Aucune fermeture de classe,
annulation des suppressions de postes !
Il fallait s’y attendre : Avec 1 891 suppressions de postes dans les écoles, et plus de 1 000 postes réservés pour le développement des pôles d’appui à la scolarité (PAS*) qui entraîneront autant de fermetures de classes supplémentaires, c’est une véritable saignée qui frappe les départements :
Eure : 66 fermetures de classes, Gironde : 151 fermetures, Indre et Loire : 64 fermetures, Paris : 173 fermetures, Haute-Savoie : 63 fermetures, Seine-Maritime : 72 fermetures, Val d’Oise : 227 fermetures, Charente-Maritime : 55 fermetures, Finistère : 102 fermetures, Haute-Garonne : 150 fermetures, Orne : 33 fermetures, Puy-de-Dôme : 39 fermetures, Rhône : 290 fermetures, Yvelines : 175 fermetures, Yonne : 40 fermetures, Val de Marne : 168 fermetures, Mayenne : 25 fermetures, Bouches du Rhônes : 168 fermetures…
Que valent les conditions de travail des personnels et d’apprentissage des élèves face à la hausse de 6,7 milliards d’euros du budget militaire, face à la construction d’un nouveau porte-avions à 12 milliards ? De toute évidence, pas grand chose. L’avenir de la jeune génération est la cinquième roue du carrosse de ce gouvernement.
Dans le Lot-et-Garonne, nous ne connaîtrons que lundi prochain, à l’occasion du CSA-DS 1er degré la carte scolaire concoctée par l’IA-Dasen. Mais avec le retrait de 11,5 postes, à quoi il faut ajouter la ponction que va opérer la création de 6 nouveaux PAS, il faut dans notre département aussi s’attendre à une véritable saignée.
Les personnels et les parents d’élèves ne l’entendent pas de cette oreille
Dans le second degré, nos collègues, qui savent depuis fin janvier à quelle sauce ils vont être mangés, se mobilisent dans de nombreux collèges et lycées contre les conséquences de la suppression de plus de 1 300 postes. Ils étaient nombreux devant la DSDEN le 12 mars.
De premières informations ayant fuité, des mobilisations sont déjà engagées dans plusieurs écoles du département pour s’opposer à une fermeture de classe.
C’est le cas dans le RPI Puysserampion-Roumagne-Allemans du Dropt, où l’une des 5 classes est menacée. Les parents d’élèves ont organisé une journée « école morte » vendredi 20 mars. Les enseignants se sont mis en grève mardi 24 mars.
A l’école élémentaire E. Herriot de Marmande, les collègues sont en grève ce jeudi 26 mars. Les parents d’élèves se mobilisent à Montayral lundi prochain.
Vous lirez ICI l’appel intersyndical départemental
-> à se mobiliser « y compris par la grève » lundi 30 mars à l’occasion du CSA-SD avec rassemblement à 13 heures devant la DSDEN
-> à se mettre en grève le mardi 31 mars, dans le cadre d’un appel national.
(déclaration d’intention de grève le samedi 28 mars avant 23 h 59).
Ensemble, dans l’unité, exigeons :
Aucune fermeture de classe !
Annulation des suppressions de postes !
Création des postes de remplaçants et d’AESH à hauteur des besoins !
-> Le SNUDIFO47 invite les collègues à lui faire remonter toutes les informations, à se réunir dans leurs écoles pour établir leurs revendications et décider de l’action.
(*) Les PAS, rappelons-le, ne sont ni plus ni moins qu’un outil pour limiter les notifications MDPH et donc remettre en cause les droits des élèves en situation de handicap. D’ailleurs, le ministre Geffray, interrogé au Sénat sur les PAS ne cache pas leur objectif : il indique que dans les départements où ceux-ci ont déjà été mis en place, ils ont permis une diminution de 6% des notifications MDPH !