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Syndicat des Instituteurs, Professeurs des Écoles, EVS et AVS
Le SNUDI FO (33, 40, 47, 64) reçu par le Recteur Nembrini
Publié; le 28 avril 2011

Le Recteur de l’Académie de Bordeaux a reçu le SNUDI FO ce mardi 26 avril. Beaucoup de décisions des IA dans les départements découlent d’une harmonisation académique décidée par le Recteur, d’où la demande du SNUDI FO d’être reçu par le Recteur.

■ EVS

Les 500 millions d’€uros annoncés par le gouvernement pour la création de nouveaux emplois d’EVS : Info ou intox ? Le Recteur confirme la dotation et précise que cela se traduit immédiatement par la création de 259 emplois au 1er avril 2011 et 151 emplois au 1er septembre. La priorité est donnée aux emplois d’EVS-h en charge des élèves handicapés.
Le SNUDI 47 a développé ses arguments pour demander le prolongement des contrats (3 années supplémentaires) pour tous les EVS en situation de travailleur handicapé : nous l’avons obtenu pour une EVS, il en reste encore 9 dans ce cas en Lot et Garonne (3 dans les Landes). L’IA et le collège Dangla ont refusé de s’engager en invoquant une décision rectorale.

Le Recteur, surpris, a répondu qu’il allait se renseigner et étudier la question.

■ Mouvement

Dans le cadre de l’harmonisation des mouvements départementaux, le SNUDI FO a demandé la restauration de l’inscription préalable qui permettait de ne publier que les postes vacants ou réellement suceptibles de l’être. Si l’inscription au mouvement ne garantit pas la participation des collègues, elle permet au moins d’exclure du mouvement tous les postes dont on est sûr qu’ils ne se libéreront pas. Cela permet en plus d’alléger la liste des postes. Actuellement tous les postes sont publiés ce qui accentue le choix en aveugle sur les postes susceptibles.

Le Recteur a répondu que cette phase d’inscription donne du travail pour les services administratifs (eux aussi lourdement touchés par les suppressions de postes – NDLR) mais qu’il allait étudier la question avec les IA.

■ Mouvement et Maternelle

Le SNUDI 47 a posé le problème des postes d’adjoint maternelle dans les écoles primaires : en effet, avec la multiplication des fusions d’écoles de plus en plus d’écoles maternelles et élémentaires ont une direction unique (école primaire). Or le BD mouvement précise que les collègues qui obtiennent un poste d’ajoint maternelle dans une école primaire n’ont aucune garantie d’enseigner effectivement en maternelle : c’est le conseil des maîtres qui décide de la répartition... Actuellement en Lot et Garonne on compte 163 écoles proposent des postes en maternelle dont 90 écoles primaires, 116 postes en maternelle sur 307 pour lesquels les collègues qui postulent peuvent se retrouver en cycle 2 ou 3 à la rentrée ! Alors que l’Éducation Nationale semble afficher une volonté de défendre la spécificité de la maternelle en nommant des IEN spécifiques dans tous les départements, nous ne comprenons pas pourquoi, malgré nos différentes demandes depuis des années, cette aberration existe.

Visiblement très surpris par notre question, le Recteur a reconnu être sensible à nos arguments et s’engage à étudier cette question, avant de rebondir sur le fait qu’il était favorable à une polyvalence des Professeurs des Écoles en proposant d’enseigner jusqu’en 6ème...

*Nous avons répondu que nous ne partagions pas ce point de vue, en particulier pour enseigner en collège, que cela reste un choix personnel et que le minimum est d’assurer que les postes obtenus correspondent à l’intitulé du mouvement.

■ Indemnités de stages pour les étudiants en Master 2

Le ton est monté sur cette question... Le SNUDI FO a clairement exigé que tous les stagiaires soient payés intégralement pour chaque semaine de stage effectuée, qu’ils soient en binôme ou non.

