Tous en grève mardi 7 septembre 2010 pour le retrait du projet gouvernemental

Le gouvernement a rendu public son projet de loi :

? Âge légal de départ à la retraite fixé à 62 ans au lieu de 60 ans actuellement,

? Passage à 67 ans au lieu de 65 ans pour une retraite sans décote,

? Allongement de la durée de cotisation à 41 ans et demi,

? Augmentation du taux de cotisation de 7,85% en 2010 à 10,55% en 2020 pour les fonctionnaires engendrant une baisse immédiate de leur salaire et suppression de la possibilité de bénéficier de la « retraite mère de famille » pour les femmes ayant cotisé au moins 15 ans et eu trois enfants…

? Renégociation en 2018 avec un probable allongement des âges pivots.

Les confédérations CGT, FO, CFDT, CFTC et la FSU, SUD et l’UNSA appellent à la
grève le mardi 7 septembre, jour où le gouvernement soumet sa loi à l’Assemblée nationale.

Aujourd’hui le SNUDI FO :

? dénonce une réforme gouvernementale qui ne règle en aucune façon la
question du financement.

? estime que le projet gouvernemental n’est ni négociable ni amendable et
appelle tous les collègues à se mettre en grève le 7 septembre pour le
retrait de ce projet. [[le snudi fo 47 a demandé à rencontrer le SNUipp 47 pour envisager un appel commun à la grève du 7 septembre pour le retrait du projet de loi.]]

? invite les collègues à se réunir en assemblée générale dans les
établissements scolaires dès le jour de la prérentrée, mercredi 1er septembre
pour établir leurs revendications et préparer la grève.

40 ans c’est déjà trop !

Aucun allongement de la durée de cotisation

Retraite à 60 ans à taux plein

Maintien du code des pensions civiles pour les fonctionnaires avec 75% du
salaire des 6 derniers mois

Calcul sur les 10 meilleures années dans le privé, les 6 derniers mois dans le
public

Indexation des pensions sur les salaires

Retraites : déclaration de la Commission Exécutive Confédérale

La Commission exécutive confédérale se félicite du succès de la journée du 15 juin qui a rassemblé 70.000 manifestants à Paris, la plus importante manifestation FORCE OUVRIÈRE depuis longtemps. De ce point de vue le 15 juin est historique.

Ce résultat montre la détermination de FORCE OUVRIÈRE et marque, pour la Commission exécutive, la première étape d’une mobilisation indispensable pour obtenir le retrait du projet gouvernemental en matière de retraites.

La Commission exécutive confirme que ce projet est profondément injuste au plan social et inefficace au plan économique. Il se situe dans la droite ligne du plan d’austérité qui veut faire payer aux travailleurs une crise dont ils ne sont en rien responsables.

La Commission exécutive rappelle que FORCE OUVRIÈRE est opposée à tout report du droit à la retraite à 60 ans et ses conséquences, à tout allongement de la durée de cotisation, à toute remise en cause du code des pensions et revendique des ressources nouvelles pour le financement des retraites et de la pénibilité au travail dans le privé et dans le public, ce à quoi ne répondent pas les soi-disant ouvertures du gouvernement.

Face à un projet que le gouvernement affirme inamovible sur l’essentiel, la Commission exécutive approuve la décision du bureau confédéral de ne pas s’être rendu à une concertation alibi.

La Commission exécutive marque la détermination de Force Ouvrière à s’engager pleinement pour un retrait du projet gouvernemental et sa volonté de tout mettre en œuvre pour y parvenir.

Concernant les modalités d’action, la Commission exécutive confirme, compte tenu de l’expérience, que si les manifestations ne suffisent pas, la nécessité d’une journée de grève interprofessionnelle reste posée.

Pour la Commission exécutive, le mot d’ordre de retrait du projet gouvernemental permet de rassembler clairement les salariés et de solidifier une action commune. D’ailleurs, d’ores et déjà, au niveau local, dans des entreprises ou des administrations, un tel mot d’ordre permet une action commune ou conjointe. Ce qui est possible localement doit l’être nationalement.

La Commission exécutive appelle ses structures à militer, expliquer et convaincre à tous les niveaux pour qu’une telle action commune puisse se généraliser à la rentrée. C’est ce que FORCE OUVRIÈRE expliquera aux autres syndicats lors de la réunion du 29 juin.

Adoptée à l’unanimité.

