c’est par la grève, par la grève jusqu’au retrait qu’il sera possible de faire reculer le gouvernement

La FNEC FP–FO a participé hier après-midi 13 octobre à la réunion des fédérations syndicales de l’Education nationale convoquée par la FSU dans ses locaux.

La FNEC FP–FO a proposé d’adopter une déclaration pour le retrait ou l’abandon du projet de loi sur les retraites et d’appeler à tenir des assemblées générales et à réunir ainsi à tous les niveaux les conditions de la reconduction de la grève pour le retrait.

À cette étape et bien que par centaines de milliers les enseignants aient participé aux journées de grève et aux manifestations ces dernières semaines, les responsables des organisations présentes (FSU, SGEN-CFDT, SE-UNSA, FAEN, SUD Education, FERC-CGT) n’ont pas souhaité répondre positivement à la proposition de Force Ouvrière.

À cette proposition les responsables de la FSU et du SGEN-CFDT et du SE- UNSA ont refusé de s’associer pour la raison que les propositions de FO ne « feraient pas l’unanimité ».

Ils ont proposé d’autres formes d’actions centrées sur le budget et ont confirmé qu’ils participeraient à la journée d’action du 16 octobre sur les retraites.

La FNEC FP–FO reste persuadée que, aussi puissantes soient-elles, les manifestations ou les actions diversifiées ne feront pas reculer le gouvernement. Ce qui s’exprime à tous les niveaux c’est que c’est par la grève, par la grève jusqu’au retrait qu’il sera possible de faire reculer le gouvernement.

D’ores et déjà des secteurs entiers, dans le public comme dans le privé, rentrent en grève : SNCF, transports, territoriaux, raffineries, hôpitaux, équipement, métallurgie, …

Pour la FNEC FP–FO, c’est dans ce mouvement que les enseignants veulent et doivent se situer, dans ce mouvement de grève interprofessionnelle, de grève pour le retrait.

Déjà dans de très nombreux départements, des assemblées se tiennent avec les organisations syndicales et décident d’appeler à la tenue de réunions dans les lycées, les écoles, les services, les universités pour décider la grève.

La FNEC FP–FO considère que dans l’unité la plus large, pour le retrait de la réforme, il faut multiplier ces assemblées et réunions à tous les niveaux.

En toute connaissance de cause, la FNEC FP–FO appelle ses syndicats et sections, ses militants et adhérents à préparer et à participer aux assemblées générales, à les convoquer dans l’unité la plus large, à y proposer et à y décider la grève maintenant, à se mettre en grève pour faire reculer le gouvernement.

Réussir le 12 octobre et reconduire la grève

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Il n’y a plus lieu de tergiverser.

La grève et les manifestations du 12 doivent être les plus massives possibles. Le gouvernement s’obstine dans son projet de loi sur les retraites, projet de loi qui représente pour chacun d’entre nous de fortes diminutions de nos futures pensions.

Dans ces conditions, nous pouvons faire le calcul : si nous reconduisons la grève, nous prenons certes le risque de perdre des sommes importantes, mais, grâce à cette grève, nous pouvons faire reculer le gouvernement. Cette perte de salaire serait alors un faible investissement par rapport à ce que nous aurons gagné.

C’est pourquoi nos organisations considèrent qu’il faut poursuivre la grève après le 12 octobre, pour exiger le retrait de ce projet de réforme des retraites et obtenir l’ouverture de négociations pour une autre réforme des retraites par répartition.

Il faut se réunir ce jour-là pour le décider ensemble.

Les salariés d’autres secteurs ont déjà annoncé leur intention de poursuivre après le 12.

C’est le moment d’agir tous ensemble.

Il est indispensable qu’un maximum de collègues participent le 12 octobre :
– à l’AG interprofessionnelle qui se tient à Agen après la manif à la rotonde du stadium
– aux AG Éducation : Agen, IUFM, 15 heures ; Tonneins, Salle Tapol, 10 heures

La FSU 47, le SNUDI FO, la CGT Éduc’Action 47 décident d’appeler à la grève le 12 octobre et à la reconduire dès le 14.
[[Dans le premier degré, les collègues des écoles doivent envoyer leur déclaration d’intention pour les 12, 14, 15, 18, 19, 21 et 22 octobre.]]
[[Des préavis de grève reconductible ont été déposés nationalement à partir du 12 octobre.]]

Le 12 octobre : Grève, Manifestations, Assemblée Générale

Depuis des mois, nous exigeons le retrait du projet de loi sur les retraites et nous affirmons que pour faire reculer le gouvernement seule la grève interprofessionnelle jusqu’au retrait permettra de créer le rapport de force nécessaire : les journées saute-moutons ayant montré toute leur inefficacité ces dernières années.

