Rythmes scolaires, « plus de maîtres que de classes » : Le statut de fonctionnaire d’Etat doit être garanti

Le ministre a déclaré au Conseil Supérieur de l’Education exceptionnel du 11 octobre que dès septembre 2013 « il faut la semaine de 4 jours et demi et changer la journée en modifiant le rapport entre le temps scolaire et le temps éducatif ». Il a également retenu le principe de « plus de maîtres que de classes ».

Dans le même temps, la loi de programmation veut rendre obligatoire les Projets Educatifs Locaux (PEL), financés par les collectivités locales en partenariat avec les caisses d’allocations familiales et des fondations d’entreprises, dont les projets d‘école deviendraient une composante. Les PEL géreraient un « temps d’accueil » de 8h30 à 17h30 mêlant enseignement et activités éducatives.

En clair, le scolaire et le péri scolaire seraient fondus en un seul temps au sein duquel, le risque est grand, de voir les enseignants utilisés de manière indifférenciée devenant autant les employés de la collectivité territoriale que de l’Education nationale.

L’allongement du temps de travail n’est pas acceptable

Les enseignants des écoles ont déjà subi les décrets Darcos, qui ont imposé l’Aide Personnalisée et une annualisation importante de leur temps de travail contre leur avis. Ils n’accepteront pas de voir leurs conditions de travail et de vie personnelle à nouveau dégradées, notamment par un allongement de leur
temps de présence et donc de travail dans les écoles le mercredi matin.

Tout au long de la concertation « Refondons l’école de la république », FO a rappelé son opposition à tout allongement du temps de présence et du temps de travail des enseignants dans les écoles, à tout raccourcissement des congés, à tout processus de mise sous tutelle des enseignants par les collectivités territoriales et de confusion entre le scolaire et le péri scolaire. Déjà plusieurs milliers d’enseignants du 1er degré ont signé la pétition FO.

« Plus de maîtres que de classes »

Pour FO c’est plus de RASED, plus de remplaçants, plus de classes…

Force Ouvrière observe qu’en Seine-St-Denis les personnels sont mobilisés avec leurs organisations syndicales parce que 285 classes restent sans maître, six semaines après la rentrée. Pour ces collègues la revendication est : autant de maîtres que de classes et un enseignant fonctionnaire d’Etat pour chaque poste contre le recours aux contractuels.

Le SNUDI-FO rappelle que dans le 1er degré, il existe déjà plus de maîtres que de classes avec les postes d‘enseignants spécialisés des RASED, les psychologues scolaires ainsi que les postes de remplaçants.

Autant de postes durement touchés par les années RGPP et les décrets Darcos ! S’il s’agit de développer et d’accroître le nombre de ces postes, il faut rétablir tous les postes supprimés, recréer les postes de RASED et de TR au budget 2013.
… et non des «surnuméraires» aux missions définies par les Projets Educatifs Locaux !

Par contre le SNUDI-FO n’acceptera pas que des enseignants fonctionnaires d’Etat se voient affectés, sans poste précis, dans des écoles pour effectuer du remplacement, du soutien, de l’aide au devoir, de la prise en charge individualisée… au gré des besoins de l’administration en contradiction avec la règle statutaire (art 12 – loi du 13 juillet 1983) qui garantit une affectation sur un poste classe, un poste de RASED ou de remplacement.

Déjà des DASEN tentent d’utiliser des PE comme aide-administrative de directeur, ou d’accompagnement d’élèves handicapés, d’autres inventent les demi postes en maternelle…

La FNEC-FP-FO exprimera ces inquiétudes et ces préoccupations dès lundi 15 octobre dans la négociation ouverte par le ministre V. Peillon.

Formation Continue : après le groupe de travail… Rien de positif

Un groupe de travail était réuni ce jeudi 11 octobre 2012 par l’administration pour transmettre aux organisations syndicales les listes des collègues retenus.

Chaque enseignant a le droit tout au long de sa carrière à 36 semaines de formation. Quand on observe les fiches de nos collègues en fin de carrière on se rend compte que la majorité d’entre eux n’a pas profité de cette formation. La raison principale étant le manque de journées attribuées par l’administration pour couvrir les besoins.

Cette année le plan de formation est très réduit. L’IA ne propose que 2 stages « longs » :
-stage en maternelle (8 jours) pour 16 collègues seulement
-stage mathématiques (8 jours) pour 16 collègues seulement

D’autres stages sont proposés sur des durées de 1 ou 2 journées.

Dans ces conditions, on se demande comment les collègues pourront arriver à 36 semaines en fin de carrière…

Comment sont attribués les stages ?