Retraites : unité pour le retrait !

Le 15 juin à Paris, à l’appel de Force Ouvrière, 70.000 manifestants pour exiger le maintien de la retraite à 60 ans, le retour aux 37,5 annuités pour tous et la suppression de la décote, pour exiger le maintien du code des pensions avec le calcul sur les 6 derniers mois.

70.000 manifestants pour exiger la retrait pur et simple du projet de réforme sur les retraites, pour exiger la grève interprofessionnelle pour bloquer le pays dans l’unité sur une revendication simple et urgente : RETRAIT !

Force Ouvrière a montré sa détermination , par la mobilisation de ses adhérents et de ses militants, à s’opposer à toute nouvelle remise en cause de nos régimes de retraites. Ce n’est que le début.

Ce n’est pas un cavalier seul de FO comme les médias voudraient le faire croire.

Nous n’opposons pas ceux qui ont fait grève le 27 mai, ceux qui ont fait grève le 15 juin, ceux qui feront grève le 24 juin… De nombreux adhérents de FO manifesteront sûrement le 24 juin pour exprimer leur refus du recul de l’âge de départ à la retraite, de l’allongement de la durée de cotisation, de la remise en cause du code des pensions des fonctionnaires.

Il ne faut pas reproduire les mêmes erreurs qu’en 2003.

FO, en tant qu’organisation syndicale, ne peut pas signer un appel commun, celui du 24 juin, qui accepte implicitement l’allongement de la durée de cotisation ou la remise en cause du code des pensions.

FO ne peut pas signer un communiqué commun qui ne propose pas la grève interprofessionnelle, pour bloquer le pays, pour imposer le retrait du projet de réforme des retraites.

Pour FO, l’unité doit se construire sur les revendications des salariés.
– Quel enseignant peut accepter de travailler 41,5 années alors qu’il débute en moyenne à 26 ans ?
– Quel salarié peut accepter la double peine de l’allongement de la durée de cotisation associée à la décote ?
– Quel fonctionnaire peut accepter une baisse de son salaire net de 5% (augmentation de la cotisation retraite), une baisse supplémentaire de sa pension de 15% (calcul sur les 10 dernières années) ?

L’exigence commune de tous les salariés, du public et du privé, est le retrait du projet de réforme des retraites dans l’unité.

Comment construite l’unité pour le retrait ?

En prenant position, école par école, entreprise par entreprise, et proposer systématiquement aux syndicats des appels communs unitaires pour exiger clairement le retrait du projet de réforme de nos retraites.

Exemple de prise de position, que vous pouvez modifier selon vos revendications :
Nous, enseignants, EVS, AVS, personnels municipaux dans l’école … nous disons : Pas touche à nos retraites !
-Pas de report de l’âge de départ
-Aucun allongement de la durée de cotisation
-Pas de remise en cause de nos pensions, de notre caisse de retraite

Pour casser nos retraites, le gouvernement soumet sa loi à l’Assemblée Nationale à partir du 7 septembre.

Début septembre, un appel à la grève interprofessionnelle est indispensable pour imposer le RETRAIT du projet de loi.

Nous sommes prêts.

EVS : 62 licenciements le 30 juin !

Le SNUDI 47 a en charge plusieurs dossiers d’EVS en CAE, qui arrivent au terme de leur contrat (24 mois maximum). Parmi eux certains ont une reconnaissance de travailleur handicapé ce qui leur permettrait de prolonger 36 mois supplémentaires leur emploi avec le nouveau CUI (en vigueur depuis le 1er janvier 2010) qui remplace le CAE.
Malheureusement le législateur n’a pas explicitement prévu la transformation du CAE en CUI en fin de droit et cette prolongation est refusée par l’IA.
Pour ces salariés précaires cela veut dire le retour au chômage, aux minimas sociaux, à la misère…

Ce sont donc 62 EVS, qui ont parfaitement rempli les missions qui leur ont été confiées, qui sont en fin de contrat le 30 juin.

Le SNUDI 47 a défendu leur renouvellement à l’IA, à Pôle Emploi, au Rectorat…
Pas de réponse positive pour l’ensemble, mais une nouvelle possibilité pour certains : les CAE en fin de contrat peuvent postuler sur un nouveau CUI à la condition de changer de fonction.
En clair, un EVS-h (qui s’occupe d’un enfant handicapé) en fin de CAE peut immédiatement postuler sur un poste d’EVS administratif en CUI ; Un EVS administratif peut postuler sur un poste d’EVS-h.
L’IA nous a confirmé cette possibilité ce vendredi 18/06.