Nous nous félicitons que des syndicats CGT, CGC, UNSA, CFDT, Solidaires à la RATP, à EDF, à la SNCF, à Marseille rejoignent la position de FO.

Si nous n’en sommes pas encore là dans le département, nous continuons à travailler pour la construction d’un rapport de force passant par la grève reconductible jusqu’au retrait.

Le SNUDI FO revendique :
le maintien du départ à 60 ans à taux plein
le retour à 37,5 annuités pour tous, public et privé
la suppression de la double peine de la décote
le maintien des 10 meilleures années dans le privé et des 6 derniers mois dans le public
le maintien du code des pensions

Le 12 octobre, faites grève, manifestez, participez aux AG !

NI AMENDABLE,NI NÉGOCIABLE

RETRAIT DE CETTE RÉFORME !

Manifestations :

Agen, 10h, place de la Préfecture

Marmande, 15h, Esplanade du Maré

Assemblée Générale Éducation Nationale : Agen, 15h, IUFM

Lettre ouverte aux syndicats de salariés de Lot et Garonne

À la suite de l’intersyndicale nationale du 24 septembre, dont les décisions ne nous satisfont pas, le SNUDI FO 47 s’adresse à vous pour débattre d’autres perspectives.

Que combattons-nous ?

Une réforme qui érige en loi le triple vol de nos retraites.

Premier vol : de 1992 à 2008 les patrons ont été exonérés de 255 milliards d’€uros. Ces exonérations ont été partiellement compensées par l’État à hauteur de 225 milliards. Il manque donc à la Sécu 30 milliards. Cet argent c’est le nôtre, c’est notre salaire différé.

Deuxième vol : L’État compense, pas en totalité, ce qu’auraient dû verser les patrons, avec nos impôts

Troisième vol : Avec cette réforme le gouvernement veut combler ce « déficit » en baissant nos retraites, en allongeant la durée de cotisation.

Et dans le même temps, 47 milliards d’€uros de bénéfices pour les entreprises du CAC40 en 2009, 700 millions d’€uros reversés aux plus riches avec le bouclier fiscal, 6 milliards pour la loi TEPA…

Prendre l’argent aux salariés pour le donner aux plus riches… Quel syndicat peut accepter cela ?

Obliger le gouvernement à retirer cette réforme des retraites, c’est l’obliger à ne pas obéir aux injonctions des marchés financiers, c’est remettre en cause les exonérations patronales, proposer d’augmenter les salaires et de créer les emplois nécessaires dans tous les secteurs pour pérenniser notre système de retraites par répartition.

Notre responsabilité est grande vis-à-vis de tous les salariés et de tous les jeunes.

Est-ce que des manifestations le samedi ou des grèves tous les 15 jours peuvent faire reculer le gouvernement ?

Le rapport de force nécessaire exige une grève interprofessionnelle nationale, pour bloquer le pays, pour obtenir le retrait de cette réforme des retraites, comme en 1995.

Pour une enquête qui leur a été proposée pendant la manifestation à Agen du 23 septembre, à la question « Qu’est-ce qui est nécessaire selon vous pour obtenir l’abandon de la réforme ? », les manifestants ont répondu quasi-unanimement « grève reconductible ».

Et ce n’était pas FO qui était à l’initiative de cette enquête.

C’est le blocage du pays par la grève dans tous les secteurs professionnels qui fera reculer le gouvernement.

Pour notre part, avec notre Fédération et notre Confédération, nous y sommes prêts et nous pensons qu’il revient aux syndicats d’y appeler dans l’unité, dans la situation favorable qu’est l’état d’isolement dans lequel s’est mis le gouvernement par la politique qu’il mène et par toutes les affaires qui l’éclaboussent et le déconsidèrent.

Ne pouvons-nous pas, en notre âme et conscience, affirmer que nous sommes prêts à créer le rapport de force nécessaire, à décider que cette réforme ne doit pas passer ?

Ne pouvons-nous pas répondre, dans l’unité, à la demande de l’immense majorité des manifestants ce 23 septembre qui demandent la grève interprofessionnelle jusqu’au retrait ?

Nous vous proposons d’en discuter, et de mettre cette proposition en débat dans nos instances, intersyndicales, assemblées générales, qui se réuniront dans les prochains jours.

Stratégie de la défaite à travers les appels aux processions le samedi et les grèves locales minoritaires OU Appel à la grève interprofessionnelle nationale jusqu’au retrait ?

La FNEC FP-FO se félicite que par millions, en grève et en manifestations, les salariés de tous les secteurs professionnels ont clairement et massivement exprimé qu’ils n’entendent pas céder face au gouvernement sur leurs revendications concernant les retraites.

