Nous sommes tous des professeurs de Berlaimont

« La mise en garde à vue d’un professeur, pour avoir giflé un élève qui l’avait traité de « connard », au collège de Berlaimont (Nord), est inacceptable. Nous partageons l’émotion générale suscitée par cet événement et nous l’avons dit au Ministre de l’Education nationale, lundi dernier » déclare François CHAINTRON, secrétaire général de la FNEC FP FO « Nous sommes totalement solidaires de notre collègue, qu’on a tenté par la suite de déconsidérer, et nous exigeons le retrait de toute poursuite et l’application de l’article 11 du statut en matière de protection des fonctionnaires. »

« Moi-même – poursuit François CHAINTRON –, placé dans la même situation, en tant que professeur de collège, j’aurai réagi de la même façon que notre collègue de Berlaimont. C’est ce que pense l’immense majorité d’enseignants, de parents et d’élèves. Depuis quand un adulte, un professeur qui se fait respecter est-il coupable ? Un ancien ministre de l’Education nationale n’a-t-il pas eu les faveurs des media quand il l’a fait publiquement lors de la dernière campagne électorale? »

« Oui, comme l’analyse le professeur Marcel Rufo, pédopsychiatre, dans le Journal du Dimanche, il y a quelque chose de « pourri », notamment dans notre Education nationale victime de décennies de contre-réformes fondées sur la défiance à l’égard des enseignants « coupables » de transmettre des connaissances et à l’égard de leur statut qui devrait leur assurer la protection contre toutes les pressions. »

La FNEC FP FO soutient les initiatives prise dans le Nord et au delà, par les syndicats FO, avec d’autres et avec les personnels non seulement pour l’abandon de toute poursuite, et contre toute sanction mais aussi pour que le ministère lui apporte toute la protection nécessaire.

Montreuil, le 5 février 2008

EVS-AVS : renouvellement du contrat pour tous, intégration dans la fonction publique

Une délégation de la Fédération Force Ouvrière de l’Enseignement et de la Culture a été reçue par le Ministre, monsieur DARCOS, le mardi 29 mai 2007. « À la question posée par la délégation pour l’avenir des personnels AVS et EVS, le ministre a indiqué qu’il pensait pouvoir annoncer prochainement de bonnes nouvelles sur la prolongation de leurs contrats fin juin. Une circulaire interministérielle serait en passe d’être publiée très prochainement. »

La réponse tarde à venir… et certains Inspecteurs d’Académie tentent d’organiser le non renouvellement des contrats en tentant de transformer les directeurs d’école en DRH.
Ainsi, l’Inspecteur d’Académie de l’Eure a envoyé dans les écoles une circulaire dans laquelle il écrit : « (…) dans le cas où vous auriez rencontré des difficultés avec celui-ci et que vous ne souhaitez pas le renouvellement de son contrat, vous m’en informerez en motivant votre demande, à l’aide du formulaire ci-joint. »
Le SNUDI FO rappelle que les directeurs ne sont pas des supérieurs hiérarchiques, des agents recruteurs ou des contremaîtres. Ils n’ont donc pas à répondre à l’enquête de l’Inspecteur d’Académie.

Le SNUDI FO soutient les revendications des EVS et des AVS :

Dans l‘immédiat, pour TOUS les EVS qui le souhaitent (quel que soit leur niveau de formation), renouvellement de leur contrat pour l‘année scolaire 2007/2008.

Une véritable formation professionnelle qualifiante, financée totalement par l’État, pour tout AVS (AE – droit public) et EVS (CAE, CAV – droit privé)

LA PÉRENNISATION DE CES EMPLOIS PRÉCAIRES PAR LEUR TRANSFORMATION EN EMPLOIS STATUTAIRES DE LA FONCTION PUBLIQUE À TEMPS COMPLET. Priorité pour tous les AVS et EVS actuels qui le souhaitent d’accéder à ces postes statutaires.

Versement par l’État de la prime de retour à l‘emploi (1000€) pour tous les EVS, même embauchés avant le 1er octobre 2006.

Pour les EVS : possibilité de cumuler intégralement le salaire avec les minima sociaux (ASS, RMI…) pendant les 3 premiers mois et versement de la prime forfaitaire de 150€ (pour 1 personne) ou 225€ (pour 2 personnes ou plus) du 4ème mois jusqu‘au 10ème mois. Annulation de tous les trop-perçus (CAF et ASSEDIC).

Pour les EVS : pendant leur contrat maintien de l‘intégralité de l’APL et/ou de l’API

Pour les AVS : contrat à temps plein pour toux ceux qui le souhaitent.