Cette possibilité, décrite dans une note du Rectorat du 1er février 2010 à l’intention des IA, que nous avons eu beaucoup de mal à obtenir, est donc connue depuis plusieurs mois.
Le problème qui se pose maintenant est que la plupart des IEN ont déjà recruté les EVS administratifs nécessaires : il ne reste donc que peu de possibilités pour les EVS-h en fin de contrat…
Le SNUDI 47 va étudier toutes les possibilités de recours pour les EVS qui ne pourront pas bénéficier d’un CUI en raison de ce manque d’information.

Le SNUDI FO invite tous les EVS en fin de contrat à nous contacter en urgence pour étudier toutes les possibilités de bénéficier d’un nouveau contrat CUI ou de faire un recours pour faire annuler la fin du contrat.

AVS : un transfert sur des emplois d’EVS

Pour l’année 2010/2011, le Rectorat à décidé la suppression de 10 Équivalent Temps Plein (ETP) de postes d’AVS dans le Lot et Garonne.

Immédiatement informés, les syndicats FSU, CGT, FO, UNSA et CFDT ont été reçus par l’IA le mercredi 16 juin avec 2 AVS.

L’IA a confirmé et a précisé que cette mesure concernait tous les départements de l’académie, proportionnellement à leur effectif.
Une quinzaine d’AVS ne sont donc pas renouvelés en Lot et Garonne alors que leur contrat les autorisait à prolonger une ou plusieurs années supplémentaires.

Ces 10 ETP sont « compensés » par le recrutement des postes d’EVS-h nécessaires…

Les AVS sont des contrats publics, renouvelables jusqu’à 6 ans, qui peuvent être à temps plein.
Les EVS sont des contrats de droits privés, de 20h maximum, de 24 mois maximum. Pour les nouveaux CUI signés dans le département, l’employeur leur impose des emplois du temps de 24h… payés 20h (le SNUDI FO conteste par ailleurs cette interprétation et intervient auprès de l’employeur) !

L’objectif est clair : faire des économies budgétaires, dans le cadre bien connu de la réduction des déficits publics.

Ceci dit c’est une première : les AVS sont licenciés purement et simplement avant d’avoir pu aller au bout de toutes les possibilités de renouvellement de leur contrat.

Cette année ce sont 10 ETP supprimés, à terme c’est le transfert pur et simple des AVS, contrat de droit public, vers les EVS, contrat encore plus précaire de droit privé (CUI).

Pour ces AVS, pour les enfants handicapés dont ils ont la charge, les conséquences sont dramatiques :
une jeune femme enceinte de 7 mois est sur la liste,
un AVS ne pourra pas payer son loyer pendant l’été,
il avait fallu 3 mois pour qu’un enfant puisse communiquer avec l’AVS, il ne parle à aucun autre adulte : à la rentrée prochaine il faudra tout recommencer,
une AVS avait appris le braille pour s’occuper d’une enfant non voyante…

Et cela uniquement pour des économies dérisoires au regard du budget du Rectorat de Bordeaux !

Nous invitons tous les AVS concernés à contacter immédiatement les syndicats FSU, CGT, FO, UNSA ou CFDT pour étudier toutes les possibilités juridiques de contester cette fin de contrat.

Retraites : le code des pensions remis en cause !

Le gouvernement vient d’annoncer un plan de réduction de 100 milliards d’euros des déficits publics. Pour satisfaire les « marchés financiers » il s’attaque aux retraites des salariés du privé et du public et, dans le même but, il a décidé d’accélérer brutalement la mise en œuvre de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) avec ses dizaines de milliers de fermetures de postes.

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Retraites : Bulletin Spécial du SNUDI FO 47

FO informe, FO explique, FO agit :

Grève interprofessionnelle le 15 juin

Manifestation nationale à Paris

– Pour le maintien du code des pensions,
– Contre l’allongement de la durée de cotisation,
– Contre le recul de l’âge légal.

Parmi les pistes annoncées ce lundi par le gouvernement pour la réforme des retraites, on note en particulier :

– la hausse de l’âge légal du départ à la retraite ;
– l’augmentation de la durée de cotisation ;
– la taxation des revenus du capital ;

Les 2 premiers points ne sont une surprise pour personne. Pour FO il n’en est pas question et nous manifesterons à Paris le 15 juin pour le réaffirmer clairement.