Ils l’ont fait dans des conditions difficiles et en dépit du fait qu’ils ont dû attendre deux semaines pour donner suite à l’immense mobilisation du 7 septembre alors même qu’ils étaient disponibles, notamment dès le 15 septembre, jour du vote de la loi Woerth par l’assemblée nationale.

Les salariés ne veulent pas de la réforme Woerth, ni du report de 60 à 62 ans de l’âge légal de départ, ni de l’allongement sans fin du nombre d’annuités, ni de la remise en cause du code des pensions civiles et militaires.

Ils veulent le retrait pur et simple de la réforme Woerth, son abandon, sa suspension !

Ce mot d’ordre de retrait est plus que jamais celui qui rassemble les salariés de tous les secteurs.

La FNEC FP FO approuve la confédération FO qui propose que cette exigence soit le socle de l’action commune des confédérations.

Au lendemain des immenses manifestations du 23 septembre, la FNEC FP FO réaffirme que ni les journées d’action à répétition, ni les manifestations le samedi ou le dimanche, ni les actions originales de tous ordres, ni les actions locales diversifiées ne feront reculer le gouvernement.

C’est la grève, seule la grève interprofessionnelle qui fera reculer le gouvernement qui arrachera le retrait.

La FNEC FP FO approuve la proposition réaffirmée de la confédération Force Ouvrière à toutes les confédérations de décider 24 heures de grève interprofessionnelle pour le retrait de la réforme.

La puissance des manifestations illustre la volonté des salariés d’obtenir satisfaction ; pour autant la FNEC FP FO réaffirme que les manifestations, aussi puissantes soient-elles ne permettront pas d’obtenir satisfaction. C’est maintenant qu’il faut décider la grève, la grève jusqu’au retrait de la
réforme Woerth-Fillon.

C’est pourquoi, la FNEC FP FO s’adresse à nouveau aux autres fédérations du secteur de l’enseignement, de la culture et de la formation professionnelle : « Vous ne pouvez plus esquiver ce problème, nous vous proposons à nouveau de nous rencontrer au plus vite pour prendre toutes les dispositions en ce sens et exprimer immédiatement la volonté de toutes nos fédérations d’aller à la grève interprofessionnelle unie jusqu’au retrait ».

La FNEC FP FO appelle ses syndicats à tous les niveaux à se rapprocher des autres organisations syndicales et à convoquer des assemblées générales de salariés dans les établissements, les écoles, les services, pour discuter de ces propositions.

La FNEC-FP-FO exige le maintien des 14 000 EVS menacés de suppression.

En application du plan gouvernemental d’économie budgétaire de 10 milliards sur les deux années à venir, la Délégation Générale à l’Emploi et à la formation professionnelle a adressé le 8 juillet 2010 à tous les préfets une instruction relative à la programmation des contrats aidés pour 2010.

Cette dernière indique que « cette mobilisation s’inscrit dans un cadrage budgétaire contraint ». Ainsi l’Inspecteur d‘académie du Maine et Loire précise dans sa note aux directeurs d‘école que le nombre de contrats aidés dans l’Education nationale est ramené de 52 000 à 38 000 en 2011 soit 14 000 emplois d’EVS supprimés.

Cette mesure se traduit par l’arrêt immédiat de tout recrutement ou de renouvellement de dizaines, de centaines d’emplois aidés (EVS CAE) dans chaque département : 128 suppressions dans le Tarn, 420 dans le Val d’Oise, 200 en Haute Garonne, 350 dans les Bouches du Rhône, 90 dans la Drôme, 300 en Haute Loire…

Des personnels contractuels apprennent ainsi qu’ils sont brutalement renvoyés au chômage, des centaines d’écoles vont être totalement désorganisées, les conditions de travail des directeurs encore davantage dégradées.

Dans le Tarn, 150 CAE et directeurs se sont réunis avec les syndicats le 15 septembre et se sont rassemblés devant l’Inspection Académique dès le 16 septembre pour exiger le maintien de tous les emplois aidés.

Force Ouvrière, qui a été reçue au cabinet du ministre le 17 septembre, a demandé l’annulation de ces mesures et qu’aucun contractuel ne soit mis au chômage.

Le cabinet du ministre s’est limité à confirmer l’information. Dans l’incapacité de fournir un chiffrage national et des informations sur la répartition académique de ces suppressions le représentant du ministre s’est refusé à tout commentaire renvoyant la responsabilité au niveau interministériel.

Il a toutefois précisé que la priorité sera donnée au maintien des emplois aidés pour l’aide à la scolarisation des élèves en situation de handicap (EVS à mission AVS-i) au détriment de l’aide administrative aux écoles.

La revendication constante de la FNEC-FP-FO, depuis la création des emplois aidés (EVS AVS), de transformation de tous les emplois contractuels en emplois statutaires à temps plein de la Fonction publique se trouve à nouveau pleinement confirmée.