Le SNUDI FO a participé à un groupe de travail au mois de juin avec les autres organisations syndicales et la DASEN pour discuter des modalités d’attribution : la discussion a débouché sur l’établissement de 3 listes distinctes (ancienneté de 0 à 8 ans ; de 8 à 20 ans ; et de 20 ans et plus). Pour chaque liste les stages serons bloqués.

La position du SNUDI FO est claire et a été réaffirmée aujourd’hui : la formation continue est un droit pour chaque enseignant et nous exigeons que tous puissent postuler. Seul le barème doit être pris en compte. Nous ne pouvons accepter les arrangements qui dispensent, de fait, l’administration de répondre aux besoins de nos collègues.

Dans chaque tiers le barème tient compte de l’ancienneté et du nombre de jours de formation déjà réalisés.

Nous avons eu la « surprise » d’apprendre que, pour des raisons de service, un certain nombre de collègues (pourtant bien placés au barème) avaient été écartés du dispositif parce qu’ils occupent des postes fractionnés, ZIL, BD, en établissement hospitalier, ainsi que tous ceux qui avaient demandé le stage maternelle alors qu’ils sont en élémentaire.
Ces stages sont couverts par des M2, l’administration ne dispose pas de Titulaires remplaçants pour des stages longs…

Le SNUDI FO proteste contre cette politique qui condamne de fait tous les collègues qui ont choisi ces postes.

La formation continue devrait être le choix de chacun… Or l’administration a fait le choix d’utiliser 450 journées de stage pour répondre à l’école du socle et d’imposer aux collègues de CM2 deux journées pour répondre à la mise en place de l’école du socle. Cela prive 56 enseignants d’un stage de 8 jours, ou 3 stages « longs » de 16 places chacun….

Le SNUDI FO s’est élevé à plusieurs reprises contre ces stages à « public désigné » car les collègues concernés, peu ou pas intéressés par le contenu de ces journées, se voient de fait rajouter 2 jours dans leur capital formation continue. Le barème tenant compte de ce cumul pourrait empêcher un collègue d’obtenir un autre stage, choisi celui-là, les années suivantes

Le SNUDI FO écrit à nouveau à la DASEN pour que, à minima, les journées de stage à « public désigné » ne soient pas prises en compte dans le barème.

Nous invitons les collègues concernés à écrire à la DASEN leur volonté de ne pas participer à ce stage s’il venait amputer leur crédit pour la formation continue, avec une copie du courrier au SNUDI FO.

Vous avez besoin du SNUDI FO, Le SNUDI FO a besoin de vous

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EVS AUX PRUD’HOMMES : Première victoire !

Le SNUDI FO est le premier syndicat a avoir déposé des recours aux prud’hommes pour les EVS.

Les premiers rendus avaient donné raison à notre organisation syndicale sur le département de la Gironde, il y a maintenant 2 ans.
Force est de constater que le travail conséquent réalisé par nos camarades de l’Union Départementale de Gironde a permis d’obtenir gain de cause dans de nombreux autres départements.

C’est hier, mardi 19 juin que le tribunal des prud’hommes d’Agen a fait connaître ses conclusions et ainsi, les 7 EVS concernés devraient toucher entre 12 000 et 19 000 euros d’indemnités.

Le SNUDI FO 47, qui n’est pas à l’origine de ces 7 dossiers, se félicite du résultat et attend une réponse similaire pour ses 9 dossiers qui sont en attente d’un jugement (prévu le 18 septembre 2012). Nous avons par ailleurs 5 dossiers en attente qui seront plaidés le 16 octobre 2012.

Si nous obtenons gain de cause sur tous les dossiers déposés sur notre département le total s’élèvera à une trentaine de dossiers environ, ce qui est très peu au regard de nombres d’EVS en mesure d’attaquer leur employeur (plus de 500 personnes concernées).

L’Éducation Nationale n’a pas respecté la loi. Elle a profité de ces contrats aidés pour l’accompagnement des élèves handicapés ou pour l’aide aux directeurs à moindre coût sans apporter la moindre formation qualifiante. Cela fait maintenant quelques années que notre organisation syndicale dénonce ces agissements et les recours aux prud’hommes n’en sont que la suite logique.

Si vous êtes dans une situation similaire ou que vous connaissez une personne qui a été EVS, il est toujours temps de déposer un recours.

Notre organisation syndicale se tient à votre disposition et se chargera de toutes démarches .