La réponse du Recteur est catégorique : il refuse ! Il argumente en précisant qu’il a lui-même proposé de placer les étudiants en binômes pour les aider pédagogiquement, que cette décision a été prise avec le directeur de l’IUFM et que les étudiants étaient prévenus, que dans les autres cursus (privés) les stages n’étaient pas forcément payés et que ces stages en responsabilité font partie de la validation du Master 2, qu’ils se sont partagés la responsabilité du travail en classe.

Nous avons répondu qu’il confondait le pédagogique et le juridique : si le fait de mettre les stagiaires en binômes est pédagogiquement intéressant ce dispositif gouvernemental est uniquement un moyen de remplacer dans les classes en réduisant le budget, il n’a aucun intérêt sur un plan pédagogique, avant la Masterisation il n’y avait pas de stages en responsabilité.
Il ne doit pas oublier que le décret prévoit d’embaucher les étudiants durant cette période sous le statut de vacataires, c’est à dire de salariés et non pas de stagiaires, et qu’à ce titre chaque semaine travaillée doit être payée.
L’argument du partage de la responsabilité est fallacieux : ils ne sont pas libres de leur temps, ils sont obligatoirement présents à l’école, ce n’est pas leur problème si l’employeur leur donne du travail ou non.
Si la décision était prise avec le directeur de l’IUFM, les étudiants n’ont pas été prévenus du dispositifs, et de toute façon cela ne change rien à notre argumentation : d’une manière ou d’une autre, il sera obligé de payer toutes les semaines de stages.

Le Recteur regrette la position de FO et s’il doit payer il peut aussi prévoir un dispositif différent les années suivantes : un seul étudiant par stage, seulement les admissibles au concours, qu’il assume sa décision...

Le SNUDI FO a conclu en disant qu’effectivement le décret lui permet de faire encore pire que cette année mais que nous avons un mandat : le paiement de toutes les semaines de stages. Nous assumons notre mandat.

■ Mutualisation de la gestion des personnels du 1er degré

Le SNUDI FO a fait part de ses plus vives inquiétudes face au projet de mutualisation des services de gestion individuelle du 1er degré pour les transformer en une plateforme académique unique à Bordeaux et demande le maintien des services dans les départements et le maintien de tous les postes administratifs.
Pour les enseignants qui ont affaire à des personnels administratifs, proches et qualifiés, qui apportent des réponses précises et rapides aux problèmes posés. Les multiples problèmes constatés pour la gestion des pensions et des frais de déplacements (services déjà mutualisés) ne nous rendent pas optimistes...
Pour les représentant syndicaux qui, dans le cadre de leur mandat, sont amenés à défendre des collègues et à consulter les dossiers professionnels : faudra-t-il se déplacer à Bordeaux pour pouvoir se défendre ?
Pour les personnels administratifs concernés qui ont le choix entre déménager en Gironde ou postuler sur un autre poste, forcément différent, et dans le contexte de la RGPP qui n’offre pas beaucoup de possibilités. De plus, la gestion collective reste dans les départements alors que la relation entre ces 2 services est très importante.

Le Recteur a répondu que si la décision est prise ses services prendront le temps de préparer ce transfert : septembre 2012 pour les départements 40, 47 et 33 ; septembre 2013 pour les départements 24 et 64. Ces mutualisations permettent de « gagner des postes », « une plateforme c’est mieux que 5 », ils sont obligés d’opérer ces réorganisations pour répondre aux suppressions de postes administratifs. Pour ces personnels, rien ne leur sera imposé, le Recteur s’engage à ce que chaque agent puisse obtenir un poste conforme à son souhait après la mutualisation.
Pour ce qui est des dysfonctionnements constatés, le Recteur reconnaît les problèmes liés en particulier au remboursement des frais de déplacement : « c’est un problème technique de relation entre le logiciel Chorus et l’application DT-Ulysse », c’est réglé maintenant.

cale

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