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Syndicat des Instituteurs, Professeurs des Écoles, EVS et AVS
Mardi 14 juin Un million de manifestants à PARIS, au coude à coude pour exiger le retrait de la loi Travail.
Publié; le 17 juin 2016, mis à jour le 2 septembre 2016 | Eric Lafond

Plus de 650 bus, des dizaines de TGV, affrétés par les confédérations FO et CGT ont convergé depuis toute la France vers Place d’Italie. Un cortège long de plus de 4 km, des milliers de manifestants bloqués sur le périphérique.

Retrait !

C’est par centaines de milliers une nouvelle fois que travailleurs et militants de toutes professions ont fait bloc pour affirmer cette revendication. Le retrait, et rien d’autre ! C’est le mandat qui depuis le 9 mars unit les jeunes, les travailleurs avec leurs organisations FO, CGT, FSU, Solidaires, UNEF, FIDL, UNL.

Depuis des semaines, ce gouvernement manœuvre, réprime, espérant faire refluer cette puissante mobilisation qui se dresse contre un projet de loi de destruction des droits collectifs des travailleurs et de la jeunesse. Raté !
L’ensemble des cortèges qui défilaient jusque-là dans tout le pays s’est donné rendez-vous à Paris, ce mardi 14 juin. Cornes de brume, mégaphones, chœur des manifestants, pétards et fumigènes ont fait monter le ton de tous ceux qui sont vent debout contre la loi Travail. Il faut dire que les Unions régionales et départementales ont mis le paquet. Force Ouvrière a affrété deux cent cinquante cars et la CGT quatre cents. Sans compter les places de train réservées.

Les enseignants FO du Lot et Garonne étaient présents aux côtés des autres salariés. Dès 13 h 30, le défilé comptait déjà des centaines de milliers de personnes (bien serrées, souvent arrêtées de ce fait) et, à 16 h, il se déployait sur 5 kilomètres. Tant et si bien que, trois heures après le départ du carré de tête, les derniers cortèges encore stationnés place d’Italie se mettaient en mouvement. N’en déplaise à notre très réactionnaire premier ministre, plus d’un million de personne ont défilé à Paris (1).

Du déni à la calomnie…

Traitement médiatique orienté, amalgames, appels menaçants et injurieux aux millions de salariés, retraités, jeunes, chômeurs qui se mobilisent depuis plus de 3 mois pour faire valoir leur droit, et maintenant menace d’interdire les manifestations : jusqu’où ira ce gouvernement ?

Toutes celles et ceux qui étaient dans la manifestation l’ont constaté : Les violences inacceptables en marge des cortèges sont l’œuvre de petits groupes organisés n’ayant rien à voir avec les cortèges syndicaux, étudiants et lycéens. Les médias aux ordres et les politiciens qui essaient de faire passer les salariés et leurs syndicats pour des casseurs et des terroristes n’y feront rien : personne n’est dupe quant aux méthodes utilisées pour fabriquer ces images à destination des chaînes d’information en continu.

A qui profite le crime ?

Assurément pas aux manifestants et à leurs organisations syndicales…
Encore moins à la classe ouvrière.

Force est de constater qu’au soir du 14 juin, ce gouvernement qui utilise l’arme antidémocratique du 49-3, qui brandit la menace d’interdire les manifestations ouvrières, refuse d’entendre et maintient son projet de loi.
Le retrait, et rien d’autre ! C’est le mandat qui depuis le 9 mars unit les jeunes, les travailleurs avec leurs organisations FO, CGT, FSU, Solidaires, UNEF, FIDL, UNL. Rien n’est joué. Il est possible de faire plier le gouvernement. Comment ?

Le SNUDI-FO 47, pleinement engagé dans les grèves et manifestations qui se sont succédées depuis le 9 mars, considère que la question qui se pose à présent, à tous les niveaux, est celle de la préparation minutieuse et rapide d’un appel à la grève jusqu’au retrait.

(1) Il faut noter que des instructions tout à fait révoltantes avaient été données aux forces de police pour limiter l’ampleur de cette manifestation par tous les moyens, même au prix de la mise en danger des manifestants. C’est ainsi que des dizaines de cars, (plus de 800 cars « montaient » sur Paris) ont été bloqués par des véhicules de police dans le tunnel de l’autoroute A6, aux abords de la sortie Porte d’Italie, contraignant les manifestants à descendre des cars, et à rejoindre la porte d’Italie en marchant sur la bande d’arrêt d’urgence ! Le danger était tellement palpable que des manifestants ont préféré rester dans les cars. Nous avons pu constater que rien ne justifiait ce blocage, la très longue et très large avenue d’Italie, qui menait au point de départ de la manifestation, totalement vide, pouvait accueillir tous les cars bloqués ! Les policiers chargés de ce blocage, interpellés, nous ont répondu gênés qu’ils ne faisaient qu’appliquer les ordres.

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