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La FNEC-FP FO reçue par le Ministre Peillon

Le ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon, et son cabinet ont reçu, le 5 juin, pendant plus de 2 heures, une délégation de la FNEC FP-FO conduite par Hubert Raguin, secrétaire général et composée de Edith Bouratchik, secrétaire fédérale, Christophe Decoker, secrétaire général du SMEDEN-FO, Patrick Fournié, secrétaire général d’ID-FO, Christian Lage, secrétaire général du SNETAA-FO, Cyrille Lama, secrétaire général du SPASEEN-FO, Jacques Paris, secrétaire général du SN-FO-LC, Norbert Trichard, secrétaire général du SNUDI-FO.

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CAPD Mouvement

La CAPD s’est tenue ce jeudi 24 mai en présence des différents représentants de l’administration et des organisations syndicales SNUipp, SE et SNUDI FO.

Le SNUDI FO se félicite que le SNUipp rejoigne (dans sa déclaration préalable) ses positions sur le fonctionnement des différentes CAPD et de l’attitude de l’administration lors de ces instances.

Le SNUDI FO s’était vite rendu compte que les CAPD ne permettaient pas, ou plus, aux organisations syndicales de jouer leur rôle. Alors que le dialogue social semble revenir à la mode, il semble que la Direction Académique ait quelques retards dans ce domaine. Elle n’a de cesse de dicter des règles internes ne s’appuyant sur aucun texte et de les appliquer à sa convenance en fonction de ses intérêts.

Nous regrettons par ailleurs la présence de madame Adeline (DASEN) ainsi que la moitié des inspecteurs qui ont paraît-il bien mieux à faire que d’être présent à la CAPD.

Les travaux ont débuté par l’approbation du compte-rendu de la CAPD du 2 février 2012.

Les points suivants de l’ordre du jour ont été abordés :

Mouvement interdépartemental 2012

Le secrétaire général nous fait part de sa satisfaction en commentant les statistiques. Ils constate une légère amélioration des participants mutés avec 51.59% en 2012 contre 46.31% en 2011.

Que dire alors des 63% constatés en 2004…

Le SNUDI FO fait remarquer que cette année une trentaine de collègues se sont vus contraints de participer au mouvement en demandant des postes libres non souhaités. On peut donc penser que les pourcentages présentés par l’administration ne sont que de la poudre aux yeux pour dissimuler une réalité bien différente.

Décharges RRS :

les 2 candidatures obtiennent leur poste

Décharge ENAF :

M. COLOMBOTTO-ROSSO retenu

Études des cas particuliers

Si la plupart des demandes particulières ont pu être satisfaites, on note deux refus….

Le premier refus concerne une collègue qui demande une délégation pour la troisième année consécutives pour compléter un temps partiel de 50%. L’administration annonce un refus sous le prétexte que cette collègue a participé au mouvement et qu’elle a obtenu un poste.

Le SNUDI FO est intervenu pour expliquer que l’obtention de ce poste n’empêche pas la demande de délégation qui permet de libérer un poste plein pour une année. L’administration s’y retrouve facilement….

C’est seulement au bout de 10 minutes de discussions que l’administration sort de son chapeau un argument valable empêchant de fait cette délégation.

Le SNUDI FO s’étonne de cette méthode qui consiste à refuser un choix sous de faux prétextes…. Peut-être pour que les syndicats valident ces pseudo règles ?

Nous remettrons à l’ordre du jour d’une prochaine CAPD les règles des délégations et nous demanderons un vote pour clarifier les choses.

Le second refus concerne une collègue qui demande un 50% annualisé pour mener à bien un projet personnel. Dans un premier temps l’administration lui refuse son temps partiel car ne peut le compléter avec un temps partiels similaire annualisé. Son projet n’est pas remis en cause mais seulement l’histoire du complément de poste…

Nous sommes intervenus avec les syndicats présents pour indiquer que le prétexte du complément ne pouvait être retenu et que la DA avait les moyens de trouver une solution. Le dossier reste en attente d’une décision de la Directrice d’Académie mais il semble que la décision ait été prise depuis bien longtemps.

Nous remettrons à l’ordre du jour d’une prochaine CAPD les règles des demandes de temps partiel et nous demanderons un vote pour clarifier les choses.

Étude des temps partiels

La plupart des temps partiels sont accordés : 56 sur autorisation et 118 de droit.
L’administration impose dans son propre règlement départemental (qui ne s’appuie sur aucun texte) que certains postes sont incompatibles avec un temps partiel et demande donc aux collègues de faire un choix : le temps partiel ou le poste…

Le SNUDI FO dénonce clairement cette position et estime qu’aucune fonction n’est incompatible avec un temps partiel quel qu’il soit.

Nous demanderons officiellement l’abandon de cette mesure lors d’une prochaine CAPD en la mettant au vote.