Seul le statut est à même de préserver les personnels des aléas des politiques de rigueur budgétaire.

La FNEC FP-FO intervient avec les personnels concernés auprès des Inspecteurs d’Académie, des recteurs et auprès des préfets en relation avec les Unions départementales Force Ouvrière pour exiger le maintien des 14 000 emplois aidés (CAE, EVS).

Supprimer quelques niches pour ne pas réformer globalement le chenil fiscal

A quelques jours de la présentation du budget 2011, le Premier ministre et son gouvernement continuent d’annoncer au compte-gouttes, chaque jour, sans aucune cohérence et parfois de façon contradictoire, des mesures de suppressions ou de réductions de niches fiscales et sociales.

Force Ouvrière constate que les dépenses fiscales visées concernent essentiellement les salariés et les ménages (classes moyennes et précaires). Les entreprises et les plus aisés restent protégés et certaines niches les concernant ne sont même plus comptabilisées en tant que telles. Ainsi, l’exonération d’impôt sur les plus-values réalisées lors de la vente d’une filiale par une entreprise (dite « niche Copé »), n’est pas comptabilisées alors qu’elle a privé le budget de l’Etat de près de 26 milliards d’euros depuis sa création en 2007 !

Pour Force Ouvrière, les niches fiscales remettent en cause le principe républicain d’égalité devant l’impôt posé par l’article 13 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 qui veut que la « contribution commune » soit « également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés ». A fortiori lorsqu’elles existent sans autre justification que de favoriser les plus riches et les lobbies du capital.

La multiplication de telles mesures dérogatoires, favorisant les intérêts particuliers au détriment de l’intérêt général a trop souvent tenu lieu de politique depuis plusieurs années, et de façon accélérée depuis 2007. Par exemple, le crédit impôt recherche (6 Mds € en 2010) se substitue à une véritable politique publique en faveur de l’industrie et de la recherche.

Les 468 niches participent au mitage de l’impôt sur le revenu, attaqué de toutes parts : réduction des taux d’imposition, réduction du nombre de tranches, bouclier fiscal, exonérations multiples et variées. Le montant des niches (140 Mds € par an selon la cours des comptes) dépasse le rendement net de cet impôt qui couvre à peine les intérêts de la dette, versée par l’Etat aux marchés financiers. En réduisant ainsi l’impôt des plus riches, le gouvernement permet aux plus favorisées d’acheter des titres de la dette publique, porteurs d’intérêts avec les sommes ainsi économisées.

L’impôt sur le revenu progressif est le plus juste et le plus redistributif des outils fiscaux, c’est la raison pour laquelle il doit être réhabilité et remis au centre de la fiscalité dans le cadre d’une grande réforme fiscale, que Force Ouvrière revendique avec détermination

Retraites : Tous en grève le 23 septembre pour le retrait !

RETRAIT !

Pour Force Ouvrière, le retrait du projet de réforme des retraites est indispensable :

? Pour préserver le droit à la retraite à 60 ans à taux plein

? Pour bloquer tout allongement de la durée de cotisation et revenir aux 37,5 annuités

? Pour maintenir le système solidaire de la répartition et revenir au calcul sur les dix meilleures années dans le privé

? Pour maintenir le code des pensions et le calcul sur les six derniers mois dans le public

? Pour supprimer la décote.

? Pour refuser la diminution des salaires, la remise en cause des avantages familiaux et de la garantie du minimum de pension des fonctionnaires, prévues dans le cadre de cette réforme.

? Pour imposer la reconnaissance de la pénibilité du travail et l’ouverture des droits au départ anticipé avant 60 ans.

? Pour revaloriser les pensions

Emplois, salaires, retraites : tout est lié.

Défendre nos retraites, c’est défendre l’emploi et les salaires

? Reculer l’âge de départ en retraite de 2 ans, c’est 1,4 millions de chômeurs supplémentaires.

? 1 Million de chômeurs en plus, c’est 3 Milliards de cotisations en moins.

? Augmenter les salaires de 10%, c’est 6,5 Milliards de cotisations en plus.

? Les exonérations patronales non compensées par l’État s’élèvent à 30 Milliards depuis 1992

? La somme des exonérations accordées aux patrons depuis 1992 s’élève à 256 Milliards !

Pour financer le retour à une retraite à 60 ans avec 37,5 annuités pour tous et sans décote, il faut :

? Supprimer les exonérations patronales

? Augmenter les salaires de 10% minimum

? Créer les emplois nécessaires dans tous les secteurs

Tous en grève le 23 septembre !

À l’appel de tous les syndicats

Manifestations :

AGEN – 10h – Place de la Préfecture

MARMANDE – 14h30 – Esplanade de Maré

Déclaration individuelle de grève à envoyer lundi soir au plus tard (modèle en pièce jointe)