)

Avec l’ensemble des organisations parties prenantes, le SNUDIFO47 invite les personnels enseignants et AESH à se réunir dans leur secteur pour établir leurs revendications, chiffrer les besoins et discuter des moyens d’action.
– Pour gagner les AESH indispensables !
– Pour répondre à toutes les notifications émises par la MDPH !

Sur cette base, nous appelons les collègues « à mandater leurs représentants à l’assemblée départementale du jeudi 11 décembre pour rassembler les revendications, discuter et décider des moyens de les faire aboutir. »

-> Pour vous inscrire : écrivez à snudifo47@gmail.com

(*) Les collègues s’inscrivant à l’assemblée recevront le lieu précis ainsi qu’une convocation à joindre à leur demande d’autorisation d’absence. 

Lire l’appel intersyndical

Comité départemental de l’éducation nationale (CDEN)

Le CDEN de rentrée s’est tenu le vendredi 7 novembre.

  • Le Préfet et le DASEN se sont auto-congratulés des très bonnes conditions de la rentrée dans notre département.
  • La baisse démographique a été mise en exergue à plusieurs reprises, certainement pour justifier les prochaines fermetures de classe ou de restructurations à venir. D’ailleurs, le Préfet a clairement dit qu’il fallait réfléchir à un maillage territorial plus juste…
  • Les moyens constants dévolus à l’inclusion ont été mis en avant. Le Snudi FO a rétorqué que de nombreux enfants notifiés n’avaient pas d’accompagnement ou pas toutes leurs heures. Nous sommes également intervenus sur le problème d’augmenter le nombre d’AESH mutualisé(e)s au profit des AESH individualisé(e)s, ce qui cachait souvent un saupoudrage d’heures.
  • L’IEN de l’école inclusive et le maire de Penne d’Agenais se sont félicités du PAS créé à Penne : moins de notifications et presque plus besoin d’AESH, « ce qui est une bonne chose » selon eux !!!
  • Pour rappel, l’intersyndicale, les associations de parents d’enfants en situation de handicap, les professionnels des ESMS et les représentants des parents d’élèves œuvrent ensemble depuis des mois pour obtenir tous les moyens nécessaires à une inclusion dans de bonnes conditions.

Retrouver ici notre déclaration liminaire

Nos stages syndicaux 2025-2026

La retraite

Mardi 18 novembre 2025 à l’UD FO 47, 9-11 rue des Frères Magen 47000 AGEN

Professeurs des écoles : Connaître ses droits pour les préserver et se préserver

Mardi 20 janvier 2026 à l’UD FO 47, 9-11 rue des Frères Magen 47000 AGEN

Droits et obligations du fonctionnaire

Date à venir

Ouvert aux fonctionnaires des 3 fonctions publiques

AESH : Connaître ses droits pour les préserver et se préserver

Mardi 3 mars 2026 à l’UD FO 47, 9-11 rue des Frères Magen 47000 AGEN

Une autre date à venir, à Villeneuve-sur-Lot

Se reconvertir

Mardi 16 juin 2026 à l’UD FO 47, 9-11 rue des Frères Magen 47000 AGEN