Quant au dernier point, nous rappelons que de 1980 à 2006, les cotisations patronales, hors exonérations, ont baissé de 4,24 points (passant de 34,62 % à 30,38 %). Ce qui représente un manque à gagner de 17 milliards d’euros par an pour la Sécurité sociale !

Prétendre taxer le capital sans commencer par rétablir les cotisations patronales à leur niveau antérieur, c’est se moquer du monde.

Le gouvernement insiste sur le fait qu’il n’envisage pas de baisser les pensions… Mais le rallongement de la durée de cotisation et le recul de l’âge légal baissent automatiquement les pensions !

Il n’y a qu’à se rendre compte de l’effet de la réforme Fillon de 2003 (p.6 de notre bulletin) pour s’en convaincre.

Quant à la remise en cause du code des pensions : le gouvernement précise que les règles de retraite spécifiques dans la fonction publique ne sauraient être considérées comme intangibles…

À FO, nous n’aurons de cesse de démonter tous les faux arguments avancés pour justifier une réforme des retraites qui aura des conséquences dramatiques pour tous les salariés.

Informer, expliquer pour que chaque salarié puisse se faire sa propre opinion : c’est l’objectif du bulletin spécial retraites (ci-joint et envoyé dans chaque école) que nous vous invitons tous à lire et à faire lire.

Pour l’instant il n’y a que FO qui justifie et argumente ses positions. Les autres syndicats se contentant d’appeler à des journées d’actions sans grève franche, sans revendications claire et sans explications.

Certains, comme l’UNSA, n’hésitant pas à sombrer dans la démagogie en affirmant que FO fait le jeu du gouvernement en décidant d’appeler seuls, clairement, à une journée de grève interprofessionnelle et à une manifestation nationale à Paris pour exiger le maintien du code des pensions, pour refuser la hausse de la durée de cotisation et le recul de l’âge légal.

Il serait plus constructif de la part de l’UNSA, et plus explicite pour les salariés, de formuler ses revendications précises en matière de retraites, en particulier sur la durée de cotisation ou le financement.

Le problème, ce n’est pas la position de FO : ce sont les projets du gouvernement et le soutien de la CFDT à cette réforme ! (p.4 de notre bulletin) Ce sont les multiples journées d’actions, sans grève franche et sans revendications claires, avec la CFDT.

Défendez clairement vos revendications,

défendez les retraites le 15 juin !

Soutenez la manifestation nationale à Paris le 15 juin !

Retraites : Appel de la Fédération FO de l’Enseignement pour le 15 juin

Comme tous les fonctionnaires, comme tous les salariés, les personnels de l’Education nationale, de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche, de la Culture et de la formation professionnelle subissent de plein fouet la RGPP et ses suppressions massives de postes : 100 000 en 3 ans dans la Fonction publique de l’Etat dont 30 000 dans la seule Education nationale !

Avec la réforme du lycée, la masterisation du recrutement des enseignants, c’est aux statuts des personnels et aux missions du service public que les ministres s’attaquent.

Les conditions de travail deviennent insupportables.

-L’école publique est en danger, l’université est en danger, tous les services publics sont en danger mais pour les financiers et le gouvernement, la RGPP, ce n’est pas assez. Comme en Grèce, il leur faut franchir un cap. Pour aller plus loin, le gouvernement et les marchés doivent maintenant s’attaquer aux retraites, au cœur des droits conquis par les salariés du public comme du privé.

-Voici comment dans le journal Le Monde en date du 4 mai 2010, Christine Lagarde, ministre de l’économie répond à la question « Comment réduire la dépense ? » :

« En poursuivant la révision générale des politiques publiques et en respectant absolument la règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Ce sont des réformes structurelles de fond, comme la retraite ».

Pour le gouvernement la « réforme » des retraites est la mère de toutes les réformes.

La bloquer, c’est pouvoir arrêter toutes les autres !


– Pour le maintien du droit à la retraite à 60 ans à taux plein
– Contre l’allongement de la durée de cotisation
– Pour le maintien du Code des pensions civiles et militaires de l’Etat (montant de la pension des fonctionnaires de 75% du salaire des 6 derniers mois d’activité)
– Contre la décote

Le 15 juin, tous en grève !

Le 15 juin, tous à Paris !