Pour les AVS ayant les 3 ans d‘exercice effectifs, possibilité d‘une VAE totalement financée par l’État.

Bénéfice de la prime de précarité à la fin du contrat pour tous les AVS et EVS (10% de la rémunération totale brute).

Pour les EVS : pas de jours de carence en cas de congé maladie.

Pour les AVS et EVS intervenant sur deux établissements, prise en charge des frais de déplacement pour au moins le déplacement vers l‘un des deux établissements.

Garde à vue d’une directrice d’école à Paris

La directrice de l’école maternelle de la rue Rampal (19ème) a été libérée après une garde à vue de 7 heures !

Le SNUDI-FO exige : « aucune poursuite judiciaire, aucune sanction administrative ! »

Les faits…

A la suite de l’intervention des forces de police aux abords des écoles du groupe scolaire Lasalle-Rampal en début de semaine, la directrice de l’école maternelle de la rue Rampal a été placée en garde à vue vendredi 23 mars à _ 9 heures.

Le motif d’inculpation serait « outrage et dégradation de biens publics en réunion ».

Pendant plus de 6 heures, notre collègue a été confrontée aux policiers qui l’ont mise en cause à la suite d’une opération de police qui visait une personne « sans papier » venue chercher sa nièce scolarisée à la maternelle.

Selon tous les témoignages, l’intervention des forces de police, pour disperser les parents qui s’opposaient à l’interpellation, fut d’une extrême brutalité : matraquages, gaz lacrymogène…

En tentant de protéger les enfants paniqués, notre collègue n’a fait que son devoir et il est inadmissible qu’elle ait été interpellée pendant 7 heures.
Si le Parquet de Paris a ordonné sa remise en liberté, elle n’en est pas moins menacée de poursuites judiciaires, une mise en examen pouvant être décidée ces prochains jours.

Le bureau du procureur a en effet indiqué que « Les suites à donner à la procédure seront déterminées ultérieurement, en fonction du résultat des investigations à venir ».

Intervention syndicale et déclarations des autorités…

Dès l’annonce de la garde à vue, le Secrétaire départemental du SNUDI-FO s’est rendu devant le commissariat du 19ème arrdt. où se rassemblaient plusieurs dizaines de collègues et de parents.

Sans succès, une délégation des syndicats présents (SNUDI-FO, SNUipp-FSU, SUD) a demandé à être reçue par le commissaire.
A 13h, le SNUDI-FO joignait M Ferrand, maire-adjoint chargé de la vie scolaire. Celui-ci répondit au syndicat qu’il était intervenu pour demander la libération de la collègue, que la mairie de Paris mettait à sa disposition une assistance juridique et que le Préfet de police serait « interpellé » lors du Conseil de Paris de lundi prochain.

De son côté, l’Inspecteur d’académie qui pourtant ne manque pas une occasion de dire qu’un directeur est responsable de son école 24 heures sur 24, donc y compris lors des « événements survenant en dehors de la période d’occupation scolaire » (cf. circulaire rectorale du 21/9/2006), souligne cette fois que les faits se sont déroulés « hors de l’école et hors du temps scolaire ».

Et quant au chef de Cabinet du recteur, il précise que dans ces conditions les autorités académiques n’ont pas à intervenir : « Si la directrice a commis un délit, le rectorat n’a ni à la soutenir ni à la protéger. C’est une citoyenne comme les autres. Elle doit assumer les conséquences de ses actes » (propos rapportés par la presse) !

Fallait-il que notre collègue refuse d’assister des enfants en danger en fermant les portes de l’école ?

Pour le SNUDI-FO 75, ces menaces et le refus d’accorder la protection (art. 11 du statut, loi du 13 juillet 1983) sont inacceptables, indignes !

Dans les écoles : indignation et colère…

En quelques heures, des écoles ont rédigé des textes de soutien, de nombreux collègues ont exprimé leur indignation sous toutes les formes possibles (mails, motions…).

Citons par exemple la lettre de protestation adressée au recteur par les 19 directeurs de la circonscription 18b Goutte d’or qui appellent « l’ensemble des directeurs parisiens à exprimer publiquement leur soutien aux enseignants, aux parents et aux élèves touchés par cette violence » :

« Monsieur le Recteur…

La Préfecture de Police de Paris garantissait à l’été 2006 qu’il n’y aurait pas d’interpellations de personnes supposées en situation irrégulière aux abords des écoles. Non seulement ces engagements n’ont pas été tenus, mais lundi 19 et mardi 20 mars des violences inacceptables se sont déroulées devant les écoles Lasalle et Rampal. Des parents, des élèves ont été bousculés, aspergés de gaz lacrymogène.

