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Syndicat des Instituteurs, Professeurs des Écoles, EVS et AVS
Quand le DASEN s’essaie au dialogue social…
Publié; le 15 octobre 2015 | Eric Lafond

Le SNUDI FO a répondu à l’invitation du DASEN et a donc été reçu le 5 octobre.
Si nous avons pu aborder les points que nous souhaitions, force est de constater que l’administration nous a juste écouté poliment.

INEAT/EXEAT
Nous avions signalé des échanges possibles pour laisser partir des collègues du 47 qui avaient eu la chance d’obtenir un ineat dans un autre département. La réponse est floue : « Non » ; « Pourquoi pas », « Mais », « Les noms des gens » « Vous savez que cette année, il n’y a jamais eu autant d’INEAT / EXEAT » « On va voir… ».
La réalité, c’est qu’il n’y a jamais eu aussi peu de collègues qui obtiennent satisfaction au mouvement national, au mépris du droit statutaire à la mutation. Les collègues en attente de changement de département, pour certains dans des situations personnelles très difficiles, risquent d’attendre encore longtemps…

Protection fonctionnelle
Face à la multiplication des ingérences, des mises en cause et des agressions, nous avons demandé à ce qu’elle soit systématiquement appliquée. L’administration répond que jamais elle n’a été refusée, à partir du moment où la personne concernée s’adresse au recteur sur papier libre, précisant qu’il faut qu’il y ait dépôt de plainte.
Nous avons fait remarquer que cette démarche concernait les cas les plus graves. Nous avons mis l’accent sur toutes les petites incivilités auxquelles les collègues peuvent se retrouver confrontés et qui ont le sentiment d’être seuls, voir présumés coupables. Nous avons demandé plus de fermeté de la part des IEN, condition pour inverser cette perte de confiance des enseignants vis à vis de leur administration.
Réponse du DASEN : « Quand il y a des problématiques, on est toujours du côté des personnels. Je passe un tiers de mon temps à répondre aux usagers du service public. On n’a jamais été aussi accompagnant, ça nous prend un temps fou... » Ca c’est pour le côté cour...
… Côté jardin, lorsqu’on aborde des questions précises, les masques tombent. Ainsi en est-il, par exemple, des demandes d’autorisation d’absence. Les collègues doivent s’attendre à une forme particulière de « bienveillance », nous y reviendrons.

Relations avec la hiérarchie
Nous avons pointé du doigt la relation de méfiance des collègues envers leur administration (notes de services, injonctions). Nous avons souligné que cela plaçait les collègues, qui ne pensent qu’à faire leur travail correctement, dans une relation de paternalisme où, quand ils avaient besoin d’un geste exceptionnel, l’administration n’était pas capable de les considérer.

Magistère
Nous avons rappelé l’initiative de notre fédération qui a saisi le CHSCT ministériel. A la suite du vœu qu’il a adopté, la Ministre (courrier du 16 juin) a dû reconnaître que Magistère ne revêt pas un caractère obligatoire. N’ayant pas reçu de consigne de la Ministre, l’administration nous précise que cela fait partie de nos 108h obligatoires.
Mieux encore, Mme Delage nous montre un sondage de satisfaction montrant que 73% des collègues sont satisfaits du dispositif.
Ah ! Les sondages ! Chacun sait qu’on peut leur faire dire ce que l’on veut ! Et en y regardant de plus près, ce sont 73 % du tiers des enseignants du département qui ont répondu favorablement. Elle doit cependant concéder que « c’est (le dispositif M@gistère) un outil au service de la formation ; ce n’est pas le seul outil. »
Nous avons insisté sur les dérives des mélanges vie personnelle et vie professionnelle. Mais le DASEN rétorque qu’il croit en ce dispositif et que pour se former, il faut faire des efforts.
Quoi qu’il en soit, nous poursuivons la bataille pour que l’avis émis par le CHS-CT soit suivi d’effet. Nous invitons tout collègue qui ne voudrait pas utiliser m@gistère et qui subirait des pressions à saisir le syndicat.

Service des Enseignants
À Villeneuve, le problème de responsabilité des enseignants, en particulier de maternelle, à la sortie de classe n’est pas réglé. Mme Delage a indiqué que le quart d’heure durant lequel la municipalité demande aux enseignants de garder un enfant non récupéré et non inscrit à l’accueil périscolaire constitue « un point d’achoppement ». C’est le moins que l’on puisse dire.
Pour le SNUDI-FO, les choses sont claires : il n’est au pouvoir d’aucune municipalité d’imposer aux enseignants, fonctionnaires d’État, une nouvelle obligation de service.
Nous avons souligné que cette situation est une conséquence, parmi beaucoup d’autres, de la réforme dite « des rythmes scolaires », dont nous n’abandonnons pas notre revendication d’abrogation.

cale

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