Le SNUDI FO n’a pas constaté d’erreur dans le mouvement informatisé intra-départemental pour les collègues qui nous avaient transmis leur dossier. Vous trouverez les résultats de ce mouvement sur notre site (ci-contre). Si par ailleurs vous constatez une erreur il est toujours possible d’engager des démarches dans un délai de 2 mois…

Accession à la hors classe

Plus de 1000 collègues sont éligibles à la hors classe et seulement 21 sont élus. On note par ailleurs que les directeurs ou les collègues en ZEP ont un bonus supplémentaire (un point).

Les différences de salaire sont significatives et nous considérons que la revalorisation salariale doit s’appliquer à tous.

Le SNUDI FO se prononce clairement pour l’abandon de la hors classe et la mise en place d’un 12ème et 13ème échelon accessibles à tous.

La formation professionnelle

Lorsque l’administration nous a annoncé le quotité de mois attribué à la formation professionnelle, nous avons bien cru que c’était une marque d’humour ou pour le moins une erreur….

20 mois accordés pour l’ensemble du département !

Cette année 12 collègues demandaient un congé de formation professionnelle soit un total de 77 mois et 10 jours.

L’administration décide d’une manière très arbitraire de retenir les profils qui peuvent apporter un plus à l’Éducation Nationale sans se préoccuper des aspirations personnelles.

Rappelons que la formation professionnelle est un moyen pour un collègue de sortir du système pour embrasser une autre carrière. Les choix et les priorités ne peuvent et ne doivent pas être dictés pas la DA.

Résultat : les barèmes n’entrent pas en compte pour l’attribution de ces congés. C’est en fonction de l’humeur du DA du moment !

Nous remettrons à l’ordre du jour d’une prochaine CAPD la formation professionnelle et nous demanderons un vote pour clarifier les choses.

INEAT / EXEAT

La DA ne souhaite pas se prononcer sur les INEAT et EXEAT et dit attendre les instructions du Recteur et connaître la balance Académique.

Les syndicats ont demandé d’accorder tous les EXEAT pour débloquer la situation et commencer à pouvoir accorder des INEAT.

Nous avons sur le département 49 demandes d’INEAT et 59 demandes d’EXEAT. Nous pouvons d’ores et déjà annoncer que très peu seront prononcés.

Dates des prochaines instances

CTSD : 25 juin 14 h 00 ou 3 juillet au matin

CDEN : 2 juillet

CAPD : 3 juillet 2012

Questions diverses

? AFFELNET

Le Recteur impose à toute l’Académie l’utilisation d’AFFELNET et la Directrice d’Académie compte bien suivre cette position.

Le SNUDI FO rappelle qu’AFFELNET est une expérimentation. Il appartient aux enseignants et aux directeurs d’utiliser ce dispositif s’ils le souhaitent. Certes Le Recteur et la DASEN sont des supérieurs hiérarchiques mais nos obligations s’appuient sur des textes réglementaires et aujourd’hui encore notre statut nous protège de toutes dérives.

Pour les directrices/eurs qui ne souhaitent pas utiliser AFFELNET vous pouvez renvoyer vos fiches de dérogations directement à La direction Académique.
Le Recteur veut généraliser AFFELNET aux écoles privées pour la rentrée 2012 ou 2013… On essaie d’imposer aux écoles publiques ce que l’on arrive pas à faire aux écoles privées ?

? Évaluations CE1/CM2

Le SNUDI FO demande des explications pour la remontée des résultats des évaluations suite au communiqué de presse du nouveau Ministre.

L’administration botte en touche et quand ça l’intéresse se cache derrière les décrets. Tant qu’un nouveau décret ne remplace le précédent les obligations de remontée s’imposent.

? Abandon du pré projet du mouvement

Le SNUDI FO souhaite prendre toute sa part dans la défense des droits des collègues. Son rôle est de contacter, de vérifier et de faire corriger les erreurs de l’administration, ou de proposer des règles plus justes et applicables à l’ensemble des collègues. C’est ce qu’on appelle un contrepoids destiné à freiner les abus et les prises de position de la DA sur nos propres revendications.

Depuis quelques années, la DA met en place des mécanismes tendant à minimiser l’action syndicale, le SNUDI FO n’aura de cesse de les dénoncer et de les combattre. Une fois les syndicats écartés ou intégrés dans les mécanismes de décision, ce sera la mort de notre statut et de notre école Républicaine.

Si les autres syndicats rejoignent FO lors de cette CAPD, il faut aussi rappeler que ces modifications découlent de la logique des accords de Bercy (accords sur la modernisation du dialogue social – sic ! – ) que seul FO a refusé de signer.