Le procédé de rafle est en lui-même odieux et aujourd’hui doublement insupportable quand il y mêle l’institution que nous représentons. Conscients que s’impose à nous un devoir de réserve en cette période électorale, nous ne pouvons néanmoins rester silencieux devant de tels procédés. Rester neutres face à l’intolérable est pour nous impossible.

Nous nous tournons vers vous pour que vous vous exprimiez sur ces méthodes d’une autre époque (…) »

Multiplier les prises de position

et se tenir prêt à réagir par la grève s’il le faut…

Avec l’Union Départementale des syndicats FO de Paris et la FNEC-FP-FO (cf. communiqué du 23 mars), le SNUDI-FO 75 appelle les collègues à multiplier les prises de position, les motions de soutien adressées au recteur, à l’IA, au ministre afin d’exiger qu’aucune poursuite ne soit engagée contre notre collègue Valérie Boukobza.

Au cas où des poursuites judiciaires (et/ou disciplinaires sur le plan administratif professionnel) seraient prises contre notre collègue, le SNUDI-FO mettrait tout en œuvre pour engager la mobilisation de toutes les écoles (contact immédiat avec les autres syndicats, appel à manifestation et s’il le faut à la grève).

Alerté par la Section de Paris, le Secrétariat national du SNUDI-FO intervient auprès du ministre de l’Education nationale.

Aucune poursuite judiciaire, aucune sanction administrative !

Organisation de la semaine scolaire

Le Snudi Fo a écrit à l’Inspecteur d’Académie sur la question de l’organisation de la semaine scolaire.

Olivier Harmel, Secrétaire Général de l’Inspection Académique et Martine Bossuet, Responsable de la Division Scolarité ont reçu une délégation du Snudi Fo composée de Christophe Attias, Denis Détienne et Mireille Mignard.

Vous pouvez télécharger ci-dessous le compte-rendu complet de l’audience au format PDF.

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Indemnité ZEP

Plusieurs PE2 ont saisi notre organisation syndicale à propos du versement de la prime ZEP lors de leur stage du même nom.

Il est évident qu’une prise en charge d’une classe dans une zone ZEP ouvre droit à une indemnité calculée proportionnellement au temps travaillé (une journée correspond à 1/30 de l’indemnité mensuelle). En effet cette indemnité est liée aux conditions de l’enseignement effectif dans la classe située en ZEP, à ce titre elle doit être accordée au PE2 qui ont la responsabilitéé de cette classe sur une période donnée.

Le Snudi Fo a contacté les services de l’Inspection Académique de Lot-et-Garonne pour obtenir l’assurance que ces primes seront bien versées à tous les PE2 qui ont participé à ce stage. Les journées effectuées dans une classe ZEP sont comptabilisée sur l’ensemble de l’année scolaire et seront payées, une partie en avril, l’autre partie en juillet.

Si en juillet vous n’avez pas perçu la totalité de vos journées en ZEP, contactez le Snudi Fo.

Titre de Transport

Le décret n° 2006-1663 du 22 décembre 2006 institue une prise en charge partielle du prix des titres d’abonnement hors Ile-de-France. Le syndicat constate que le gouvernement limite la mesure, tant au niveau du remboursement qu’au moyen de transport utilisé.

Les agents utilisant leur véhicule personnel, soit parce qu’ils travaillent en horaire atypique, soit parce qu’ils ne disposent pas de transports publics de voyageurs entre leur domicile et leur lieu de travail, en seront pour leurs frais. En refusant de prendre en compte, d’une part les contraintes qu’il impose à ses propres agents, d’autre part l’absence de transports en commun dans certaines zones, l’État crée, de fait, une inégalité de traitement entre les différents fonctionnaires. De plus, il limite le remboursement mensuel à un maximum de 51,75 €.

Dans la circulaire du 25 janvier 2007 relative à l’application du décret n°2006-1663 du 22 décembre 2006 instituant une prise en charge partielle du prix des titres d’abonnement, la condition exigée de la part des bénéficiaires est qu’ils soient abonnés aux transports publics de voyageurs et que cela corresponde à des déplacements effectués entre leur résidence habituelle et leur lieu de travail et qu’ils l’utilisent pour leurs déplacements « domicile–travail ».

Si vous empruntez régulièrement des transports publics entre votre domicile et votre lieu de travail (IUFM ou école), contactez le Snudi Fo.